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	<title>Grand Frisson &#8211; Audiophile-Magazine</title>
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	<description>Le seul magazine hifi français totalement indépendant</description>
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	<title>Grand Frisson &#8211; Audiophile-Magazine</title>
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		<title>Charles-Valentin Alkan – Grande Sonate opus 33 « lesQuatre Ages de la Vie » / Sonatine opus 61</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Oct 2025 21:03:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est dans ce répertoire romantique, virtuose et enflammé, que Pierre Réach excelle. Même s’il est reconnu pour sa grande sensibilité dans les Variations de Goldberg ou les sonates de Beethoven, la Grande Sonate «&#160;Les quatre]]></description>
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<p></p>



<p>C’est dans ce répertoire romantique, virtuose et enflammé, que Pierre Réach excelle. Même s’il est reconnu pour sa grande sensibilité dans les Variations de Goldberg ou les sonates de Beethoven, la Grande Sonate «&nbsp;Les quatre âges&nbsp;de la vie» de Charles Valentin Morhange, dit Alkan, reste un terrain de jeu privilégié pour le pianiste.</p>



<p>Cette réédition d’un enregistrement datant de plus de trente ans (qui remonte en fait à 1991) remémore, ou permet de découvrir, combien l’interprétation de Pierre Réach est habitée.</p>



<p>Il faut reconnaître qu’il y a beaucoup de similitudes entre ces élans dramatiques de la Grande Sonate opus 33 et ceux de la musique de Beethoven.</p>



<p>Si la partition flirte avec la complexité et le narratif lisztien ou beethovenien, l’éloquence de l’interprète vient rajouter encore une dose de poésie supplémentaire, un supplément d’âme qui sied parfaitement à ce répertoire fluctuant entre violence et tendresse.</p>



<p>La Grande sonate de 1847 a été composée lorsqu’Alkan avait 33 ans, et dédiée à son père. Il s&rsquo;agit d’une oeuvre magnifique, sans doute injustement méconnue du grand public.</p>



<p>Cette allégorie des différentes périodes d’une vie permet de repenser l’idée même de la sonate romantique.</p>



<p>La jeunesse des vingt ans est symbolisée par un scherzo ponctué de scansions binaires et de dérapages de tonalités.</p>



<p>Les 30 ans «&nbsp;quasi Faust&nbsp;» sont annonciateurs de la sonate en si mineur de Liszt. Ce thème éminemment romantique nous envoûte, et Pierre Réach fait part ici de toute sa dévotion pour ce répertoire. Le temps est suspendu, et on souhaiterait ne jamais dépasser la trentaine. Là encore, les fortissimi alternent avec les pianissimi, dans une forme de flux organique, d’énergie vitale qui vous pousse implacablement toujours un peu plus loin.</p>



<p>Les 40 ans, ceux d’un heureux ménage, nous emportent en direction d’une douce sérénité.</p>



<p>C’est l’évocation sans nul doute du temps de l’harmonie familiale, entre couple et enfants, au travers d&rsquo;accents de comptine et de sérénade.</p>



<p>Les 50 ans viennent clore cette grande sonate, et sont ceux de l’enchaînement de Prométhée.</p>



<p>C’est indéniablement un tableau plus sombre, extrêmement lent et grave. Où sont donc passés nos 30 ans ?</p>



<p>Sur un rythme de marche funèbre, Pierre Réach assène quelques accords d’une violence inouïe, stridents et incroyablement puissants.</p>



<p>La sonatine opus 61 n’a de miniature que le nom. Elle s’avère particulièrement exigeante et la virtuosité de Pierre Réach est impressionnante.</p>



<p>L’interprète se livre entièrement dans l’Allegro vivace ainsi que le second mouvement Allegramente. L’enivrant Scherzo Minuetto constitue une forme de paroxysme en matière de complexité et de contraste.</p>



<p>C’est d’ailleurs cette succession de contrastes qui fait qu’on ne s’ennuie jamais à l’écoute de cette musique. À chaque écoute, on la découvre un peu plus, comme si les contours de cette œuvre échappaient à toute tentative d’en synthétiser l’essence même. La musique semble ici échapper à toute contrainte technique.</p>



<p>Le finale «&nbsp;tempo giusto&nbsp;» est une apothéose romantique, presque folle, et toujours aussi troublante.</p>



<p>Il était donc particulièrement salutaire de rééditer cet enregistrement chez Anima records, initialement paru chez Vogue.</p>



<p>La prise de son d’Igor Kirkwood n’a d’ailleurs pas pris une seule ride. Un disque qui mérite indéniablement un Grand Frisson…</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Charles-Valentin Alkan – Grande Sonate opus 33 «&nbsp;lesQuatre Ages de la Vie&nbsp;» / Sonatine opus 61.</li>



<li>Artiste : Pierre Réach (piano).</li>



<li>Format: PCM 24 bit, 44,1 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Igor Kirkwood.</li>



<li>Editeur/Label: Anima records.</li>



<li>Année: 2025.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Discutable.</li>
</ul>



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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Barbara – du bout des lèvres, du bout des doigts</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/barbara-du-bout-des-levres-du-bout-des-doigts/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 03:04:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Chant]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
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					<description><![CDATA[La Compagnie «&#160;Soleil de nuit&#160;» regroupe trois chanteuses (Kareen Durand, Muriel Montel, Julie Horreaux), une pianiste (Émilie Moutin), et un violoncelliste (Frédéric Dupuis). Cette formation, qui reprend le nom d’un recueil de poèmes de Jacques]]></description>
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<p>La Compagnie «&nbsp;Soleil de nuit&nbsp;» regroupe trois chanteuses (Kareen Durand, Muriel Montel, Julie Horreaux), une pianiste (Émilie Moutin), et un violoncelliste (Frédéric Dupuis).</p>



<p>Cette formation, qui reprend le nom d’un recueil de poèmes de Jacques Prévert, s’ingénie à réarranger la musique populaire dans un cadre plus conforme à leur formation de musiciens classiques.</p>



<p>Ce disque reprend ainsi les chansons de Barbara, faisant suite à un premier opus centré sur les compositions de Prévert et Kosma.</p>



<p>Si ce second enregistrement est sans nul doute le fruit d’un travail d’équipe, il faut particulièrement rendre hommage au travail d’arrangement de la pianiste Émilie Moulin, qui transcende les compositions originales pour magnifier encore davantage l’émotion qui s’en dégage généralement.</p>



<p>On se rend compte ainsi que la qualité d’un arrangement permet vraiment, lorsqu&rsquo;il est bien conçu, de sublimer une composition.</p>



<p>Pourtant, les chansons de Barbara ne sont pas si faciles à s’approprier pour des musiciens classiques. En effet, les chansons de Barbara sont bien souvent autoporteuses, à un point tel qu’on a du mal parfois à faire la séparation entre l’air, la mélodie (généralement assez simple) et l’interprète.</p>



