<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Contemporain &#8211; Audiophile-Magazine</title>
	<atom:link href="https://audiophile-magazine.com/tag/contemporain/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://audiophile-magazine.com</link>
	<description>Le seul magazine hifi français totalement indépendant</description>
	<lastBuildDate>Sun, 15 Feb 2026 15:06:40 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2020/04/cropped-favicon-32x32.jpg</url>
	<title>Contemporain &#8211; Audiophile-Magazine</title>
	<link>https://audiophile-magazine.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Con Silencio Vibrante</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/con-silencio-vibrante/</link>
					<comments>https://audiophile-magazine.com/discographie/con-silencio-vibrante/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 15:05:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=3277</guid>

					<description><![CDATA[«&#160;Con silencio vibrante&#160;» a été enregistré par le Taller Sonoro, un ensemble sévillan de musique contemporaine, et est consacré à huit œuvres majeures de l&#8217;avant-garde espagnole et latino-américaine des années 1960 et 1970. Avec des]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fcon-silencio-vibrante%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
<span class="sr-fbmessenger"><a data-mobile="fb-messenger://share?link=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fcon-silencio-vibrante%2F" data-id="fbmessenger" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/dialog/send?app_id=&amp;link=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fcon-silencio-vibrante%2F&amp;redirect_uri=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fcon-silencio-vibrante%2F" target="_blank" title="Facebook messenger"><i class="fab fa-facebook-messenger"></i></a></span>
<span class="sr-twitter"><a data-id="twitter" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://twitter.com/intent/tweet?text=Con%20Silencio%20Vibrante%20-%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fcon-silencio-vibrante%2F%20" target="_blank" title="Tweet this !"><i class="fab fa-twitter"></i></a></span>
<span class="sr-whatsapp"><a data-mobile="whatsapp://send?text=Con%20Silencio%20Vibrante%20-%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fcon-silencio-vibrante%2F" data-id="whatsapp" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://api.whatsapp.com/send?text=Con%20Silencio%20Vibrante%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fcon-silencio-vibrante%2F" target="_blank" title="WhatsApp"><i class="fab fa-whatsapp"></i></a></span>
<span class="sr-print"><a data-id="print" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.printfriendly.com/print?url=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fcon-silencio-vibrante%2F" target="_blank" title="Print this article "><i class="fa fa-print"></i></a></span></div></div></div>
<p>«&nbsp;Con silencio vibrante&nbsp;» a été enregistré par le Taller Sonoro, un ensemble sévillan de musique contemporaine, et est consacré à huit œuvres majeures de l&rsquo;avant-garde espagnole et latino-américaine des années 1960 et 1970.</p>



<p>Avec des enregistrements en première mondiale d&rsquo;œuvres de Joan Guinjoan, Aurelio de la Vega, Graciela Paraskevaídis et Jesús Villa-Rojo, cet album vous invite à un périple au cœur d&rsquo;une des périodes les plus fécondes et les moins documentées de la musique de chambre contemporaine.</p>



<p>Cet enregistrement éclaire ainsi d&rsquo;un jour nouveau cette époque en alternant les œuvres explorant le sérialisme et le hasard, la notation graphique, l&rsquo;intertextualité littéraire, et tous les courants sonores si radicalement expressifs du vingtième siècle.</p>



<p>Cet album débute avec une composition de Mario Lavista qui fut influencé durant ses années passées dans des centres européens comme Paris, Cologne et Darmstadt, ainsi que durant son séjour au Japon, par les idiomes sériels et aléatoires, ainsi que les techniques électroacoustiques.</p>



<p>Lavista a distillé les fruits de ces rencontres pour créer un langage personnel renouant avec la notation traditionnelle tout en s&rsquo;inspirant de la tradition musicale historique grâce à des citations tirées du répertoire ancien. Cette pratique est finalement devenue une caractéristique régulière de sa musique.</p>



<p>Dans «&nbsp;Quotations&nbsp;» œuvre dédiée au violoncelliste américain David Tomatz et créé à Mexico en décembre 1977, Lavista établit un double cadre intertextuel. D&rsquo;une part, la partition porte en épigraphe les deux vers de Pierre-Jean de Béranger qu&rsquo;Edgar Allan Poe a choisis pour préface à son conte La Chute de la maison Usher (« Son/Mon cœur est un luth suspendu; sitôt qu’on le touche, il résonne », servant de guide intentionnel aux interprètes, à qui l’on demande, selon les mots de Lavista, d’évoquer « la fragilité de quelque chose qui, au moindre contact, s’effrite ou résonne, comme l’image de ce luth suspendu, un cœur qui chante quand on le touche ». D’autre part, la partition du violoncelle est une évocation d’une multitude d’œuvres antérieures écrites pour l’instrument en passant par Brahms, Debussy, Ravel, Bartók et Webern jusqu&rsquo;aux avant-gardistes tels qu’Isang Yun, George Crumb et l’Espagnol Tomás Marco.</p>



<p>Ces traces spectrales se déploient en dialogue avec le piano, au sein d&rsquo;une texture intime et discontinue, où les deux instruments alternent presque entièrement à tour de rôle. Des dynamiques contrastées, l&rsquo;utilisation éloquente du silence, et la récurrence persistante de la quinte juste (si♭-fa, mi-si) façonnent le cours de l&rsquo;œuvre, qui se clôt dans une atmosphère de ténèbres et de mystère par une série d&rsquo;arpèges rapides de violoncelle sur des notes de piano tenues.</p>



<p>«&nbsp;Miniaturas&nbsp;» a été composé en 1965 par Joan Guinjoan. Conçue pour violon, clarinette, piano et percussions, le compositeur lui-même la considérait comme une contribution particulièrement importante à son catalogue.</p>



<p>Guinjoan décrivait ces 3 pièces miniatures comme une forme de « tableau polyphonique de dynamiques, d&rsquo;exploration tonale et d&rsquo;invention rythmique ».</p>



<p>Les motifs nettement définis et les contrastes d&rsquo;intensité et de tempo dans la pièce d&rsquo;ouverture, puis le voyage de la désolation au lyrisme dans l&rsquo;« intermezzo » mené par le violon de la seconde, culminent dans la miniature finale avec un scherzando fait de fragmentations rythmiques et de dislocations, avant d&rsquo;atteindre, dans la coda, un point de régularisation et d&rsquo;extinction, marqué par le pulsation immuable du métronome.</p>



<p>L&rsquo; œuvre suivante du compositeur cubain Aurelio de la Vega, «&nbsp;Labdanum&nbsp;», renvoie au milieu de l&rsquo;assouplissement progressif de ses techniques sérielles, un processus qu&rsquo;il poursuivait depuis la fin des années 1950 et qui, dans le domaine de la musique de chambre, se manifeste dans des œuvres telles qu&rsquo;Exametron (1965) et Exospheres (1966) jusqu&rsquo;à Septicilium (1974). En effet, comme le soulignaient les notes de programme de sa création, l&rsquo;œuvre révèle même un retour délibéré à certains traits traditionnels qu&rsquo;ils qualifiait de « vieux parfums du passé ».</p>



<p>L&rsquo;attention méticuleuse portée au timbre — grâce à une maîtrise détaillée des registres, des modes et des types d&rsquo;attaque, ainsi que des degrés de vibrato — crée une atmosphère fluide, un labyrinthe de relations instrumentales obliques, parfois agressives, jouant avec des niveaux changeants de synchronie et d&rsquo;asynchronie et traçant un parcours imprévisible dominé par la flûte, ponctué de solos d&rsquo;alto et de vibraphone.</p>



<p>«&nbsp;Con silencio vibrante&nbsp;», pour clarinette et alto, de Graciela Paraskevaídis, figure parmi les premières œuvres qu&rsquo;elle a intégrées à son catalogue officiel, aux côtés de Magma pour ensemble instrumental et des pièces électroacoustiques mixtes Subliminal (1967) et la seconde version de Combinatoria II (1968).</p>



<p>C&rsquo;est un climat microtonal et dont la partition est jouée sempre pianississimo dans ses sections d’ouverture et de clôture, autour d’un noyau central de sonorités délicatement tissées.</p>



<p>«&nbsp;Composición a cinco instrumentos&nbsp;», écrite au début de l’année 1965 par Gonzalo de Olavide, témoigne de l’expérience directe du compositeur au sein de l’avant-garde, tant à Darmstadt (1963-1965) qu’à Cologne à partir de 1964. Cette œuvre témoigne d&rsquo;un grand raffinement tonal et d&rsquo;une palette de timbres chatoyante. Cet intérêt pour les timbres marque, dans cette œuvre, le début de la combinaison par Olavide d’éléments diatoniques et chromatiques. La façon dont interagissent les 5 pupitres est assez spectaculaire, conférant à cette composition un côté surnaturel, balayé par des aplats sonores saccadés et des passages plus appaisés.</p>



<p>Le Barcelonais Enrique Raxach est également présent dans cet album via son œuvre «&nbsp;Imaginary Landscape&nbsp;» pour flûte(s) et percussions.</p>



