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	<title>Classique &#8211; Audiophile-Magazine</title>
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	<description>Le seul magazine hifi français totalement indépendant</description>
	<lastBuildDate>Thu, 28 Dec 2023 18:38:55 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Classique &#8211; Audiophile-Magazine</title>
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	<item>
		<title>Brahms – Orchestral &#038; vocal works</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/brahms-orchestral-vocal-works/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Dec 2023 18:38:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Brahms]]></category>
		<category><![CDATA[Chant]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>
		<category><![CDATA[Orchestre]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est un répertoire qui a été souvent joué et enregistré, même si les enregistrements des dernières années n’ont pas vraiment marqué les esprits, à l’exception peut-être de la version de Philippe Herreweghe avec le Collegium]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fbrahms-orchestral-vocal-works%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>C’est un répertoire qui a été souvent joué et enregistré, même si les enregistrements des dernières années n’ont pas vraiment marqué les esprits, à l’exception peut-être de la version de Philippe Herreweghe avec le Collegium Vocal Gent et l’Orchestre des Champs Élysées parue en 2011, ainsi que de la superbe performance live de Neeme Järvi pour Chandos tout début 2023. Herreweghe est sans doute pour moi l’exemple type de la clarté, et ces œuvres sont particulièrement appropriées à ce répertoire.</p>



<p>Mais ici, le sujet qui nous occupe est la cheffe polonaise Marzena Diakun à la tête d’une phalange et d’un chœur madrilènes.</p>



<p>«&nbsp;Schicksalslied&nbsp;» est parfois appelé le « Petit Requiem » car il partage de nombreuses similitudes stylistiques avec la composition chorale la plus ambitieuse de Brahms.&nbsp;</p>



<p>Les caractéristiques romantiques du Schicksalslied confèrent cependant à cette pièce un lien plus étroit avec la « Alto Rhapsody » qu&rsquo;avec le Requiem.</p>



<p>Cela ressort avec évidence dans l’interprétation de Marzena Diakun, alors qu’Herreweghe se veut plus liturgique, moins romantique qu’un Bruno Walter, pour faire un clin d’œil à une autre référence du répertoire.</p>



<p>La cheffe Marzena Diakun nous en livre ici une version particulièrement équilibrée, maîtrisant sa formation madrilène, qu’elle dirige depuis 2021. C’est une version subtile et musculaire à la fois. J’ai beaucoup apprécié la fusion organique du chœur et de l’orchestre, qui ne font quasiment qu’une seule entité. Je suis moins adepte des versions où les voix semble survoler l’orchestre : cela enlève une bonne partie de cette densité romantique pour confiner vers ce «&nbsp;petit requiem&nbsp;» qui n’est pourtant pas totalement le propos du compositeur ici.</p>



<p>Suivent quatre petits bijoux avec ces chants pour voix de femmes (avec harpe et 2 cors) que Brahms dédia à l’ensemble féminin qu’il créa et dirigea à Hambourg.</p>



<p>La prise de son permet de bénéficier d’une excellente balance instruments / voix. La transparence de l’enregistrement et de l’interprétation amène une clarté optimale pour une intelligibilité des paroles assez rare. Et puis ces voix de femmes sont de toute beauté !</p>



<p>Les six Valses Chants d’amour opus 52 sont originellement composées pour voix et piano. Cette version pour chœur et orchestre arrive pourtant à conserver cette pulsation ternaire avec une émotion intacte. C’est magnifiquement bien exécuté ! Amours déçus, idylles refoulées : la densité émotionnelle est à son comble.</p>



<p>Ô rage, ô désespoir avec cette Rhapsodie pour alto, chœur et orchestre (opus 53).</p>



<p>Il y a ici une grande dose d’amertume, alors que Brahms de voit éconduit par Julie, fille de Clara Schumann.</p>



<p>Mais il y a aussi un temps pour la renonciation, et l’œuvre nous offre un climat plus doux, pour ainsi dire apaisé.</p>



<p>La voix puissante de la mezzo Agnieszka Rehlis apporte une vraie dimension lyrique à cette rhapsodie. Le vibrato est néanmoins un peu trop marqué et systématique, ce qui limite la puissance émotionnelle de cette interprétation, et alors que la présence du chœur l’en dispenserait pleinement.</p>



<p>Mais l’orchestration est particulièrement réussie, arrivant à sonder la complexité de cette musique si intime.</p>



<p>Nänie opus 82 est une lamentation sur l’inéluctabilité de la mort, composition pour chœur et orchestre et adaptation d’un poème de Schiller.</p>



<p>On apprécie encore une fois la fusion manifeste entre l’orchestre et la chœur. Néanmoins, cette version adopte une tonalité plus sombre, plus douloureuse, avec une chorale plus contrastée entre les différentes tessitures, que les enregistrements plus lisses, misant davantage sur le thème de la beauté qui finit par s’éteindre progressivement, à l’instar de la performance de Claudio Abbado avec le Philharmonique de Berlin.</p>



<p>C’est donc une interprétation plus habitée que nous propose la cheffe Marzena Diakun, avec un chœur qui prend le pas sur la partie orchestrale, même si tout semble fusionner parfaitement. L’effectif instrumental est sans doute moindre par rapport à celui dont disposait Claudio Abbado, ce qui peut expliquer également la perspective sensiblement différente…</p>



<p>Le Chant des parques opus 89, dernière œuvre enregistrée sur cet album, s’inscrit dans la continuité de l’opus 82.</p>



<p>Le chœur reste omniprésent, et on ne distingue pas ces crescendos qui font la magie de la version d&rsquo;Abbado pour Deutsche Gramophone. Abbado et le Philharmonique de Berlin restent à mon avis insurpassés dans ce registre.</p>



<p>Mais il réside dans l’interprétation de l’ensemble madrilène une forme de dramaturgie qui sied bien à l’œuvre, plus grave, moins lumineuse, plus tragique…</p>



<p>Peut-être que partir de Goethe pour arriver à ce que nous propose Brahms est finalement plus proche de ce que nous donne à entendre Marzena Diakun ?</p>



<p>Mais cela reviendrait également à cantonner Brahms à un élan dépressif alors qu’il a contribué à tellement de merveilleuses créations musicales…</p>



<p>Que dire aussi de l’interprétation d’un Gardiner avec le Monteverdi Choir qui sur le Chant des parques offre un chœur d’une lisibilité et d’une clarté exemplaire ?</p>



<p>Se pose vraiment alors la question de l’universalité de ce répertoire vocal et orchestral chez Brahms. La discographie abondante nous donne selon moi plusieurs clés de lecture.</p>



<p>Celle de Marzena Diakun ne manque de toute évidence pas d’intérêt.</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre: Brahms – Orchestral &amp; vocal works.</li>



<li>Artistes :&nbsp;Orquesta y Coro Comunidad de Madrid, Marzena Diakun&nbsp;(direction).</li>



<li>Format: PCM 24 bit / 96 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Bertram Kornacher.</li>



