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	<title>Grand Frisson &#8211; Audiophile-Magazine</title>
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	<description>Le seul magazine hifi français totalement indépendant</description>
	<lastBuildDate>Tue, 22 Sep 2026 20:15:38 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Grand Frisson &#8211; Audiophile-Magazine</title>
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		<title>Intégrale des sonates de Beethoven – Pierre Réach (4ème et dernier volume)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 20:15:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Beethoven]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
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					<description><![CDATA[Avec la parution du quatrième et dernier volume de son intégrale des trente-deux sonates de Beethoven pour Anima Records, Pierre Réach conclut un projet qu’il aura conduit lentement et sûrement. Menée sur six années, cette]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fintegrale-des-sonates-de-beethoven-pierre-reach-4eme-et-dernier-volume%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p class="wp-block-paragraph">Avec la parution du quatrième et dernier volume de son intégrale des trente-deux sonates de Beethoven pour Anima Records, Pierre Réach conclut un projet qu’il aura conduit lentement et sûrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Menée sur six années, cette intégrale apparaît avant tout comme l’aboutissement d’une fréquentation de toute une vie avec un corpus qui demeure le centre de gravité de la littérature pianistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin de toute volonté de réinventer Beethoven, Réach inscrit sa lecture dans une tradition assumée, celle de la recherche d’une intimité simple et naturelle, celle de ses augustes prédécesseurs comme Kempff ou Badura-Skoda, en privilégiant la cohérence du discours, la lisibilité de la polyphonie, la dialectique entre le chant et le développement, et la continuité structurelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux tendances actuelles, son Beethoven n’est ni démonstratif ni conceptuel. Il repose sur une confiance absolue dans la partition et dans sa capacité à générer son propre élan expressif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche trouve dans le quatrième volume de cette intégrale son expression peut-être la plus aboutie. Loin de céder à la logique anthologique, le programme met en regard différentes périodes de création, et rappelle combien le parcours beethovénien procède moins d’une évolution linéaire que d’une succession de ruptures, de retours en arrière et de fulgurances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dernier volume réunit ainsi plusieurs sonates emblématiques, allant des œuvres de jeunesse aux sommets de la maturité, notamment les sonates n° 3, 6, 9, 11, 13, 22, 27 et 29 « Hammerklavier ». L’ensemble forme un remarquable condensé de l’évolution stylistique du compositeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des premières sonates héritières du classicisme viennois aux explorations de la maturité, Pierre Réach met constamment en lumière la capacité de Beethoven à réinventer son langage tout en préservant une identité immédiatement reconnaissable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La qualité majeure de cette réalisation réside dans l’équilibre atteint entre maîtrise structurelle et liberté du geste. Le pianiste refuse aussi bien la rigidité analytique que l’abandon lyrique, bien trop caricatural et réducteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’articulation demeure ici exemplaire, les plans sonores sont soigneusement hiérarchisés, tandis que le chant conserve une grande souplesse ainsi qu’une forme de fraîcheur naturelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette maîtrise de la respiration musicale se révèle particulièrement convaincante dans les œuvres de la période médiane, où la tension dramatique se nourrit moins du volume sonore que de la conduite des lignes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c’est évidemment autour de la Sonate op. 106 « Hammerklavier » que se cristallise l’intérêt majeur de ce dernier volet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Véritable sommet du cycle, l’œuvre constitue un test décisif pour tout interprète. Pierre Réach l’aborde sans recherche d’effet ni volonté démonstrative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son approche privilégie la continuité du discours et la logique interne de la forme. Dans l’immense Adagio sostenuto, le temps semble suspendu sans que jamais la tension ne se dissolve. Quant à la fugue finale, elle impressionne moins par sa virtuosité que par la clarté avec laquelle le pianiste en expose les ramifications contrapuntiques et les enjeux structurels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme de cette intégrale, une impression domine : celle d’une remarquable cohérence. Là où certaines approches privilégient le contraste entre les différentes périodes créatrices, Réach souligne au contraire la permanence d’une voix et d’une vision, sans jamais céder à l’emphase. Cette cohérence confère à l’ensemble une force rare et fait de cette intégrale une référence discographique à ne pas négliger par les amateurs du genre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus qu’un simple couronnement, ce quatrième volume apparaît ainsi comme la clé de voûte d’un édifice mûri pendant de longues années : un Beethoven sans posture, profondément réfléchi, porté par une autorité musicale qui n’a jamais besoin de s’affirmer pour s’imposer. Si le Grand Frisson, n’est peut-être pas ce qui qualifie le mieux cette intégrale, il reste l’expression de notre enthousiasme le plus sincère, et nous le lui décernons sans aucune réserve.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Intégrale des sonates de Beethoven – Pierre Réach (4ème et dernier volume).</li>



<li>Artistes : Pierre Réach (piano).</li>



<li>Format: PCM 24-bit, 96 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Etienne Collard.</li>