<p>Le titre de cette composition, bien que coïncidant avec la célèbre série d’œuvres de John Cage composées entre 1939 et 1952, n’en présente aucune parenté esthétique ou sonore.</p>



<p>«&nbsp;Imaginary Landscape&nbsp;» est une œuvre d&rsquo;une sonorité singulièrement captivante, caractérisée par son écriture raffinée et la création d&rsquo;espaces internes hétérogènes&nbsp;: de l&rsquo;ouverture, avec la ligne mélodique souple de la flûte alto sur fond de percussions et de vibraphone, à l&rsquo;épisode suivant, aux allures de danse, pour flûte et bongos, qui précède l&rsquo;établissement d&rsquo;un rythme indépendant et chaotique — progressivement accéléré et régularisé jusqu&rsquo;à atteindre son paroxysme. Dans la section finale, annoncée par un solo de percussions, la flûte traversière et la flûte alto alternent, rappelant quelque peu l&rsquo;esprit de l&rsquo;ouverture, mais avec les lignes mélodiques et rythmiques des percussions plus nettement mises en avant, avant de céder la place à une coda confiée à la flûte alto sur une palette de couleurs percussives variées.</p>



<p>Conçu pour violon, alto, violoncelle et piano, et dédié au Cantabrique pianiste Luciano González Sarmiento (plus tard membre du Trio Mompou), «&nbsp;Espaciado-rítmico&nbsp;» de Jesús Villa-Rojo, fait partie des grandes œuvres du compositeur et clarinettiste.</p>



<p>L&rsquo;œuvre repose sur des prémisses simples&nbsp;: l&rsquo;utilisation de blocs sonores proportionnels (d&rsquo;une durée de une à quatre secondes), une maîtrise absolue du vibrato et l&rsquo;opposition radicale de deux matériaux sonores fondamentaux — des notes tenues ppp, dominantes à partir du milieu de la composition, et des interventions isolées de deux ou trois notes seulement, souvent apparaissant comme des attaques sforzando soudaines, et unifiées par un tactus de croches régulier. Il en résulte la construction d&rsquo;une mélodie fragmentée, évoluant progressivement vers un déclin quasi inéluctable.</p>



<p>Ce disque se termine par l&rsquo;une des œuvres de chambre les plus importantes de l&rsquo;avant-garde espagnole : Cesuras (pour flûte, hautbois, clarinette, violon, alto et violoncelle) de Luis de Pablo.</p>



<p>L&rsquo;originalité du renouvellement des textures sonores internes, la rigueur dans l&rsquo;attribution des registres, le travail nuancé sur les degrés de densité, et la gestion soignée des contrastes abrupts de tempo ou de dynamique et de matériaux sonores établissent un discours d&rsquo;une remarquable clarté et d&rsquo;une grande cohérence structurelle.</p>



<p>La section d&rsquo;ouverture juxtapose deux épisodes Vivo (le premier marqué fff staccato, avec une sonorité tendue et aiguë ; le second soumis à une dynamique directionnelle) avec une « fenêtre » plus statique et diffuse de notes tenues et de relations contrapuntiques diagonales. Dans la section centrale, cette « fenêtre » s&rsquo;ouvre deux fois, à un tempo lent ou lentissimo, par des sonorités verticales compactes, offrant un cadre à un ffff chaotique climax d&rsquo;une durée de près d&rsquo;une demi-minute, basé sur une synchronisation rythmique et une liberté dans le choix des hauteurs qui n&rsquo;est qu&rsquo;approximative. Enfin, un épisode de rythme irrégulier conduit à une coda brute et mécanique, poussée vers une interruption violente par une sonorité verticale ffff extrêmement aiguë.</p>



<p></p>



<p>On retiendra de cette initiative une heureuse initiation à la musique contemporaine hispanique, servie par une excellente prise de son et direction artistique. Ce n&rsquo;est évidemment pas facile de remettre au goût du jour cette musique savante de nos jours, voire il ne peut qu&rsquo;en résulter un pari risqué. L&rsquo;ensemble Taller Sonoro l&rsquo;a néanmoins remporté haut la main, nous livrant ici un enregistrement particulièrement varié, vivant et captivant.</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Con Silencio Vibrante.</li>



<li>Artistes : Ensemble Taller Sonoro &#8211; Jesús Sánchez Valladares (flûte), Camilo Irizo (clarinette), Sarah Roper (hautbois), Baldomero Lloréns (percussions), Ignacio Torner (piano), Alejandro Tuñón (violon), Aglaya González (viole), María del Carmen Coronado (violoncelle).</li>



<li>Format: PCM 24-bit, 92 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Cheluis Salmerón.</li>



<li>Editeur/Label: Ibs Classical.</li>



<li>Année: 2025.</li>



<li>Genre: Contemporain.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://audiophile-magazine.com/discographie/con-silencio-vibrante/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Adès: Violin Concerto &#038; the Exterminating Angel Symphony</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/ades-violin-concerto-the-exterminating-angel-symphony/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Dec 2025 21:40:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Violon]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=3266</guid>

					<description><![CDATA[L’Orchestre du Minnesota et son directeur musical, Thomas Søndergård, explorent le répertoire de Thomas Adès, compositeur et chef d’orchestre britannique.&#160; La Symphonie de l’Ange exterminateur – enregistrée en première mondiale – est une suite symphonique]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fades-violin-concerto-the-exterminating-angel-symphony%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
<span class="sr-fbmessenger"><a data-mobile="fb-messenger://share?link=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fades-violin-concerto-the-exterminating-angel-symphony%2F" data-id="fbmessenger" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/dialog/send?app_id=&amp;link=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fades-violin-concerto-the-exterminating-angel-symphony%2F&amp;redirect_uri=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fades-violin-concerto-the-exterminating-angel-symphony%2F" target="_blank" title="Facebook messenger"><i class="fab fa-facebook-messenger"></i></a></span>
<span class="sr-twitter"><a data-id="twitter" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://twitter.com/intent/tweet?text=Ad%C3%A8s%3A%20Violin%20Concerto%20%26amp%3B%20the%20Exterminating%20Angel%20Symphony%20-%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fades-violin-concerto-the-exterminating-angel-symphony%2F%20" target="_blank" title="Tweet this !"><i class="fab fa-twitter"></i></a></span>
<span class="sr-whatsapp"><a data-mobile="whatsapp://send?text=Ad%C3%A8s%3A%20Violin%20Concerto%20%26amp%3B%20the%20Exterminating%20Angel%20Symphony%20-%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fades-violin-concerto-the-exterminating-angel-symphony%2F" data-id="whatsapp" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://api.whatsapp.com/send?text=Ad%C3%A8s%3A%20Violin%20Concerto%20%26amp%3B%20the%20Exterminating%20Angel%20Symphony%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fades-violin-concerto-the-exterminating-angel-symphony%2F" target="_blank" title="WhatsApp"><i class="fab fa-whatsapp"></i></a></span>
<span class="sr-print"><a data-id="print" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.printfriendly.com/print?url=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fades-violin-concerto-the-exterminating-angel-symphony%2F" target="_blank" title="Print this article "><i class="fa fa-print"></i></a></span></div></div></div>
<p></p>



<p>L’Orchestre du Minnesota et son directeur musical, Thomas Søndergård, explorent le répertoire de Thomas Adès, compositeur et chef d’orchestre britannique.&nbsp;</p>



<p>La Symphonie de l’Ange exterminateur – enregistrée en première mondiale – est une suite symphonique d&rsquo;une vingtaine de minutes tiré de l’opéra du même nom créé en 2026&nbsp;«&nbsp;The Exterminating Angel&nbsp;». Cette suite a été créée aux Proms le 5 août 2021 et jouée en octobre de la même année à la Maison de la Radio et de la Musique.</p>



<p>C’est une œuvre puissante et sombre, basé sur la folie d’un couple, piégeant ses hôtes en les maintenant enfermés dans un salon sans aucun espoir de pouvoir s’en échapper.</p>



<p>L’orchestre du Minnesota exprime à merveille cette histoire angoissante et totalement folle. Pas forcément si simple que de faire naître le juste niveau de tension permettant à l’auditeur de visiter rapidement cet opéra.</p>



<p>Le quatrième et dernier mouvement faisant naître une sorte de valse infernale et funèbre est totalement saisissant de dramaturgie.</p>



<p>On se croirait presque au cinéma. La prise de son est à ce titre plutôt remarquable.</p>



<p>L’utilisation des ondes Martenot (instrument de musique électronique) rajoute à la dimension fantastique de l’œuvre.</p>



<p>Le Concerto pour violon, sous-titré «&nbsp;Chemins concentriques&nbsp;», est une œuvre pour violon solo et orchestre de chambre.</p>



<p>Commandée conjointement par le Festival de Berlin et l’Orchestre philharmonique de Los Angeles grâce au soutien financier des philanthropes Lenore et Bernard Greenberg, elle a été composée pour le violoniste Anthony Marwood, qui en a donné la première mondiale avec l’Orchestre de chambre d’Europe à Berlin le 4 septembre 2005.</p>