<li>Editeur/Label: IBS Classical.</li>



<li>Année: 2023</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<p></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Mendelssohn, Tailleferre, Canat de Chizy, Clyne, El-Turk, Holmès, Pépin</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/mendelssohn-tailleferre-canat-de-chizy-clyne-el-turk-holmes-pepin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Aug 2023 20:31:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=2584</guid>

					<description><![CDATA[De la rencontre entre la plus vieille formation orchestrale française, l’Orchestre Pasdeloup, avec le label Présence Compositrices, naît un disque sous le signe de l’éclectisme musical. Au total, sont représentées sur cet album pas moins]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fmendelssohn-tailleferre-canat-de-chizy-clyne-el-turk-holmes-pepin%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>De la rencontre entre la plus vieille formation orchestrale française, l’Orchestre Pasdeloup, avec le label Présence Compositrices, naît un disque sous le signe de l’éclectisme musical. Au total, sont représentées sur cet album pas moins de sept compositrices, quatre cheffes d’orchestre et deux solistes.</p>



<p>En effet, pour rendre hommage aux œuvres des compositrices Augusta Holmès, Germaine Tailleferre, Fanny Mendelssohn, mais aussi Bushra El-Turk, Camille Pépin, Edith Canat de Chizy et Anna Clyne, quatre cheffes d’orchestre ont été invitées : Kanako Abe, Sora Elisabeth Lee, Chloé Dufresne et Monika Wolińska , ainsi que deux interprètes, Adelaïde Ferrière et Emilie Gastaud.</p>



<p>C’est donc une super-production que nous propose le label Présence Compositrices pour son second album.</p>



<p>En réunissant des pièces de musique contemporaine et des pièces écrites par des compositrices du passé, l’orchestre Pasdeloup renforce également son engagement auprès des artistes de la nouvelle génération et propose une action concrète en faveur des femmes, qu’elles soient cheffes, solistes ou compositrices.</p>



<p>Mais c’est avant tout un patchwork musical entre compositrices du passé et celles d’aujourd’hui qu’abrite cet album. Il y a des travaux plus ou moins réussis, et la juxtaposition de pièces et de textures différentes n’est pas toujours source d’harmonie.</p>



<p>Mais celui-ci est néanmoins magnifique : il brille par sa beauté, son élégance et sa délicatesse, servi par une formation orchestrale de premier plan ainsi qu’une excellente prise de son.</p>



<p>Si le premier morceau du puzzle est sans doute le plus solennel avec une évocation du sacré sans doute très personnelle, le second aplat de couleur est une étoffe d’une infinie douceur, sans doute un carré de soie, avec l’Ouverture en do de Fanny Mendelssohn.</p>



<p>L’orchestre Pasdeloup excelle dans cette œuvre, par ailleurs si proche d’une ouverture d’Opera. Mais quel opéra aurait mérité une si belle ouverture ?</p>



<p>Le Prélude de Germaine Tailleferre est tout aussi délicat, excessivement chatoyant comme peut l’être la musique d’Ottorino Respighi.</p>



<p>On trouve les mêmes analogies avec le compositeur italien dans le mystère délicatement insufflé par la Sicilienne puis le tableau des filles de La Rochelle. La différence s’attacherait sans doute au fait que la Française serait encore plus minutieuse ou raffinée dans le traitement des détails.</p>



<p>L’œuvre de la contemporaine Anna Clyne «&nbsp;Restless Ocean&nbsp;» est d&rsquo;ailleurs une suite naturelle des extraits de l’œuvre de Germaine Tailleferre, a l’instar d’un camaïeux musical, renforçant néanmoins la dynamique et l’importance des percussions. L’œuvre a été composée en hommage à la Cheffe Marin Alsop.</p>



<p>La compositrice britannique d’origine libanaise Bushra El-Turk complète le patchwork par une mosaïque, sorte de creuset brassant différentes identités et célébrant l’altérité en référence au Chant de la Terre de Gustave Mahler dont elle s’inspire ici.</p>



<p>«&nbsp;Aether&nbsp;» de Camille Pépin est un double concerto pour harpe et marimba. C’est une musique progressive, colorée et parfois répétitive. Je me trouve personnellement assez proche, à l’écoute d’&nbsp;«&nbsp;Aether&nbsp;», de la musique de Pat Metheny.</p>



<p>Je comprends que les deux instruments solistes représentent la Terre (marimba) et les sphères célestes (harpe).&nbsp;</p>



<p>J’aime énormément cette musique, à la fois puissante et aérienne, inquiétante, apaisante, quasi spirituelle.</p>



<p>Enfin, retour aux «anciennes&nbsp;» avec Augusta Holmes et son poème symphonique Andromède. Le début fait immédiatement penser à la musique de Mahler, encore lui.</p>



<p>La dimension dramatique est tout aussi saisissante et pourtant Augusta Holmès a composé ce poème 5 ans avant la première symphonie de son cadet. On peut se demander la reconnaissance qu’aurait pu acquérir cette grande dame si le rôle dévolu aux femmes avait été moins réducteur !</p>



<p>Si je devais retenir un seul mot pour décrire ce second album du label Présence Compositrices, ce serait «&nbsp;raffinement&nbsp;». Cet enregistrement en regorge, mettant en exergue le talent de toutes ces femmes, qu’elles soient compositrices, cheffes ou musiciennes.</p>



<p>On aimerait recevoir plus souvent d’aussi belles réalisations. Somptueux !</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre: Mendelssohn, Tailleferre, Canat de Chizy, Clyne, El-Turk, Holmès, Pépin.</li>



<li>Artistes :&nbsp;Orchestre Pasdeloup, Sora Elisabeth Lee (direction), Monika Wolinska (direction), Chlo Dufresne (direction), Kanako Abe (direction), Adelaïde Ferrière (marimba), Emilie Gastaud (harpe).</li>



<li>Format: PCM 24 bit / 96 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Alix Ewald.</li>



<li>Editeur/Label: Présence Compositrices</li>



<li>Année: 2023</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



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			</item>
		<item>
		<title>César Franck – Complete Chamber Music</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/cesar-franck-complete-chamber-music/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Aug 2023 16:05:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
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					<description><![CDATA[A l’occasion des deux-cents ans de la naissance de César Franck, l’Ensemble Des Equilibres célèbre son anniversaire en nous proposant l’intégrale de sa musique de chambre. Il rend ainsi hommage à l&#8217;une des très grandes]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fcesar-franck-complete-chamber-music%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>A l’occasion des deux-cents ans de la naissance de César Franck, l’Ensemble Des Equilibres célèbre son anniversaire en nous proposant l’intégrale de sa musique de chambre.</p>



<p>Il rend ainsi hommage à l&rsquo;une des très grandes figures de la musique française de la seconde moitié du XIXème siècle. Entre spiritualité et éloquence, son œuvre est tout à la fois, novatrice, originale, charmeuse et puissamment évocatrice.</p>