<li>Editeur/Label: Anima records.</li>



<li>Année: 2026.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="315" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-1024x315.png" alt="Intégrale des sonates de Beethoven – Pierre Réach (4ème et dernier volume) 1" class="wp-image-3304" style="width:562px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-1024x315.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-300x92.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-768x237.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026.png 1052w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les Amours du Poète</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/les-amours-du-poete/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2026 14:48:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Clarinette]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
		<category><![CDATA[Schumann]]></category>
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					<description><![CDATA[Remplacer la voix humaine dans l’un des cycles de lieders les plus incarnés et littéraires du romantisme allemand est un pari audacieux. C&#8217;est néanmoins celui qu&#8217;ont choisi le clarinettiste Romain Guyot et la pianiste Chloé]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fles-amours-du-poete%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p class="wp-block-paragraph">Remplacer la voix humaine dans l’un des cycles de lieders les plus incarnés et littéraires du romantisme allemand est un pari audacieux. C&rsquo;est néanmoins celui qu&rsquo;ont choisi le clarinettiste Romain Guyot et la pianiste Chloé Mun pour cet album intitulé «&nbsp;Les amours du poète&nbsp;», publié chez Klarthe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la transcription du célèbre cycle Dichterliebe (opus 48), le duo rassemble deux autres monuments du répertoire schumannien : les Fantasiestücke opus 73 et les Drei Romanzen opus 94.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin d&rsquo;être une simple compilation de « Schumann pour clarinette », le disque se conçoit comme une invitation à la poésie, incarnée par une fusion des deux timbres du piano et de la clarinette d&rsquo;une remarquable intériorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa transcription de Dichterliebe, Romain Guyot réussit le tour de force de faire oublier l&rsquo;absence des mots de Heinrich Heine. Privée de texte, sa clarinette s&rsquo;approprie une éloquence purement instrumentale. L&rsquo;instrument explore des dynamiques très douces et un son d&rsquo;une grande rondeur pour mieux amener ce sentiment de confidence poétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La palette de nuances est particulièrement riche : le son sait se faire aussi bien murmure impalpable dans les moments de confidence, que vibrante amertume dans les phases de désespoir amoureux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le phrasé épouse d&rsquo;ailleurs les respirations d&rsquo;un chanteur fictif, évitant l&rsquo;écueil de la virtuosité gratuite pour privilégier une ligne plus pure et plus mélancolique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la réussite de cet enregistrement repose tout autant sur la complicité artistique avec Chloé Mun qui accompagne admirablement chaque forte et chaque pianissimo. C&rsquo;est cette fusion des timbres qui donne cette sensation que les paroles sont ici superflues. Et la pianiste sud-coréenne déploie ici un jeu d&rsquo;une grande finesse coloriste. Ses textures ne se contentent jamais de soutenir la clarinette. Bien plus, elles l&rsquo;enveloppent, lui répondent et tissent un contrepoint d&rsquo;une lumineuse clarté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;absence des mots renforce naturellement le rôle du piano, qui porte ainsi le sens émotionnel de l&rsquo;œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fin de cycle est haute en couleur : dans le dernier lied «&nbsp;Die alten, bösen Lieder&nbsp;», la clarinette de Romain Guyot s&rsquo;efface proprement pour laisser place au long postlude de piano seul. Chloé Mun y déploie un toucher très narratif qui donne l&rsquo;impression de se souvenir et de clore l&rsquo;histoire plutôt que de simplement terminer une pièce musicale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Fantasiestücke et les Romances, ne sont pas en reste dans cet enregistrement : les deux musiciens avancent d&rsquo;un même pas, capturant parfaitement l&rsquo;esprit changeant du romantisme allemand, oscillant sans cesse entre l&rsquo;élan passionné et la rêverie mélancolique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet album s&rsquo;avère finalement un pari gagnant. Romain Guyot et Chloé Mun signent une adaptation et une interprétation d&rsquo;une grande sensibilité. Plus qu&rsquo;un succès d&rsquo;estime, «&nbsp;Les amours du poète&nbsp;» est un disque qu&rsquo;on saluera par un Grand Frisson, totalement mérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Les Amours du Poète.</li>



<li>Artistes : Romain Guyot (clarinette), Chloé Mun (piano).</li>



<li>Format: PCM 24-bit, 96 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Joanna Popowicz.</li>



<li>Editeur/Label: Klarthe.</li>



<li>Année: 2026.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="1024" height="315" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-1024x315.png" alt="Les Amours du Poète 2" class="wp-image-3304" style="width:555px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-1024x315.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-300x92.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-768x237.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026.png 1052w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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		<title>John Williams &#8211; Flute Concerto / Bernard Herrmann – Souvenirs de Voyage</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/john-williams-flute-concerto-bernard-herrmann-souvenirs-de-voyage/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 20:07:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
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					<description><![CDATA[Cet enregistrement du Singapore Symphony Orchestra, pour le label Pentatone, met à l&#8217;honneur les œuvres de concert de trois compositeurs renommés du cinéma américain : John Williams, Bernard Herrmann et Hugo Friedhofer. Le programme de]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fjohn-williams-flute-concerto-bernard-herrmann-souvenirs-de-voyage%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet enregistrement du Singapore Symphony Orchestra, pour le label Pentatone, met à l&rsquo;honneur les œuvres de concert de trois compositeurs renommés du cinéma américain : John Williams, Bernard Herrmann et Hugo Friedhofer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme de l&rsquo;album explore la facette purement classique (et donc hors musique de films) de ces compositeurs à travers deux œuvres de John Williams («Concerto pour flûte seule, cordes et percussions», «Essay for Strings»), les «Souvenirs de Voyage» de Bernard Hermann, et «Suite for 5 woodwinds» d’Hugo Friedofer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Concerto pour flûte, cordes et percussions de John Williams est une œuvre d&rsquo;une grande richesse expressive, portée ici par le flûtiste Jin Ta. C’est sans nul doute l&rsquo;une des œuvres de concert les plus audacieuses, modernes et avant-gardistes de John Williams. Très éloigné du style romantique ou héroïque de ses musiques de films, ce concerto explore un langage majoritairement atonal et met l&rsquo;accent sur les textures et les atmosphères mystérieuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">John Williams a composé cette pièce après avoir assisté à des démonstrations de shakuhachi (la flûte traditionnelle japonaise en bambou) dont il a cherché à imiter la liberté expressive, demandant au soliste de jouer de manière quasi improvisée, avec un son droit, presque sans vibrato.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour laisser la flûte régner sans partage sur les fréquences aiguës et boisées, Williams prit la décision radicale de ne pas insérer d’autre instrument à vent. L&rsquo;orchestre d&rsquo;accompagnement est exclusivement composé de cordes, de percussions (notamment marimba et vibraphone), d’un piano, d’une harpe et d’un célesta.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’atmosphère tranche avec le répertoire de musique de film du compositeur, elle n’en est pas moins suggestive et spectaculaire, la flûte et les percussions restituant une énergie particulièrement impressionnante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai beaucoup apprécié les couleurs de l’orchestre de Singapour, dévoilant tantôt un monde végétal puis minéral. C’est sans doute ce que Williams souhaitait en évoquant une «&nbsp;forêt mythique et imaginaire&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La structure n’est d’ailleurs pas si concertante qu’on pourrait l’imaginer avec une flûte très présente mais faisant partie d’un univers sonore plus fusionnel dans les deux dernières parties de l’œuvre. Plus que sur la mélodie pure, l&rsquo;œuvre repose sur le timbre. Les contrastes entre la douceur aérienne de la flûte et la sécheresse métallique ou boisée des percussions et des cordes créent un relief saisissant et en même temps parfois très fusionnel. Un bel exercice de jonglerie entre contrastes et harmonie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Essay for strings est une composition précoce (1965), une pièce de concert pour orchestre à cordes, en un seul mouvement, et dévoilant déjà toute la maturité du style de John Williams.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pièce emprunte des éléments à la musique atonale et au dodécaphonisme, sans en suivre les règles de manière rigide. Le compositeur y injecte des influences de Béla Bartók.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle s&rsquo;ouvre sur un tempo adagio avec une atmosphère lourde, dramatique et menaçante. Les dynamiques alternent de façon saisissante entre le très fort (triple forte) et le silence murmuré (triple piano).</p>



