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	<title>Contemporain &#8211; Audiophile-Magazine</title>
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	<description>Le seul magazine hifi français totalement indépendant</description>
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	<title>Contemporain &#8211; Audiophile-Magazine</title>
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		<title>Goulam / Field – Echos</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Sep 2026 19:33:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
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					<description><![CDATA[L’intérêt de la musique contemporaine est avant tout sa grande diversité. Au sein de ce patchwork de tonalités et de dissonances, chaque nouvelle création ou interprétation est une surprise ainsi qu’une porte ouverte vers un]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">L’intérêt de la musique contemporaine est avant tout sa grande diversité. Au sein de ce patchwork de tonalités et de dissonances, chaque nouvelle création ou interprétation est une surprise ainsi qu’une porte ouverte vers un nombre infini de suggestions et de propositions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Échos&nbsp;» est le premier enregistrement associant le Français Sharad Goulam et le Libanais Gabriel Field.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Confié aux pianistes Fiona et Chiara Alaimo, et publié chez Da Vinci Classics, ce programme rapproche deux compositeurs amis, formés notamment auprès de Stéphane Delplace et Anthony Girard, qui partagent un attachement à la tonalité, à la modalité, au contrepoint et à une dissonance maîtrisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce programme trouve sa logique dans une forme de résonance, entre deux écritures différentes mais qui se complètent et se répondent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chez Sharad Goulam, la musique paraît naître du mouvement. Sa «&nbsp;Toccata furiosa&nbsp;», qui ouvre le programme, en est la manifestation la plus impressionnante. L&rsquo;impulsion rythmique, la densité contrapuntique et la virtuosité en sont les principales constituantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La partition associe pulsation insistante et superposition des lignes mélodiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette énergie ne doit pourtant pas masquer le véritable centre de gravité de l&rsquo;univers de Goulam : une forme d’urgence lyrique qui semble habiter le compositeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le «&nbsp;Prélude V&nbsp;» s’inscrit dans la même démarche, tout en installant une succession de vagues harmoniques, tandis que la «&nbsp;Marche&nbsp;» adopte une ligne plus intériorisée, marquée par un contrepoint délibérément sombre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux «&nbsp;Nocturnes&nbsp;» prolongent cette exploration d&rsquo;un paysage obscur, le premier particulièrement sombre, le second plus animé et passionné. J’ai beaucoup apprécié ce second, et la mélancolie qu’il instaure, dans un style néo-classique, teinté d’accents plus modernes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;L&rsquo;Arabesque&nbsp;» est sans nul doute une œuvre plus personnelle. Les harmonies y deviennent plus transparentes, les rythmes prennent une coloration presque exotique et l&rsquo;ornementation cesse d&rsquo;être décorative pour participer au mouvement même de la pensée musicale. C&rsquo;est probablement ici que Goulam nous touche avec le plus de force et de conviction. Un très joli interlude musical, puissant et lyrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Gabriel Field explore un territoire sensiblement différent. Là où Goulam semble fréquemment partir du geste pour atteindre l&rsquo;intériorité, Field effectue presque le chemin inverse. Sa musique paraît émerger du silence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les huit «&nbsp;Chorals&nbsp;» constituent à cet égard un ensemble particulièrement révélateur. L&rsquo;écriture y est concise et contrapuntique, sans ornementation, travaillant moins sur la démonstration que sur la résonance et les contrastes. Les harmonies installent un espace, une couleur singulière, parfois presque une interrogation, dans un climat intime et apaisant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les quatre «&nbsp;Berceuses&nbsp;» approfondissent cette esthétique de l&rsquo;intime. Leur balancement conserve l’esthétique originelle de la berceuse, cadencée dans un minimalisme finement élaboré. Elles constituent un sorte de mélange de douceur et de nostalgie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus singulières encore sont les trois «&nbsp;Pièces joyeuses&nbsp;». Leur titre pourrait faire croire à des miniatures légères. Et c’est l’opposé que livre ici le compositeur. La première est particulièrement sévère, presque désespérée, la deuxième multiplie les mouvements descendants et la troisième adopte une ligne plus fragmentée et agitée. Cette ambiguïté donne à ces pièces une puissance émotionnelle qui dépasse largement leurs dimensions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intérêt de ce projet artistique est aussi d’avoir confié cette confrontation de deux compositeurs à deux pianistes, les sœurs Fiona et Chiara Alaimo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les interprètes ont ainsi été libres de choisir les œuvres qu&rsquo;elles souhaitaient défendre, et leurs sensibilités distinctes participent ainsi au principe même du disque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si «&nbsp;Échos&nbsp;» aurait facilement pu se transformer en catalogue : un compositeur, puis l&rsquo;autre, une esthétique opposée à son reflet. L&rsquo;agencement des œuvres produit au contraire un sentiment de circulation, de cohérence d’un tout façonné de mailles diverses, comme si Goulam et Field finissaient par s&rsquo;éclairer mutuellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;énergie de l&rsquo;un rend plus perceptible l&rsquo;immobilité de l&rsquo;autre ; l&rsquo;introspection de Field accentue rétrospectivement la violence contenue chez Goulam. Même leurs dissonances ne possèdent pas tout à fait la même fonction. Chez le premier, elles participent volontiers à la tension du discours ; chez le second, elles deviennent davantage couleur et suspension.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant, ce disque met chacun en lumière de façon presque systémique, et nous donne envie de les découvrir tous deux davantage. Un pari risqué mais finalement gagnant. Bravo !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Goulam / Field – Echos.</li>



<li>Artistes : Fiona et Chiara Alaimo (piano).</li>



<li>Format: PCM 24-bit, 96 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Aurélien Marotte.</li>