<p>Ici, c’est la violoniste canadienne Leila Josefowicz qui vient électriser l’atmosphère d’une œuvre déjà très tourmentée.</p>



<p>La soliste fusionne parfaitement avec l’orchestre, et le travail de prise de son est encore une fois excellent, offrant une grande clarté ainsi qu’une belle dynamique, venant souligner l’extraordinaire précision de cet orchestre.</p>



<p>Cet enregistrement constitue finalement une très belle occasion de découvrir ou redécouvrir l’univers de Thomas Adès grâce à une production soignée et un chef d’orchestre particulièrement inspiré. Un très bon disque.</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Adès&nbsp;: Violin Concerto &amp; the Exterminating Angel Symphony.</li>



<li>Artistes : Leila Josefowicz (violon), Minnesota Orchestra, Thomas Sondergard (direction).</li>



<li>Format: PCM 24-bit, 96 kHz.</li>



<li>Ingénieurs du son: Michael Osborne, Jay Perlman, Thomas Garneau.</li>



<li>Editeur/Label: Pentatone.</li>



<li>Année: 2025.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Max Richter – The New Four Seasons – Vivaldi recomposed</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/max-richter-the-new-four-seasons-vivaldi-recomposed/</link>
					<comments>https://audiophile-magazine.com/discographie/max-richter-the-new-four-seasons-vivaldi-recomposed/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 03:29:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Vivaldi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=3015</guid>

					<description><![CDATA[L’œuvre de Richter «&#160;Vivaldi Recomposed&#160;» fait partie de la catégorie des relectures. Il s&#8217;agit d&#8217;un travail de réécriture de l’œuvre à partir de la partition revisitée dans le style post-minimaliste. Cette œuvre a été enregistrée]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fmax-richter-the-new-four-seasons-vivaldi-recomposed%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
<span class="sr-fbmessenger"><a data-mobile="fb-messenger://share?link=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fmax-richter-the-new-four-seasons-vivaldi-recomposed%2F" data-id="fbmessenger" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/dialog/send?app_id=&amp;link=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fmax-richter-the-new-four-seasons-vivaldi-recomposed%2F&amp;redirect_uri=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fmax-richter-the-new-four-seasons-vivaldi-recomposed%2F" target="_blank" title="Facebook messenger"><i class="fab fa-facebook-messenger"></i></a></span>
<span class="sr-twitter"><a data-id="twitter" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://twitter.com/intent/tweet?text=Max%20Richter%20%E2%80%93%20The%20New%20Four%20Seasons%20%E2%80%93%20Vivaldi%20recomposed%20-%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fmax-richter-the-new-four-seasons-vivaldi-recomposed%2F%20" target="_blank" title="Tweet this !"><i class="fab fa-twitter"></i></a></span>
<span class="sr-whatsapp"><a data-mobile="whatsapp://send?text=Max%20Richter%20%E2%80%93%20The%20New%20Four%20Seasons%20%E2%80%93%20Vivaldi%20recomposed%20-%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fmax-richter-the-new-four-seasons-vivaldi-recomposed%2F" data-id="whatsapp" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://api.whatsapp.com/send?text=Max%20Richter%20%E2%80%93%20The%20New%20Four%20Seasons%20%E2%80%93%20Vivaldi%20recomposed%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fmax-richter-the-new-four-seasons-vivaldi-recomposed%2F" target="_blank" title="WhatsApp"><i class="fab fa-whatsapp"></i></a></span>
<span class="sr-print"><a data-id="print" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.printfriendly.com/print?url=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fmax-richter-the-new-four-seasons-vivaldi-recomposed%2F" target="_blank" title="Print this article "><i class="fa fa-print"></i></a></span></div></div></div>
<p>L’œuvre de Richter «&nbsp;Vivaldi Recomposed&nbsp;» fait partie de la catégorie des relectures.</p>



<p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;un travail de réécriture de l’œuvre à partir de la partition revisitée dans le style post-minimaliste.</p>



<p>Cette œuvre a été enregistrée pour la première fois en 2012 par le Konzerthaus Kammerorchester de Berlin et Daniel Hope sous la direction de André de Ridder.</p>



<p>Le même violoniste (Daniel Hope) la jouera la même année au Barbican Hall de Londres en compagnie du Britten Sinfonia.</p>



<p>Pour Max Richter, cette œuvre avait atteint un point de saturation&nbsp;: elle était entendue partout, dans les téléphones portables, dans les ascenseurs, à la radio, dans les annonces publicitaires à la télévision. Cette omniprésence lui avait fait perdre finalement toute son énergie viscérale originelle vis-à-vis du public contemporain.</p>



<p>La volonté de Richter a donc été de reconfigurer l’écoute de ce chef-d’œuvre, tout en conservant son essence, à savoir le travail sur un motif générateur afin de créer l’architecture musicale, l’emploi des répétitions et la polyphonie sur une base harmonique stable.</p>



<p>Cela n’en constitue pas moins une approche radicale puisque Richter</p>



<p>S’oriente principalement vers une dimension contemplative, supprimant 75% du contenu original, et n’en conservant que ce qui est strictement nécessaire à son identification.</p>



<p>Ce nouvel enregistrement par la formation lituanienne du Klaipéda Chamber Orchestra, dirigée par Mindaugas Backus, fait partie d’un diptyque puisque les mêmes musiciens ont enregistré simultanément la partition originale de Vivaldi et celle de Max Richter.</p>



<p>Je pense d’ailleurs que c’est particulièrement recommandable que de savoir exactement d’où on part pour comprendre quel cheminement de pensée a pu emprunter Max Richter dans sa nouvelle version.</p>



<p>Il se différencie également par le fait de ne pas intégrer de passages électroniques à l’instar du mouvement introductif «&nbsp;Spring 0&nbsp;» qui n’est pas joué ici, ou des mouvements Shadow qui ne figurent non plus pas dans cette réalisation.</p>



<p>Il s’agit bien d’une forme d’entre deux où les bandes sons, les chants d’oiseaux, sont remplacés par des aplats sonores et des arrières-plans orchestraux.</p>



<p>Il reste donc ce côté contemplatif, sans pour autant donner dans cet univers très austère et électronique qui rend l’hiver si différent entre la version enregistrée chez Deutsche Grammophon et celle d&rsquo;Indésens Calliope.</p>



<p>Le quatuor de violonistes formé par Justina Zajancauskaite, Ruta Lipinaityte, Egle Valute et Julija Andersson sert avec la même enthousiasme que celui dont il fait preuve dans la version de Vivaldi, apportant davantage de couleurs que la version de Richter originale, avec un peu plus de vibrato et d’ornements.</p>



<p>Cette dimension plus analogique permet peut-être d’établir une passerelle plus évidente avec l’œuvre de Vivaldi. En ce sens, j’ai trouvé l’idée particulièrement intéressante.</p>



<p>La qualité de la prise de son permet par ailleurs de restituer cette ambiance si particulière de l’œuvre de Richter, avec un peu de peps supplémentaire, ce qui est plutôt réussi. Comprenez que je reviendrai ainsi plus volontiers à cette proposition du chef Mindaugas Backus, qu’à l’original de 2014…</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Max Richter – The New Four Seasons – Vivaldi recomposed.</li>



<li>Artistes : Justina Zajancauskaite, Ruta Lipinaityte, Egle Valute, Julija Andersson (violons), Klaipéda Chamber Orchestra, Mindaugas Backus (direction).</li>



<li>Format: PCM 16 bit, 44,1 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Arunas Zujus.</li>



<li>Editeur/Label: Indésens Calliope.</li>



<li>Année: 2024.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Format CD uniquement.</li>
</ul>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://audiophile-magazine.com/discographie/max-richter-the-new-four-seasons-vivaldi-recomposed/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Fado em movimento</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/fado-em-movimento/</link>
					<comments>https://audiophile-magazine.com/discographie/fado-em-movimento/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2025 20:52:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Chant]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Fado]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=2957</guid>

					<description><![CDATA[Klarthe nous réserve régulièrement de jolies surprises avec des collaborations originales, sortant des sentiers battus. C’est le cas de cet album qui offre un superbe métissage entre les représentants du Fado traditionnel portugais et l’Ensemble]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Ffado-em-movimento%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
<span class="sr-fbmessenger"><a data-mobile="fb-messenger://share?link=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Ffado-em-movimento%2F" data-id="fbmessenger" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/dialog/send?app_id=&amp;link=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Ffado-em-movimento%2F&amp;redirect_uri=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Ffado-em-movimento%2F" target="_blank" title="Facebook messenger"><i class="fab fa-facebook-messenger"></i></a></span>
<span class="sr-twitter"><a data-id="twitter" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://twitter.com/intent/tweet?text=Fado%20em%20movimento%20-%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Ffado-em-movimento%2F%20" target="_blank" title="Tweet this !"><i class="fab fa-twitter"></i></a></span>
<span class="sr-whatsapp"><a data-mobile="whatsapp://send?text=Fado%20em%20movimento%20-%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Ffado-em-movimento%2F" data-id="whatsapp" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://api.whatsapp.com/send?text=Fado%20em%20movimento%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Ffado-em-movimento%2F" target="_blank" title="WhatsApp"><i class="fab fa-whatsapp"></i></a></span>
<span class="sr-print"><a data-id="print" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.printfriendly.com/print?url=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Ffado-em-movimento%2F" target="_blank" title="Print this article "><i class="fa fa-print"></i></a></span></div></div></div>
<p>Klarthe nous réserve régulièrement de jolies surprises avec des collaborations originales, sortant des sentiers battus.</p>