<p class="wp-block-paragraph">John Williams a comparé la fin de sa pièce à un cyclotron musical (un accélérateur de particules). Le rythme s&#8217;emballe dans un allegro molto fiévreux où un motif de double-croches répétitives propulse l&rsquo;orchestre vers une explosion d&rsquo;énergie frénétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;origine, Souvenirs de Voyage était un quintette pour clarinette et cordes. Cette œuvre est présentée ici en première mondiale au disque dans une adaptation pour clarinette solo et orchestre à cordes réalisée par le regretté Hans Sørensen. Le soliste est le clarinettiste Ma Yue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Souvenirs de Voyage révèle un compositeur profondément lyrique, contemplatif et nostalgique. L&rsquo;œuvre se situe davantage dans la tradition de la musique de chambre britannique que dans l&rsquo;esthétique hollywoodienne de ses créations pour le cinéma. L&rsquo;œuvre est habitée par une nostalgie omniprésente. Composée à la fin de la carrière du musicien, elle peut être entendue comme une réflexion sur le temps qui passe et sur les souvenirs accumulés au cours d&rsquo;une vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le résultat est une partition d&rsquo;une grande beauté crépusculaire, plus intime et personnel que la nature dramatique que la bande son de «&nbsp;Psychose&nbsp;»…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les paysages venteux et arides du premier mouvement, la méditation funèbre du deuxième, le finale semble offrir une forme d&rsquo;apaisement. La musique ne résout pas véritablement les tensions précédentes mais les transforme en souvenir serein, presque une nostalgie de fin de vie…</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Suite for 5 Woodwinds&nbsp;» de Hugo Friedhofer est une œuvre de musique de chambre composée en 1973 pour quintette à vent. Bien qu&rsquo;assez peu connue, elle présente un intérêt particulier car elle révèle la personnalité musicale d&rsquo;un compositeur qui fut surtout célèbre à Hollywood, notamment pour les musiques de «&nbsp;The Best Years of Our Lives&nbsp;» (Oscar 1947), «&nbsp;An Affair to Remember&nbsp;» ou «&nbsp;The Bishop&rsquo;s Wife&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet enregistrement est également une première mondiale, la partition étant restée très longtemps oubliée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à Bernard Herrmann ou John Williams, Friedhofer ne chercha jamais véritablement à développer une carrière parallèle de compositeur de concert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, son métier d&rsquo;orchestrateur et son exceptionnelle maîtrise des timbres en font l&rsquo;un des techniciens les plus raffinés de l&rsquo;âge d&rsquo;or hollywoodien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les compositions de Friedhofer se caractérisent par une orchestration extrêmement transparente, une grande sophistication harmonique et par un goût marqué pour les couleurs instrumentales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce quintette à vent réunit une flûte, un hautbois, une clarinette, un basson et un cor. La flûte conserve dans cette interprétation un rôle central, presque concertant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;intérêt d&rsquo;un tel ensemble réside dans l&rsquo;extrême diversité de ses couleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque instrument conserve ici son individualité propre, tout en participant à une texture collective très équilibrée, et développant une grande variété stylistique, avec quelques similitudes avec les œuvres de Ligeti et Webern.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un travail à la fois complexe et en même temps très accessible, signe que ce côté narratif reste ancré dans les rares œuvres que Friedhofer composa en dehors de son attachement au monde cinématographique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que dire de plus, et pour conclure, sinon que la qualité d’enregistrement et de prise de son est particulièrement soignée, ce qui en fait une réalisation remarquable, captivante, et instructive, de quoi amplement justifier un très Grand Frisson.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : John Williams &#8211; Flute Concerto / Bernard Herrmann – Souvenirs de Voyage.</li>



<li>Artistes : Jin Ta (flûte), Ma Yue (clarinette), Singapore Symphony Orchestra, Darrell Ang / Joshua Tan (conduction).</li>



<li>Format: PCM 24-bit, 96 kHz.</li>



<li>Ingénieurs du son: Daniel Tan,Mina Kim, Dominik Streicher, Kseniya Kawko, Ephraim Hahn.</li>