<li>Editeur/Label: Da Vinci Classics.</li>



<li>Année: 2026.</li>



<li>Genre: Contemporain.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Arcane 17</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/arcane-17/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Sep 2026 15:11:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Guitare]]></category>
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					<description><![CDATA[Avec Arcane 17, le guitariste Philippe Mouratoglou livre l’aboutissement d’un de ses projets les plus personnels et les plus ambitieux. Le titre renvoie explicitement au texte d&#8217;André Breton et à l&#8217;imaginaire du tarot, mais il]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Farcane-17%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p class="wp-block-paragraph">Avec Arcane 17, le guitariste Philippe Mouratoglou livre l’aboutissement d’un de ses projets les plus personnels et les plus ambitieux. Le titre renvoie explicitement au texte d&rsquo;André Breton et à l&rsquo;imaginaire du tarot, mais il pourrait tout aussi bien désigner la démarche même du musicien : celle consistant à explorer les répertoires moins connus de la guitare, faire surgir des correspondances secrètes entre les œuvres de différentes origines et transformer le récital en itinéraire initiatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce double album ne saurait pour autant constituer une simple anthologie du répertoire moderne de la guitare classique. Mouratoglou élabore ici davantage un récit ou un hommage. De Manuel de Falla aux paysages sonores de Tōru Takemitsu, en passant par Frank Martin et Leo Brouwer, chaque pièce semble dialoguer avec les improvisations qui jalonnent le programme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces dernières ne jouent d’ailleurs jamais le rôle d&rsquo;intermèdes décoratifs ; elles sont le mortier dramaturgique de l&rsquo;ensemble, les portes secrètes qui permettent de passer d&rsquo;un univers à l&rsquo;autre sans rupture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prise de son de ce double album est d’excellente facture, ce qui permet de mettre en évidence une palette de couleurs très riche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le timbre demeure constamment vivant, capable de passer d&rsquo;une densité presque orchestrale à une transparence cristalline, d’une guitare à cordes nylon à une autre aux cordes acier…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les œuvres de Falla, l&rsquo;interprète privilégie la danse intérieure plutôt que l&rsquo;effet folklorique. Chez Brouwer, les architectures rythmiques conservent leur puissance tout en gagnant une dimension méditative. Quant à Takemitsu, compositeur dont la musique exige un sens aigu du silence, il trouve ici un interprète particulièrement inspiré, capable de faire respirer chaque résonance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Philippe Mouratoglou parvient avec une remarquable cohérence à lier ces différentes œuvres avec des improvisations qui s’insèrent naturellement entre les différentes partitions. Ses interventions prolongent les œuvres plutôt qu&rsquo;elles ne les commentent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche exigeante aurait tout aussi pu sombrer dans l&rsquo;intellectualisme ou une dimension très académique. Rassurez-vous, il n&rsquo;en est rien. Derrière la sophistication du projet demeure une profonde sensualité et authenticité musicale. L&rsquo;auditeur est invité à cheminer sans mode d&#8217;emploi, guidé uniquement par la logique très intuitive des associations musicales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;album révèle également l&rsquo;évolution artistique d&rsquo;un musicien qui refuse depuis longtemps les catégories. Formé dans la grande tradition classique mais attiré par les musiques improvisées, le blues et les expérimentations contemporaines, Philippe Mouratoglou fait ici la synthèse de ces influences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette liberté constitue la marque de fabrique du label Vision Fugitive, qu&rsquo;il a cofondé, mais rarement elle aura trouvé, jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui, une expression aussi aboutie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Philippe Mouratoglou confirme ainsi son statut d&rsquo;artiste singulier dans le paysage guitaristique européen, capable de faire dialoguer répertoire, improvisation et imaginaire littéraire avec une rare élégance. Bravo !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Arcane 17.</li>



<li>Artiste : Philippe Mouratoglou (guitare).</li>



<li>Format: PCM 16-bit, 44,1 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Gérard de Haro.</li>



<li>Editeur/Label: Vision Fugitive.</li>



<li>Année: 2026.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Format CD uniquement.</li>
</ul>



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		<title>John Williams &#8211; Flute Concerto / Bernard Herrmann – Souvenirs de Voyage</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/john-williams-flute-concerto-bernard-herrmann-souvenirs-de-voyage/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 20:07:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
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					<description><![CDATA[Cet enregistrement du Singapore Symphony Orchestra, pour le label Pentatone, met à l&#8217;honneur les œuvres de concert de trois compositeurs renommés du cinéma américain : John Williams, Bernard Herrmann et Hugo Friedhofer. Le programme de]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fjohn-williams-flute-concerto-bernard-herrmann-souvenirs-de-voyage%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet enregistrement du Singapore Symphony Orchestra, pour le label Pentatone, met à l&rsquo;honneur les œuvres de concert de trois compositeurs renommés du cinéma américain : John Williams, Bernard Herrmann et Hugo Friedhofer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme de l&rsquo;album explore la facette purement classique (et donc hors musique de films) de ces compositeurs à travers deux œuvres de John Williams («Concerto pour flûte seule, cordes et percussions», «Essay for Strings»), les «Souvenirs de Voyage» de Bernard Hermann, et «Suite for 5 woodwinds» d’Hugo Friedofer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Concerto pour flûte, cordes et percussions de John Williams est une œuvre d&rsquo;une grande richesse expressive, portée ici par le flûtiste Jin Ta. C’est sans nul doute l&rsquo;une des œuvres de concert les plus audacieuses, modernes et avant-gardistes de John Williams. Très éloigné du style romantique ou héroïque de ses musiques de films, ce concerto explore un langage majoritairement atonal et met l&rsquo;accent sur les textures et les atmosphères mystérieuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">John Williams a composé cette pièce après avoir assisté à des démonstrations de shakuhachi (la flûte traditionnelle japonaise en bambou) dont il a cherché à imiter la liberté expressive, demandant au soliste de jouer de manière quasi improvisée, avec un son droit, presque sans vibrato.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour laisser la flûte régner sans partage sur les fréquences aiguës et boisées, Williams prit la décision radicale de ne pas insérer d’autre instrument à vent. L&rsquo;orchestre d&rsquo;accompagnement est exclusivement composé de cordes, de percussions (notamment marimba et vibraphone), d’un piano, d’une harpe et d’un célesta.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’atmosphère tranche avec le répertoire de musique de film du compositeur, elle n’en est pas moins suggestive et spectaculaire, la flûte et les percussions restituant une énergie particulièrement impressionnante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai beaucoup apprécié les couleurs de l’orchestre de Singapour, dévoilant tantôt un monde végétal puis minéral. C’est sans doute ce que Williams souhaitait en évoquant une «&nbsp;forêt mythique et imaginaire&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La structure n’est d’ailleurs pas si concertante qu’on pourrait l’imaginer avec une flûte très présente mais faisant partie d’un univers sonore plus fusionnel dans les deux dernières parties de l’œuvre. Plus que sur la mélodie pure, l&rsquo;œuvre repose sur le timbre. Les contrastes entre la douceur aérienne de la flûte et la sécheresse métallique ou boisée des percussions et des cordes créent un relief saisissant et en même temps parfois très fusionnel. Un bel exercice de jonglerie entre contrastes et harmonie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Essay for strings est une composition précoce (1965), une pièce de concert pour orchestre à cordes, en un seul mouvement, et dévoilant déjà toute la maturité du style de John Williams.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pièce emprunte des éléments à la musique atonale et au dodécaphonisme, sans en suivre les règles de manière rigide. Le compositeur y injecte des influences de Béla Bartók.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle s&rsquo;ouvre sur un tempo adagio avec une atmosphère lourde, dramatique et menaçante. Les dynamiques alternent de façon saisissante entre le très fort (triple forte) et le silence murmuré (triple piano).</p>