<p>L’écueil de ce type de projet est de restituer finalement un résultat musicalement intéressant mais à la force émotionnelle amoindrie.</p>



<p>C’est sous doute aussi la polyphonie de ces trois voix, ainsi que le timbre chaud du violoncelle, qui permettent de gagner en émotion et en sensualité sur cet enregistrement.</p>



<p>Le répertoire de cet album met sans nul doute en exergue l’amour de la vie et de la musique qui animaient Barbara.</p>



<p>Les arrangements apportent beaucoup de clarté au texte tout en l’illustrant musicalement.</p>



<p>La composition instrumentale d’Émilie Moulin «&nbsp;Ramages&nbsp;» est une subtile évocation du plus grand tube de Barbara, L’Aigle noir, et un bel exercice de réécriture.</p>



<p>En effet, les membres du Soleil de nuit ont souhaité ne pas reprendre telle quelle, ni arranger, cette trop célèbre chanson, mais lui faire un petit clin d’œil musical. Le pari est à mon avis largement gagné.</p>



<p>La tonalité globale de cet enregistrement est certainement plus gaie que la triste mélancolie du style inimitable de Barbara. Cela offre une perspective nouvelle, plus légère et moins grave, du répertoire de la chanteuse française.</p>



<p>J’ai au final vraiment apprécié cet album, alors que je suis généralement assez insensible aux hommages rendus à cette grande dame de la chanson française. Alors, est-ce que les inconditionnels de Barbara s’y retrouveront ?</p>



<p>Je ne pourrais le dire avec certitude mais c’est très certainement un bien bel hommage, qui lui vaut un Grand Frisson.</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Barbara – du bout des lèvres, du bout des doigts.</li>



<li>Artistes : Compagnie Soleil de Nuit (Julie Horreaux, Emilie Moutin, Kareen Durand, Muriel Montel, Frédéric Dupuis).</li>



<li>Format: PCM 16 bit, 44,1 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Alban Moraud.</li>



<li>Editeur/Label: Anima.</li>



<li>Année: 2025.</li>



<li>Genre: Chanson française.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Format CD uniquement.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="1024" height="277" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png" alt="Barbara – du bout des lèvres, du bout des doigts 2" class="wp-image-2944" style="width:563px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-2048x555.png 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>
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		<title>Scheherazade</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/scheherazade/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 May 2025 16:11:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
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					<description><![CDATA[La pianiste japonaise Etsuko Hirosé nous offre une superbe transcription de la suite symphonique de Nikolaï Rimsky-Korsakov. L’interprète nippone a l’art de faire ressortir avec brio la magie et la puissance évocatrice du style du]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fscheherazade%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>La pianiste japonaise Etsuko Hirosé nous offre une superbe transcription de la suite symphonique de Nikolaï Rimsky-Korsakov.</p>



<p>L’interprète nippone a l’art de faire ressortir avec brio la magie et la puissance évocatrice du style du compositeur russe dans une transcription inédite, une vraie prouesse technique, n&rsquo;ayant guère à envier à ses illustres et géniaux prédécesseurs dans l&rsquo;art de la transcription, comme Liszt ou Kalbrenner.</p>



<p>Etsuko Hirosé ajoute au programme de cet enregistrement la suite ballet des « 1001 nuits » du compositeur ukrainien Sergei Bortkiewicz.</p>



<p>Je suis tombé d&#8217;emblée sous le charme de cette transcription de Scheherazade. Cette version parvient totalement à vous faire oublier la version orchestrale, tant elle est flamboyante, tellement riche de nuances et de qualités narratives. Etsuko Hirosé va à l&rsquo;essentiel, ou mieux, l&rsquo;essence de cette suite symphonique, préservant le flux onirique et poétique, la pulsation rythmique ainsi que la richesse tonale.</p>



<p>C&rsquo;est une adaptation hautement fidèle, non tant à la partition, mais à l’atmosphère et aux effets sonores de la version originale. On sent qu&rsquo;il y a eu un long travail personnel d&rsquo;analyse et de synthèse du ressenti de nombreuses écoutes et d&rsquo;interprétations de la version orchestrale. La japonaise privilégie les changements de registres et les effets rythmiques, afin d’obtenir une palette sonore riche et teintée d&rsquo;exotisme.</p>



<p>C&rsquo;est un peu comme si elle redonnait tout son sens à cette œuvre via une représentation impressionniste où tout y est sans y être totalement.</p>



<p>Le premier tableau de « La mer et du bateau de Sindbad » tient toutes ses promesses en termes de pulsation. On ressent les accalmies et le déchainement des vagues, dans un jeu très large, puissant, maitrisé, et en même temps infiniment libre. C&rsquo;est un déluge d&rsquo;émotions, un contraste permanent entre infinie délicatesse et romantisme débridé.&nbsp;</p>



<p>« L’histoire du prince Kalendar » reprend le thème avec une plus grande lisibilité, une volupté, une fluidité digitale délibérément assumée. Les timbres du Beschtein Grand Concert sont exquis.</p>



<p>Le jeu d&rsquo;Etsuko Hirosé devient plus alerte, plus rythmique, nous tenant pleinement en haleine. Le sens de la mesure et des nuances de la pianiste me permet de mieux comprendre les changements d&rsquo;atmosphère, le défilement d&rsquo;une fresque musicale, bref, la dimension narrative de l&rsquo;oeuvre. </p>



<p>Mais le jeu d&rsquo;Etsuko Hirosé replace également cette suite dans une logique toute symphonique, avec notamment un troisième mouvement, Adagio, très intimisme et romantique, évoquant la romance entre le jeune Prince et la Princesse.</p>



<p>Le dernier tableau, celui du « Festival à Bagdad » et du « Naufrage », est un déferlement d&rsquo;énergie et de virtuosité, parfaitement maîtrisé. C&rsquo;est totalement saisissant d&rsquo;entendre une telle précision de la dynamique et des motifs mélodiques, niveau sans doute difficilement atteignable avec un orchestre&#8230;</p>



<p>Le motif initial de la mer, cette fois utilisé comme final, vient clore de façon magistrale cette retranscription pleine de nuances et d&rsquo;enchantements.&nbsp;</p>



<p>C&rsquo;est sans nul doute à ce jour ma version préférée de l&rsquo;oeuvre de Rimsky-Korsakov, c&rsquo;est du moins la seule qui m&#8217;emporte du début à la fin de façon aussi absolue. Martha Argerich l&rsquo;avait déjà dit, mais ce nouvel opus enfonce encore le clou&nbsp;: Estuko Hirosé fait partie des plus grands interprètes de son époque&#8230;</p>



<p>Les 10 séquences du ballet de Serguei Bortkiewicz, représentent un prolongement naturel de Scheherazade.</p>



<p>On retrouve des tonalités orientales parfaitement entretenues par une main gauche solide, insufflant une pulsation solide et précise.</p>