<li>Editeur/Label: Pentatone.</li>



<li>Année: 2026.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel (téléchargement Native DSD).</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="315" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-1024x315.png" alt="John Williams - Flute Concerto / Bernard Herrmann – Souvenirs de Voyage 3" class="wp-image-3304" style="width:629px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-1024x315.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-300x92.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-768x237.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026.png 1052w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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		<title>Chopin &#8211; Nocturnes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Aug 2026 18:42:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Chopin]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
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					<description><![CDATA[Le pianiste Yves Henri est resté attaché au même Pleyel de 1837, à la sonorité si particulière, et sur lequel ils nous avait déjà séduit avec les «&#160;Valses&#160;» en 2023. Il réitère l’expérience ici avec]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Le pianiste Yves Henri est resté attaché au même Pleyel de 1837, à la sonorité si particulière, et sur lequel ils nous avait déjà séduit avec les «&nbsp;Valses&nbsp;» en 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il réitère l’expérience ici avec une intégrale des Nocturnes, et du fameux «&nbsp;Lento con gran espressionne&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec Yves Henry, tout est question de couleurs et d’ambiance, comme si l’imperfection du son de ce vénérable piano était l’expression même d’une faculté de rendre tout plus réel et plus intime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le second Nocturne en mi bémol majeur (Opus 9) est joué au delà de toute quête d’excellence technique, mais davantage issu de la recherche d’une émotion à l’état brut. On entend chaque frappe de marteau, chaque résonance parasite d’une table d’harmonie qui a subit les outrages du temps, mais aussi chaque petit bruit parasite qui contribue pourtant à mettre en exergue ce surcroît d’authenticité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chacun des Nocturnes semble d’ailleurs être joué d’une manière singulière, de telle sorte qu’on ne voit pas dans cette intégrale de continuité particulièrement marquée (à part cette sonorité si particulière et une fragilité mise à nue), comme si les changements d’ambiance en étaient le but ultime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est en tout cas ce qui m’a séduit, ces nuances de rythme, de phrasé, ces tonalités changeantes et ces extinctions de notes imparfaites ou dissonantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Difficile d&rsquo;ailleurs d’évaluer, dans un contexte purement audiophile, l’intérêt d’un tel double album, sauf à mettre en perspective une forme de perfection imparfaite, celle d’une authenticité disparue, brute et sincère, libre de tout artefact de post production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c’est du point de vue musical, celui du ressenti, qu’on se passionnera pour cet enregistrement qui rend la nuit si noire, et si désirable. Car c’est en effet ce travail remarquable en termes d’harmonisation, de tonalités, et de tempo qui rend cette interprétation si captivante et si émouvante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’écoute du septième (opus 27) est en ce sens totalement troublante. On a presque envie d’applaudir comme si on assistait en direct à ce récital. Comment ne pas aimer ces deux nocturnes de l’opus 27, tant ils regorgent de sensibilité et de délicatesse dans l’exécution ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Yves Henry se fait équilibriste, entre impressionnisme et nostalgie, à l’instar des deux opus 37, où le temps semble s’allonger inexorablement pour mieux cristalliser cette ambiance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans l’opus 48 (Nocturnes 13 et 14) qu’il modèle cette pâte sonore incroyablement mystérieuse pour jouer avec un phrasé totalement changeant, entre délicatesse et notes beaucoup plus appuyées. C’est un peu l’essence même de cette œuvre qu’on se surprend à redécouvrir, comme si ce surcroît d’intimité nous offrait un nouvel éclairage. C’est pourtant ce chant, qu’on a si souvent entendu avec délectation, qui se révèle cette fois-ci plus cru, plus direct et peut-être tout simplement plus vrai…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont ces dernières impressions qui me semblent le mieux synthétiser l’essence de cette intégrale. Un pari risqué, mais pleinement cohérent, de la part d’un pianiste qui se révèle définitivement comme un des plus beaux serviteurs de la musique de Frédéric Chopin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Magnifique !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Chopin &#8211; Nocturnes.</li>



<li>Artiste : Yves Henry.</li>



<li>Format: PCM 164-bit, 44,1 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Joël Perrot.</li>



<li>Editeur/Label: Soupir Editions.</li>



<li>Année: 2026.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Format CD uniquement.</li>
</ul>



<div class="wp-block-uagb-image alignleft uagb-block-3503be53 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-left"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-1024x315.png" alt="Chopin - Nocturnes 4" class="uag-image-3304" width="545" height="168" title="Grand Frisson 2026" loading="lazy" role="img"></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Szymanowski – Symphony N°4 / Mazurkas</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/szymanowski-symphony-n4-mazurkas/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 07:19:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce disque rassemble un enregistrement récent de la Symphonie Concertante pour piano et orchestre – Symphonie n° 4 op. 60 – de Karol Szymanowski, et une session plus ancienne (captée 3 ans auparavant) de Szymon]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fszymanowski-symphony-n4-mazurkas%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p class="wp-block-paragraph">Ce disque rassemble un enregistrement récent de la Symphonie Concertante pour piano et orchestre – Symphonie n° 4 op. 60 – de Karol Szymanowski, et une session plus ancienne (captée 3 ans auparavant) de Szymon Nehring de dix des vingt mazurkas de l&rsquo;opus 50 du même compositeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la nouvelle directrice artistique et cheffe de l’Orchestre Symphonique National de Pologne, Marin Alsop, qui entreprend de graver cette œuvre phare du catalogue du plus grand compositeur polonais de la première moitié du XXᵉ&nbsp;siècle, répertoire qu’elle n’avait abordé jusqu’ici qu’en concert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une version raffinée et très harmonieuse de cette symphonie concertante que proposent Marin Alsop et Szymon Nehring, qui se démarque de nombreux enregistrements moins délicats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette quatrième symphonie fut dédiée à Arthur Rubinstein, et composée en 1932, en même temps que le ballet Harnasie, l&rsquo;un des chefs-d&rsquo;œuvre de Szymanowski.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle fut créée cette même année, sous la direction de Gregor Fitelberg avec, en soliste, Artur Rubinstein, dédicataire de la partition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Celle-ci se révèle comme un véritable concerto pour piano, particulièrement influencé par l’univers musical d’un autre contemporain, Bêla Bartók.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a d’indéniables qualités dans cette version, par ailleurs très bien enregistrée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Déjà, le piano de Nehring est incisif, dynamique sans être pour autant dur et détimbré. Ce clavier au contraire chante, dévoilant une palette tonale particulièrement riche et nuancée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, il y a une vraie osmose entre le soliste et l’orchestre, ce qui est peu fréquent dans ce répertoire très tourmenté et énergique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La direction d’orchestre est tout aussi remarquable. Marin Alsop fait preuve d’un sens de la mesure exceptionnel, insérant cette élasticité plastique sans sacrifier au caractère tempétueux et lyrique de cette œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette version parvient à concilier délicatesse, romantisme et lyrisme. Les cordes et les vents sont magnifiquement captés, instaurant cette douceur subtile qui permet de si bien mettre en valeur les explosions sonores et les contrastes dynamiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est définitivement une interprétation qui amène son lot de fraîcheur et de couleurs chatoyantes. C’est à mon avis la meilleure façon de découvrir cette œuvre, voire de la redécouvrir…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jeu de Szymon Nehring et celui du premier violon introduisent dans le second mouvement Andante molto sostenuto une belle dose de mystère et d’élégance. Tel un orfèvre, Nehring bat la cadence avec une minutie et une précision étonnantes. Chaque dissonance est ici resplendissante, harmonieuse, comme si elle amenait une clarté, une luminosité évanescente, permettant de mieux ciseler les contours de cette partition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le finale, Allegro non troppo, nous ramène vers un climat plus inquiétant, plus dynamique. Pour autant, il offre un côté très dansant, avec cet oberek central.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis vient cet emballement final, néanmoins complètement maîtrisé, sorte d’apothéose. Une très belle version, sinon la plus convaincante que j’ai pu écouter à ce jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les dix mazurkas représentent un enchaînement idéal. On aurait presque l’impression qu’elles constituent un prolongement naturel de cette quatrième symphonie. Elles s’enchaînent dans une diversité rythmique et modale remarquable. Szymon Nehring joue avec une délicatesse et une subtilité rare, mettant en lumière cette complexité rythmique sans pour autant venir entraver la fluidité de ces mélodies. C’est une interprétation empreinte d’une grande spontanéité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un disque admirable, qui mérite amplement notre Grand Frisson !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Szymanowski – Symphony N°4 / Mazurkas.</li>