<p class="wp-block-paragraph">John Williams a comparé la fin de sa pièce à un cyclotron musical (un accélérateur de particules). Le rythme s&#8217;emballe dans un allegro molto fiévreux où un motif de double-croches répétitives propulse l&rsquo;orchestre vers une explosion d&rsquo;énergie frénétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;origine, Souvenirs de Voyage était un quintette pour clarinette et cordes. Cette œuvre est présentée ici en première mondiale au disque dans une adaptation pour clarinette solo et orchestre à cordes réalisée par le regretté Hans Sørensen. Le soliste est le clarinettiste Ma Yue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Souvenirs de Voyage révèle un compositeur profondément lyrique, contemplatif et nostalgique. L&rsquo;œuvre se situe davantage dans la tradition de la musique de chambre britannique que dans l&rsquo;esthétique hollywoodienne de ses créations pour le cinéma. L&rsquo;œuvre est habitée par une nostalgie omniprésente. Composée à la fin de la carrière du musicien, elle peut être entendue comme une réflexion sur le temps qui passe et sur les souvenirs accumulés au cours d&rsquo;une vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le résultat est une partition d&rsquo;une grande beauté crépusculaire, plus intime et personnel que la nature dramatique que la bande son de «&nbsp;Psychose&nbsp;»…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les paysages venteux et arides du premier mouvement, la méditation funèbre du deuxième, le finale semble offrir une forme d&rsquo;apaisement. La musique ne résout pas véritablement les tensions précédentes mais les transforme en souvenir serein, presque une nostalgie de fin de vie…</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Suite for 5 Woodwinds&nbsp;» de Hugo Friedhofer est une œuvre de musique de chambre composée en 1973 pour quintette à vent. Bien qu&rsquo;assez peu connue, elle présente un intérêt particulier car elle révèle la personnalité musicale d&rsquo;un compositeur qui fut surtout célèbre à Hollywood, notamment pour les musiques de «&nbsp;The Best Years of Our Lives&nbsp;» (Oscar 1947), «&nbsp;An Affair to Remember&nbsp;» ou «&nbsp;The Bishop&rsquo;s Wife&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet enregistrement est également une première mondiale, la partition étant restée très longtemps oubliée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à Bernard Herrmann ou John Williams, Friedhofer ne chercha jamais véritablement à développer une carrière parallèle de compositeur de concert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, son métier d&rsquo;orchestrateur et son exceptionnelle maîtrise des timbres en font l&rsquo;un des techniciens les plus raffinés de l&rsquo;âge d&rsquo;or hollywoodien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les compositions de Friedhofer se caractérisent par une orchestration extrêmement transparente, une grande sophistication harmonique et par un goût marqué pour les couleurs instrumentales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce quintette à vent réunit une flûte, un hautbois, une clarinette, un basson et un cor. La flûte conserve dans cette interprétation un rôle central, presque concertant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;intérêt d&rsquo;un tel ensemble réside dans l&rsquo;extrême diversité de ses couleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque instrument conserve ici son individualité propre, tout en participant à une texture collective très équilibrée, et développant une grande variété stylistique, avec quelques similitudes avec les œuvres de Ligeti et Webern.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un travail à la fois complexe et en même temps très accessible, signe que ce côté narratif reste ancré dans les rares œuvres que Friedhofer composa en dehors de son attachement au monde cinématographique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que dire de plus, et pour conclure, sinon que la qualité d’enregistrement et de prise de son est particulièrement soignée, ce qui en fait une réalisation remarquable, captivante, et instructive, de quoi amplement justifier un très Grand Frisson.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : John Williams &#8211; Flute Concerto / Bernard Herrmann – Souvenirs de Voyage.</li>



<li>Artistes : Jin Ta (flûte), Ma Yue (clarinette), Singapore Symphony Orchestra, Darrell Ang / Joshua Tan (conduction).</li>



<li>Format: PCM 24-bit, 96 kHz.</li>



<li>Ingénieurs du son: Daniel Tan,Mina Kim, Dominik Streicher, Kseniya Kawko, Ephraim Hahn.</li>