<p>C’est sans doute d’ailleurs un des compositeurs que je n’arrête jamais de redécouvrir, quand bien même le répertoire pour orgue ne m’a jamais beaucoup inspiré.</p>



<p>Mais César Franck a composé de telles pépites en dehors du monde de l’orgue que leur beauté me touche chaque jour un peu plus. Et les œuvres de musique de chambre en font clairement partie…</p>



<p>Réaliser une intégrale de cette musique est sans aucun doute une tâche exigeante, notamment du fait qu’une partie de ces œuvres ne fut pas complètement éditée et ainsi pas vraiment documentée. C’est donc un travail colossal de recherche auquel s’est livrée, entre autres, Agnès Pyka, chef de file de cet ensemble regroupant la brillante Sandra Chamoux au piano, Damien Ventula et Jeremy Genet au violoncelle, Rémi Demangeon à la contrebasse, l&rsquo;altiste&nbsp;Emmanuel Haratyk, ainsi que&nbsp;les deux violonistes Marie Orenga et (bien évidemment) Agnès Pyka elle-même.</p>



<p>Le quintette en fa mineur pour piano et cordes ouvre cette intégrale. Œuvre tardive controversée, dédiée au piano de Saint-Saëns aux côtés du quatuor Marsick, elle est même allée jusqu’à provoquer le courroux de Franz Liszt qui ne comprit pas la nécessité de mettre autant de passion et de déchirement dans une œuvre de musique de chambre.</p>



<p>Et pourtant ce quintette préfigurait déjà les fondements de la musique moderne…</p>



<p>Mais cette éloquence se reflète également dans les œuvres de jeunesse, à l’instar du Grand Trio pour piano, violon et violoncelle en ut mineur, composé à l’âge de 12 ans et qui semble rendre hommage à Beethoven et et Schubert. C’est un trio plein d’entrain, en dépit peut-être de quelques maladresses de style, mais globalement d’une maturité impressionnante. Cette œuvre en un seul mouvement illustre déjà en effet la liberté stylistique et l’organisation harmonique du compositeur.</p>



<p>Le Trio pour piano, violon et violoncelle opus 1 n°2 reprend une forme plus conventionnelle avec quatre mouvements plus «&nbsp;cadrés&nbsp;» et fortement inspirés de Beethoven et de Haydn.</p>



<p>Suit le Duo concertant (Sandra Chamoux, piano, Agnès Pyka, violon) sur des motifs de Gulistan de Dalayrac en si bémol majeur qui laisse davantage de place à la douceur et à une certaine osmose entre les deux interprètes.</p>



<p>Le Trio n°1 est plus intéressant selon moi que le n°2. L’Andante con moto nous plonge dans un climat particulièrement triste, mais parvient en même temps à installer une dramaturgie captivante. Puis il se mue progressivement en un univers plus contemplatif en maintenant cette force émotionnelle quasi intacte.</p>



<p>Ces deux thèmes vont alors s’alterner tout au long du cette œuvre dans une diversité structurelle si impressionnante au regard de la précocité de ce premier Trio. L’Allegro Molto fait presque office de scherzo tant la vivacité de ce mouvement nous emporte. Que dire aussi de la puissance du Final &#8211; Allegro Maestoso ? J’ai eu la sensation à certains moments d’écouter un concerto pour orchestre tellement la fusion entre les 3 interprètes semble parfaite. Et Agnès Pyka nous envoûte totalement avec son vibrato très serré : un pur bonheur !</p>



<p>Le Trio n°3 en si mineur nous entraîne dans une forme de romantisme tourmenté, dont les contours sont sans cesse changeants. Le plus étonnant est cet Adagio central très chantant, presque martial par moments, et puis la fantaisie s’invite dans le thème pour en faire quelque chose d’unique et complexe, tout en maintenant une emprise très directe sur l’auditeur.</p>



<p>Le mouvement final est tout aussi étrange, et si une cohérence générale est bien perceptible, il est difficile de trouver des repères dans ce foisonnement de propositions.</p>



<p>L’interprétation du Quatuor à cordes en ré majeur est tout aussi convaincante.</p>



<p>La nature profondément romantique de cette œuvre (la dernière pièce pour musique de chambre composée par César Franck) surprend. Le Scherzo du second mouvement est un trésor d’inventivité et de fantaisie. Quand au final, son niveau de vitalité débordante illustre parfaitement l’esthétique sonore particulièrement novatrice du compositeur français.</p>



<p>Histoire d’éviter l’écueil d’une critique musicale trop longue et diluée, j’éviterai de partager mon enthousiasme plus en détail, faisant ainsi injustement l’impasse sur d’autres perles de cette intégrale, à l’instar de la Sonate pour piano et violon en la majeur, et du jeu si sensible de Sandra Chamoux, ou bien encore du Solo de piano avec accompagnement de Quintette à cordes en mi majeur.</p>



<p>Cette intégrale est remarquable, au point d’en être à mon avis indispensable pour toute personne désireuse de découvrir le répertoire de musique de chambre de César Franck, ou pour l’amateur éclairé désireux d’acquérir une version de référence.</p>



<p>Celle-ci mérite assurément le Grand Frisson. Un grand bravo pour ce superbe travail de recherche et d’interprétation, bénéficiant par ailleurs d&rsquo;une très bonne prise de son !</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre: César Franck – Complete Chamber Music.</li>



<li>Artistes : Ensemble Des Equilibres : Agnès Pyka (violon), Sandra Chamoux (piano), Damien Ventula (violoncelle), Jeremy Genet (violoncelle), Marie Orenga (violon), Emmanuel Haratyk (alto), Rémi Demangeon (contrebasse).</li>



<li>Format: PCM 16 bit / 44,1 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Erwan Boulay.</li>



<li>Editeur/Label: Klarthe.</li>



<li>Année: 2023</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): format CD uniquement.</li>
</ul>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/logo-grand-frisson-2023-1024x277.png" alt="César Franck – Complete Chamber Music 2" class="wp-image-2128" width="584" height="158" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/logo-grand-frisson-2023-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/logo-grand-frisson-2023-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/logo-grand-frisson-2023-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/logo-grand-frisson-2023-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/logo-grand-frisson-2023-2048x555.png 2048w" sizes="(max-width: 584px) 100vw, 584px" /></figure>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Quintettes Suisses</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/quintettes-suisses/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Jan 2023 15:27:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=2119</guid>

					<description><![CDATA[La vie musicale sur les bords du lac Léman fut sans doute plus intense qu’il n’y parait et cet enregistrement paru chez le label Gallo met à l’honneur trois compositeurs autochtones : Gustave Doret, Frank]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fquintettes-suisses%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>La vie musicale sur les bords du lac Léman fut sans doute plus intense qu’il n’y parait et cet enregistrement paru chez le label Gallo met à l’honneur trois compositeurs autochtones : Gustave Doret, Frank Martin et Fritz Bach.</p>



<p>Ces œuvres sont interprétées par le quintette à cordes Melos Ensemble de Vienne ainsi que par le pianiste milanais Adalberto Maria Riva.</p>