<li>Artiste : Szymon Nehring (piano, Polish National Radio Symphony Orchestra, Marin Alsop (direction).</li>



<li>Format: PCM 24-bit, 96 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Justyna Popiel.</li>



<li>Editeur/Label: NOSPRs.</li>



<li>Année: 2026.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="315" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-1024x315.png" alt="Szymanowski – Symphony N°4 / Mazurkas 5" class="wp-image-3304" style="width:576px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-1024x315.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-300x92.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-768x237.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026.png 1052w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Charles-Valentin Alkan – Grande Sonate opus 33 « lesQuatre Ages de la Vie » / Sonatine opus 61</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/charles-valentin-alkan-grande-sonate-opus-33-lesquatre-ages-de-la-vie-sonatine-opus-61/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Oct 2025 21:03:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est dans ce répertoire romantique, virtuose et enflammé, que Pierre Réach excelle. Même s’il est reconnu pour sa grande sensibilité dans les Variations de Goldberg ou les sonates de Beethoven, la Grande Sonate «&#160;Les quatre]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fcharles-valentin-alkan-grande-sonate-opus-33-lesquatre-ages-de-la-vie-sonatine-opus-61%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce répertoire romantique, virtuose et enflammé, que Pierre Réach excelle. Même s’il est reconnu pour sa grande sensibilité dans les Variations de Goldberg ou les sonates de Beethoven, la Grande Sonate «&nbsp;Les quatre âges&nbsp;de la vie» de Charles Valentin Morhange, dit Alkan, reste un terrain de jeu privilégié pour le pianiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réédition d’un enregistrement datant de plus de trente ans (qui remonte en fait à 1991) remémore, ou permet de découvrir, combien l’interprétation de Pierre Réach est habitée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut reconnaître qu’il y a beaucoup de similitudes entre ces élans dramatiques de la Grande Sonate opus 33 et ceux de la musique de Beethoven.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la partition flirte avec la complexité et le narratif lisztien ou beethovenien, l’éloquence de l’interprète vient rajouter encore une dose de poésie supplémentaire, un supplément d’âme qui sied parfaitement à ce répertoire fluctuant entre violence et tendresse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Grande sonate de 1847 a été composée lorsqu’Alkan avait 33 ans, et dédiée à son père. Il s&rsquo;agit d’une oeuvre magnifique, sans doute injustement méconnue du grand public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette allégorie des différentes périodes d’une vie permet de repenser l’idée même de la sonate romantique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La jeunesse des vingt ans est symbolisée par un scherzo ponctué de scansions binaires et de dérapages de tonalités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les 30 ans «&nbsp;quasi Faust&nbsp;» sont annonciateurs de la sonate en si mineur de Liszt. Ce thème éminemment romantique nous envoûte, et Pierre Réach fait part ici de toute sa dévotion pour ce répertoire. Le temps est suspendu, et on souhaiterait ne jamais dépasser la trentaine. Là encore, les fortissimi alternent avec les pianissimi, dans une forme de flux organique, d’énergie vitale qui vous pousse implacablement toujours un peu plus loin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les 40 ans, ceux d’un heureux ménage, nous emportent en direction d’une douce sérénité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est l’évocation sans nul doute du temps de l’harmonie familiale, entre couple et enfants, au travers d&rsquo;accents de comptine et de sérénade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les 50 ans viennent clore cette grande sonate, et sont ceux de l’enchaînement de Prométhée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est indéniablement un tableau plus sombre, extrêmement lent et grave. Où sont donc passés nos 30 ans ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur un rythme de marche funèbre, Pierre Réach assène quelques accords d’une violence inouïe, stridents et incroyablement puissants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sonatine opus 61 n’a de miniature que le nom. Elle s’avère particulièrement exigeante et la virtuosité de Pierre Réach est impressionnante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’interprète se livre entièrement dans l’Allegro vivace ainsi que le second mouvement Allegramente. L’enivrant Scherzo Minuetto constitue une forme de paroxysme en matière de complexité et de contraste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est d’ailleurs cette succession de contrastes qui fait qu’on ne s’ennuie jamais à l’écoute de cette musique. À chaque écoute, on la découvre un peu plus, comme si les contours de cette œuvre échappaient à toute tentative d’en synthétiser l’essence même. La musique semble ici échapper à toute contrainte technique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le finale «&nbsp;tempo giusto&nbsp;» est une apothéose romantique, presque folle, et toujours aussi troublante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il était donc particulièrement salutaire de rééditer cet enregistrement chez Anima records, initialement paru chez Vogue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prise de son d’Igor Kirkwood n’a d’ailleurs pas pris une seule ride. Un disque qui mérite indéniablement un Grand Frisson…</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Charles-Valentin Alkan – Grande Sonate opus 33 «&nbsp;lesQuatre Ages de la Vie&nbsp;» / Sonatine opus 61.</li>



<li>Artiste : Pierre Réach (piano).</li>



<li>Format: PCM 24 bit, 44,1 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Igor Kirkwood.</li>