<li>Editeur/Label: Pentatone.</li>



<li>Année: 2026.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel (téléchargement Native DSD).</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="315" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-1024x315.png" alt="John Williams - Flute Concerto / Bernard Herrmann – Souvenirs de Voyage 1" class="wp-image-3304" style="width:629px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-1024x315.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-300x92.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-768x237.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026.png 1052w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Con Silencio Vibrante</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/con-silencio-vibrante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 15:05:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
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					<description><![CDATA[«&#160;Con silencio vibrante&#160;» a été enregistré par le Taller Sonoro, un ensemble sévillan de musique contemporaine, et est consacré à huit œuvres majeures de l&#8217;avant-garde espagnole et latino-américaine des années 1960 et 1970. Avec des]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fcon-silencio-vibrante%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Con silencio vibrante&nbsp;» a été enregistré par le Taller Sonoro, un ensemble sévillan de musique contemporaine, et est consacré à huit œuvres majeures de l&rsquo;avant-garde espagnole et latino-américaine des années 1960 et 1970.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec des enregistrements en première mondiale d&rsquo;œuvres de Joan Guinjoan, Aurelio de la Vega, Graciela Paraskevaídis et Jesús Villa-Rojo, cet album vous invite à un périple au cœur d&rsquo;une des périodes les plus fécondes et les moins documentées de la musique de chambre contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet enregistrement éclaire ainsi d&rsquo;un jour nouveau cette époque en alternant les œuvres explorant le sérialisme et le hasard, la notation graphique, l&rsquo;intertextualité littéraire, et tous les courants sonores si radicalement expressifs du vingtième siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet album débute avec une composition de Mario Lavista qui fut influencé durant ses années passées dans des centres européens comme Paris, Cologne et Darmstadt, ainsi que durant son séjour au Japon, par les idiomes sériels et aléatoires, ainsi que les techniques électroacoustiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lavista a distillé les fruits de ces rencontres pour créer un langage personnel renouant avec la notation traditionnelle tout en s&rsquo;inspirant de la tradition musicale historique grâce à des citations tirées du répertoire ancien. Cette pratique est finalement devenue une caractéristique régulière de sa musique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans «&nbsp;Quotations&nbsp;» œuvre dédiée au violoncelliste américain David Tomatz et créé à Mexico en décembre 1977, Lavista établit un double cadre intertextuel. D&rsquo;une part, la partition porte en épigraphe les deux vers de Pierre-Jean de Béranger qu&rsquo;Edgar Allan Poe a choisis pour préface à son conte La Chute de la maison Usher (« Son/Mon cœur est un luth suspendu; sitôt qu’on le touche, il résonne », servant de guide intentionnel aux interprètes, à qui l’on demande, selon les mots de Lavista, d’évoquer « la fragilité de quelque chose qui, au moindre contact, s’effrite ou résonne, comme l’image de ce luth suspendu, un cœur qui chante quand on le touche ». D’autre part, la partition du violoncelle est une évocation d’une multitude d’œuvres antérieures écrites pour l’instrument en passant par Brahms, Debussy, Ravel, Bartók et Webern jusqu&rsquo;aux avant-gardistes tels qu’Isang Yun, George Crumb et l’Espagnol Tomás Marco.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces traces spectrales se déploient en dialogue avec le piano, au sein d&rsquo;une texture intime et discontinue, où les deux instruments alternent presque entièrement à tour de rôle. Des dynamiques contrastées, l&rsquo;utilisation éloquente du silence, et la récurrence persistante de la quinte juste (si♭-fa, mi-si) façonnent le cours de l&rsquo;œuvre, qui se clôt dans une atmosphère de ténèbres et de mystère par une série d&rsquo;arpèges rapides de violoncelle sur des notes de piano tenues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Miniaturas&nbsp;» a été composé en 1965 par Joan Guinjoan. Conçue pour violon, clarinette, piano et percussions, le compositeur lui-même la considérait comme une contribution particulièrement importante à son catalogue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Guinjoan décrivait ces 3 pièces miniatures comme une forme de « tableau polyphonique de dynamiques, d&rsquo;exploration tonale et d&rsquo;invention rythmique ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les motifs nettement définis et les contrastes d&rsquo;intensité et de tempo dans la pièce d&rsquo;ouverture, puis le voyage de la désolation au lyrisme dans l&rsquo;« intermezzo » mené par le violon de la seconde, culminent dans la miniature finale avec un scherzando fait de fragmentations rythmiques et de dislocations, avant d&rsquo;atteindre, dans la coda, un point de régularisation et d&rsquo;extinction, marqué par le pulsation immuable du métronome.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo; œuvre suivante du compositeur cubain Aurelio de la Vega, «&nbsp;Labdanum&nbsp;», renvoie au milieu de l&rsquo;assouplissement progressif de ses techniques sérielles, un processus qu&rsquo;il poursuivait depuis la fin des années 1950 et qui, dans le domaine de la musique de chambre, se manifeste dans des œuvres telles qu&rsquo;Exametron (1965) et Exospheres (1966) jusqu&rsquo;à Septicilium (1974). En effet, comme le soulignaient les notes de programme de sa création, l&rsquo;œuvre révèle même un retour délibéré à certains traits traditionnels qu&rsquo;ils qualifiait de « vieux parfums du passé ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;attention méticuleuse portée au timbre — grâce à une maîtrise détaillée des registres, des modes et des types d&rsquo;attaque, ainsi que des degrés de vibrato — crée une atmosphère fluide, un labyrinthe de relations instrumentales obliques, parfois agressives, jouant avec des niveaux changeants de synchronie et d&rsquo;asynchronie et traçant un parcours imprévisible dominé par la flûte, ponctué de solos d&rsquo;alto et de vibraphone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Con silencio vibrante&nbsp;», pour clarinette et alto, de Graciela Paraskevaídis, figure parmi les premières œuvres qu&rsquo;elle a intégrées à son catalogue officiel, aux côtés de Magma pour ensemble instrumental et des pièces électroacoustiques mixtes Subliminal (1967) et la seconde version de Combinatoria II (1968).</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est un climat microtonal et dont la partition est jouée sempre pianississimo dans ses sections d’ouverture et de clôture, autour d’un noyau central de sonorités délicatement tissées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Composición a cinco instrumentos&nbsp;», écrite au début de l’année 1965 par Gonzalo de Olavide, témoigne de l’expérience directe du compositeur au sein de l’avant-garde, tant à Darmstadt (1963-1965) qu’à Cologne à partir de 1964. Cette œuvre témoigne d&rsquo;un grand raffinement tonal et d&rsquo;une palette de timbres chatoyante. Cet intérêt pour les timbres marque, dans cette œuvre, le début de la combinaison par Olavide d’éléments diatoniques et chromatiques. La façon dont interagissent les 5 pupitres est assez spectaculaire, conférant à cette composition un côté surnaturel, balayé par des aplats sonores saccadés et des passages plus appaisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Barcelonais Enrique Raxach est également présent dans cet album via son œuvre «&nbsp;Imaginary Landscape&nbsp;» pour flûte(s) et percussions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre de cette composition, bien que coïncidant avec la célèbre série d’œuvres de John Cage composées entre 1939 et 1952, n’en présente aucune parenté esthétique ou sonore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Imaginary Landscape&nbsp;» est une œuvre d&rsquo;une sonorité singulièrement captivante, caractérisée par son écriture raffinée et la création d&rsquo;espaces internes hétérogènes&nbsp;: de l&rsquo;ouverture, avec la ligne mélodique souple de la flûte alto sur fond de percussions et de vibraphone, à l&rsquo;épisode suivant, aux allures de danse, pour flûte et bongos, qui précède l&rsquo;établissement d&rsquo;un rythme indépendant et chaotique — progressivement accéléré et régularisé jusqu&rsquo;à atteindre son paroxysme. Dans la section finale, annoncée par un solo de percussions, la flûte traversière et la flûte alto alternent, rappelant quelque peu l&rsquo;esprit de l&rsquo;ouverture, mais avec les lignes mélodiques et rythmiques des percussions plus nettement mises en avant, avant de céder la place à une coda confiée à la flûte alto sur une palette de couleurs percussives variées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conçu pour violon, alto, violoncelle et piano, et dédié au Cantabrique pianiste Luciano González Sarmiento (plus tard membre du Trio Mompou), «&nbsp;Espaciado-rítmico&nbsp;» de Jesús Villa-Rojo, fait partie des grandes œuvres du compositeur et clarinettiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;œuvre repose sur des prémisses simples&nbsp;: l&rsquo;utilisation de blocs sonores proportionnels (d&rsquo;une durée de une à quatre secondes), une maîtrise absolue du vibrato et l&rsquo;opposition radicale de deux matériaux sonores fondamentaux — des notes tenues ppp, dominantes à partir du milieu de la composition, et des interventions isolées de deux ou trois notes seulement, souvent apparaissant comme des attaques sforzando soudaines, et unifiées par un tactus de croches régulier. Il en résulte la construction d&rsquo;une mélodie fragmentée, évoluant progressivement vers un déclin quasi inéluctable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce disque se termine par l&rsquo;une des œuvres de chambre les plus importantes de l&rsquo;avant-garde espagnole : Cesuras (pour flûte, hautbois, clarinette, violon, alto et violoncelle) de Luis de Pablo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;originalité du renouvellement des textures sonores internes, la rigueur dans l&rsquo;attribution des registres, le travail nuancé sur les degrés de densité, et la gestion soignée des contrastes abrupts de tempo ou de dynamique et de matériaux sonores établissent un discours d&rsquo;une remarquable clarté et d&rsquo;une grande cohérence structurelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La section d&rsquo;ouverture juxtapose deux épisodes Vivo (le premier marqué fff staccato, avec une sonorité tendue et aiguë ; le second soumis à une dynamique directionnelle) avec une « fenêtre » plus statique et diffuse de notes tenues et de relations contrapuntiques diagonales. Dans la section centrale, cette « fenêtre » s&rsquo;ouvre deux fois, à un tempo lent ou lentissimo, par des sonorités verticales compactes, offrant un cadre à un ffff chaotique climax d&rsquo;une durée de près d&rsquo;une demi-minute, basé sur une synchronisation rythmique et une liberté dans le choix des hauteurs qui n&rsquo;est qu&rsquo;approximative. Enfin, un épisode de rythme irrégulier conduit à une coda brute et mécanique, poussée vers une interruption violente par une sonorité verticale ffff extrêmement aiguë.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">On retiendra de cette initiative une heureuse initiation à la musique contemporaine hispanique, servie par une excellente prise de son et direction artistique. Ce n&rsquo;est évidemment pas facile de remettre au goût du jour cette musique savante de nos jours, voire il ne peut qu&rsquo;en résulter un pari risqué. L&rsquo;ensemble Taller Sonoro l&rsquo;a néanmoins remporté haut la main, nous livrant ici un enregistrement particulièrement varié, vivant et captivant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Con Silencio Vibrante.</li>



