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	<title>Brahms &#8211; Audiophile-Magazine</title>
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	<description>Le seul magazine hifi français totalement indépendant</description>
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	<title>Brahms &#8211; Audiophile-Magazine</title>
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		<title>Brahms – Orchestral &#038; vocal works</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Dec 2023 18:38:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Brahms]]></category>
		<category><![CDATA[Chant]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est un répertoire qui a été souvent joué et enregistré, même si les enregistrements des dernières années n’ont pas vraiment marqué les esprits, à l’exception peut-être de la version de Philippe Herreweghe avec le Collegium]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fbrahms-orchestral-vocal-works%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p class="wp-block-paragraph">C’est un répertoire qui a été souvent joué et enregistré, même si les enregistrements des dernières années n’ont pas vraiment marqué les esprits, à l’exception peut-être de la version de Philippe Herreweghe avec le Collegium Vocal Gent et l’Orchestre des Champs Élysées parue en 2011, ainsi que de la superbe performance live de Neeme Järvi pour Chandos tout début 2023. Herreweghe est sans doute pour moi l’exemple type de la clarté, et ces œuvres sont particulièrement appropriées à ce répertoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ici, le sujet qui nous occupe est la cheffe polonaise Marzena Diakun à la tête d’une phalange et d’un chœur madrilènes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Schicksalslied&nbsp;» est parfois appelé le « Petit Requiem » car il partage de nombreuses similitudes stylistiques avec la composition chorale la plus ambitieuse de Brahms.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les caractéristiques romantiques du Schicksalslied confèrent cependant à cette pièce un lien plus étroit avec la « Alto Rhapsody » qu&rsquo;avec le Requiem.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela ressort avec évidence dans l’interprétation de Marzena Diakun, alors qu’Herreweghe se veut plus liturgique, moins romantique qu’un Bruno Walter, pour faire un clin d’œil à une autre référence du répertoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La cheffe Marzena Diakun nous en livre ici une version particulièrement équilibrée, maîtrisant sa formation madrilène, qu’elle dirige depuis 2021. C’est une version subtile et musculaire à la fois. J’ai beaucoup apprécié la fusion organique du chœur et de l’orchestre, qui ne font quasiment qu’une seule entité. Je suis moins adepte des versions où les voix semble survoler l’orchestre : cela enlève une bonne partie de cette densité romantique pour confiner vers ce «&nbsp;petit requiem&nbsp;» qui n’est pourtant pas totalement le propos du compositeur ici.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Suivent quatre petits bijoux avec ces chants pour voix de femmes (avec harpe et 2 cors) que Brahms dédia à l’ensemble féminin qu’il créa et dirigea à Hambourg.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prise de son permet de bénéficier d’une excellente balance instruments / voix. La transparence de l’enregistrement et de l’interprétation amène une clarté optimale pour une intelligibilité des paroles assez rare. Et puis ces voix de femmes sont de toute beauté !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les six Valses Chants d’amour opus 52 sont originellement composées pour voix et piano. Cette version pour chœur et orchestre arrive pourtant à conserver cette pulsation ternaire avec une émotion intacte. C’est magnifiquement bien exécuté ! Amours déçus, idylles refoulées : la densité émotionnelle est à son comble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ô rage, ô désespoir avec cette Rhapsodie pour alto, chœur et orchestre (opus 53).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a ici une grande dose d’amertume, alors que Brahms de voit éconduit par Julie, fille de Clara Schumann.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il y a aussi un temps pour la renonciation, et l’œuvre nous offre un climat plus doux, pour ainsi dire apaisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La voix puissante de la mezzo Agnieszka Rehlis apporte une vraie dimension lyrique à cette rhapsodie. Le vibrato est néanmoins un peu trop marqué et systématique, ce qui limite la puissance émotionnelle de cette interprétation, et alors que la présence du chœur l’en dispenserait pleinement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’orchestration est particulièrement réussie, arrivant à sonder la complexité de cette musique si intime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nänie opus 82 est une lamentation sur l’inéluctabilité de la mort, composition pour chœur et orchestre et adaptation d’un poème de Schiller.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On apprécie encore une fois la fusion manifeste entre l’orchestre et la chœur. Néanmoins, cette version adopte une tonalité plus sombre, plus douloureuse, avec une chorale plus contrastée entre les différentes tessitures, que les enregistrements plus lisses, misant davantage sur le thème de la beauté qui finit par s’éteindre progressivement, à l’instar de la performance de Claudio Abbado avec le Philharmonique de Berlin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est donc une interprétation plus habitée que nous propose la cheffe Marzena Diakun, avec un chœur qui prend le pas sur la partie orchestrale, même si tout semble fusionner parfaitement. L’effectif instrumental est sans doute moindre par rapport à celui dont disposait Claudio Abbado, ce qui peut expliquer également la perspective sensiblement différente…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Chant des parques opus 89, dernière œuvre enregistrée sur cet album, s’inscrit dans la continuité de l’opus 82.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chœur reste omniprésent, et on ne distingue pas ces crescendos qui font la magie de la version d&rsquo;Abbado pour Deutsche Gramophone. Abbado et le Philharmonique de Berlin restent à mon avis insurpassés dans ce registre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il réside dans l’interprétation de l’ensemble madrilène une forme de dramaturgie qui sied bien à l’œuvre, plus grave, moins lumineuse, plus tragique…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peut-être que partir de Goethe pour arriver à ce que nous propose Brahms est finalement plus proche de ce que nous donne à entendre Marzena Diakun ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cela reviendrait également à cantonner Brahms à un élan dépressif alors qu’il a contribué à tellement de merveilleuses créations musicales…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que dire aussi de l’interprétation d’un Gardiner avec le Monteverdi Choir qui sur le Chant des parques offre un chœur d’une lisibilité et d’une clarté exemplaire ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Se pose vraiment alors la question de l’universalité de ce répertoire vocal et orchestral chez Brahms. La discographie abondante nous donne selon moi plusieurs clés de lecture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Celle de Marzena Diakun ne manque de toute évidence pas d’intérêt.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre: Brahms – Orchestral &amp; vocal works.</li>