<p>C’est le cas de cet album qui offre un superbe métissage entre les représentants du Fado traditionnel portugais et l’Ensemble des Équilibres, à l’avant-garde de la scène contemporaine française.</p>



<p>Une des plus belles voix du Portugal, celle de Cristina Branco, accompagnée de son guitariste Bernardo Couto, s’associe ainsi à la formation d’Agnès Pyka pour interpréter les créations de trois compositrices portugaises contemporaines : Fátima Fonte, Florentine Mulsant et Anne Victorino D’Almeida qui ont, chacune, imaginé l’image musicale de ces textes du Fado, écrits par l’écrivain Gonçalo M. Tavares, dans leur style très différent.</p>



<p>Cette collaboration inédite était loin d’être gagnée d’avance puisque les deux spécialistes du Fado ne lisaient pas les partitions, travaillant tout « à l’oreille ». Il a fallu que la formation d’Agnès Pyka réévalue et ajuste son travail à leur besoin tout en s’appropriant cette mélancolie si particulière inhérente à l&rsquo;univers du Fado.</p>



<p>La concrétisation de ce partage d’influences et de culture, voire de différents rapports à la musique, est admirable.</p>



<p>L’Ensemble des Équilibres nous offre encore une fois une intensité dramatique, une expressivité qui rend cette musique si vivante. Je n’aurais personnellement jamais imaginé que le Fado puisse revêtir une dimension d’une telle modernité. Et pourtant, cette musique vous emporte totalement dans cet élan récitatif, cette puissance évocatrice hors norme…</p>



<p>Le travail d’écriture n’est clairement pas en reste, que ce soit le charme des arabesques de Fátima Fonte, l’intensité dramatique d’Anne Victorino d’Almeida, ou bien encore celle de Florentine Mulsant.</p>



<p>La partie purement instrumentale, celle écrite par Florentine Mulsant prend la forme d’un trio pour violon, alto et violoncelle.</p>



<p>Cette création est tellement théâtrale qu’on ne ressent à aucun moment l’absence de parole. Le niveau de l’écriture m’a semblé de très haut niveau, voire ce qui se fait de mieux dans le cadre de la création contemporaine aujourd’hui.</p>



<p>Et lorsqu’on revient au chant, la voix de Cristina Branco se fond parfaitement dans ce Fado hyper contemporain. Jamais elle ne semble en faire trop, préférant distiller un vibrato serré et se comporter presque comme une accompagnatrice, alors que l’essentiel des compositions est centré sur sa personnalité et son univers musical&#8230;</p>



<p>Cet album est une délicieuse parenthèse musicale, sorte de creuset mêlant tradition et modernité, et qui mérite sans hésitation notre meilleure recommandation.</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Fado em movimento.</li>



<li>Artistes : Ensemble des Equilibres, Agnès Pyka (direction, violon), Cristina Branco (chant), Bernardo Couto (guitare).</li>



<li>Format: PCM 16 bit, 44,1 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Erwan Boulay.</li>



<li>Editeur/Label: Klarthe.</li>



<li>Année: 2024.</li>



<li>Genre: Fado.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Format CD uniquement.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="277" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png" alt="Fado em movimento 1" class="wp-image-2944" style="width:504px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-2048x555.png 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Fado em movimento - Teaser" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/-i3GeXDGH0s?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://audiophile-magazine.com/discographie/fado-em-movimento/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>4</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Escales &#8211; Philippe Chamouard</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/escales-philippe-chamouard/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Sep 2024 16:17:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Symphonique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=2886</guid>

					<description><![CDATA[Escales nous emmène en voyage successivement à travers l’Espagne, dont dont s’inspire la neuvième symphonie de Philippe Chamouard dans son troisième mouvement, puis en Toscane, et enfin au Canada. Ce sont trois des œuvres du]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fescales-philippe-chamouard%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
<span class="sr-fbmessenger"><a data-mobile="fb-messenger://share?link=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fescales-philippe-chamouard%2F" data-id="fbmessenger" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/dialog/send?app_id=&amp;link=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fescales-philippe-chamouard%2F&amp;redirect_uri=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fescales-philippe-chamouard%2F" target="_blank" title="Facebook messenger"><i class="fab fa-facebook-messenger"></i></a></span>
<span class="sr-twitter"><a data-id="twitter" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://twitter.com/intent/tweet?text=Escales%20%26%238211%3B%20Philippe%20Chamouard%20-%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fescales-philippe-chamouard%2F%20" target="_blank" title="Tweet this !"><i class="fab fa-twitter"></i></a></span>
<span class="sr-whatsapp"><a data-mobile="whatsapp://send?text=Escales%20%26%238211%3B%20Philippe%20Chamouard%20-%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fescales-philippe-chamouard%2F" data-id="whatsapp" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://api.whatsapp.com/send?text=Escales%20%26%238211%3B%20Philippe%20Chamouard%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fescales-philippe-chamouard%2F" target="_blank" title="WhatsApp"><i class="fab fa-whatsapp"></i></a></span>
<span class="sr-print"><a data-id="print" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.printfriendly.com/print?url=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fescales-philippe-chamouard%2F" target="_blank" title="Print this article "><i class="fa fa-print"></i></a></span></div></div></div>
<p>Escales nous emmène en voyage successivement à travers l’Espagne, dont dont s’inspire la neuvième symphonie de Philippe Chamouard dans son troisième mouvement, puis en Toscane, et enfin au Canada.</p>



<p>Ce sont trois des œuvres du compositeur français, interprétées par une phalange roumaine, le Brasov Philharmonic Orchestra dirigé par Christian Orasanu, qui forment ce périple instrumental.</p>



<p>Pièce maîtresse de cet album, la neuvième symphonie de Philippe Chamouard nous plonge dans un climat très éloigné de l’idée même que je peux me faire de l’Espagne.</p>



<p>J’ai davantage la sensation d’écouter une noirceur toute droit venue d’Europe de l’Est, de l’univers musical d’un Prokofiev, si je devais faire une analogie.</p>



<p>Le deuxième mouvement «&nbsp;Andante&nbsp;» se veut plus lumineux, sans pour autant revendiquer la légèreté d’une Carmen ou d’un Don Quichotte. Il est selon son auteur l’illustration d’un visage féminin. Peut-être est-ce cet équilibre entre douceur et mystère que souhaite entretenir Philippe Chamouard dans cet Andante.</p>



<p>L’écriture de cette symphonie s’est d’ailleurs étalée sur trois années, démarrée en 2009 par ce second mouvement, et achevée en 2011.</p>



<p>Les cuivres et les bois viennent apporter des couleurs dans la seconde partie de l’Andante, amenant cette touche de douceur espérée, et qui finissent par instaurer un climat particulier, tendre et assez romantique.</p>



<p>Le troisième mouvement «&nbsp;Buleria e siguiriya&nbsp;» nous fait immédiatement basculer dans l’univers de la danse, et du folklore espagnol, essentiellement celui du flamenco.&nbsp;</p>



<p>Le rythme de la Buleria est incisif, jouant les accentuations à contre temps entre cordes et castagnettes. La Seguiriya est moins rythmique et plus mélodique, restant néanmoins très entraînante avec ses cordes pizzicati imitant la guitare flamenco.</p>



<p>Le dernier mouvement «&nbsp;Misterioso Allegretto&nbsp;» nous ramène à une réalité plus descendante, avec une nappe de basses et de timbales assez sombres.</p>



<p>Mais les deux thèmes de l’œuvre s’entrecroisent et Philippe Chamouard nous fait remonter et descendre de façon progressive, mêlant lumière et obscurité. C’est une façon de symboliser selon lui les deux faces du monde, le Yin et le Yang.</p>



<p>La «&nbsp;Valse Toscane&nbsp;» est une composition récente puisqu’inspirée par un séjour à Sienne en 2019.</p>



<p>C’est un style romantique qui émane de cette pièce symphonique, composée sous forme d’une valse, issue des souvenirs vertigineux d’une descente d’escaliers dans la cité toscane.</p>



<p>Cela pourrait presque sonoriser un film romantique, une histoire d’amour dans une ville italienne. Puis, le rythme de la valse se fait plus pressant, ralentit ensuite, comme si ces marches d’escaliers n’étaient pas linéaires, ou si certaines avaient subi davantage que d’autres l’usure du temps.</p>



<p>La danse prend néanmoins de l’ampleur progressivement et cette pièce s’achève de façon nette, telle que le ferait une valse.</p>



<p>La «&nbsp;Canadian March&nbsp;», œuvre également récente, composée en 2018, termine ce programme.&nbsp;</p>



<p>À l’instar de la Valse toscane, elle évoque un souvenir de voyage, celui d’une marche au bord du Moraine Lake.&nbsp;</p>