<li>Artistes : Ensemble Taller Sonoro &#8211; Jesús Sánchez Valladares (flûte), Camilo Irizo (clarinette), Sarah Roper (hautbois), Baldomero Lloréns (percussions), Ignacio Torner (piano), Alejandro Tuñón (violon), Aglaya González (viole), María del Carmen Coronado (violoncelle).</li>



<li>Format: PCM 24-bit, 92 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Cheluis Salmerón.</li>



<li>Editeur/Label: Ibs Classical.</li>



<li>Année: 2025.</li>



<li>Genre: Contemporain.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Adès: Violin Concerto &#038; the Exterminating Angel Symphony</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/ades-violin-concerto-the-exterminating-angel-symphony/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Dec 2025 21:40:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Violon]]></category>
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					<description><![CDATA[L’Orchestre du Minnesota et son directeur musical, Thomas Søndergård, explorent le répertoire de Thomas Adès, compositeur et chef d’orchestre britannique.&#160; La Symphonie de l’Ange exterminateur – enregistrée en première mondiale – est une suite symphonique]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fades-violin-concerto-the-exterminating-angel-symphony%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Orchestre du Minnesota et son directeur musical, Thomas Søndergård, explorent le répertoire de Thomas Adès, compositeur et chef d’orchestre britannique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Symphonie de l’Ange exterminateur – enregistrée en première mondiale – est une suite symphonique d&rsquo;une vingtaine de minutes tiré de l’opéra du même nom créé en 2026&nbsp;«&nbsp;The Exterminating Angel&nbsp;». Cette suite a été créée aux Proms le 5 août 2021 et jouée en octobre de la même année à la Maison de la Radio et de la Musique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une œuvre puissante et sombre, basé sur la folie d’un couple, piégeant ses hôtes en les maintenant enfermés dans un salon sans aucun espoir de pouvoir s’en échapper.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’orchestre du Minnesota exprime à merveille cette histoire angoissante et totalement folle. Pas forcément si simple que de faire naître le juste niveau de tension permettant à l’auditeur de visiter rapidement cet opéra.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le quatrième et dernier mouvement faisant naître une sorte de valse infernale et funèbre est totalement saisissant de dramaturgie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On se croirait presque au cinéma. La prise de son est à ce titre plutôt remarquable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’utilisation des ondes Martenot (instrument de musique électronique) rajoute à la dimension fantastique de l’œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Concerto pour violon, sous-titré «&nbsp;Chemins concentriques&nbsp;», est une œuvre pour violon solo et orchestre de chambre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Commandée conjointement par le Festival de Berlin et l’Orchestre philharmonique de Los Angeles grâce au soutien financier des philanthropes Lenore et Bernard Greenberg, elle a été composée pour le violoniste Anthony Marwood, qui en a donné la première mondiale avec l’Orchestre de chambre d’Europe à Berlin le 4 septembre 2005.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ici, c’est la violoniste canadienne Leila Josefowicz qui vient électriser l’atmosphère d’une œuvre déjà très tourmentée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La soliste fusionne parfaitement avec l’orchestre, et le travail de prise de son est encore une fois excellent, offrant une grande clarté ainsi qu’une belle dynamique, venant souligner l’extraordinaire précision de cet orchestre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet enregistrement constitue finalement une très belle occasion de découvrir ou redécouvrir l’univers de Thomas Adès grâce à une production soignée et un chef d’orchestre particulièrement inspiré. Un très bon disque.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Adès&nbsp;: Violin Concerto &amp; the Exterminating Angel Symphony.</li>



<li>Artistes : Leila Josefowicz (violon), Minnesota Orchestra, Thomas Sondergard (direction).</li>



<li>Format: PCM 24-bit, 96 kHz.</li>



<li>Ingénieurs du son: Michael Osborne, Jay Perlman, Thomas Garneau.</li>



<li>Editeur/Label: Pentatone.</li>



<li>Année: 2025.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Max Richter – The New Four Seasons – Vivaldi recomposed</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/max-richter-the-new-four-seasons-vivaldi-recomposed/</link>
					<comments>https://audiophile-magazine.com/discographie/max-richter-the-new-four-seasons-vivaldi-recomposed/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 03:29:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Vivaldi]]></category>
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					<description><![CDATA[L’œuvre de Richter «&#160;Vivaldi Recomposed&#160;» fait partie de la catégorie des relectures. Il s&#8217;agit d&#8217;un travail de réécriture de l’œuvre à partir de la partition revisitée dans le style post-minimaliste. Cette œuvre a été enregistrée]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">L’œuvre de Richter «&nbsp;Vivaldi Recomposed&nbsp;» fait partie de la catégorie des relectures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;agit d&rsquo;un travail de réécriture de l’œuvre à partir de la partition revisitée dans le style post-minimaliste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette œuvre a été enregistrée pour la première fois en 2012 par le Konzerthaus Kammerorchester de Berlin et Daniel Hope sous la direction de André de Ridder.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le même violoniste (Daniel Hope) la jouera la même année au Barbican Hall de Londres en compagnie du Britten Sinfonia.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Max Richter, cette œuvre avait atteint un point de saturation&nbsp;: elle était entendue partout, dans les téléphones portables, dans les ascenseurs, à la radio, dans les annonces publicitaires à la télévision. Cette omniprésence lui avait fait perdre finalement toute son énergie viscérale originelle vis-à-vis du public contemporain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La volonté de Richter a donc été de reconfigurer l’écoute de ce chef-d’œuvre, tout en conservant son essence, à savoir le travail sur un motif générateur afin de créer l’architecture musicale, l’emploi des répétitions et la polyphonie sur une base harmonique stable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela n’en constitue pas moins une approche radicale puisque Richter</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’oriente principalement vers une dimension contemplative, supprimant 75% du contenu original, et n’en conservant que ce qui est strictement nécessaire à son identification.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce nouvel enregistrement par la formation lituanienne du Klaipéda Chamber Orchestra, dirigée par Mindaugas Backus, fait partie d’un diptyque puisque les mêmes musiciens ont enregistré simultanément la partition originale de Vivaldi et celle de Max Richter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense d’ailleurs que c’est particulièrement recommandable que de savoir exactement d’où on part pour comprendre quel cheminement de pensée a pu emprunter Max Richter dans sa nouvelle version.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il se différencie également par le fait de ne pas intégrer de passages électroniques à l’instar du mouvement introductif «&nbsp;Spring 0&nbsp;» qui n’est pas joué ici, ou des mouvements Shadow qui ne figurent non plus pas dans cette réalisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit bien d’une forme d’entre deux où les bandes sons, les chants d’oiseaux, sont remplacés par des aplats sonores et des arrières-plans orchestraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il reste donc ce côté contemplatif, sans pour autant donner dans cet univers très austère et électronique qui rend l’hiver si différent entre la version enregistrée chez Deutsche Grammophon et celle d&rsquo;Indésens Calliope.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le quatuor de violonistes formé par Justina Zajancauskaite, Ruta Lipinaityte, Egle Valute et Julija Andersson sert avec la même enthousiasme que celui dont il fait preuve dans la version de Vivaldi, apportant davantage de couleurs que la version de Richter originale, avec un peu plus de vibrato et d’ornements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dimension plus analogique permet peut-être d’établir une passerelle plus évidente avec l’œuvre de Vivaldi. En ce sens, j’ai trouvé l’idée particulièrement intéressante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La qualité de la prise de son permet par ailleurs de restituer cette ambiance si particulière de l’œuvre de Richter, avec un peu de peps supplémentaire, ce qui est plutôt réussi. Comprenez que je reviendrai ainsi plus volontiers à cette proposition du chef Mindaugas Backus, qu’à l’original de 2014…</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Max Richter – The New Four Seasons – Vivaldi recomposed.</li>