<p>C’est tout à fait évident dans le second tableau du « Pauvre pêcheur ».</p>



<p>La « Danse des jeunes filles », avec son élégance toute naturelle, n’est d&rsquo;ailleurs pas sans rappeler le thème et les tonalités de Scheherazade.</p>



<p>L’intelligence narrative de la pianiste nippone alterne les ambiances, mystérieuses, nostalgiques, ou inquiétantes, à l’instar de ce très lisztéen&nbsp;« Château enchanté » qu’on croirait tout droit émané du Totentanz.&nbsp;</p>



<p>Etsuko Hirosé sait également se montrer passionnée dans le plus long tableau de cette suite, celui de « Zobeïde », héroïne fascinante, courageuse et amoureuse des 1001 nuits.&nbsp;</p>



<p>C’est une interprétation tout autant ébouriffante que nous livre la japonaise, dans un registre peut-être un peu moins grandiose que celui de Rimsky-Korsakov, mais néanmoins si émouvant et injustement méconnu…</p>



<p>C&rsquo;est donc un magnifique enregistrement que nous offre Etsuko Hirosé, aussi bon que celui dédié à Moritz Moszkowski, publié également chez Danacord en 2019.</p>



<p>Elle s&rsquo;affirme à nouveau comme une interprète curieuse et passionnée, de celles qui se passionnent pour les œuvres oubliées, et qui n&rsquo;a pas peur de se lancer non plus dans des transcriptions inédites. Cela force le respect, surtout lorsque le résultat à l&rsquo;arrivée atteint une telle excellence.</p>



<p>Cette affinité qu&rsquo;elle manifeste pour les compositeurs russes, et leur lyrisme, à la fois noble et mélancolique, se traduit par une interprétation d&rsquo;une rare intelligence.</p>



<p>J&rsquo;adore&nbsp;!</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Scheherazade</li>



<li>Artiste : Etsuko Hirosé (piano).</li>



<li>Format: PCM 16 bit, 44,1 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Bertrand Cazé.</li>



<li>Editeur/Label: Danacord.</li>



<li>Année: 2024.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Format CD uniquement.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="1024" height="277" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png" alt="Scheherazade 3" class="wp-image-2944" style="width:602px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-2048x555.png 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Fauré – Complete Piano Works</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/faure-complete-piano-works/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Mar 2025 11:18:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
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					<description><![CDATA[Voici une très belle intégrale des œuvres pour piano de Gabriel Fauré. Ce coffret de 4 compact-discs est très bien enregistré, et constant en termes de qualité technique et artistique. Laurent Wagschal enrichit ainsi une]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Ffaure-complete-piano-works%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p></p>



<p>Voici une très belle intégrale des œuvres pour piano de Gabriel Fauré. Ce coffret de 4 compact-discs est très bien enregistré, et constant en termes de qualité technique et artistique.</p>



<p>Laurent Wagschal enrichit ainsi une série d’enregistrements dédiés au répertoire de compositeur français, après avoir déjà exploré les œuvres pour piano et violon avec Ji-Yoon Park, et pour violoncelle et piano avec Pauline Bartissol.</p>



<p>On retrouve ce sens de la précision, du juste dosage des couleurs, du respect de la partition qui caractérise le jeu du pianiste lyonnais.</p>



<p>Il est toujours difficile de retracer en quelques lignes un contenu de presque cinq heures de musique.</p>



<p>Mais ce travail permet de mettre en lumière un bon nombre d’œuvres que l’on entend quasiment jamais. Cela apporte un éclairage sur la richesse du répertoire, qui regorge de nombreuses perles qui mériteraient d’être plus souvent exposées.</p>



<p>On perçoit aussi la progression du style de Gabriel Fauré qui débute par des œuvres inspirées de toute évidence par Mozart, le romantisme allemand, Frédéric Chopin…</p>



<p>Ce ne sont pas de simples pastiches, mais au contraire une forme de développement, de prolongement de ces sources d’inspiration.</p>



<p>On ressent d’ailleurs déjà cette énergie caractéristique du style de Gabriel Fauré dans ces œuvres de jeunesse.</p>



<p>Le point d’orgue de ces œuvres de jeunesse reste en ce qui me concerne la Ballade opus 19, composition particulièrement ouvragée et exigeante (on rapporte que Liszt lui-même ayant déchiffré la partition en présence de Fauré aurait avoué ne plus avoir de doigts après l’avoir jouée).</p>



<p>Laurent Wagschal l’interprète de façon magistrale, apportant une palette de couleur et une énergie totalement maîtrisée, faite de moments intenses et d’autres d’une infinie délicatesse.</p>



<p>La première des Valses-Caprices, celle en la majeur, est également une pièce qui requiert une grande virtuosité. Le pianiste français fait preuve dans son interprétation d’une capacité impressionnante à gérer l’amplitude dynamique de cette valse étourdissante. C’est encore une fois totalement maîtrisé, le phrasé deLaurent Wagschal étant d’une fluidité insolente, évitant par ailleurs l’écueil de la pure démonstration technique.</p>



<p>Les 13 Nocturnes de Gabriel Fauré viennent ensuite ponctuer et conclure ce bon programme, au même titre qu’ils ont jalonné sa carrière de compositeur (le treizième clôturant cette intégrale). Les Nocturnes représentent en sorte l’évolution du style musical de Fauré, partant du romantisme pour aboutir à une esthétique beaucoup plus contemporaine, voire avant-gardiste.</p>



<p>Le cinquième est joué avec une grande densité de son, contrairement à ce qu’on peut entendre chez Lucas Debargue, dont l’enregistrement est paru également en 2024. Si j’apprécie également ces sonorités plus cristallines, l’intérêt du jeu de Laurent Wagschal réside dans cette approche plus picturale, sans doute moins virtuose, mais qui donne du sens à la musique, ainsi qu’une forme d’unité, et de progression constante.</p>



<p>La Pavane opus 50 pour piano seul exprime cette même capacité à aller de l’avant, à vous emporter dans un tempo d’une grande justesse. Même si la palette de couleurs que déploie le pianiste français est riche, on n’en ressent pas moins une vraie sobriété dans cette mise en perspective de la musique.</p>



<p>Les Thèmes et Variations en Do dièse nous font entrer pleinement dans l’univers propre de Gabriel Fauré, bien qu’on ressente encore l’influence de Schumann (et ses Études symphoniques).</p>



<p>Ces pièces courtes de salon sont d’une grande beauté. Encore une fois, Laurent Wagschal développe un jeu d’une grande densité, idéal pour ce type de répertoire.</p>



<p>Le septième Nocturne en do dièse est un prolongement logique, puisqu’il est tout simplement dédié à un autre amour du compositeur: Adela Maddison. Pièce mystérieuse, elle est imprégnée d’un rythme de battements de cœur caractéristique; dans la section centrale, un autre univers scintille, auquel des cloches lointaines donnent un caractère argenté. C’est une composition tout simplement magnifique, et Laurent Wagschal apporte ici tout le romantisme et l’éloquence d’une vraie déclaration d’amour.</p>