<li>Artistes :&nbsp;Orquesta y Coro Comunidad de Madrid, Marzena Diakun&nbsp;(direction).</li>



<li>Format: PCM 24 bit / 96 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Bertram Kornacher.</li>



<li>Editeur/Label: IBS Classical.</li>



<li>Année: 2023</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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<iframe title="OFUNAM. Conversando con Marzena Diakun. Brahms, Schumann, Szymanowski" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/diNGCYHdCo0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
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		<title>Brahms Symphonies</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/brahms-symphonies/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Oct 2020 09:34:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Brahms]]></category>
		<category><![CDATA[Symphonique]]></category>
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					<description><![CDATA[S’il n’y avait pas de choix particulièrement radical dans sa précédente intégrale des symphonies de Beethoven, il n’y en a pas non plus dans ce nouveau cycle de philippe Jordan, sauf que cette fidélité à]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fbrahms-symphonies%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p class="wp-block-paragraph">S’il n’y avait pas de choix particulièrement radical dans sa précédente intégrale des symphonies de Beethoven, il n’y en a pas non plus dans ce nouveau cycle de philippe Jordan, sauf que cette fidélité à la partition est peut-être cette fois-ci plus singulière, car les symphonies de Brahms sont sans nul doute plus sujettes aux variations d’intentions ou de lecture. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Brahms lui-même faisait en son temps référence au carcan que peut être la musique de Beethoven en écrivant « Vous ne savez pas quelles sensations nous, les compositeurs, nous éprouvons lorsque nous entendons derrière nous les lourds pas d&rsquo;un géant comme Beethoven ». </p>