<p>Mais contrairement à la dimension rythmique de cette descente d’escalier à Sienne, c’est la splendeur d’un paysage lacustre qu’est supposée retranscrire cette dernière œuvre.</p>



<p>Même si Philippe Chamouard se défend d’avoir voulu s’inspirer de toute dimension folklorique, on retrouve tout au long de la progression de cette pièce symphonique une ambiance de musique de western, ce type de composition qui illustre les moments d&rsquo;émerveillement devant l’immensité et la beauté de ces paysages d’Amérique du Nord. Pure coïncidence ou emprunt inconscient ? Ces musiques illustrant ces grands paysages font sans doute partie de notre inconscient collectif et Chamouard parvient manifestement à nous faire visualiser ces tableaux, avec, reconnaissons-le, beaucoup de sensibilité et de nostalgie.</p>



<p>Un très bon disque !</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Escales – Philippe Chamouard.</li>



<li>Artistes : Brasov Philharmonic Orchestra, Christian Orosanu (direction).</li>



<li>Format: PCM 24 bit, 96 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Calin Ioachimescu.</li>



<li>Editeur/Label: Indésens/Calliope Records.</li>



<li>Année: 2024</li>



<li>Genre: Contemporain.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Discutable.</li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Five Verses</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/five-verses/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Mar 2024 18:01:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
		<category><![CDATA[Saxophone]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=2757</guid>

					<description><![CDATA[Un album de musique contemporaine pour piano et saxophone. Jean-Baptiste Singelée et Paul Hindemith me viennent immédiatement à l’esprit. Néanmoins, si ce dernier fait bien parti du casting, il n’est pas le seul compositeur à]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Ffive-verses%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
<span class="sr-fbmessenger"><a data-mobile="fb-messenger://share?link=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Ffive-verses%2F" data-id="fbmessenger" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/dialog/send?app_id=&amp;link=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Ffive-verses%2F&amp;redirect_uri=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Ffive-verses%2F" target="_blank" title="Facebook messenger"><i class="fab fa-facebook-messenger"></i></a></span>
<span class="sr-twitter"><a data-id="twitter" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://twitter.com/intent/tweet?text=Five%20Verses%20-%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Ffive-verses%2F%20" target="_blank" title="Tweet this !"><i class="fab fa-twitter"></i></a></span>
<span class="sr-whatsapp"><a data-mobile="whatsapp://send?text=Five%20Verses%20-%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Ffive-verses%2F" data-id="whatsapp" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://api.whatsapp.com/send?text=Five%20Verses%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Ffive-verses%2F" target="_blank" title="WhatsApp"><i class="fab fa-whatsapp"></i></a></span>
<span class="sr-print"><a data-id="print" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.printfriendly.com/print?url=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Ffive-verses%2F" target="_blank" title="Print this article "><i class="fa fa-print"></i></a></span></div></div></div>
<p>Un album de musique contemporaine pour piano et saxophone. Jean-Baptiste Singelée et Paul Hindemith me viennent immédiatement à l’esprit. Néanmoins, si ce dernier fait bien parti du casting, il n’est pas le seul compositeur à peupler le répertoire joué par le saxophoniste Carlos Zaragoza et le pianiste Kishin Nagai.</p>



<p>Ainsi, André Caplet ouvre le bal avec «&nbsp;Le vieux coffret&nbsp;», œuvre originellement écrite pour voix et piano, ici adaptée pour le saxophone.</p>



<p>C’est à vrai dire un peu déroutant que de passer de la chanson française du début du vingtième siècle à une forme plus actuelle, laissant l’imagination vagabonder davantage, et magnifiant sans doute encore mieux la mélodie. J’y vois personnellement une mise en lumière de cet univers impressionniste français du vingtième siècle avec les codes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</p>



<p>C’est comme si la musique se dévoilait à la lumière naturelle, sortant de la brume, mais très loin des flashs des projecteurs…</p>



<p>Le saxophone apparaît presque ici comme une forme androgyne du chant, à mi-chemin entre tessitures féminines et masculines.</p>



<p>Le résultat est particulièrement élégant, offrant sans doute aussi une meilleure balance avec le piano.&nbsp;</p>



<p>Né à Tolède, Carlos Zaragoza a obtenu la licence de saxophone avec la plus haute distinction au Conservatorio Superior de Música de Aragón, sous la direction de Mariano García. Il a ensuite poursuivi sa formation en France, à l&rsquo;Université de Paris Saclay et au Conservatoire de Versailles, où il a fait un master sous la direction de Vincent David (musicien et compositeur que nous retrouverons plus loin dans cet album).&nbsp;</p>



<p>En 2019, il intègre&nbsp;le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, et y obtient un master de Saxophone, de Musique de chambre (classe de David Walter) et de Pédagogie.</p>



<p>Le Japonais Kishin Nagai est quant à lui un passionné de musique de chambre. Il travaille aussi bien avec des chanteurs qu’avec des instrumentistes. Membre de l’Ensemble Rayuela, il est pianiste accompagnateur des classes de cor et de contrebasse au CNSMD de Paris.</p>



<p>Suit, après André Caplet, Paul Hindemith, incontournable du répertoire classique pour instruments à vent, avec la sonate pour saxophone alto et piano en mi bémol majeur.</p>



<p>Cette sonate, initialement composée pour saxhorn est ici interprétée en conservant cette majesté originelle de l’instrument, cette sonorité très proche finalement d’un cor ou d’une trompette.</p>



<p>On apprécie la complémentarité du jeu des deux interprètes. On passe avec bonheur d’un climat lyrique et serein à un scherzo particulièrement vif et sautillant, pour plonger dans une ambiance plus mystérieuse, voire obsédante avec un pianiste accompagnateur qui n’a ici rien d’un figurant ! C’est une performance admirable du pianiste nippon qui instaure dans le dernier mouvement un rythme effréné.</p>



<p>La composition éponyme de ce premier album est celle du compositeur contemporain français Orlando Bass, auteur du superbe Concerto pour saxophone alto et orchestre Hopfrog.</p>



<p>C’est ici une commande spéciale pour Carlos Zaragoza, achevée en 2022, qu&rsquo;interprète le duo.&nbsp;</p>



<p>C’est une œuvre complexe, divisée en cinq parties, autant basée sur les consonances et dissonances des instruments que sur une rythmique très variante.</p>



<p>Vincent David, autre compositeur français, et sans doute le plus renommé aujourd’hui dans ce répertoire relativement étroit, est donc également présent sur cet album avec un titre, ou plutôt une lettre «&nbsp;Y&nbsp;», œuvre pour saxophone soprano et piano.</p>



<p>L’univers musical contemporain illustre un poème de Juan Ramón Jimenez «&nbsp;El viaje definitivo&nbsp;», renvoyant à l’idée de la mort, de l’éphémère et de la démesure de la nature face à la condition humaine.</p>



<p>Luis Naón est le dernier contributeur de cette programmation qui sort des sentiers battus. «&nbsp;Senderos… que bifurcan&nbsp;» est une pièce pour saxophone soprano et électronique.</p>



<p>C’est une véritable bulle sonore, un monde déstructuré duquel partent des routes, des bifurcations vers des univers parfois oppressants, tantôt purement contemplatifs, soutenus par une litanie virtuose du saxophone soprano de Carlos Zaragoza.</p>



<p>C’est une expérience troublante que viennent ponctuer certaines sonorités familières, comme le hululement d’une chouette ou celle d&rsquo;un cheval au galop.</p>



<p>Au final, cet album témoigne de la jeunesse de l’instrument et du répertoire, essentiellement contemporain. C’est un univers particulièrement riche et complexe, allant sans nul doute bien au delà de ce que les vedettes du free jazz ont pu produire et improviser.</p>



<p>Ces «&nbsp;cinq couplets&nbsp;» (Five Verses) d’Orlando Bass symbolisent tout autant ce voyage initiatique au travers de ces cinq compositions pour le saxophone, trajectoire passionnante et virtuose d’un instrument regorgeant de possibilités quasi infinies.</p>



<p>Un grand bravo pour cette somptueuse réalisation !</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre: Five Verses.</li>



<li>Artistes : Carlos Zaragoza (saxophone), Kishin Nagai (piano).</li>



<li>Format: PCM 24 bit &#8211; 96 kHz / DSD 64.</li>



<li>Ingénieur du son: Cheluis Salmerón.</li>



<li>Editeur/Label: Ibs classical / téléchargement <a href="https://www.nativedsd.com/produhttps://www.nativedsd.com/product/ibs202023-five-verses/" target="_blank" rel="noreferrer noopener nofollow">Native DSD</a></li>



<li>Année: 2023</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<p></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Le vieux coffret (Arr. for Alto Saxophone &amp; Piano by Carlos Zaragoza &amp; Kishin Nagai) : No. 2,..." width="1200" height="900" src="https://www.youtube.com/embed/3Nnsedy5v20?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ariana</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/ariana/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Jan 2024 13:08:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Concerto]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=2738</guid>