<p>En fait, chaque pièce jouée sur cet quadruple album m’a captivé. Je vous laisserai ainsi le soin de découvrir la suite et fin de cette intégrale pour piano, en streaming, ou en achetant le CD afin de soutenir l&rsquo;artiste.</p>



<p>Ce superbe travail de Laurent Wagschal mérite le respect de tous. Et, en ce qui me concerne, il mérite également un Grand Frisson.</p>



<p>Car c’est un magnifique hommage rendu au compositeur, une intégrale à écouter de toute urgence…</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Fauré – Complete Piano Works.</li>



<li>Artiste : Laurent Wagschal (piano).</li>



<li>Format: PCM 24 bit, 96 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Sami Bouvet.</li>



<li>Editeur/Label: Indésens / Calliope.</li>



<li>Année: 2024.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<div class="wp-block-uagb-image alignleft uagb-block-f076094a wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-left"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png ,https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025.png 780w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025.png 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png" alt="Fauré – Complete Piano Works 4" class="uag-image-2944" width="607" height="74" title="Grand Frisson 2025" loading="lazy" role="img"></figure></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Mozart – Quatuor Tchalik</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/mozart-quatuor-tchalik/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 11:17:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Mozart]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est avec entrain que le Quatuor Tchalik débute cet album avec La Chasse KV 458 (n° 17). Suivent le Quatuor n°20 en ré majeur « Hoffmeister » pour cordes KV 499 et le Quatuor n°22]]></description>
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<p>C’est avec entrain que le Quatuor Tchalik débute cet album avec La Chasse KV 458 (n° 17). Suivent le Quatuor n°20 en ré majeur « Hoffmeister » pour cordes KV 499 et le Quatuor n°22 en si bémol majeur « Prussien ».</p>



<p>La Chasse est le quatrième des six quatuors dédiés à Haydn. C’est un quatuor très détendu et relaxant. Il reste pour autant particulièrement emblématique du travail de Mozart à cette époque.</p>



<p>La famille Tchalik revient ainsi à la source, source de jouvence sans aucun doute, puisque ces œuvres ouvrent perpétuellement de nouvelles approches pour les interprètes.</p>



<p>La direction empruntée par le quatuor franco-russe est indéniablement celle de la légèreté et de la décomplexion.&nbsp;</p>



<p>On ne retrouve pas pour autant cette sonorité évocatrice des cors de chasse comme on peut si bien l’entendre dans la version enregistrée pour DG par le Quatuor Amadeus en 1984.</p>



<p>Les Tchalik introduisent une dose d’ornement et de dynamique qui dépoussière complètement l’œuvre, la rend plus universelle peut-être, plus proche de Mozart et plus éloignée d’Haydn.</p>



<p>Que faut-il en penser alors? Personnellement je n’ai rien contre, surtout lorsque cette originalité vient renforcer la complicité, la connivence entre frères et sœurs.</p>



<p>On retrouve finalement ces cors de chasse de façon plus subtile, moins systématique, et cela redonne du peps au KV 458.</p>



<p>L’interprétation de l’adagio est ici pleine de finesse, de délicatesse. La musique respire, prend une toute autre dimension en termes de micro-dynamique. Il y a moins d’épanchements, davantage de tension.</p>



<p>J’ai vraiment apprécié ce troisième mouvement.</p>



<p>Cette vivacité, on la retrouve en toute logique dans l’Allegro assai final, mais dans un format de plus de 6 minutes, bien plus long qu’à l’habitué.</p>



<p>On n’a d’ailleurs pas l’impression que le tempo soit plus lent, au contraire. La musique est plus expressive, plus articulée. Les Tchalik ne cessent d’accélérer puis de ralentir. Les quatre archets se télescopent, rebondissent, cherchent une forme d’équilibre tridimensionnel dans ce dernier mouvement ébouriffant.</p>



<p>Le Quatuor « Hoffmeister » KV 499 doit son surnom au compositeur allemand Franz Anton Hoffmeister, intime de Mozart.</p>



<p>Ce quatuor donne à entendre un ré majeur impérieux dans lequel l&rsquo;alto occupe un rôle central, avec son timbre charnu, tant pour énoncer des thèmes que dans les contrechants expressifs.</p>



<p>Cette œuvre figurait au programme de la finale du concours Mozart en 2018, remporté par le quatuor Tchalik.</p>



<p>Les quatre musiciens insufflent une énergie assez inédite dans l’Allegretto. On retrouve ces échanges entre instrumentistes qui rendent la musique moins monocorde.</p>



<p>La prise de son doit d’ailleurs contribuer à renforcer cette impression de dynamique.</p>



<p>J’ai trouvé cette version très lumineuse, sans doute un peu moins mélancolique que d’autres versions de référence.</p>



<p>Il y a indéniablement un effort considérable porté sur l’intensité du jeu et l’articulation.</p>



<p>Les Tchalik semblent avoir mûrement médité ces trois quatuors, ce qui fait de leur interprétation une sorte de nouvelle perspective : c’est à la fois possible chez Mozart mais requiert certainement beaucoup de travail.</p>



<p>Le Menuetto Allegretto est presque un peu trop accentué à mon goût , les intentions étant très appuyées. Et en même temps, les Tchaliks impriment une pulsation qui invite à la danse, nous impliquant davantage.</p>



<p>L’adagio nous offre une superbe polyphonie instrumentale, très différente de ce qu’on a l’habitude d’entendre, chaque instrument jouant sa propre partition, presque de façon concertante. Ce n’est pas à ce proprement parler une interprétation à l’unisson mais une vraie petite symphonie.</p>



<p>Cela confère en tout cas un attrait tout different à ce passage, très beau à vrai dire…</p>



<p>Le finale Allegro prend des allures de course-poursuite et une premier thème répétitif se développant de façon très dynamique, voire effrénée : sans doute le petit grain de folie mozartien qui joue pleinement son rôle ici.</p>



<p>Le Quatuor N°22 K589 en Si bémol majeur paraît être un prolongement naturel du précédent. Les quatre instruments se relaient sans cesse pour embellir chaque phrase musicale dans un modèle quasi concertant.</p>



<p>Le violoncelle&nbsp;acquiert un rôle plus important que dans les deux premiers quatuors. Le commanditaire (Frédéric Guillaume II) de ce quatuor «Prussien» était d’ailleurs un violoncelliste.</p>



<p>Il y a beaucoup d’engagement chez les Tchalik, même dans le Menuetto où les coups d’archet sont plus marqués, le violoncelle sans doute aussi moins timide que dans bon nombre d’autres enregistrements de cette œuvre. Le contraste est ainsi plus évident entre les différents pupitres, autorisant aussi une plus grande spontanéité et une meilleure transparence.</p>



<p>L’Allegro assai final est tout aussi énergique, et achève de nous convaincre.</p>