<p>Le Quintette pour cordes et piano de Gustave Doret est né à la demande de son grand ami, le pianiste Ignacy Paderewski. C’est une rêverie élégante, intégrant à certains moments des passages plus sombres mais toujours évocateurs d’une nature majestueuse, impressionnante ou impressionniste, un peu à la manière d’un film d’Alfred Hitchcock.</p>



<p>Le Finale, Allegro con fuoco du quatrième mouvement, hésite sans cesse entre une vindicte populaire pleine d’entrain et une forme mélodique plus sophistiquée et plus tragique.</p>



<p>Suit la « Pavane couleur du temps » du compositeur Frank Martin, apparemment inspiré par la musique française de Maurice Ravel.</p>



<p>Cette composition est un club d’œil au conte de Charles Perrault, Peau d’âne, dans lequel une princesse demande à son père de lui offrir une robe « couleur du temps ».</p>



<p>C’est sans doute la composition la plus suave de cet album, presque adaptée pour agrémenter une œuvre cinématographique sans paroles. Ou bien un interlude permettant de souffler avant le Poème pour piano, deux violons, alto et violoncelle de Fritz Bach.</p>



<p>En ce qui me concerne, c’est le morceau de bravoure de cet enregistrement.</p>



<p>On retrouve ici des références à l’impressionnisme, à Maurice Ravel encore.</p>



<p>Les 5 mouvements représentent différentes époques d’une vie. Le premier, dédié à la jeunesse, est plein d’entrain et de naïveté. On se sentirait presque dans l’ouverture d’une comptine pour enfants.</p>



<p>Le quintette Melos adopte une posture particulièrement joyeuse et l’euphorie me semble particulièrement contagieuse.</p>



<p>Le second mouvement « Amour » est totalement différent et nous entraîne dans un romantisme quasi schubertien, avec sans doute un peu moins de légèreté. L’amour n’est pas toujours uniquement source de bonheur et cela se perçoit clairement ici.</p>



<p>Le bonheur arrive néanmoins avec le troisième mouvement, dans une ambiance néanmoins plus solennelle, moins intimiste que celle du précédent.</p>



<p>On pense immédiatement à une cérémonie nuptiale, à un air ternaire rappelant une valse.</p>



<p>Changement d’atmosphère au quatrième mouvement : une grande noirceur s’installe progressivement, avec des passages plus intenses évoquant une forme de souffrance aiguë. On visualise sans peine un cortège funèbre : que s’est-il passé ? Pourquoi est-ce advenu si tôt ? Des questions qui resteront sans réponses.</p>



<p>Le final est le plus long mouvement de cette oeuvre. Il amène une certaine tension pour laisser entrevoir par la suite des rappels des thèmes du quatrième mouvement, et avant d’introduire la mélodie du « Psaume 130 » du Psautier Huguenot. On plonge ainsi dans un grand mysticisme, témoignage d’une foi ardente.</p>



<p>Pas simple d’entrée dans cette musique faite d’oppositions et de changements de rythmes.</p>



<p>Il faut reconnaître cette opiniatreté dans le jeu et, tout simplement, ce mérite à l’Ensemble Melos de Vienne ainsi qu’au pianiste Adalberto Maria Riva. Les interprètes ont évidemment su s’approprier ce répertoire particulier. Qui aurait pensé que les paysages suisses pouvaient être aussi contrastés ?</p>



<p>Un bon disque agrémenté d&rsquo;une très belle prise de son !</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre: Quintettes Suisses.</li>



<li>Artistes :&nbsp;Melos Ensemble de Vienne (quintette à cordes), Adalberto Maria Riva (piano).</li>



<li>Format: 24 bit / 96 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Andreas Schwerer.</li>



<li>Editeur/Label: VDE Gallo.</li>



<li>Année: 2022</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Quintette pour cordes et piano: I. Allegro risoluto e con calore" width="1200" height="900" src="https://www.youtube.com/embed/ntj4qL_R6TI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Trio Chausson – Fanny et Felix Mendelssohn</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/trio-chausson-fanny-et-felix-mendelssohn/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Apr 2022 12:58:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
		<category><![CDATA[Violon]]></category>
		<category><![CDATA[Violoncelle]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=1629</guid>

					<description><![CDATA[Le trio Chausson est constitué du violoniste Matthieu Handtschoewercker, du violoncelliste Antoine Landowski et du pianiste Boris de Larochelambert. Cet enregistrement est dédié à deux trios en ré mineur composés par une sœur et son]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Ftrio-chausson-fanny-et-felix-mendelssohn%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>Le trio Chausson est constitué du violoniste Matthieu Handtschoewercker, du violoncelliste Antoine Landowski et du pianiste Boris de Larochelambert.</p>



<p>Cet enregistrement est dédié à deux trios en ré mineur composés par une sœur et son frère : Fanny Hensel-Mendelssohn et Félix Mendelssohn.</p>



<p>Pour s’inscrire dans un contexte historique, il est utile de mentionner que le Trio opus 11 en ré mineur a été composé par Fanny un mois avant sa mort. Elle choisit pour cet unique trio la tonalité en ré mineur pour faire écho à celui composé par son frère quelques années plus tôt. Elle aura d’ailleurs l’occasion de le jouer en public, événement qui ne se sera produit que deux fois au cours de sa courte existence.</p>



<p>Le but avoué du trio Chausson est alors de réhabiliter l’importance du rôle de la pianiste, non pas seulement dans son propre travail de compositrice, mais aussi dans celui de son frère. Cela permet aussi de mettre en lumière la relation fusionnelle qui a pu exister entre le fils et la fille Mendelssohn, ainsi que la jalousie développée par Félix vis-à-vis du génie musical de son aînée, qu’il essaiera d’étouffer à maintes reprises, s&rsquo;accaparant même une partie de son travail.</p>



<p>Le disque s&rsquo;ouvre sur l’œuvre de la compositrice, honneur aux dames.&nbsp;</p>



<p>La ferveur du Trio Chausson transparaît immédiatement. Cet élan romantique vous submerge, aidé par une excellente qualité technique de la prise de son et du mastering.</p>



<p>Bref, j’adore, je suis d’emblée totalement conquis.</p>



<p>La comparaison des deux trios de la fratrie Mendelssohn est inévitable. L’intention de Fanny, lorsqu’elle a composé un trio dans la même tonalité que son frère, n’était-elle pas de lui faire un pied de nez affectueux, de prendre sa revanche ou de se libérer pleinement de l’emprise de Félix ?</p>



<p>Les membres du Trio Chausson prennent de toute évidence parti pour la cause de la sœurette.</p>



<p>Le premier mouvement, allegro molto vivace, du trio de Fanny Mendelssohn n’observe aucun préliminaire et fait parler le feu de bien jolie manière. La construction est particulièrement équilibrée entre les trois instruments, et cette interprétation le souligne à la perfection. Les membres du Trio Chausson jouent à l’unisson.</p>