<li>Artistes : Justina Zajancauskaite, Ruta Lipinaityte, Egle Valute, Julija Andersson (violons), Klaipéda Chamber Orchestra, Mindaugas Backus (direction).</li>



<li>Format: PCM 16 bit, 44,1 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Arunas Zujus.</li>



<li>Editeur/Label: Indésens Calliope.</li>



<li>Année: 2024.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Format CD uniquement.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Fado em movimento</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2025 20:52:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Chant]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Fado]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
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					<description><![CDATA[Klarthe nous réserve régulièrement de jolies surprises avec des collaborations originales, sortant des sentiers battus. C’est le cas de cet album qui offre un superbe métissage entre les représentants du Fado traditionnel portugais et l’Ensemble]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Klarthe nous réserve régulièrement de jolies surprises avec des collaborations originales, sortant des sentiers battus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le cas de cet album qui offre un superbe métissage entre les représentants du Fado traditionnel portugais et l’Ensemble des Équilibres, à l’avant-garde de la scène contemporaine française.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une des plus belles voix du Portugal, celle de Cristina Branco, accompagnée de son guitariste Bernardo Couto, s’associe ainsi à la formation d’Agnès Pyka pour interpréter les créations de trois compositrices portugaises contemporaines : Fátima Fonte, Florentine Mulsant et Anne Victorino D’Almeida qui ont, chacune, imaginé l’image musicale de ces textes du Fado, écrits par l’écrivain Gonçalo M. Tavares, dans leur style très différent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette collaboration inédite était loin d’être gagnée d’avance puisque les deux spécialistes du Fado ne lisaient pas les partitions, travaillant tout « à l’oreille ». Il a fallu que la formation d’Agnès Pyka réévalue et ajuste son travail à leur besoin tout en s’appropriant cette mélancolie si particulière inhérente à l&rsquo;univers du Fado.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La concrétisation de ce partage d’influences et de culture, voire de différents rapports à la musique, est admirable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Ensemble des Équilibres nous offre encore une fois une intensité dramatique, une expressivité qui rend cette musique si vivante. Je n’aurais personnellement jamais imaginé que le Fado puisse revêtir une dimension d’une telle modernité. Et pourtant, cette musique vous emporte totalement dans cet élan récitatif, cette puissance évocatrice hors norme…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le travail d’écriture n’est clairement pas en reste, que ce soit le charme des arabesques de Fátima Fonte, l’intensité dramatique d’Anne Victorino d’Almeida, ou bien encore celle de Florentine Mulsant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La partie purement instrumentale, celle écrite par Florentine Mulsant prend la forme d’un trio pour violon, alto et violoncelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette création est tellement théâtrale qu’on ne ressent à aucun moment l’absence de parole. Le niveau de l’écriture m’a semblé de très haut niveau, voire ce qui se fait de mieux dans le cadre de la création contemporaine aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et lorsqu’on revient au chant, la voix de Cristina Branco se fond parfaitement dans ce Fado hyper contemporain. Jamais elle ne semble en faire trop, préférant distiller un vibrato serré et se comporter presque comme une accompagnatrice, alors que l’essentiel des compositions est centré sur sa personnalité et son univers musical&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet album est une délicieuse parenthèse musicale, sorte de creuset mêlant tradition et modernité, et qui mérite sans hésitation notre meilleure recommandation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Fado em movimento.</li>



<li>Artistes : Ensemble des Equilibres, Agnès Pyka (direction, violon), Cristina Branco (chant), Bernardo Couto (guitare).</li>



<li>Format: PCM 16 bit, 44,1 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Erwan Boulay.</li>