<p>L’engagement sans faille, la qualité des ornements, la respiration, et la vivacité qu’apporte le quatuor franco-russe à ces trois œuvres permettent un certain renouveau, une sorte de fraîcheur qui permet de les rendre encore plus modernes ou intemporelles.</p>



<p>Un Grand Frisson assurément !</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Mozart – Quatuor Tchalik.</li>



<li>Artistes : Gabriel Tchalik (violon), Louise Tchalik (violon), Sarah Tchalik (alto), Marc Tchalik (violoncelle).</li>



<li>Format: PCM 24 bit, 88,2 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: nc.</li>



<li>Editeur/Label: Alkonost Classic.</li>



<li>Année: 2024.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Discutable.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="277" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png" alt="Mozart – Quatuor Tchalik 5" class="wp-image-2944" style="width:495px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-2048x555.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Quatuor Tchalik - Mozart K.458 &quot;The Hunt&quot; - I. Allegro vivace assai" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/IHlTylbqbYw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Fado em movimento</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/fado-em-movimento/</link>
					<comments>https://audiophile-magazine.com/discographie/fado-em-movimento/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2025 20:52:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Chant]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Fado]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
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					<description><![CDATA[Klarthe nous réserve régulièrement de jolies surprises avec des collaborations originales, sortant des sentiers battus. C’est le cas de cet album qui offre un superbe métissage entre les représentants du Fado traditionnel portugais et l’Ensemble]]></description>
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<p>Klarthe nous réserve régulièrement de jolies surprises avec des collaborations originales, sortant des sentiers battus.</p>



<p>C’est le cas de cet album qui offre un superbe métissage entre les représentants du Fado traditionnel portugais et l’Ensemble des Équilibres, à l’avant-garde de la scène contemporaine française.</p>



<p>Une des plus belles voix du Portugal, celle de Cristina Branco, accompagnée de son guitariste Bernardo Couto, s’associe ainsi à la formation d’Agnès Pyka pour interpréter les créations de trois compositrices portugaises contemporaines : Fátima Fonte, Florentine Mulsant et Anne Victorino D’Almeida qui ont, chacune, imaginé l’image musicale de ces textes du Fado, écrits par l’écrivain Gonçalo M. Tavares, dans leur style très différent.</p>



<p>Cette collaboration inédite était loin d’être gagnée d’avance puisque les deux spécialistes du Fado ne lisaient pas les partitions, travaillant tout « à l’oreille ». Il a fallu que la formation d’Agnès Pyka réévalue et ajuste son travail à leur besoin tout en s’appropriant cette mélancolie si particulière inhérente à l&rsquo;univers du Fado.</p>



<p>La concrétisation de ce partage d’influences et de culture, voire de différents rapports à la musique, est admirable.</p>



<p>L’Ensemble des Équilibres nous offre encore une fois une intensité dramatique, une expressivité qui rend cette musique si vivante. Je n’aurais personnellement jamais imaginé que le Fado puisse revêtir une dimension d’une telle modernité. Et pourtant, cette musique vous emporte totalement dans cet élan récitatif, cette puissance évocatrice hors norme…</p>



<p>Le travail d’écriture n’est clairement pas en reste, que ce soit le charme des arabesques de Fátima Fonte, l’intensité dramatique d’Anne Victorino d’Almeida, ou bien encore celle de Florentine Mulsant.</p>



<p>La partie purement instrumentale, celle écrite par Florentine Mulsant prend la forme d’un trio pour violon, alto et violoncelle.</p>



<p>Cette création est tellement théâtrale qu’on ne ressent à aucun moment l’absence de parole. Le niveau de l’écriture m’a semblé de très haut niveau, voire ce qui se fait de mieux dans le cadre de la création contemporaine aujourd’hui.</p>



<p>Et lorsqu’on revient au chant, la voix de Cristina Branco se fond parfaitement dans ce Fado hyper contemporain. Jamais elle ne semble en faire trop, préférant distiller un vibrato serré et se comporter presque comme une accompagnatrice, alors que l’essentiel des compositions est centré sur sa personnalité et son univers musical&#8230;</p>



<p>Cet album est une délicieuse parenthèse musicale, sorte de creuset mêlant tradition et modernité, et qui mérite sans hésitation notre meilleure recommandation.</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Fado em movimento.</li>



<li>Artistes : Ensemble des Equilibres, Agnès Pyka (direction, violon), Cristina Branco (chant), Bernardo Couto (guitare).</li>



<li>Format: PCM 16 bit, 44,1 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Erwan Boulay.</li>



<li>Editeur/Label: Klarthe.</li>



<li>Année: 2024.</li>



<li>Genre: Fado.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Format CD uniquement.</li>
</ul>



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<p></p>



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<iframe loading="lazy" title="Fado em movimento - Teaser" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/-i3GeXDGH0s?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Dialoguer</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/dialoguer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Feb 2025 14:53:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Baroque]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Viole de gambe]]></category>
		<category><![CDATA[Violoncelle]]></category>
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					<description><![CDATA[Le dialogue est ici celui de deux instruments : le violoncelle et la viole de gambe. Mais c’est aussi la succession de deux styles : l’Italie et la France, à la croisée du 17ème et]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fdialoguer%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>Le dialogue est ici celui de deux instruments : le violoncelle et la viole de gambe.</p>



<p>Mais c’est aussi la succession de deux styles : l’Italie et la France, à la croisée du 17ème et du 18ème siècle.</p>



<p>L’Ensemble Art of Nature nous livre des sonorités précieuses, et joliment saturées, parfois trop sages, et d’autres fois plus enjouées.</p>



<p>Esmé de Vries et Oleguer Aymamí jouent chacun la viole et le violoncelle sans vouloir favoriser un instrument en particulier. Si je devais caricaturer ma pensée, je dirais que la viole de gambe illustre la solennité du style français, alors que le violoncelle évoque plutôt cette fantaisie italienne qui fera chavirer l’Europe entière par la suite.</p>



<p>Je ne m’attarderai d&rsquo;ailleurs pas davantage sur l’intérêt historique ou musicologique de cette initiative, d’autant plus que le répertoire regroupant viole de gambe et violoncelle est quasiment inexistant.</p>



<p>Car c’est bien la sonorité chaude de cet enregistrement qui m’a séduit, au delà de son intérêt historique.</p>



<p>La prise de son met en lumière ces deux instruments ainsi que le clavecin, omniprésent, qui s’intègre harmonieusement, sans aucune touche d’acidité.</p>



<p>Que ce soit la première partie, centrée sur la viole de gambe (avec des compositions de Marin Marais, Jean Barrière, François Couperin ou bien encore Louis de Caix d’Hervelois), que la dernière, mettant en scène les violoncelles, le plaisir d’écoute est à son apogée.</p>