<p>Je n’ai pas eu le loisir d’écouter des versions aussi équilibrées, où la partition est exprimée avec autant de clarté.</p>



<p>J’avais pourtant apprécié dernièrement l’enregistrement du trio hispanique Alejandro Bustamante, Lorenzo Meseguer, et Alberto Rosado. Mais il y a une perspective et une qualité de son qui place cette dernière version des Chausson au dessus de la mêlée, même si le jeu peut paraître moins bouillonnant, plus sage, dans son ensemble.</p>



<p>L’Andante espressivo vient confirmer cet esprit de communion chez le trio. Il est particulièrement délicat et poignant.</p>



<p>Par rapport à de nombreuses versions, ce que j’apprécie ici est la pulsation juste et continue, une sorte d’élan vital, qui est insufflée par les Chausson. Dans de nombreuses versions, le piano semble un peu à la traîne, ou décalé, par rapport au violon et au violoncelle, alors qu’il imprime ici un rythme qui va au delà de la pause contemplative qu’ont peut percevoir bien souvent.</p>



<p>Dès le commencement du dernier mouvement, allegretto moderato, le phrasé du piano est bien plus modulé, les intentions plus fines, et autant le violon que le violoncelle rivalisent de délicatesse et d’entrain. Quel merveilleux trio !</p>



<p>En abordant le molto allegro ed agitato du trio opus 49 de Felix Mendelssohn, on ne peut que remarquer l’étonnante symétrie des deux compositions.</p>



<p>On ressent néanmoins davantage de liberté et de sensibilité chez la sœur, plus d’inspiration peut-être ?</p>



<p>Les qualités d’interprétation du Trio Chausson sont en tout cas immuables. Cette pulsation qui m’avait tant plu dans le premier trio reste une fondamentale solide du second. Et puis quelle cohérence dans l’andante !</p>



<p>Le troisième mouvement scherzo est joué sur un tempo rapide mais sans aucun impact sur la cohésion du trio. Ces trois jouent remarquablement ensemble. On frôle la perfection…</p>



<p>Après le final allegro, assai moderato, de toute beauté, mon opinion est arrêtée : quel dommage que la sœur aînée se soit si souvent effacée. C’est bien son trio qui constitue la pépite de cet enregistrement et que je réécouterai avec un ineffable plaisir renouvelé.</p>



<p>Un Grand Frisson amplement mérité pour cette superbe initiative !</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list"><li>Titre: Trio Chausson – Fanny et Felix Mendelssohn.</li><li>Artistes :&nbsp;Matthieu Handtschoewercker (violon), Antoine Landowski (violoncelle), Boris de Larochelambert (piano).</li><li>Format: PCM 24 bit, 192 kHz.</li><li>Ingénieur du son: Olivier Rosset.</li><li>Editeur/Label: Mirare.</li><li>Année: 2021</li><li>Genre: Classique.</li><li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li></ul>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2022/01/logo-grand-frisson-2022-1024x277.png" alt="Trio Chausson – Fanny et Felix Mendelssohn 3" class="wp-image-1405" width="495" height="134" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2022/01/logo-grand-frisson-2022-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2022/01/logo-grand-frisson-2022-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2022/01/logo-grand-frisson-2022-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2022/01/logo-grand-frisson-2022-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2022/01/logo-grand-frisson-2022-2048x555.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 495px) 100vw, 495px" /></figure>



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<iframe loading="lazy" title="Beethoven - Trio Chausson - Trio op.70/1 « Les esprits » - III. Presto (teaser)" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/5MDJHauBTrY?start=6&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Bruce Liu: Chopin</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/bruce-liu-chopin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Nkaoua]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Nov 2021 19:17:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Chopin]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Romantique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=1320</guid>

					<description><![CDATA[Lorsque j&#8217;ai écouté sur Youtube, presque par hasard, le premier Concerto de Chopin joué par Bruce Liu lors de la finale du Concours Chopin 2021, je suis resté hagard, totalement envahi par l&#8217;interprétation de ce]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fbruce-liu-chopin%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>Lorsque j&rsquo;ai écouté sur Youtube, presque par hasard, le premier Concerto de Chopin joué par Bruce Liu lors de la finale du Concours Chopin 2021, je suis resté hagard, totalement envahi par l&rsquo;interprétation de ce gamin de 24 ans.</p>



<p>Élégance, rubato spontané, tact, énergie, tout son jeu convoque, mais sans jamais les imiter, les Dinu Lippati, Alfred Cortot, Samson François, Martha Argerich ou Arturo Benedetti Michelangeli. Aucune acrobatie ici, la technique extravagante est totalement cachée, jamais démonstrative.</p>



<p>L&rsquo;album dont il est question ici est l&rsquo;enregistrement en direct des différentes épreuves du Concours Chopin 2021, sauf, hélas, le concerto de la finale. Il faut bien avoir en tête qu&rsquo;on est loin d&rsquo;une prise de son studio ohm l&rsquo;on peut découper différentes prises de son à la quadruple croche!! C&rsquo;est direct et pendant l&rsquo;un des concours les plus prestigieux!!</p>



<p>Bruce Liu, né à Paris de parents Chinois, devenu Canadien à l&rsquo;âge de 6 ans, a donc remporté ce Concours Chopin 2021 sans réel débat, avec notamment unanimité du jury lors du second et troisième tour et le meilleur « score » cumulé à chaque tour, ce qui avec un jury de 16 membres est assez exceptionnel pour être noté.</p>



<p>Avec 4 Mazurkas, Bruce Liu nous plonge dans une intimité doucereuse avec des rappels à la réalité dansants et poétiques sans jamais aucune brutalité.</p>



<p>Dans l&rsquo;étude Op.10 N°4 d&rsquo;une difficulté technique incommensurable, le phrasé avec un legato surréaliste montre à quel point la technique n&rsquo;est pas un but en soi. Dans cette étude, certains ont tendance à abuser de la pédale forte pour donner l&rsquo;illusion du légato. Avec Bruce Liu, elle est utilisée avec une parcimonie extrême. C&rsquo;est un déferlement qui ne perd jamais ni le phrasé ni le sens du discours.</p>



<p>Le nocturne op.27 N°1 commence par nous plonger petit à petit dans la prémonition de mort si caractéristique des nocturnes. Quand Bruce Liu nous en sort dans le passage central plus rythmé et quasiment dansant, c&rsquo;est pour mieux nous y replonger à la reprise du thème initial, pour finalement nous donner une lueur d&rsquo;espoir dans la conclusion de ce nocturne qui veut finalement ne pas nous faire broyer que du noir.</p>



<p>Comment ne pas penser à Dinu Lipatti dans la valse op.42: élégance, raffinement, lyrisme. </p>



<p>Les Variations sur « La ci darem la mano » de Mozart, si peu jouées, sont un grand moment de quasi espièglerie si peu courante chez Chopin.<br></p>