<p class="wp-block-paragraph">On pourrait cependant trouver une légitimité à ce qu’une phalange Viennoise enregistrant dans la Goldener Saal du Musikverein reste très proche de l’esprit du répertoire brahmsien. Pour la référence historique, c’est dans ces lieux que furent jouées la première fois la seconde et la troisième symphonies de Brahms. Mais la familiarité du répertoire n’explique pas forcément cette retenue, cette farouche détermination de ne pas céder aux sirènes d’un romantisme débridé. Il y a donc plus qu’une vision chez Philippe Jordan, je dirais une volonté inébranlable de respecter scrupuleusement un cheminement, dont certains passages seront sans doute plus austères en comparaison d’autres, plus flamboyants. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais de ces contrastes nait de toute évidence une meilleure clarté, une plus grande intimité à la musique de Johannes Brahms. Il y a ainsi une forme de progression, même dans l’exécution des 4 symphonies, la qualité d’interprétation allant crescendo. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le début de la première symphonie est à mes oreilles trop austère, l’interprétation de son troisième mouvement change radicalement l’atmosphère et redonne une perspective nouvelle à l’ensemble de l’œuvre. On se rend compte que tout a été mûrement et progressivement construit, sans céder à la facilité et aux effets de manche. Brahms et rien que Brahms. On apprécie alors d’autant plus la générosité des deux derniers mouvements. La première symphonie constitue d’ailleurs presque un tour de chauffe, car les suivantes offrent une envolée lyrique et davantage d’émotions. Mais en même temps, Jordan conserve un formidable contrôle des Wiener Symphoniker, pour rester au plus proche de la partition. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les élans sont savamment dosés comme si le chef s’opposait à toute forme d’exagération, de surenchère romantique. C’est donc dans le raffinement que s’inscrit cette interprétation de la seconde symphonie. La troisième, bien qu’elle peine légèrement à aller de l’avant, offre un superbe troisième mouvement qui, à l’instar de celui de la première symphonie, transfigure l’œuvre et la performance orchestrale, toujours sans épanchement excessif. Peu de pathos non plus dans le final mais une variété de timbres et une respiration qui en font un moment magique. Là encore, on ressent une forme d’intimité rare avec l’écriture de Johannes Brahms. C’est là la très grande qualité de cet enregistrement dont la prise de son aurait peut-être gagné à faire ressortir davantage de proximité par rapport aux différents pupitres. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle nous offre une perspective plus globale, et donc moins ébouriffante également. Le « Poco allegretto » de la troisième met en évidence toute le potentiel de la formation viennoise à délivrer cette sensibilité, ces vibratos sensuels et légers de la musique brahmsienne. L’exquise douceur du chant des instruments à vent, le soyeux des cordes, tout participe à la célébration du passage le plus populaire de ces symphonies, et ce, sans excès de rubato. Jordan garde le contrôle tout au long de l’œuvre, et l’ Allegro final donne presque l’impression d’être conduit par Karajan. L’adhésion de l’orchestre semble définitivement acquise. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La quatrième symphonie ne laisse entrevoir aucune faille, ni doute. La tension et la sensualité du premier mouvement sont tout de suite palpable. Encore une fois, on aurait aimé une prise de son nous rapprochant de l’orchestre. Il est un peu loin, on se trouve pour ainsi dire au premier balcon de la salle Pleyel, si cela va peut donner une indication à certains nostalgiques de la précédente domiciliation de l’orchestre de Paris. Les troisième et quatrième mouvements regorgent de sensualité et d’émotion tout en restant dans une perspective très proche et très lisible de la passacaille reprenant le motif de la cantate de Bach BWV 150 de Bach. C’est une vision certes intérieure, à la fois lyrique et spirituelle que livrent ainsi les Wiener Symphoniker. Une intégrale qui comptera pour son homogénéité, ses couleurs et son élégance. Un travail qui s’apprécie davantage à chaque nouvelle écoute. Bien vu Mr Jordan !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Titre:</strong> Brahms Symphonies</li><li><strong>Artistes: </strong>Philippe Jordan, Wiener Symphoniker.</li><li><strong>Format:</strong> PCM 16 bit, 44,1 kHz</li><li><strong>Ingénieur du son :</strong> Georg Burdicek</li><li><strong>Editeur/Label:</strong> Sony Music</li><li><strong>Année:</strong> 2020</li><li><strong>Genre:</strong> Classique</li><li><strong>Intérêt du format HD :</strong> Format CD uniquement.</li></ul>
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