					<description><![CDATA[Il n’est jamais évident de commenter une création, surtout lorsque celle-ci prend source dans un générique d’une minute et demie destiné à un projet de série télévisée… «&#160;Ariana&#160;» est née ainsi, et cette œuvre créée]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fariana%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
<span class="sr-fbmessenger"><a data-mobile="fb-messenger://share?link=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fariana%2F" data-id="fbmessenger" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/dialog/send?app_id=&amp;link=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fariana%2F&amp;redirect_uri=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fariana%2F" target="_blank" title="Facebook messenger"><i class="fab fa-facebook-messenger"></i></a></span>
<span class="sr-twitter"><a data-id="twitter" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://twitter.com/intent/tweet?text=Ariana%20-%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fariana%2F%20" target="_blank" title="Tweet this !"><i class="fab fa-twitter"></i></a></span>
<span class="sr-whatsapp"><a data-mobile="whatsapp://send?text=Ariana%20-%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fariana%2F" data-id="whatsapp" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://api.whatsapp.com/send?text=Ariana%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fariana%2F" target="_blank" title="WhatsApp"><i class="fab fa-whatsapp"></i></a></span>
<span class="sr-print"><a data-id="print" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.printfriendly.com/print?url=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fariana%2F" target="_blank" title="Print this article "><i class="fa fa-print"></i></a></span></div></div></div>
<p>Il n’est jamais évident de commenter une création, surtout lorsque celle-ci prend source dans un générique d’une minute et demie destiné à un projet de série télévisée…</p>



<p>«&nbsp;Ariana&nbsp;» est née ainsi, et cette œuvre créée par Yves Levêque échappe à tous les styles, ou serait plutôt l’amalgame de nombreuses influences.</p>



<p>La forme de concerto pour piano fait immanquablement penser aux compositeurs russes, Tchaikovsky et Rachmaninov, avec un jeu très articulé, solide et fluide à la fois, de la pianiste Caroline Fauchet.&nbsp;</p>



<p>Mais certains passages orchestraux renvoient à des œuvres plus symphoniques, à Gershwin, à Grieg, ainsi qu’au genre cinématographique à l’instar de Michel Legrand ou John Williams.</p>



<p>Ce qui perturbe un peu est l’absence réelle d’un thème récurrent. «&nbsp;Ariana&nbsp;» est davantage une progression, voire une envolée vers un idéal musical, celui d&rsquo;Yves Levêque…</p>



<p>Le troisième et dernier mouvement est sans doute le plus riche, mais garde une élégance naturelle, avec un piano lumineux, des éclats orchestraux, et des solistes ponctuant les passages orchestraux, qui me font penser à l&rsquo;univers de Georges Gershwin.</p>



<p>Je pense que c’est en fait une soif immodérée d’élégance qui dicte finalement la plume d’Yves Levêque.</p>



<p>Le final à moitié en clin d’œil à John Williams et Star Wars, moitié en hommage à Tchaikovsky, nous rend presque triste car nous aurions aimé que cette grande fresque XXL se poursuive encore un peu.</p>



<p>La sonorité du Stenway de Caroline Fauchet est particulièrement chatoyante. La prise de son est d’ailleurs d’excellente facture, ce qui en fait un disque tout à fait recommandable pour notre lectorat audiophile.</p>



<p>C’est une sonorité puissante que celle de Caroline Fichet, avec des aigus aériens et un grave nuancé et profond.</p>



<p>L’interprétation des Prélude, Choral et Fugue de César Franck est tout aussi plaisante à l’écoute avec un piano extrêmement présent et puissant.</p>



<p>Le Prélude de Caroline Fauchet est vraiment touchant. Il est autoritaire tout en préservant une qualité de timbre ainsi que de subtiles nuances qui amènent une dimension émotionnelle forte.</p>



<p>Il y a en revanche quelques petites altérations du tempo dans la fugue (peut-être quelques notes trop appuyées également) qui font que le contrepoint n’est pas toujours aussi net qu’on pourrait l’espérer.</p>



<p>Néanmoins, les tonalités impressionnistes très élégantes, mises en valeur par l’excellente prise de son, apportent un vrai plus.</p>



<p>Il y a aussi beaucoup de puissance, bien plus par exemple que dans la récente version enregistrée par Nikolai Lugansky chez Harmonia Mundi en 2020.&nbsp;</p>



<p>Ces deux versions empruntent chacune un tempo assez lent dans la fugue.</p>



<p>J’avoue préférer partir sur un tempo plus rapide qui privilégie cet élan qui ne semble jamais se tarir, à l’instar des très belles versions de Bertrand Chamayou pour le label Naïve, ou bien encore celle d’Aldo Ciccolini chez Erato. Il y a davantage de progressivité dans le jeu de ces pianistes, ainsi que les moyens techniques de «&nbsp;tout lâcher&nbsp;» dans la fugue.</p>



<p>Il y a une forme d’uniformité dans le jeu de Caroline Fauchet qu&rsquo;on remarque sur l&rsquo;ensemble des deux œuvres enregistrées sur cet album, question de style et sensibilité personnelle sans doute.</p>



<p>Mais il est néanmoins difficile d’associer les qualités requises vis-à-vis du jeu pianistique d’un concerto inspiré des grands compositeurs russes avec celles qu&rsquo;on attend dans les Prélude Choral et Fugue de César Franck.</p>



<p>C’est le seul petit bémol que j’indiquerais alors que je n’hésite pas une seconde à décerner un Grand Frisson pour Ariana, réalisation époustouflante et servie par une prise de son de grande qualité !</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre: Ariana.</li>



<li>Artistes : Caroline Fauchet (piano), Yves Levêque (direction), Orchestre Colonne.</li>



<li>Format: PCM 24 bit / 44,1 kHz.</li>



<li>Ingénieurs du son: Julien Bassères, Dimitri Scapolan (prise de son).</li>



<li>Editeur/Label: IndéSENS.</li>



<li>Année: 2023</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Discutable.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-1024x277.png" alt="Ariana 2" class="wp-image-2718" width="566" height="153" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-2048x555.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 566px) 100vw, 566px" /></figure>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mendelssohn, Tailleferre, Canat de Chizy, Clyne, El-Turk, Holmès, Pépin</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/mendelssohn-tailleferre-canat-de-chizy-clyne-el-turk-holmes-pepin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Aug 2023 20:31:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=2584</guid>

					<description><![CDATA[De la rencontre entre la plus vieille formation orchestrale française, l’Orchestre Pasdeloup, avec le label Présence Compositrices, naît un disque sous le signe de l’éclectisme musical. Au total, sont représentées sur cet album pas moins]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fmendelssohn-tailleferre-canat-de-chizy-clyne-el-turk-holmes-pepin%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
<span class="sr-fbmessenger"><a data-mobile="fb-messenger://share?link=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fmendelssohn-tailleferre-canat-de-chizy-clyne-el-turk-holmes-pepin%2F" data-id="fbmessenger" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/dialog/send?app_id=&amp;link=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fmendelssohn-tailleferre-canat-de-chizy-clyne-el-turk-holmes-pepin%2F&amp;redirect_uri=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fmendelssohn-tailleferre-canat-de-chizy-clyne-el-turk-holmes-pepin%2F" target="_blank" title="Facebook messenger"><i class="fab fa-facebook-messenger"></i></a></span>
<span class="sr-twitter"><a data-id="twitter" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://twitter.com/intent/tweet?text=Mendelssohn%2C%20Tailleferre%2C%20Canat%20de%20Chizy%2C%20Clyne%2C%20El-Turk%2C%20Holm%C3%A8s%2C%20P%C3%A9pin%20-%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fmendelssohn-tailleferre-canat-de-chizy-clyne-el-turk-holmes-pepin%2F%20" target="_blank" title="Tweet this !"><i class="fab fa-twitter"></i></a></span>
<span class="sr-whatsapp"><a data-mobile="whatsapp://send?text=Mendelssohn%2C%20Tailleferre%2C%20Canat%20de%20Chizy%2C%20Clyne%2C%20El-Turk%2C%20Holm%C3%A8s%2C%20P%C3%A9pin%20-%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fmendelssohn-tailleferre-canat-de-chizy-clyne-el-turk-holmes-pepin%2F" data-id="whatsapp" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://api.whatsapp.com/send?text=Mendelssohn%2C%20Tailleferre%2C%20Canat%20de%20Chizy%2C%20Clyne%2C%20El-Turk%2C%20Holm%C3%A8s%2C%20P%C3%A9pin%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fmendelssohn-tailleferre-canat-de-chizy-clyne-el-turk-holmes-pepin%2F" target="_blank" title="WhatsApp"><i class="fab fa-whatsapp"></i></a></span>
<span class="sr-print"><a data-id="print" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.printfriendly.com/print?url=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fmendelssohn-tailleferre-canat-de-chizy-clyne-el-turk-holmes-pepin%2F" target="_blank" title="Print this article "><i class="fa fa-print"></i></a></span></div></div></div>
<p>De la rencontre entre la plus vieille formation orchestrale française, l’Orchestre Pasdeloup, avec le label Présence Compositrices, naît un disque sous le signe de l’éclectisme musical. Au total, sont représentées sur cet album pas moins de sept compositrices, quatre cheffes d’orchestre et deux solistes.</p>