<li>Editeur/Label: Klarthe.</li>



<li>Année: 2024.</li>



<li>Genre: Fado.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Format CD uniquement.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="1024" height="277" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png" alt="Fado em movimento 2" class="wp-image-2944" style="width:504px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-2048x555.png 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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<iframe loading="lazy" title="Fado em movimento - Teaser" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/-i3GeXDGH0s?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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		<title>Escales &#8211; Philippe Chamouard</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/escales-philippe-chamouard/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Sep 2024 16:17:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Symphonique]]></category>
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					<description><![CDATA[Escales nous emmène en voyage successivement à travers l’Espagne, dont dont s’inspire la neuvième symphonie de Philippe Chamouard dans son troisième mouvement, puis en Toscane, et enfin au Canada. Ce sont trois des œuvres du]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fescales-philippe-chamouard%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p class="wp-block-paragraph">Escales nous emmène en voyage successivement à travers l’Espagne, dont dont s’inspire la neuvième symphonie de Philippe Chamouard dans son troisième mouvement, puis en Toscane, et enfin au Canada.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont trois des œuvres du compositeur français, interprétées par une phalange roumaine, le Brasov Philharmonic Orchestra dirigé par Christian Orasanu, qui forment ce périple instrumental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pièce maîtresse de cet album, la neuvième symphonie de Philippe Chamouard nous plonge dans un climat très éloigné de l’idée même que je peux me faire de l’Espagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai davantage la sensation d’écouter une noirceur toute droit venue d’Europe de l’Est, de l’univers musical d’un Prokofiev, si je devais faire une analogie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième mouvement «&nbsp;Andante&nbsp;» se veut plus lumineux, sans pour autant revendiquer la légèreté d’une Carmen ou d’un Don Quichotte. Il est selon son auteur l’illustration d’un visage féminin. Peut-être est-ce cet équilibre entre douceur et mystère que souhaite entretenir Philippe Chamouard dans cet Andante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’écriture de cette symphonie s’est d’ailleurs étalée sur trois années, démarrée en 2009 par ce second mouvement, et achevée en 2011.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les cuivres et les bois viennent apporter des couleurs dans la seconde partie de l’Andante, amenant cette touche de douceur espérée, et qui finissent par instaurer un climat particulier, tendre et assez romantique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième mouvement «&nbsp;Buleria e siguiriya&nbsp;» nous fait immédiatement basculer dans l’univers de la danse, et du folklore espagnol, essentiellement celui du flamenco.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rythme de la Buleria est incisif, jouant les accentuations à contre temps entre cordes et castagnettes. La Seguiriya est moins rythmique et plus mélodique, restant néanmoins très entraînante avec ses cordes pizzicati imitant la guitare flamenco.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dernier mouvement «&nbsp;Misterioso Allegretto&nbsp;» nous ramène à une réalité plus descendante, avec une nappe de basses et de timbales assez sombres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais les deux thèmes de l’œuvre s’entrecroisent et Philippe Chamouard nous fait remonter et descendre de façon progressive, mêlant lumière et obscurité. C’est une façon de symboliser selon lui les deux faces du monde, le Yin et le Yang.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La «&nbsp;Valse Toscane&nbsp;» est une composition récente puisqu’inspirée par un séjour à Sienne en 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un style romantique qui émane de cette pièce symphonique, composée sous forme d’une valse, issue des souvenirs vertigineux d’une descente d’escaliers dans la cité toscane.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela pourrait presque sonoriser un film romantique, une histoire d’amour dans une ville italienne. Puis, le rythme de la valse se fait plus pressant, ralentit ensuite, comme si ces marches d’escaliers n’étaient pas linéaires, ou si certaines avaient subi davantage que d’autres l’usure du temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La danse prend néanmoins de l’ampleur progressivement et cette pièce s’achève de façon nette, telle que le ferait une valse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La «&nbsp;Canadian March&nbsp;», œuvre également récente, composée en 2018, termine ce programme.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’instar de la Valse toscane, elle évoque un souvenir de voyage, celui d’une marche au bord du Moraine Lake.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais contrairement à la dimension rythmique de cette descente d’escalier à Sienne, c’est la splendeur d’un paysage lacustre qu’est supposée retranscrire cette dernière œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même si Philippe Chamouard se défend d’avoir voulu s’inspirer de toute dimension folklorique, on retrouve tout au long de la progression de cette pièce symphonique une ambiance de musique de western, ce type de composition qui illustre les moments d&rsquo;émerveillement devant l’immensité et la beauté de ces paysages d’Amérique du Nord. Pure coïncidence ou emprunt inconscient ? Ces musiques illustrant ces grands paysages font sans doute partie de notre inconscient collectif et Chamouard parvient manifestement à nous faire visualiser ces tableaux, avec, reconnaissons-le, beaucoup de sensibilité et de nostalgie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un très bon disque !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Escales – Philippe Chamouard.</li>



<li>Artistes : Brasov Philharmonic Orchestra, Christian Orosanu (direction).</li>



<li>Format: PCM 24 bit, 96 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Calin Ioachimescu.</li>



<li>Editeur/Label: Indésens/Calliope Records.</li>



<li>Année: 2024</li>



<li>Genre: Contemporain.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Discutable.</li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Five Verses</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/five-verses/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Mar 2024 18:01:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
		<category><![CDATA[Saxophone]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=2757</guid>

					<description><![CDATA[Un album de musique contemporaine pour piano et saxophone. Jean-Baptiste Singelée et Paul Hindemith me viennent immédiatement à l’esprit. Néanmoins, si ce dernier fait bien parti du casting, il n’est pas le seul compositeur à]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Un album de musique contemporaine pour piano et saxophone. Jean-Baptiste Singelée et Paul Hindemith me viennent immédiatement à l’esprit. Néanmoins, si ce dernier fait bien parti du casting, il n’est pas le seul compositeur à peupler le répertoire joué par le saxophoniste Carlos Zaragoza et le pianiste Kishin Nagai.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, André Caplet ouvre le bal avec «&nbsp;Le vieux coffret&nbsp;», œuvre originellement écrite pour voix et piano, ici adaptée pour le saxophone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à vrai dire un peu déroutant que de passer de la chanson française du début du vingtième siècle à une forme plus actuelle, laissant l’imagination vagabonder davantage, et magnifiant sans doute encore mieux la mélodie. J’y vois personnellement une mise en lumière de cet univers impressionniste français du vingtième siècle avec les codes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est comme si la musique se dévoilait à la lumière naturelle, sortant de la brume, mais très loin des flashs des projecteurs…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le saxophone apparaît presque ici comme une forme androgyne du chant, à mi-chemin entre tessitures féminines et masculines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le résultat est particulièrement élégant, offrant sans doute aussi une meilleure balance avec le piano.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Né à Tolède, Carlos Zaragoza a obtenu la licence de saxophone avec la plus haute distinction au Conservatorio Superior de Música de Aragón, sous la direction de Mariano García. Il a ensuite poursuivi sa formation en France, à l&rsquo;Université de Paris Saclay et au Conservatoire de Versailles, où il a fait un master sous la direction de Vincent David (musicien et compositeur que nous retrouverons plus loin dans cet album).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2019, il intègre&nbsp;le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, et y obtient un master de Saxophone, de Musique de chambre (classe de David Walter) et de Pédagogie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Japonais Kishin Nagai est quant à lui un passionné de musique de chambre. Il travaille aussi bien avec des chanteurs qu’avec des instrumentistes. Membre de l’Ensemble Rayuela, il est pianiste accompagnateur des classes de cor et de contrebasse au CNSMD de Paris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Suit, après André Caplet, Paul Hindemith, incontournable du répertoire classique pour instruments à vent, avec la sonate pour saxophone alto et piano en mi bémol majeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette sonate, initialement composée pour saxhorn est ici interprétée en conservant cette majesté originelle de l’instrument, cette sonorité très proche finalement d’un cor ou d’une trompette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On apprécie la complémentarité du jeu des deux interprètes. On passe avec bonheur d’un climat lyrique et serein à un scherzo particulièrement vif et sautillant, pour plonger dans une ambiance plus mystérieuse, voire obsédante avec un pianiste accompagnateur qui n’a ici rien d’un figurant ! C’est une performance admirable du pianiste nippon qui instaure dans le dernier mouvement un rythme effréné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La composition éponyme de ce premier album est celle du compositeur contemporain français Orlando Bass, auteur du superbe Concerto pour saxophone alto et orchestre Hopfrog.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici une commande spéciale pour Carlos Zaragoza, achevée en 2022, qu&rsquo;interprète le duo.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une œuvre complexe, divisée en cinq parties, autant basée sur les consonances et dissonances des instruments que sur une rythmique très variante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vincent David, autre compositeur français, et sans doute le plus renommé aujourd’hui dans ce répertoire relativement étroit, est donc également présent sur cet album avec un titre, ou plutôt une lettre «&nbsp;Y&nbsp;», œuvre pour saxophone soprano et piano.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’univers musical contemporain illustre un poème de Juan Ramón Jimenez «&nbsp;El viaje definitivo&nbsp;», renvoyant à l’idée de la mort, de l’éphémère et de la démesure de la nature face à la condition humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Luis Naón est le dernier contributeur de cette programmation qui sort des sentiers battus. «&nbsp;Senderos… que bifurcan&nbsp;» est une pièce pour saxophone soprano et électronique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une véritable bulle sonore, un monde déstructuré duquel partent des routes, des bifurcations vers des univers parfois oppressants, tantôt purement contemplatifs, soutenus par une litanie virtuose du saxophone soprano de Carlos Zaragoza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une expérience troublante que viennent ponctuer certaines sonorités familières, comme le hululement d’une chouette ou celle d&rsquo;un cheval au galop.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au final, cet album témoigne de la jeunesse de l’instrument et du répertoire, essentiellement contemporain. C’est un univers particulièrement riche et complexe, allant sans nul doute bien au delà de ce que les vedettes du free jazz ont pu produire et improviser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces «&nbsp;cinq couplets&nbsp;» (Five Verses) d’Orlando Bass symbolisent tout autant ce voyage initiatique au travers de ces cinq compositions pour le saxophone, trajectoire passionnante et virtuose d’un instrument regorgeant de possibilités quasi infinies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un grand bravo pour cette somptueuse réalisation !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre: Five Verses.</li>