<p>La prise de son aide, bien évidement, en amenant cette illusion de faire entrer les musiciens dans sa salle d’écoute. Mais cette polyphonie instrumentale des deux violes et des deux violoncelles dépasse l&rsquo;émotion purement audiophile, tant elle est d’une grande élégance, tout étant dosé à la perfection.</p>



<p>Si cette beauté tonale, magnifiée par des sons saturés et généreux, ne fait aucun doute, c’est aussi l’articulation et le rythme dont font preuve les deux musiciens stars, Esmé de Vries et Oleguer Aymamí, qui me captive dans la sonate en sol mineur de Jean Barrière. Tout semble couler naturellement. J’entends par là que je n’ai jamais perçu un maniérisme forcé, ou une volonté d’augmenter la cadence sans que cela fasse sens.</p>



<p>La sonate da chiesa en mi mineur d’Arcangelo Corelli est un autre parfait exemple de cette plénitude tonale évoluant dans un tempo vif et gracieux.</p>



<p>A noter également deux très belles pièces pour clavecin de Francesco Geminiani qui ponctuent les compositions pour viole et violoncelles dans cet album de bien belle manière. Le clavecin d’Hadrien Jourdan est d’ailleurs un vrai pilier soutenant chacune de ces œuvres avec élégance et retenue.</p>



<p>Voici donc un (trop) rare disque de musique baroque alliant des qualités techniques et artistiques particulièrement remarquables.</p>



<p>Une vraie petite pépite musicale.</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Dialoguer.</li>



<li>Artistes : Ensemble Art of Nature, Esmé de Vries (direction).</li>



<li>Format: PCM 24 bit, 88,2 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Marie Delorme.</li>



<li>Editeur/Label: VDE-Gallo.</li>



<li>Année: 2024</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Discutable.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="277" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png" alt="Dialoguer 7" class="wp-image-2944" style="width:523px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-2048x555.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<iframe loading="lazy" title="Art of Nature en dialogue" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/rt8_9ZBOeak?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Caprices for Violoncello Solo by DALL&#8217;ABACO</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/caprices-for-violoncello-solo-by-dallabaco/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Oct 2024 21:14:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Violoncelle]]></category>
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					<description><![CDATA[Ces onze caprices pour violoncelle, relativement méconnus du grand public, sont le fruit du travail du fils d’Evaristo Felice Dall’Abaco, Joseph Clément Ferdinand Barone Dall’Abaco. Sans doute restent-ils éclipsés par les suites de Bach pour]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fcaprices-for-violoncello-solo-by-dallabaco%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>Ces onze caprices pour violoncelle, relativement méconnus du grand public, sont le fruit du travail du fils d’Evaristo Felice Dall’Abaco, Joseph Clément Ferdinand Barone Dall’Abaco.</p>



<p>Sans doute restent-ils éclipsés par les suites de Bach pour violoncelle seul, premières œuvres dédiées au violoncelle solo qui ont changé le destin de l’instrument en démontrant qu’il ne se limitait pas au seul rôle d’accompagnateur.</p>



<p>Le but poursuivi par ce compositeur bruxellois du 18ème siècle au travers de l’écriture de ces onze caprices était apparemment d’explorer tout le potentiel dramaturgique du violoncelle en magnifiant sa palette tonale.</p>



<p>C’est sans doute tout autant la préoccupation d’Estelle Revaz qui joue ces œuvres courtes sur un instrument d’époque datant de 1679 avec des cordes métalliques accordées en 442 Hz.</p>



<p>Et cela fait mouche immédiatement : la sonorité de cet instrument est fabuleuse, totalement captivante de par sa tessiture riche et variée.</p>



<p>On tombe ainsi amoureux de cette sonorité particulière et envoûtante.</p>



<p>Estelle Revaz se lance dans cette recherche singulière de ces expériences sonores d’époque, à l’instar de la violoncelliste canadienne Elinor Frey qui a beaucoup produit concernant l’art du violoncelle de Dall’Abaco, et avec un son lui aussi magnifique. Je n’ai néanmoins pas connaissance qu’elle ait enregistré à ce jour les onze caprices sur un même album.</p>



<p>La Suissesse emprunte globalement un tempo assez lent, sans doute plus en adéquation avec ceux empruntés à l’époque. Cela permet aussi d’amener davantage de respiration, de travailler les silences, les crescendi et diminuendi, de plus faire vibrer l’air autour de l’instrument.</p>



<p>La réverbération naturelle de la Chapelle des Capucins de Saint Maurice rajoute aussi à la sensation de présence de l’instrumentiste.&nbsp;</p>



<p>La prise de son permet par ailleurs d’obtenir cette belle image tridimensionnelle de la musicienne positionnée dans son environnement acoustique réverbérant.</p>



<p>Si on additionne la qualité des timbres à celle de l’image stéréo, on obtient un album à la qualité technique quasi irréprochable.</p>



<p>Au delà de cette sonorité particulière, ces onze caprices sont tout simplement superbes, rivalisant parfois avec les Fantaisies pour viole de gambe de Telemann, et le caprice n°8 tutoie presque la densité des suites de Bach que d&rsquo;All Abaco admirait.&nbsp;</p>



<p>J’ai énormément apprécié cette nervosité, cette rapidité qui fait que le son n’est jamais lourd alors qu’il reste dense et incarné. C’est vraiment un jeu qui capte en permanence notre attention. Je ne saurais d’ailleurs dire à qui en revient le mérite, à savoir à l’interprète ou bien aux caractéristiques techniques de l’instrument d’époque, sans doute un peu aux deux…</p>



<p>Les variations d’ambiance et de rythme font aussi l’intérêt de cette intégrale des caprices de Dall&rsquo;Abaco. Le caprice n°4 offre ainsi une aria particulièrement calme et mélancolique , quasi méditative, tandis que le n°3 nous invite à la danse, dans un tempo plus rapide et nerveux.</p>



<p>Et si la trame sonore de cet album semble totalement continue, Estelle Revaz nous régale par la quantité de nuances et de variations subtiles qu’elle fait naître de son instrument, et ce, sans jamais sombrer dans un pathos moelleux par trop caricatural.</p>



<p>Au final, que dire de plus si ce n’est que cet album est un merveilleux témoignage du potentiel émotionnel qui réside dans ce violoncelle, un vrai festival de chant et de couleurs !</p>



<p>Et c’est à nouveau un grand frisson décerné ce mois-ci au label Solo Musica. Bravo !</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Caprices for Violoncello Solo by DALL&rsquo;ABACO.</li>



<li>Artiste : Estelle Revaz (violoncelle).</li>



<li>Format: PCM 24 bit, 96 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Cécile Lenoir.</li>