<li>Editeur/Label: Anima records.</li>



<li>Année: 2025.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Discutable.</li>
</ul>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Barbara – du bout des lèvres, du bout des doigts</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/barbara-du-bout-des-levres-du-bout-des-doigts/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 03:04:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Chant]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
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					<description><![CDATA[La Compagnie «&#160;Soleil de nuit&#160;» regroupe trois chanteuses (Kareen Durand, Muriel Montel, Julie Horreaux), une pianiste (Émilie Moutin), et un violoncelliste (Frédéric Dupuis). Cette formation, qui reprend le nom d’un recueil de poèmes de Jacques]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fbarbara-du-bout-des-levres-du-bout-des-doigts%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p class="wp-block-paragraph">La Compagnie «&nbsp;Soleil de nuit&nbsp;» regroupe trois chanteuses (Kareen Durand, Muriel Montel, Julie Horreaux), une pianiste (Émilie Moutin), et un violoncelliste (Frédéric Dupuis).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette formation, qui reprend le nom d’un recueil de poèmes de Jacques Prévert, s’ingénie à réarranger la musique populaire dans un cadre plus conforme à leur formation de musiciens classiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce disque reprend ainsi les chansons de Barbara, faisant suite à un premier opus centré sur les compositions de Prévert et Kosma.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si ce second enregistrement est sans nul doute le fruit d’un travail d’équipe, il faut particulièrement rendre hommage au travail d’arrangement de la pianiste Émilie Moulin, qui transcende les compositions originales pour magnifier encore davantage l’émotion qui s’en dégage généralement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On se rend compte ainsi que la qualité d’un arrangement permet vraiment, lorsqu&rsquo;il est bien conçu, de sublimer une composition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, les chansons de Barbara ne sont pas si faciles à s’approprier pour des musiciens classiques. En effet, les chansons de Barbara sont bien souvent autoporteuses, à un point tel qu’on a du mal parfois à faire la séparation entre l’air, la mélodie (généralement assez simple) et l’interprète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’écueil de ce type de projet est de restituer finalement un résultat musicalement intéressant mais à la force émotionnelle amoindrie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est sous doute aussi la polyphonie de ces trois voix, ainsi que le timbre chaud du violoncelle, qui permettent de gagner en émotion et en sensualité sur cet enregistrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le répertoire de cet album met sans nul doute en exergue l’amour de la vie et de la musique qui animaient Barbara.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les arrangements apportent beaucoup de clarté au texte tout en l’illustrant musicalement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La composition instrumentale d’Émilie Moulin «&nbsp;Ramages&nbsp;» est une subtile évocation du plus grand tube de Barbara, L’Aigle noir, et un bel exercice de réécriture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, les membres du Soleil de nuit ont souhaité ne pas reprendre telle quelle, ni arranger, cette trop célèbre chanson, mais lui faire un petit clin d’œil musical. Le pari est à mon avis largement gagné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tonalité globale de cet enregistrement est certainement plus gaie que la triste mélancolie du style inimitable de Barbara. Cela offre une perspective nouvelle, plus légère et moins grave, du répertoire de la chanteuse française.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai au final vraiment apprécié cet album, alors que je suis généralement assez insensible aux hommages rendus à cette grande dame de la chanson française. Alors, est-ce que les inconditionnels de Barbara s’y retrouveront ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne pourrais le dire avec certitude mais c’est très certainement un bien bel hommage, qui lui vaut un Grand Frisson.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Barbara – du bout des lèvres, du bout des doigts.</li>



<li>Artistes : Compagnie Soleil de Nuit (Julie Horreaux, Emilie Moutin, Kareen Durand, Muriel Montel, Frédéric Dupuis).</li>



<li>Format: PCM 16 bit, 44,1 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Alban Moraud.</li>



<li>Editeur/Label: Anima.</li>



<li>Année: 2025.</li>



<li>Genre: Chanson française.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Format CD uniquement.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="277" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png" alt="Barbara – du bout des lèvres, du bout des doigts 7" class="wp-image-2944" style="width:563px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-2048x555.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Scheherazade</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/scheherazade/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 May 2025 16:11:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
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					<description><![CDATA[La pianiste japonaise Etsuko Hirosé nous offre une superbe transcription de la suite symphonique de Nikolaï Rimsky-Korsakov. L’interprète nippone a l’art de faire ressortir avec brio la magie et la puissance évocatrice du style du]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fscheherazade%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p class="wp-block-paragraph">La pianiste japonaise Etsuko Hirosé nous offre une superbe transcription de la suite symphonique de Nikolaï Rimsky-Korsakov.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’interprète nippone a l’art de faire ressortir avec brio la magie et la puissance évocatrice du style du compositeur russe dans une transcription inédite, une vraie prouesse technique, n&rsquo;ayant guère à envier à ses illustres et géniaux prédécesseurs dans l&rsquo;art de la transcription, comme Liszt ou Kalbrenner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Etsuko Hirosé ajoute au programme de cet enregistrement la suite ballet des « 1001 nuits » du compositeur ukrainien Sergei Bortkiewicz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis tombé d&#8217;emblée sous le charme de cette transcription de Scheherazade. Cette version parvient totalement à vous faire oublier la version orchestrale, tant elle est flamboyante, tellement riche de nuances et de qualités narratives. Etsuko Hirosé va à l&rsquo;essentiel, ou mieux, l&rsquo;essence de cette suite symphonique, préservant le flux onirique et poétique, la pulsation rythmique ainsi que la richesse tonale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une adaptation hautement fidèle, non tant à la partition, mais à l’atmosphère et aux effets sonores de la version originale. On sent qu&rsquo;il y a eu un long travail personnel d&rsquo;analyse et de synthèse du ressenti de nombreuses écoutes et d&rsquo;interprétations de la version orchestrale. La japonaise privilégie les changements de registres et les effets rythmiques, afin d’obtenir une palette sonore riche et teintée d&rsquo;exotisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est un peu comme si elle redonnait tout son sens à cette œuvre via une représentation impressionniste où tout y est sans y être totalement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier tableau de « La mer et du bateau de Sindbad » tient toutes ses promesses en termes de pulsation. On ressent les accalmies et le déchainement des vagues, dans un jeu très large, puissant, maitrisé, et en même temps infiniment libre. C&rsquo;est un déluge d&rsquo;émotions, un contraste permanent entre infinie délicatesse et romantisme débridé.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">« L’histoire du prince Kalendar » reprend le thème avec une plus grande lisibilité, une volupté, une fluidité digitale délibérément assumée. Les timbres du Beschtein Grand Concert sont exquis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jeu d&rsquo;Etsuko Hirosé devient plus alerte, plus rythmique, nous tenant pleinement en haleine. Le sens de la mesure et des nuances de la pianiste me permet de mieux comprendre les changements d&rsquo;atmosphère, le défilement d&rsquo;une fresque musicale, bref, la dimension narrative de l&rsquo;oeuvre. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le jeu d&rsquo;Etsuko Hirosé replace également cette suite dans une logique toute symphonique, avec notamment un troisième mouvement, Adagio, très intimisme et romantique, évoquant la romance entre le jeune Prince et la Princesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dernier tableau, celui du « Festival à Bagdad » et du « Naufrage », est un déferlement d&rsquo;énergie et de virtuosité, parfaitement maîtrisé. C&rsquo;est totalement saisissant d&rsquo;entendre une telle précision de la dynamique et des motifs mélodiques, niveau sans doute difficilement atteignable avec un orchestre&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le motif initial de la mer, cette fois utilisé comme final, vient clore de façon magistrale cette retranscription pleine de nuances et d&rsquo;enchantements.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est sans nul doute à ce jour ma version préférée de l&rsquo;oeuvre de Rimsky-Korsakov, c&rsquo;est du moins la seule qui m&#8217;emporte du début à la fin de façon aussi absolue. Martha Argerich l&rsquo;avait déjà dit, mais ce nouvel opus enfonce encore le clou&nbsp;: Estuko Hirosé fait partie des plus grands interprètes de son époque&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les 10 séquences du ballet de Serguei Bortkiewicz, représentent un prolongement naturel de Scheherazade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On retrouve des tonalités orientales parfaitement entretenues par une main gauche solide, insufflant une pulsation solide et précise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est tout à fait évident dans le second tableau du « Pauvre pêcheur ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La « Danse des jeunes filles », avec son élégance toute naturelle, n’est d&rsquo;ailleurs pas sans rappeler le thème et les tonalités de Scheherazade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intelligence narrative de la pianiste nippone alterne les ambiances, mystérieuses, nostalgiques, ou inquiétantes, à l’instar de ce très lisztéen&nbsp;« Château enchanté » qu’on croirait tout droit émané du Totentanz.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Etsuko Hirosé sait également se montrer passionnée dans le plus long tableau de cette suite, celui de « Zobeïde », héroïne fascinante, courageuse et amoureuse des 1001 nuits.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une interprétation tout autant ébouriffante que nous livre la japonaise, dans un registre peut-être un peu moins grandiose que celui de Rimsky-Korsakov, mais néanmoins si émouvant et injustement méconnu…</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est donc un magnifique enregistrement que nous offre Etsuko Hirosé, aussi bon que celui dédié à Moritz Moszkowski, publié également chez Danacord en 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle s&rsquo;affirme à nouveau comme une interprète curieuse et passionnée, de celles qui se passionnent pour les œuvres oubliées, et qui n&rsquo;a pas peur de se lancer non plus dans des transcriptions inédites. Cela force le respect, surtout lorsque le résultat à l&rsquo;arrivée atteint une telle excellence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette affinité qu&rsquo;elle manifeste pour les compositeurs russes, et leur lyrisme, à la fois noble et mélancolique, se traduit par une interprétation d&rsquo;une rare intelligence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;adore&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Scheherazade</li>