<p>En effet, pour rendre hommage aux œuvres des compositrices Augusta Holmès, Germaine Tailleferre, Fanny Mendelssohn, mais aussi Bushra El-Turk, Camille Pépin, Edith Canat de Chizy et Anna Clyne, quatre cheffes d’orchestre ont été invitées : Kanako Abe, Sora Elisabeth Lee, Chloé Dufresne et Monika Wolińska , ainsi que deux interprètes, Adelaïde Ferrière et Emilie Gastaud.</p>



<p>C’est donc une super-production que nous propose le label Présence Compositrices pour son second album.</p>



<p>En réunissant des pièces de musique contemporaine et des pièces écrites par des compositrices du passé, l’orchestre Pasdeloup renforce également son engagement auprès des artistes de la nouvelle génération et propose une action concrète en faveur des femmes, qu’elles soient cheffes, solistes ou compositrices.</p>



<p>Mais c’est avant tout un patchwork musical entre compositrices du passé et celles d’aujourd’hui qu’abrite cet album. Il y a des travaux plus ou moins réussis, et la juxtaposition de pièces et de textures différentes n’est pas toujours source d’harmonie.</p>



<p>Mais celui-ci est néanmoins magnifique : il brille par sa beauté, son élégance et sa délicatesse, servi par une formation orchestrale de premier plan ainsi qu’une excellente prise de son.</p>



<p>Si le premier morceau du puzzle est sans doute le plus solennel avec une évocation du sacré sans doute très personnelle, le second aplat de couleur est une étoffe d’une infinie douceur, sans doute un carré de soie, avec l’Ouverture en do de Fanny Mendelssohn.</p>



<p>L’orchestre Pasdeloup excelle dans cette œuvre, par ailleurs si proche d’une ouverture d’Opera. Mais quel opéra aurait mérité une si belle ouverture ?</p>



<p>Le Prélude de Germaine Tailleferre est tout aussi délicat, excessivement chatoyant comme peut l’être la musique d’Ottorino Respighi.</p>



<p>On trouve les mêmes analogies avec le compositeur italien dans le mystère délicatement insufflé par la Sicilienne puis le tableau des filles de La Rochelle. La différence s’attacherait sans doute au fait que la Française serait encore plus minutieuse ou raffinée dans le traitement des détails.</p>



<p>L’œuvre de la contemporaine Anna Clyne «&nbsp;Restless Ocean&nbsp;» est d&rsquo;ailleurs une suite naturelle des extraits de l’œuvre de Germaine Tailleferre, a l’instar d’un camaïeux musical, renforçant néanmoins la dynamique et l’importance des percussions. L’œuvre a été composée en hommage à la Cheffe Marin Alsop.</p>



<p>La compositrice britannique d’origine libanaise Bushra El-Turk complète le patchwork par une mosaïque, sorte de creuset brassant différentes identités et célébrant l’altérité en référence au Chant de la Terre de Gustave Mahler dont elle s’inspire ici.</p>



<p>«&nbsp;Aether&nbsp;» de Camille Pépin est un double concerto pour harpe et marimba. C’est une musique progressive, colorée et parfois répétitive. Je me trouve personnellement assez proche, à l’écoute d’&nbsp;«&nbsp;Aether&nbsp;», de la musique de Pat Metheny.</p>



<p>Je comprends que les deux instruments solistes représentent la Terre (marimba) et les sphères célestes (harpe).&nbsp;</p>



<p>J’aime énormément cette musique, à la fois puissante et aérienne, inquiétante, apaisante, quasi spirituelle.</p>



<p>Enfin, retour aux «anciennes&nbsp;» avec Augusta Holmes et son poème symphonique Andromède. Le début fait immédiatement penser à la musique de Mahler, encore lui.</p>



<p>La dimension dramatique est tout aussi saisissante et pourtant Augusta Holmès a composé ce poème 5 ans avant la première symphonie de son cadet. On peut se demander la reconnaissance qu’aurait pu acquérir cette grande dame si le rôle dévolu aux femmes avait été moins réducteur !</p>



<p>Si je devais retenir un seul mot pour décrire ce second album du label Présence Compositrices, ce serait «&nbsp;raffinement&nbsp;». Cet enregistrement en regorge, mettant en exergue le talent de toutes ces femmes, qu’elles soient compositrices, cheffes ou musiciennes.</p>



<p>On aimerait recevoir plus souvent d’aussi belles réalisations. Somptueux !</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre: Mendelssohn, Tailleferre, Canat de Chizy, Clyne, El-Turk, Holmès, Pépin.</li>



<li>Artistes :&nbsp;Orchestre Pasdeloup, Sora Elisabeth Lee (direction), Monika Wolinska (direction), Chlo Dufresne (direction), Kanako Abe (direction), Adelaïde Ferrière (marimba), Emilie Gastaud (harpe).</li>



<li>Format: PCM 24 bit / 96 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Alix Ewald.</li>



<li>Editeur/Label: Présence Compositrices</li>



<li>Année: 2023</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/logo-grand-frisson-2023-1024x277.png" alt="Mendelssohn, Tailleferre, Canat de Chizy, Clyne, El-Turk, Holmès, Pépin 3" class="wp-image-2128" width="538" height="146" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/logo-grand-frisson-2023-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/logo-grand-frisson-2023-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/logo-grand-frisson-2023-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/logo-grand-frisson-2023-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/logo-grand-frisson-2023-2048x555.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 538px) 100vw, 538px" /></figure>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les fleurs du paradis / Matthieu Stefanelli</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/les-fleurs-du-paradis-matthieu-stefanelli/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Nov 2022 21:50:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=2064</guid>

					<description><![CDATA[Le pianiste et compositeur niçois Matthieu Stefanelli nous livre un deuxième album consacré aux différentes formes du sacré. C’est une musique particulièrement variée, et sophistiquée que nous propose le Stefanelli. La genèse de ce projet]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fles-fleurs-du-paradis-matthieu-stefanelli%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
<span class="sr-fbmessenger"><a data-mobile="fb-messenger://share?link=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fles-fleurs-du-paradis-matthieu-stefanelli%2F" data-id="fbmessenger" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/dialog/send?app_id=&amp;link=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fles-fleurs-du-paradis-matthieu-stefanelli%2F&amp;redirect_uri=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fles-fleurs-du-paradis-matthieu-stefanelli%2F" target="_blank" title="Facebook messenger"><i class="fab fa-facebook-messenger"></i></a></span>
<span class="sr-twitter"><a data-id="twitter" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://twitter.com/intent/tweet?text=Les%20fleurs%20du%20paradis%20%2F%20Matthieu%20Stefanelli%20-%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fles-fleurs-du-paradis-matthieu-stefanelli%2F%20" target="_blank" title="Tweet this !"><i class="fab fa-twitter"></i></a></span>
<span class="sr-whatsapp"><a data-mobile="whatsapp://send?text=Les%20fleurs%20du%20paradis%20%2F%20Matthieu%20Stefanelli%20-%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fles-fleurs-du-paradis-matthieu-stefanelli%2F" data-id="whatsapp" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://api.whatsapp.com/send?text=Les%20fleurs%20du%20paradis%20%2F%20Matthieu%20Stefanelli%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fles-fleurs-du-paradis-matthieu-stefanelli%2F" target="_blank" title="WhatsApp"><i class="fab fa-whatsapp"></i></a></span>
<span class="sr-print"><a data-id="print" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.printfriendly.com/print?url=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fles-fleurs-du-paradis-matthieu-stefanelli%2F" target="_blank" title="Print this article "><i class="fa fa-print"></i></a></span></div></div></div>
<p>Le pianiste et compositeur niçois Matthieu Stefanelli nous livre un deuxième album consacré aux différentes formes du sacré.</p>



<p>C’est une musique particulièrement variée, et sophistiquée que nous propose le Stefanelli.</p>



<p>La genèse de ce projet artistique résiderait dans l’incendie de la cathédrale de Notre Dame à Paris, qui au delà du simple drame, est aussi aux yeux du compositeur un message d’espoir, celui de la résilience, et peut-être tout simplement de l’éternité, à la vue des rosaces demeurées intactes.</p>



<p>C’est ainsi qu’est né ce deuxième quintette pour piano et quatuor à cordes, intitulé «&nbsp;Fleurs du Paradis&nbsp;». C’est en quelque sorte un hommage à l’histoire musicale de Notre Dame, de Pérotin au XIIème siècle aux grandes œuvres pour orgue du XIXème.</p>



<p>C’est aussi une fresque sonore relatant l&rsquo;histoire de cet incendie, avec la fameuse chute de la flèche de la cathédrale, si bien mise en scène dans le cinquième mouvement, ou bien encore le départ de feu du quatrième mouvement.</p>



<p>Mais l’album ne se limite pas à la seule évocation de Notre Dame, mais aborde une dimension plus spirituelle, l’évocation d’un sacré multiculturel.</p>