<li>Editeur/Label: Solo Musica.</li>



<li>Année: 2024</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="277" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-1024x277.png" alt="Caprices for Violoncello Solo by DALL&#039;ABACO 8" class="wp-image-2718" style="width:555px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-2048x555.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<iframe loading="lazy" title="Dall&#039;Abaco | Capriccio no 5 | Estelle Revaz (cello) | Virtuoso Cello Music" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/f3cu_BN8T58?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Jean-Nicolas Diatkine LIVE 2021 &#038; 2023</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/jean-nicolas-diatkine-live-2021-2023/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Oct 2024 15:00:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Liszt]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
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					<description><![CDATA[Jean-Nicolas Diatkine nous livre un nouvel album enregistré en live à l’occasion de deux récitals donnés à la salle Gaveau entre 2021 et 2023. Cet artiste discret, qui se produit peu en public, aborde un]]></description>
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<p>Jean-Nicolas Diatkine nous livre un nouvel album enregistré en live à l’occasion de deux récitals donnés à la salle Gaveau entre 2021 et 2023.</p>



<p>Cet artiste discret, qui se produit peu en public, aborde un répertoire consensuel et technique, pas toujours évident à maîtriser en public, celui de Franz Liszt mais aussi de Beethoven.</p>



<p>Les 6 bagatelles opus 126 de Beethoven sont jouées dans un style impressionniste. C’est du moins la sensation que j’ai ressentie à l’écoute de cette captation moins proche que les versions studio auxquelles je suis habitué.</p>



<p>Mon cœur penche d&rsquo;ailleurs toujours du côté du clavier d’Alfred Brendel, qui est pour moi l’essence même du chant beethovenien au piano.</p>



<p>Il est néanmoins difficile d’opposer une version live à une version studio, question essentiellement de prise de son, mais aussi de mise en danger.&nbsp;</p>



<p>Il n’empêche que ces six bagatelles enregistrées en 2023 à Gaveau restent assez chantantes. Le phrasé de Jean-Nicolas Diatkine me semble un peu moins appuyé que l’image qu’il peut renvoyer assez souvent. J’y ai trouvé beaucoup de poésie et d’entrain, et donc de plaisir d&rsquo;écoute.</p>



<p>La Sonate en si mineur de Liszt nous ramène vers une interprétation plus droite, plus verticale, mais complètement assumée et maîtrisée.</p>



<p>La version live enlève forcément une partie de la richesse tonale d’une captation plus directe en studio, et cet enregistrement paraît ainsi plus monochrome que mes versions de référence jouées par Argerich ou Arrau, pour ne citer que ces deux monstres sacrés.</p>



<p>Cette prise de son a tendance à mettre un peu plus d’emphase sur la main gauche et rendre la main droite plus métallique.&nbsp;</p>



<p>Il n’en reste pas moins que Jean-Nicolas Diatkine démontre une vraie sensibilité romantique dans l’andante, dépassant l’exigeante lecture de la partition pour aller vers l’imprégnation de ce monument du piano.</p>



<p>C’est sans doute cela qui motive la sortie de cet album, la volonté de privilégier l’immédiateté et le ressenti de l’instant présent, une sorte d’unité vivante, par rapport à la perfection plastique d’un enregistrement studio.</p>



<p>Il y a ainsi de l’émotion, de l’humanité, plus qu’il n’y a de perfection et de virtuosité pianistique dans l’exécution de cette sonate.</p>



<p>On peut pourtant avoir les deux, et il y a bien évidemment des versions studios d’une grande perfection tout en regorgeant d’émotions.</p>



<p>Suit l’arrangement de Liszt de la Mort d’Isolde. Cet extrait convient sans doute parfaitement à l’esprit de cet enregistrement live.</p>



<p>J’ai presque une irrésistible envie de faire un parallèle avec un autre enregistrement live, d’un pianiste à l’apparence physique pas très éloignée finalement de celle de Jean-Nicolas Diatkine, celui d’Alfred Brendel à Salzbourg en 1984.</p>



<p>J’ai trouvé la version de Diatkine plus fidèle à l’esprit de l’œuvre originale de Wagner, sans doute aussi de la partition de Liszt. J’y ai reconnu un cheminement peut-être plus familier, l’écueil de cette transcription étant de vouloir parfois en faire des tonnes, ce qui gâche un peu l&rsquo;aspect émotionnel de la tragédie originelle.</p>



<p>Bref, j’ai beaucoup apprécié l’interprétation de Diatkine, sa gestion des silences, des contrastes dynamiques, des pianissimi, et surtout cet élan continu qui nous emporte toujours un peu plus loin, sans aucun sentiment de discontinuité.</p>



<p>L’album prend fin avec la Ballade n°2 de Franz Liszt.</p>



<p>Je trouve que c’est peut-être l’interprétation la plus réussie de cet album (même si j’hésite finalement à établir une hiérarchie entre la mort d’Yseult et cette ballade n°2).</p>



<p>En outre, j’ai apprécié l’art de reproduire cette dualité des passages de l’ombre à la lumière.</p>



<p>Est-ce que le live enlève de la précision dans l’articulation du mouvement chromatique à la main gauche ? Sans doute. L’articulation générale, ainsi que la palette de couleurs, en souffrent un peu quand on compare cet enregistrement à la merveilleuse version de 2011 de Nelson Freire pour le label Decca.</p>



<p>Pour relativiser, il y a des enregistrements studio où l’articulation à la main gauche m’apparaît bien moins exécutée (Valentina Lisitsa pour le même label Decca par exemple).</p>



<p>Diatkine va au delà de ces considérations esthétiques pour instaurer un véritable climat dans cette œuvre, avec ses moments de pure inquiétude et ceux d’une clarté éminemment lyrique.</p>



<p>J’ai encore plus aimé le rythme, le doigté, le juste poids apporté à chaque note. C’est cette dimension du pianissimo qui apporte l’adhésion et ce grand frisson, car c’est fait de façon si naturelle (même dans le grandioso), sans être jamais surjoué. Du grand art, Monsieur Diatkine !</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Jean-Nicolas Diatkine LIVE 2021 &amp; 2023.</li>



<li>Artiste : Jean-Nicolas Diatkine (piano).</li>



<li>Format: PCM 24 bit, 96 kHz.</li>



<li>Ingénieurs du son: Arpeggio Films, Etienne Collard.</li>



<li>Editeur/Label: Solo Musica.</li>



<li>Année: 2024</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="277" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-1024x277.png" alt="Jean-Nicolas Diatkine LIVE 2021 &amp; 2023 9" class="wp-image-2718" style="width:473px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-2048x555.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



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<iframe loading="lazy" title="BEETHOVEN - Bagatelle op.126 N°4  - Jean-Nicolas DIATKINE (live @sallegaveauofficiel)" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/PzRIRJt6rXQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Edvard Grieg – Nord Licht</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/edvard-grieg-nord-licht/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Sep 2024 20:25:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Grieg]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=2897</guid>

					<description><![CDATA[Le Concerto en la mineur d’Edvard Grieg est une œuvre qui fait rarement l’unanimité chez la critique. J’avoue aussi être partagé et finalement être rarement en phase avec les jugements sur les nombreuses références discographiques]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fedvard-grieg-nord-licht%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>Le Concerto en la mineur d’Edvard Grieg est une œuvre qui fait rarement l’unanimité chez la critique.</p>