<li>Artiste : Etsuko Hirosé (piano).</li>



<li>Format: PCM 16 bit, 44,1 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Bertrand Cazé.</li>



<li>Editeur/Label: Danacord.</li>



<li>Année: 2024.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Format CD uniquement.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="277" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png" alt="Scheherazade 8" class="wp-image-2944" style="width:602px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-2048x555.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Fauré – Complete Piano Works</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/faure-complete-piano-works/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Mar 2025 11:18:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=2983</guid>

					<description><![CDATA[Voici une très belle intégrale des œuvres pour piano de Gabriel Fauré. Ce coffret de 4 compact-discs est très bien enregistré, et constant en termes de qualité technique et artistique. Laurent Wagschal enrichit ainsi une]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Ffaure-complete-piano-works%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Voici une très belle intégrale des œuvres pour piano de Gabriel Fauré. Ce coffret de 4 compact-discs est très bien enregistré, et constant en termes de qualité technique et artistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Laurent Wagschal enrichit ainsi une série d’enregistrements dédiés au répertoire de compositeur français, après avoir déjà exploré les œuvres pour piano et violon avec Ji-Yoon Park, et pour violoncelle et piano avec Pauline Bartissol.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On retrouve ce sens de la précision, du juste dosage des couleurs, du respect de la partition qui caractérise le jeu du pianiste lyonnais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est toujours difficile de retracer en quelques lignes un contenu de presque cinq heures de musique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce travail permet de mettre en lumière un bon nombre d’œuvres que l’on entend quasiment jamais. Cela apporte un éclairage sur la richesse du répertoire, qui regorge de nombreuses perles qui mériteraient d’être plus souvent exposées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On perçoit aussi la progression du style de Gabriel Fauré qui débute par des œuvres inspirées de toute évidence par Mozart, le romantisme allemand, Frédéric Chopin…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce ne sont pas de simples pastiches, mais au contraire une forme de développement, de prolongement de ces sources d’inspiration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ressent d’ailleurs déjà cette énergie caractéristique du style de Gabriel Fauré dans ces œuvres de jeunesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le point d’orgue de ces œuvres de jeunesse reste en ce qui me concerne la Ballade opus 19, composition particulièrement ouvragée et exigeante (on rapporte que Liszt lui-même ayant déchiffré la partition en présence de Fauré aurait avoué ne plus avoir de doigts après l’avoir jouée).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Laurent Wagschal l’interprète de façon magistrale, apportant une palette de couleur et une énergie totalement maîtrisée, faite de moments intenses et d’autres d’une infinie délicatesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première des Valses-Caprices, celle en la majeur, est également une pièce qui requiert une grande virtuosité. Le pianiste français fait preuve dans son interprétation d’une capacité impressionnante à gérer l’amplitude dynamique de cette valse étourdissante. C’est encore une fois totalement maîtrisé, le phrasé deLaurent Wagschal étant d’une fluidité insolente, évitant par ailleurs l’écueil de la pure démonstration technique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les 13 Nocturnes de Gabriel Fauré viennent ensuite ponctuer et conclure ce bon programme, au même titre qu’ils ont jalonné sa carrière de compositeur (le treizième clôturant cette intégrale). Les Nocturnes représentent en sorte l’évolution du style musical de Fauré, partant du romantisme pour aboutir à une esthétique beaucoup plus contemporaine, voire avant-gardiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cinquième est joué avec une grande densité de son, contrairement à ce qu’on peut entendre chez Lucas Debargue, dont l’enregistrement est paru également en 2024. Si j’apprécie également ces sonorités plus cristallines, l’intérêt du jeu de Laurent Wagschal réside dans cette approche plus picturale, sans doute moins virtuose, mais qui donne du sens à la musique, ainsi qu’une forme d’unité, et de progression constante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Pavane opus 50 pour piano seul exprime cette même capacité à aller de l’avant, à vous emporter dans un tempo d’une grande justesse. Même si la palette de couleurs que déploie le pianiste français est riche, on n’en ressent pas moins une vraie sobriété dans cette mise en perspective de la musique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Thèmes et Variations en Do dièse nous font entrer pleinement dans l’univers propre de Gabriel Fauré, bien qu’on ressente encore l’influence de Schumann (et ses Études symphoniques).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces pièces courtes de salon sont d’une grande beauté. Encore une fois, Laurent Wagschal développe un jeu d’une grande densité, idéal pour ce type de répertoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le septième Nocturne en do dièse est un prolongement logique, puisqu’il est tout simplement dédié à un autre amour du compositeur: Adela Maddison. Pièce mystérieuse, elle est imprégnée d’un rythme de battements de cœur caractéristique; dans la section centrale, un autre univers scintille, auquel des cloches lointaines donnent un caractère argenté. C’est une composition tout simplement magnifique, et Laurent Wagschal apporte ici tout le romantisme et l’éloquence d’une vraie déclaration d’amour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, chaque pièce jouée sur cet quadruple album m’a captivé. Je vous laisserai ainsi le soin de découvrir la suite et fin de cette intégrale pour piano, en streaming, ou en achetant le CD afin de soutenir l&rsquo;artiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce superbe travail de Laurent Wagschal mérite le respect de tous. Et, en ce qui me concerne, il mérite également un Grand Frisson.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car c’est un magnifique hommage rendu au compositeur, une intégrale à écouter de toute urgence…</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Fauré – Complete Piano Works.</li>