<p></p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="BRUCE (XIAOYU) LIU – final round (18th Chopin Competition, Warsaw)" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/UcOjKXIR8Iw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>En présence d&rsquo;un tel musicien qui succède à Martha Argerich, Maurizio Pollini et Krystian Zimerman sur le podium du Concours Chopin, c&rsquo;est avec beaucoup d&rsquo;émotion que j&rsquo;attribue à cet album Le Grand Frisson d&rsquo;Audiophile Magazine.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="163" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2021/09/logo-grand-frissson-2021.jpg" alt="Bruce Liu: Chopin 4" class="wp-image-1191" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2021/09/logo-grand-frissson-2021.jpg 600w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2021/09/logo-grand-frissson-2021-300x82.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure></div>



<ul class="wp-block-list"><li>Titre: Chopin</li><li>Artistes: Bruce Liu</li><li>Format: PCM 24/96 et CD</li><li>Ingénieur du son:  NC</li><li>Editeur/Label: Deutsche Grammophon</li><li>Année: 2021</li><li>Genre: Classique</li><li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel</li></ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sol &#038; Pat</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/sol-pat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Nkaoua]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Nov 2021 12:37:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Violon]]></category>
		<category><![CDATA[Violoncelle]]></category>
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					<description><![CDATA[Rien n&#8217;est vraiment « habituel » dans cet album, depuis le choix d&#8217;oeuvres assez peu connues jusqu&#8217;à la présentation de Patricia Kopatchinskaja et de Sol Gabetta sous forme d&#8217;une discussion à batons rompus, allant jusqu&#8217;à signaler les]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fsol-pat%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>Rien n&rsquo;est vraiment « habituel » dans cet album, depuis le choix d&rsquo;oeuvres assez peu connues jusqu&rsquo;à la présentation de <span style="font-size: inherit;">Patricia Kopatchinskaja et de Sol Gabetta</span> sous forme d&rsquo;une discussion à batons rompus, allant jusqu&rsquo;à signaler les fausses notes dans Rizoma de Francisco Coll, oeuvre créée lors de cet enregistrement ou nous raconter que le premier concert dont est issu cet album a eu lieu dans une église en même temps que des démonstrations de l&rsquo;armée de l&rsquo;air&#8230; suisse, puis de la tondeuse d&rsquo;un voisin.</p>



<p>L&rsquo;album est donc issu de deux concerts données en 2014 et 2018. Sol et Pat ont décidé de nous offrir le témoignage de 20 années de complicité et de travail.</p>



<p>Les duos violon-violoncelle ne sont pas très nombreux. Au programme, la sonate pour violon et violoncelle de Ravel dont le dépouillement, l&rsquo;influence du jazz autant que celle de Stravinsky en font une oeuvre majeure. Elle est ici interprétée avec subtilité mais détermination, et la double volonté d&rsquo;être fidèle à l&rsquo;oeuvre tout en la mettant à la portée du plus grand nombre, en rendant par exemple perceptibles les alternances paires et impaires. Les prises de risque y sont innombrables, notamment pour les tempi, pour notre plus grand plaisir.</p>



<p>Le duo de Kodály, qui prend ses racines dans le folklore hongrois était sans doute connu de Ravel. Sol &amp; Pat le cisèlent comme un diamant dans une sorte de compétition entre instruments mais avec une vision commune assez confondante. Cette interprétation est bien loin d&rsquo;une quelconque « sagesse » souvent pratiquée dans d&rsquo;autres versions, avec un audacieux mélange d&rsquo;énergie, de lyrisme et de douceur.</p>



<p>Comme on aurait pu s&rsquo;en douter après l&rsquo;histoire de l&rsquo;armée de l&rsquo;air Suisse et de la tondeuse, l&rsquo;humour et la parodie sont aussi au programme, avec « La fête au village » de Julien François Zbinden, caricature affectueuse de la fête nationale Suisse selon le compositeur lui-même, hélas décédé cette année à l&rsquo;âge de 103 ans.</p>



<p>Des oeuvres de  Widmann, Markowicz, Xenakis et Ligeti finissent d&rsquo;ancrer cet album dans la période contemporaine. </p>



<p>La prise de son et le réalisme qui en résulte sont par ailleurs excellents.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2021/11/Pat-Sol-Photos-1024x768.jpg" alt="Sol &amp; Pat 5" class="wp-image-1273" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2021/11/Pat-Sol-Photos-1024x768.jpg 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2021/11/Pat-Sol-Photos-300x225.jpg 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2021/11/Pat-Sol-Photos-768x576.jpg 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2021/11/Pat-Sol-Photos-1536x1152.jpg 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2021/11/Pat-Sol-Photos.jpg 1587w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Sur les tables des restaurants en Inde, se trouve souvent de la noix de coco râpée destinée aux « étrangers » afin de tenter de neutraliser les épices un peu raides d&rsquo;un plat avant de passer au suivant.<br>De la la même manière, Sol et Pat ont parsemé leur album de quelques courtes compositions du 18ème siècle, Jean-Marie Leclair , CPE Bach et JS Bach.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Ravel Duo Mov  III, Kopatchinskaja Gabetta Live from Gstaad Menuhin Festival Aug  2014, Saanen Churc" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/cqA7sFz8Iwg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Devant autant d&rsquo;intelligence, de vision fusionnelle des oeuvres, de complicité, de talent,  j&rsquo;ai le plaisir non feint de décerner à Sol et Pat notre récompense « Grand Frisson ».</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="163" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2021/09/logo-grand-frissson-2021.jpg" alt="Sol &amp; Pat 6" class="wp-image-1191" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2021/09/logo-grand-frissson-2021.jpg 600w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2021/09/logo-grand-frissson-2021-300x82.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure></div>



<ul class="wp-block-list"><li>Titre: Sol &amp; Pat</li><li>Artistes: Patricia Kopatchinskaja&nbsp;et Sol Gabetta</li><li>Format: PCM 24/96 et CD</li><li>Ingénieur du son: &nbsp;Peter Laenger</li><li>Editeur/Label: Alpha Classics</li><li>Année: 2021</li><li>Genre: Classique et Contemporain</li><li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel</li></ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Philippe Gaubert &#8211; Miniatures.</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/philippe-gaubert-miniatures/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Oct 2021 19:24:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>
		<category><![CDATA[musique de chambre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=1206</guid>

					<description><![CDATA[Encore un compositeur méconnu , source une fois de plus d’un nombre impressionnant d’interprétations inédites au disque : en effet, sur les douze œuvres regroupées dans cet album, pas moins de huit n’avaient jamais été]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fphilippe-gaubert-miniatures%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>Encore un compositeur méconnu , source une fois de plus d’un nombre impressionnant d’interprétations inédites au disque : en effet, sur les douze œuvres regroupées dans cet album, pas moins de huit n’avaient jamais été enregistrées.&nbsp;</p>



<p>Difficile alors de se forger une opinion circonstanciée de la valeur du travail des interprètes. Reste la musique et l’écriture. Nous irons donc à l’essentiel, les impressions très personnelles ressenties à l’écoute de ce répertoire.</p>