<li>Artistes : Carlos Zaragoza (saxophone), Kishin Nagai (piano).</li>



<li>Format: PCM 24 bit &#8211; 96 kHz / DSD 64.</li>



<li>Ingénieur du son: Cheluis Salmerón.</li>



<li>Editeur/Label: Ibs classical / téléchargement <a href="https://www.nativedsd.com/produhttps://www.nativedsd.com/product/ibs202023-five-verses/" target="_blank" rel="noreferrer noopener nofollow">Native DSD</a></li>



<li>Année: 2023</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Le vieux coffret (Arr. for Alto Saxophone &amp; Piano by Carlos Zaragoza &amp; Kishin Nagai) : No. 2,..." width="1200" height="900" src="https://www.youtube.com/embed/3Nnsedy5v20?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ariana</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/ariana/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Jan 2024 13:08:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Concerto]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=2738</guid>

					<description><![CDATA[Il n’est jamais évident de commenter une création, surtout lorsque celle-ci prend source dans un générique d’une minute et demie destiné à un projet de série télévisée… «&#160;Ariana&#160;» est née ainsi, et cette œuvre créée]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fariana%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p class="wp-block-paragraph">Il n’est jamais évident de commenter une création, surtout lorsque celle-ci prend source dans un générique d’une minute et demie destiné à un projet de série télévisée…</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Ariana&nbsp;» est née ainsi, et cette œuvre créée par Yves Levêque échappe à tous les styles, ou serait plutôt l’amalgame de nombreuses influences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La forme de concerto pour piano fait immanquablement penser aux compositeurs russes, Tchaikovsky et Rachmaninov, avec un jeu très articulé, solide et fluide à la fois, de la pianiste Caroline Fauchet.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais certains passages orchestraux renvoient à des œuvres plus symphoniques, à Gershwin, à Grieg, ainsi qu’au genre cinématographique à l’instar de Michel Legrand ou John Williams.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui perturbe un peu est l’absence réelle d’un thème récurrent. «&nbsp;Ariana&nbsp;» est davantage une progression, voire une envolée vers un idéal musical, celui d&rsquo;Yves Levêque…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième et dernier mouvement est sans doute le plus riche, mais garde une élégance naturelle, avec un piano lumineux, des éclats orchestraux, et des solistes ponctuant les passages orchestraux, qui me font penser à l&rsquo;univers de Georges Gershwin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense que c’est en fait une soif immodérée d’élégance qui dicte finalement la plume d’Yves Levêque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le final à moitié en clin d’œil à John Williams et Star Wars, moitié en hommage à Tchaikovsky, nous rend presque triste car nous aurions aimé que cette grande fresque XXL se poursuive encore un peu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sonorité du Stenway de Caroline Fauchet est particulièrement chatoyante. La prise de son est d’ailleurs d’excellente facture, ce qui en fait un disque tout à fait recommandable pour notre lectorat audiophile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une sonorité puissante que celle de Caroline Fichet, avec des aigus aériens et un grave nuancé et profond.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’interprétation des Prélude, Choral et Fugue de César Franck est tout aussi plaisante à l’écoute avec un piano extrêmement présent et puissant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Prélude de Caroline Fauchet est vraiment touchant. Il est autoritaire tout en préservant une qualité de timbre ainsi que de subtiles nuances qui amènent une dimension émotionnelle forte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a en revanche quelques petites altérations du tempo dans la fugue (peut-être quelques notes trop appuyées également) qui font que le contrepoint n’est pas toujours aussi net qu’on pourrait l’espérer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, les tonalités impressionnistes très élégantes, mises en valeur par l’excellente prise de son, apportent un vrai plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a aussi beaucoup de puissance, bien plus par exemple que dans la récente version enregistrée par Nikolai Lugansky chez Harmonia Mundi en 2020.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux versions empruntent chacune un tempo assez lent dans la fugue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’avoue préférer partir sur un tempo plus rapide qui privilégie cet élan qui ne semble jamais se tarir, à l’instar des très belles versions de Bertrand Chamayou pour le label Naïve, ou bien encore celle d’Aldo Ciccolini chez Erato. Il y a davantage de progressivité dans le jeu de ces pianistes, ainsi que les moyens techniques de «&nbsp;tout lâcher&nbsp;» dans la fugue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a une forme d’uniformité dans le jeu de Caroline Fauchet qu&rsquo;on remarque sur l&rsquo;ensemble des deux œuvres enregistrées sur cet album, question de style et sensibilité personnelle sans doute.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il est néanmoins difficile d’associer les qualités requises vis-à-vis du jeu pianistique d’un concerto inspiré des grands compositeurs russes avec celles qu&rsquo;on attend dans les Prélude Choral et Fugue de César Franck.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le seul petit bémol que j’indiquerais alors que je n’hésite pas une seconde à décerner un Grand Frisson pour Ariana, réalisation époustouflante et servie par une prise de son de grande qualité !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre: Ariana.</li>



<li>Artistes : Caroline Fauchet (piano), Yves Levêque (direction), Orchestre Colonne.</li>



<li>Format: PCM 24 bit / 44,1 kHz.</li>



<li>Ingénieurs du son: Julien Bassères, Dimitri Scapolan (prise de son).</li>



<li>Editeur/Label: IndéSENS.</li>



<li>Année: 2023</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Discutable.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-1024x277.png" alt="Ariana 3" class="wp-image-2718" width="566" height="153" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-2048x555.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 566px) 100vw, 566px" /></figure>
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