<p>La messe «&nbsp;In tempus sacri&nbsp;» rappelle ainsi les chants grégoriens de tradition mozarabe, où se mêlent Islam et Christianisme.</p>



<p>C’est une œuvre assez troublante de par cette dualité et cette liberté évidente prise avec les codes de la messe romaine, pour en faire une sorte de louange hybride, aux diverses facettes d’une piété quasi angoissante, comme l’évoque de façon si manifeste le long Credo de cette messe.</p>



<p>«&nbsp;Praeludium et organum&nbsp;», pour violoncelle seul, est un hommage à la musique ancienne sacrée du XVIème siècle, sans doute la composition la plus apaisante de ce disque, nous invitant au recueillement. On notera quelques influences orientales venant ponctuer cet organum et ce duplum.</p>



<p>Les «&nbsp;Incantations pour violoncelle&nbsp;» constituent presque une continuité de ceux-ci en insérant des airs aux consonances celtiques, mais toujours à la frontière de plusieurs univers musicaux.</p>



<p>La sonate «&nbsp;Aevum&nbsp;» s’inspire d’un texte de Saint Thomas d’Aquin : l’Aevum serait d’après Stefanelli un temps avec un début mais sans fin, le temps des anges et des saints. Peut-être aussi une façon de saluer son épouse violoniste en l’accompagnant dans cette sonate pour violon et piano…</p>



<p>Il y a cette évidente complicité à jouer une œuvre très contemporaine, et plutôt tourmentée. Le dernier mouvement «&nbsp;Réminiscences d’un rêve&nbsp;» est en effet particulièrement agité&#8230;</p>



<p>La toccata qui suit, intitulée «&nbsp;Lux&nbsp;», referme cet album par un hommage à la musique de Bach, mais en la projetant dans une forme de modernité où différentes influences se font ressentir, du minimalisme à Ravel, en passant par certaines sonorités jazz…</p>



<p>C’est donc un album empruntant beaucoup de directions, trop peut-être pour pouvoir coller une étiquette ou un style sur la veste de Matthieu Stefanelli. Il n’empêche que ce disque regorge d’idées intéressantes, d’évocations toutes différentes de la spiritualité et du sacré. Un joli moment d’émerveillement et de méditation.</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre: Les fleurs du Paradis – Matthieu Stefanelli.</li>



<li>Artistes :&nbsp;Quatuor Girard, Sebastian Ené (piano),&nbsp;Laetitia Corcelle&nbsp;(chant), Anne Bertin-Hugault (chant), Ensemble La Sportelle, Pierre-Raphaël Halter (contrebasse), Lisa Strauss (violoncelle), Fanny Stefanelli-Gallois (volon), Matthieu Stefanelli (piano).</li>



<li>Format: 24 bit / 48 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Aurélien Bourgois.</li>



<li>Editeur/Label: Editions Hortus.</li>



<li>Année: 2022</li>



<li>Genre: Contemporain.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Discutable.</li>
</ul>



<p></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="✒️ TEASER 1 short - New Album by Matthieu Stefanelli Les FLEURS du PARADIS contemporary sacred music" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/x4lYfHjVprs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Elise Bertrand &#8211; Lettera Amorosa</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/elise-bertrand-lettera-amorosa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Oct 2022 13:05:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[flûte]]></category>
		<category><![CDATA[Violon]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=1837</guid>

					<description><![CDATA[C’est un premier enregistrement de six compositions d&#8217;Elise Bertrand. Le chiffre 6 est d&#8217;ailleurs symbolique puisque cet album permet de graver le fruit de six années de travail, en retenant six œuvres écrites par la]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Felise-bertrand-lettera-amorosa%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
<span class="sr-fbmessenger"><a data-mobile="fb-messenger://share?link=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Felise-bertrand-lettera-amorosa%2F" data-id="fbmessenger" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/dialog/send?app_id=&amp;link=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Felise-bertrand-lettera-amorosa%2F&amp;redirect_uri=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Felise-bertrand-lettera-amorosa%2F" target="_blank" title="Facebook messenger"><i class="fab fa-facebook-messenger"></i></a></span>
<span class="sr-twitter"><a data-id="twitter" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://twitter.com/intent/tweet?text=Elise%20Bertrand%20%26%238211%3B%20Lettera%20Amorosa%20-%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Felise-bertrand-lettera-amorosa%2F%20" target="_blank" title="Tweet this !"><i class="fab fa-twitter"></i></a></span>
<span class="sr-whatsapp"><a data-mobile="whatsapp://send?text=Elise%20Bertrand%20%26%238211%3B%20Lettera%20Amorosa%20-%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Felise-bertrand-lettera-amorosa%2F" data-id="whatsapp" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://api.whatsapp.com/send?text=Elise%20Bertrand%20%26%238211%3B%20Lettera%20Amorosa%20https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Felise-bertrand-lettera-amorosa%2F" target="_blank" title="WhatsApp"><i class="fab fa-whatsapp"></i></a></span>
<span class="sr-print"><a data-id="print" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.printfriendly.com/print?url=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Felise-bertrand-lettera-amorosa%2F" target="_blank" title="Print this article "><i class="fa fa-print"></i></a></span></div></div></div>
<p>C’est un premier enregistrement de six compositions d&rsquo;Elise Bertrand.</p>



<p>Le chiffre 6 est d&rsquo;ailleurs symbolique puisque cet album permet de graver le fruit de six années de travail, en retenant six œuvres écrites par la jeune violoniste, pianiste et compositrice française durant cette période.</p>



<p>En ouverture, les Quasi Variazioni, Op.7, indiquent le niveau du travail de composition, pas vraiment celui d’une «&nbsp;débutante&nbsp;» mais d’une artiste confirmée. C’est impressionnant compte tenu de son jeune âge.</p>



<p>Maitrise de la dissonance, des harmoniques distendues&nbsp;: cette première œuvre est servie par l’excellente pianiste roumaine Dana Ciocarlie, ainsi que par une belle prise de son.</p>



<p>La Sonate pour violon et violoncelle, Op.8, est la première œuvre qu’Elise Bertrand a composée pour le violon. L’ambiance lyrique et dramatique nous fait penser autant à Ravel qu’à d’autres compositeurs plus contemporains. On ressent l’influence de Bacri ou Beffa entre autres.&nbsp;</p>



<p>Cette sonate est portée à un tel niveau fusionnel entre les deux pupitres qu’on a la sensation d’écouter non plus un duo mais un trio.</p>



<p>L’interprétation du duo Élise Bertrand &#8211; Hermine Horiot est particulièrement convaincante. C’est un exercice à la fois virtuose et très complémentaire. La prise de son, encore une fois de très bonne facture, autorise une grande lisibilité des deux instruments, ce qui rend l’illusion du trio encore plus exceptionnelle.</p>



<p>Ces deux premières œuvres, composées à la même période, forment un diptyque miroir des trois œuvres suivantes, principalement centrées sur la flûte.</p>



<p>Profondément influencée par le Requiem de Maurice Duruflé, Élise Bertrand a composé ses Impressions Liturgiques Op.2 pour flûte et piano à l’âge de quinze ans. C’est avec cette œuvre que son intérêt pour la composition pour flûte a grandi et l’a amenée à composer par la suite Mosaïque et Lettera Amorosa.</p>



<p>J’avoue être séduit par cette œuvre, qui n’est pas sans me rappeler quelques créations de Philippe Chamouard, la parenté avec le Requiem de Duruflé ne m’apparaissant pas évidente.</p>



<p>Mosaïque Op.4, est une œuvre composée à la table, basée sur un duo flûte &#8211; clarinette en trois mouvements courts, alternant la quiétude avec la nervosité.</p>



<p>Le quatuor Lettera Amorosa, Op. 10, est sans aucun doute la composition la plus intéressante et aboutie de cet album. Cette œuvre concertante, en 4 mouvements, est inspirée du recueil de poèmes homonyme de René Char. Mention également à l’excellente prise de son.</p>



<p>Enfin, l’hommage à Nicolas Bacri des 12 Préludes pour piano, Op.1, qu’Elise Bertrand interprète elle-même, est un moment à part. Précurseur d’un style musical qu’on a vu s’épanouir durant les précédentes œuvres.</p>



<p>C’est un disque particulièrement dense, original et cohérent à la fois. Pas à proprement parler ce que j’aurais attendu d’une si jeune artiste et compositrice. Je suis totalement admiratif…</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list"><li>Titre: Elise Bertrand &#8211; Lettera Amorosa</li><li>Artistes : Elise Bertrand (compositions, violon, piano), Dana Ciocarlie (piano), Caroline Debonne (flûte), Ionel Streba (piano), Hermine Horiot (violoncelle), Joë Christophe (clarinette), Paul Zientara (alto).</li><li>Format: PCM 24 bit, 96 kHz.</li><li>Ingénieur du son: Ken Yoshida.</li><li>Editeur/Label: Klarthe.</li><li>Année: 2022</li><li>Genre: Contemporain.</li><li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li></ul>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Elise Bertrand | Lettera Amorosa (debut album) Teaser (2022)" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/FjFN-ROsCNA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