<p>Lorsqu’on écoute les compositions de Philippe Gaubert, on pense inévitablement à Gabriel Fauré et aux autres compositeurs français de cette époque. Ce compositeur, également flûtiste et chef d’orchestre, a d’ailleurs été un ami proche de Maurice Ravel avec lequel il partageait un profond attachement au Pays basque.</p>



<p>Sa musique s’inscrit ainsi dans ce courant élégant, où l’intelligence de l’écriture rivalise avec l’humour et la légèreté de ton ou bien encore avec un certain sens de la mise en scène.</p>



<p>Cet album «&nbsp;Miniatures&nbsp;» regroupe un ensemble de compositions de musique de chambre, dont une part importante est dédiée sans grande surprise à la flûte. On trouve néanmoins certaines pièces écrites pour violon alto et piano, des chansons (pour se consoler d’être heureux !), et même un Cantabile et Scherzetto pour cornet à pistons et piano !</p>



<p>Il y a en ce qui me concerne moins de puissance émotionnelle chez Gaubert que dans la musique de Fauré, et bien que le premier semble s’être largement inspiré du style du dernier.</p>



<p>Je dirais que Gaubert reste un peu plus en surface, dans une élégance et une clarté assez constante. On cherche à un moment la fêlure mais on ne la trouve pas vraiment.</p>



<p>Difficile aussi de rivaliser avec ses monstres sacrés contemporains…</p>



<p>Cela n’empêche pas pour autant de distinguer dans cette programmation quelques jolies pépites ainsi que, plus globalement, une grande dose de poésie.</p>



<p>La Fantaisie Fugue pour flûte et piano en regorge. C’est une première mondiale dans le sens où ont été enregistrées jusqu’à présent l’édition finale mais pas le manuscrit original. On pense notamment à la belle interprétation de Vincent Lucas dans un best of de 2015…</p>



<p>Il y a en effet une belle part de délicatesse et de rêverie dans cette musique. Le poème élégiaque pour alto et piano en est un parfait exemple.</p>



<p>Mais d’autres facettes plus complexes de ces compositions sont également représentées, à l’instar des deux poèmes de Paul Arosa pour soprano et piano, interprétés par la pianiste Laurence Disse et la soprano Marie-Louise Duthoit.</p>



<p>Ces deux œuvres présentent en effet un tout autre niveau de complexité harmonique. Elles on été en l&rsquo;occurence composées pour la chanteuse Hilda Roosevelt, soprano lyrique et parente de Théodore Roosevelt.</p>



<p>La suite pour flûte et piano reste selon moi le point central de ce disque. La perspective ravelienne impulsée par Vincent Lucas (toujours dans la même compilation de 2015) donne plus de force à l’œuvre. Ici, la flûte de François Bru se veut plus vagabonde, moins fusionnelle avec le piano. Cela accentue le côté poétique mais cède un peu de terrain du côté de l’émotion ressentie par l’auditeur.</p>



<p>Au final, ce disque représente un joli périple dans l’univers de la musique de chambre et pour flûte d’un compositeur injustement oublié et que nous offre ici Calliope, la fraîcheur des versions historiquement informées en prime !</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list"><li>Titre: Philippe Gaubert &#8211; Miniatures.</li><li>Artistes: Marie-Louise Duthoit (soprano), François Bru (flûte), Eric Aubier (cornet), Benoît Marin (alto), Laurence Disse (piano), Pascal Gallet (piano), Ariane Gendrat (piano), Catherine Legrand (piano).</li><li>Format: PCM 16 bit, 44,1 kHz</li><li>Ingénieurs du son: Gérard Guilloury.</li><li>Editeur/Label: Calliope.</li><li>Année: 2021</li><li>Genre: Musique classique.</li><li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): format CD uniquement.</li></ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Víkingur Ólafsson : Debussy &#8211; Rameau</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/vikingur-olafsson-debussy-rameau/</link>
					<comments>https://audiophile-magazine.com/discographie/vikingur-olafsson-debussy-rameau/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2020 08:59:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=462</guid>

					<description><![CDATA[Víkingur Ólafsson aurait pu être un personnage de série Netflix, mais cet islandais, bien ancré dans la vie réelle, a choisi le piano pour exprimer la puissance du dieu Odin. Trêve de plaisanterie, cet artiste]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fvikingur-olafsson-debussy-rameau%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>Víkingur Ólafsson aurait pu être un personnage de série Netflix, mais cet islandais, bien ancré dans la vie réelle, a choisi le piano pour exprimer la puissance du dieu Odin. Trêve de plaisanterie, cet artiste de 36 ans a mis sa sensibilité et sa virtuosité au service d’une autre divinité allemande, la maison Deutsche Grammophon. C’est ainsi là son troisième opus, après avoir marqué les esprits avec un disque dédié aux Etudes de Philip Glass et un autre à Johann Sebastian Bach.</p>



<p>Pour ce troisième disque DG, l’Islandais relève la barre de plusieurs crans avec une tentative de mettre sur orbite deux compositeurs distants de presque deux siècles, Jean-Philippe Rameau et Claude Debussy.</p>



<p>On ressent une certaine évidence ainsi qu’une grande facilité à l’écoute de cet album, preuve de l’intelligence de ce jeune pianiste. Car il a sans doute fallu passer et repasser sur l’ouvrage, ou le répertoire, pour trouver la clé qui permet de combiner ou juxtaposer ces deux mondes. Ce travail n’est clairement pas à la portée du commun des mortels ni de bon nombre de pianistes contemporains.</p>



<p>Certains trouveront cette sonorité nordique un peu fade ou trop froide. Il y a clairement de meilleurs passeurs d’émotion chez Rameau ou chez Debussy. On pourrait presque passer à côté s’il n’y avait pas cette perspective impressionniste remarquable.</p>



<p>Car c’est bien comme si on se perdait dans une juxtaposition de nymphéas pour faire un parallèle peu original avec la peinture. La globalité et la perspective que nous dessine Ólafsson est tout simplement géniale.</p>



<p>Le jeu de l’islandais impressionne par sa clarté et son élégance. Ça manque peut-être parfois de grain mais on est porté par ce discours qui avance sans cesse entre contrastes et similitudes. Il m’a également scotché par la qualité de son articulation éblouissante.</p>



<p>Il manque peut-être d’un peu d’épanchement, pas grand chose, mais je ne saurais dire si cela ne tient pas à la prise de son, pourtant de très bon niveau, ou au fait qu’on pourrait attendre un léger surcroît émotionnel de la part d’une Béatrice Rana par exemple.</p>



<p>Cela n’en fait pas pour autant une performance sans vie. Ólafsson insuffle du rythme, joue avec les oppositions dynamiques, distille une fantaisie créative dans Rameau et une infinie douceur sur Debussy.</p>



<p>La transition entre «&nbsp;l’Entretien des Muses&nbsp;» de Rameau et «&nbsp;Les pas dans la neige&nbsp;» de Debussy relève à mon avis de la pure poésie.</p>