<p>J’avoue aussi être partagé et finalement être rarement en phase avec les jugements sur les nombreuses références discographiques existantes.</p>



<p>Ce concerto dégage en fait une telle puissance romantique qu’il est essentiel à mes oreilles que le suivi rythmique de l’orchestre soit de tout premier plan pour que la flamboyance du pianiste puisse rejaillir pleinement. Cela demande une synchronisation incroyable, car le seul petit décalage est capable à mon sens de tout gâcher.&nbsp;</p>



<p>Il faut presque que l’orchestre joue les métronomes, porte en quelque sorte le pianiste, pour que l’osmose soit parfaite. En ce qui me concerne, la pulsation rythmique fait tout, et une des versions à laquelle je reviens souvent est celle de Radu Lupu avec le LSO emmené par Prévin chez Decca, version datée pour certains, mais qui reste pour moi une des versions où l’orchestre et le pianiste offrent cette énergie et cette dimension rythmique de la meilleure des façons.</p>



<p>Et comme mon avis ne fera clairement pas l’unanimité, je préfère néanmoins éclairer le lecteur sur mes attentes personnelles vis-à-vis de l’interprétation de ce concerto.</p>



<p>Margarita Höhenrieder aborde le premier mouvement avec un tempo assez rapide. Le piano se fond parfaitement bien au premier plan de l’orchestre de la Nordwestdeutsche Philharmonie, tout en donnant une perspective d’ensemble crédible.</p>



<p>Les timbres sont d’ailleurs très beaux, et la sonorité du piano, la réverbération font presque penser au tout début qu’il s’agit d’un enregistrement de concert.</p>



<p>La soliste ne se pose pas en superstar et la balance piano orchestre m’a paru plutôt équilibrée.&nbsp;</p>



<p>Si j’aime beaucoup l’enregistrement du Cleveland avec Léon Fleisher et Georges Szell, la fougue du pianiste me paraît parfois excessive, ainsi que la balance mettant trop en avant le piano sur les parties où l’orchestre joue avec le soliste.</p>



<p>C’est beaucoup plus équilibré avec la Nordwestdeutsche Philharmonie.&nbsp;</p>



<p>En revanche, cette phalange n’a pas la même ampleur que les orchestres de Cleveland ou de Londres. J’aurais aimé à certains moments que l’orchestre se fasse plus insistant, soit un peu moins cantonné dans un rôle d’accompagnateur.</p>



<p>Néanmoins, le piano de Margarita Höhenrieder reste chantant et très en phase avec l’orchestre.</p>



<p>L’Adagio confirme la qualité première de cette interprétation, celle d’un bel équilibre. C’est un moment plein de délicatesse, les sensibilités de la pianiste et de l’orchestre se conjuguent parfaitement. C’est dans ces instants précis que l’osmose tonale et rythmique crée cette forme de magie dans le Concerto en la mineur de Grieg. On ne retrouve pas cette fusion chez Szell. On la retrouve avec Prévin, Lupu et le LSO mais avec une amplitude dynamique un peu plus étendue chez le regretté pianiste roumain.</p>



<p>La pianiste ne recherche pas les prouesses techniques, mais développe un touché tellement sensible et délicat qu’il déroule ce second mouvement comme une évidence, et avec une grande poésie.</p>



<p>Le Final démarre par cet allégro moderato molto e marcato qui reste un passage éminemment virtuose et puissant. On ne retrouve pas dans cette version toute l’ampleur dont font preuve les deux références susmentionnées.</p>



<p>L’effectif orchestral est plus restreint et ne parvient pas à recréer cette dimension sonore, le phrasé de Margarita Höhenrieder n’étant pas non plus aussi incisif. Certes, la prise de son moins proche du piano ne permet pas de restituer ce coté si expressif des deux autres versions.</p>



<p>En revanche, cette interprétation ne passe pas à côté de cette dimension rythmique folk, qui est particulièrement bien servie lorsque l’orchestre sert de soubassement au pianiste. Et puis, on retrouve cette sensibilité dans l’andante maestoso, un chant qui semble vous tirer vers l’avant, sûrement, sans grands excès de fièvre, mais de façon déterminée.</p>



<p>Bref, ce n’est pas la version du concerto de Grieg la plus décoiffante que je connaisse, mais elle reste d’une grande homogénéité, et nous fait passer un agréable moment, avec quelques restrictions sur l’orchestre qu’on aurait aimé plus lumineux et incisif, du moins durant les premiers et troisièmes mouvements.</p>



<p>Suit une pièce contemporaine pour piano et main gauche seule, composée par l’Islandais Hjalmar Helgi Ragnarsson et intitulée «&nbsp;Stilla&nbsp;». Cette composition fut commandée par Margarita Höhenriede elle-même, et qu’elle étrenna lors d’un concert en décembre 2022.</p>



<p>Cette pièce évoque pour moi cette nature islandaise sauvage et statique, capable de se réveiller brutalement, moins majestueuse peut-être que les décors campés par le Concerto en la mineur, mais néanmoins très intimidante et mystérieuse.</p>



<p>Elle constitue en tout cas une parfaite transition avec l’arrangement pour quatre mains des suites numéro un et deux de Peer Gynt, interprétées en compagnie du pianiste finlandais Antti Siirala.</p>



<p>J’ai du mal à être totalement objectif lorsque j’écoute ces œuvres de Grieg car j’y trouve une poésie naturelle si intense que je m’abandonne souvent à l’écoute de cette musique sans vouloir la disséquer ou analyser la qualité de l’interprétation.</p>



<p>Ce qui en ressort néanmoins est la superbe unité et complicité entre les deux pianistes qui ne cherchent jamais à prendre l’ascendant sur l’autre, mais au contraire semblent en totale communion.&nbsp;</p>



<p>Aussi, on profite de cette ligne mélodique sans faille, ce rythme dansant, ces couleurs magnifiques de la musique de Grieg, bref de cette lumière nordique si belle et troublante : de superbes aurores boréales et musicales !</p>



<p>Cette dernière performance remporte mon enthousiasme et décroche le Grand Frisson, malgré un concerto où l’orchestre résidant de Herford peine un peu à reproduire cette immensité et majesté des fjords norvégiens. Un délicieux moment&#8230;</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Edvard Grieg – Nord Licht.</li>



<li>Artistes : Margarita Höhenrieder (piano), Nordwestdeutsche Philharmonie, Jonathon Heyward (direction), Antti Siirala (piano).</li>



<li>Format: PCM 24 bit, 96 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Peter Laenger.</li>



<li>Editeur/Label: Solo Musica.</li>



<li>Année: 2024</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Discutable.</li>
</ul>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="277" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-1024x277.png" alt="Edvard Grieg – Nord Licht 10" class="wp-image-2718" style="width:458px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-2048x555.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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