<p>Et que dire du niveau incroyable de sensibilité dans le jeu du pianiste sur «&nbsp;Ondine&nbsp;».</p>



<p>Difficile de croire qu’on puisse arriver à un tel degré de maturité si jeune (Ólafsson n’est certes pas non plus un jouvenceau). Car chaque fois que j’écoute cet album, je me plais à découvrir de nouvelles analogies, d’autres passerelles unissant ces deux compositeurs dans une logique quasi systémique et impressionniste. Il est presque impossible de synthétiser dans une critique, si longue soit-elle, la variété des trésors que cet album recèle. C’est incontestablement un des grands pianistes d’aujourd’hui !</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list"><li>Titre: Debussy &#8211; Rameau.</li><li>Artiste: Víkingur Ólafsson.</li><li>Format: PCM 24 bit, 192 kHz</li><li>Ingénieur du son : Christopher Tarnow.</li><li>Editeur/Label: Deutsche Grammophon.</li><li>Année: 2020</li><li>Genre: Classique.</li><li>Intérêt du format HD : Réel.</li></ul>
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		<title>Titre: Visions poétiques – Franz Liszt / Lili Boulanger.</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/titre-visions-poetiques-franz-liszt-lili-boulanger/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2020 16:26:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
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					<description><![CDATA[Visions Poétiques, clin d’œil à un courant post romantique, rassemble Franz Liszt et Lili Boulanger sur un même album. C’est l’ensemble Reflets, formation à géométrie variable, qui officie avec la pianiste Marie-Laure Boulanger, la soprano]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Ftitre-visions-poetiques-franz-liszt-lili-boulanger%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>Visions Poétiques, clin d’œil à un courant post romantique, rassemble Franz Liszt et Lili Boulanger sur un même album. C’est l’ensemble Reflets, formation à géométrie variable, qui officie avec la pianiste Marie-Laure Boulanger, la soprano Magali Léger, la violoniste Françoise Douchet, et le flûtiste Thierry Durand.</p>



<p>Au programme, les «&nbsp;Trois sonnets de Pétrarque&nbsp;», la «&nbsp;Romance oubliée&nbsp;», et la «&nbsp;Bénédiction de Dieu dans la solitude&nbsp;» sont empruntés au répertoire de Liszt. Moins connu, le répertoire forcément moins étoffé de la prématurément disparue Lili Boulanger est représenté sur cet enregistrement par des morceaux choisis de ses compositions pour musique de chambre et pour piano, dont le poignant et très évocateur «&nbsp;D’un soir triste&nbsp;».</p>



<p>La pianiste se taille ici assurément la part du lion, quoi de plus normal me direz-vous pour un album centré sur Liszt et Boulanger&#8230;</p>



<p>J’ai été un peu surpris dans la Bénédiction de constater un tempo aussi lent, et bien que cela ne soit pas incompatible avec la nature contemplative de cet extrait des Harmonies poétiques et religieuses. Mais il y a aussi une forme de sérénité, d’apaisement qui ne transparaît pas immédiatement dans le jeu de Marie-Laure Boulanger.</p>



<p>Peut-être ai-je trop en mémoire l’interprétation d’Alfred Brendel pour Decca qui se situe, en ce qui me concerne, au firmament du répertoire. Il y a chez Brendel une forme d’abandon et en même temps d’évidence qu’il est dur d’égaler pour un jeune pianiste. Mais la main droite est, dès les premières mesures, d’une telle lenteur que le rythme vient à manquer, au risque que l’auditeur décroche complètement. Et puis, comme si Marie-Laure Boulanger avait observé un temps de chauffe, le rythme reprend vers la cinquième minute, même si le tempo reste indéniablement lent. Mais cet élan s’essouffle à nouveau, comme si l’exigence physique de cette pièce longue était un trop lourd fardeau pour l’interprète.</p>



<p>J’ai pourtant écouté encore plus lent récemment avec la prestation de la pianiste croate Martina Filjak qui dépasse la barre des vingt minutes, mais dont l’influx rythmique reste intact tout au long de l’œuvre.</p>



<p>En revanche, les «&nbsp;Trois Sonnets de Pétrarque&nbsp;» 47, 104 et 123 (qui ont été en fait initialement composés par Liszt pour pour piano et voix) réservent une belle surprise. C’est d’ailleurs la pianiste de l’Ensemble Reflets qui a écrit l&rsquo;arrangement pour soprano, piano, flûte et alto.</p>



<p>La soprano Magali Léger évite avec classe les écueils d’un trop grand épanchement et d’un trop grand détachement.</p>



<p>Il est crucial en effet de préserver cette sobriété expressive de la ligne mélodique et la richesse harmonique afin de recréer une atmosphère musicale contemplative, quasi mystique, tout en soulignant avec naturel les changements de climat. Force est de constater que cela fonctionne vraiment bien ici.</p>



<p>L’hommage à Lili Boulanger commence par deux pièces brèves pour piano («&nbsp;D’un vieux Jardin&nbsp;» et «&nbsp;D’un Jardin Clair&nbsp;») qui sont particulièrement bien exécutées par une Marie-Laure Boulanger inspirée. Il y a sans doute un peu trop de réverbération pour apprécier toute la richesse des accords de la main gauche à mon goût personnel. Mais le résultat global est plutôt agréable.</p>



<p>Les deux œuvres pour piano et flûte, («&nbsp;Pièce en fa #&nbsp;» et «&nbsp;Nocturne&nbsp;») ne témoignent peut-être pas suffisamment de la sensibilité de la jeune Lili, naviguant entre espoir et désespoir. C’est toujours assez délicat de savoir vers quelle direction aller quand on s’attaque au répertoire d’une artiste morte si jeune. Il y a une telle dose de subjectivité qui fait qu’on ne peut en tirer que des conclusions personnelles mais j’ai trouvé le flûtiste un peu trop droit, et quand bien même je n’aime pas les excès de pathos, un petit supplément d’âme aurait été à mon sens le bienvenu, et c’est dommage car le piano est vraiment bien exécuté.</p>



<p>Il y a davantage d’inspiration dans les deux dernières œuvres («&nbsp;D’un matin de printemps&nbsp;» et «&nbsp;D’un soir triste&nbsp;»). Cet un joli final qu&rsquo;on a peu l’occasion d’entendre alors que ces oeuvres sont magnifiquement ciselées et complémentaires, l’interprétation étant particulièrement convaincante. Alors on prend le large, s’éloignant des rivages lisztiens, dommage que le voyage s’arrête si tôt. Lili Boulanger avait encore tant à offrir&#8230;</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list"><li>Titre: Visions poétiques – Franz Liszt / Lili Boulanger.</li><li>Artistes: Ensemble Reflets.</li><li>Format: PCM 16 bit, 44,1 kHz&nbsp;</li><li>Ingénieur du son : Thomas Vingtrinier.</li><li>Editeur/Label: Calliope.</li><li>Année: 2020</li><li>Genre: Classique.</li><li>Intérêt du format HD : CD uniquement.</li></ul>



<p></p>
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