<li>Artiste : Laurent Wagschal (piano).</li>



<li>Format: PCM 24 bit, 96 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Sami Bouvet.</li>



<li>Editeur/Label: Indésens / Calliope.</li>



<li>Année: 2024.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<div class="wp-block-uagb-image alignleft uagb-block-f076094a wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-left"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png" alt="Fauré – Complete Piano Works 9" class="uag-image-2944" width="607" height="74" title="Grand Frisson 2025" loading="lazy" role="img"></figure></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mozart – Quatuor Tchalik</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/mozart-quatuor-tchalik/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 11:17:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Mozart]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est avec entrain que le Quatuor Tchalik débute cet album avec La Chasse KV 458 (n° 17). Suivent le Quatuor n°20 en ré majeur « Hoffmeister » pour cordes KV 499 et le Quatuor n°22]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fmozart-quatuor-tchalik%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p class="wp-block-paragraph">C’est avec entrain que le Quatuor Tchalik débute cet album avec La Chasse KV 458 (n° 17). Suivent le Quatuor n°20 en ré majeur « Hoffmeister » pour cordes KV 499 et le Quatuor n°22 en si bémol majeur « Prussien ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Chasse est le quatrième des six quatuors dédiés à Haydn. C’est un quatuor très détendu et relaxant. Il reste pour autant particulièrement emblématique du travail de Mozart à cette époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La famille Tchalik revient ainsi à la source, source de jouvence sans aucun doute, puisque ces œuvres ouvrent perpétuellement de nouvelles approches pour les interprètes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La direction empruntée par le quatuor franco-russe est indéniablement celle de la légèreté et de la décomplexion.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne retrouve pas pour autant cette sonorité évocatrice des cors de chasse comme on peut si bien l’entendre dans la version enregistrée pour DG par le Quatuor Amadeus en 1984.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Tchalik introduisent une dose d’ornement et de dynamique qui dépoussière complètement l’œuvre, la rend plus universelle peut-être, plus proche de Mozart et plus éloignée d’Haydn.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que faut-il en penser alors? Personnellement je n’ai rien contre, surtout lorsque cette originalité vient renforcer la complicité, la connivence entre frères et sœurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On retrouve finalement ces cors de chasse de façon plus subtile, moins systématique, et cela redonne du peps au KV 458.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’interprétation de l’adagio est ici pleine de finesse, de délicatesse. La musique respire, prend une toute autre dimension en termes de micro-dynamique. Il y a moins d’épanchements, davantage de tension.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai vraiment apprécié ce troisième mouvement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette vivacité, on la retrouve en toute logique dans l’Allegro assai final, mais dans un format de plus de 6 minutes, bien plus long qu’à l’habitué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On n’a d’ailleurs pas l’impression que le tempo soit plus lent, au contraire. La musique est plus expressive, plus articulée. Les Tchalik ne cessent d’accélérer puis de ralentir. Les quatre archets se télescopent, rebondissent, cherchent une forme d’équilibre tridimensionnel dans ce dernier mouvement ébouriffant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Quatuor « Hoffmeister » KV 499 doit son surnom au compositeur allemand Franz Anton Hoffmeister, intime de Mozart.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce quatuor donne à entendre un ré majeur impérieux dans lequel l&rsquo;alto occupe un rôle central, avec son timbre charnu, tant pour énoncer des thèmes que dans les contrechants expressifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette œuvre figurait au programme de la finale du concours Mozart en 2018, remporté par le quatuor Tchalik.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les quatre musiciens insufflent une énergie assez inédite dans l’Allegretto. On retrouve ces échanges entre instrumentistes qui rendent la musique moins monocorde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prise de son doit d’ailleurs contribuer à renforcer cette impression de dynamique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai trouvé cette version très lumineuse, sans doute un peu moins mélancolique que d’autres versions de référence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a indéniablement un effort considérable porté sur l’intensité du jeu et l’articulation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Tchalik semblent avoir mûrement médité ces trois quatuors, ce qui fait de leur interprétation une sorte de nouvelle perspective : c’est à la fois possible chez Mozart mais requiert certainement beaucoup de travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Menuetto Allegretto est presque un peu trop accentué à mon goût , les intentions étant très appuyées. Et en même temps, les Tchaliks impriment une pulsation qui invite à la danse, nous impliquant davantage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’adagio nous offre une superbe polyphonie instrumentale, très différente de ce qu’on a l’habitude d’entendre, chaque instrument jouant sa propre partition, presque de façon concertante. Ce n’est pas à ce proprement parler une interprétation à l’unisson mais une vraie petite symphonie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela confère en tout cas un attrait tout different à ce passage, très beau à vrai dire…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le finale Allegro prend des allures de course-poursuite et une premier thème répétitif se développant de façon très dynamique, voire effrénée : sans doute le petit grain de folie mozartien qui joue pleinement son rôle ici.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Quatuor N°22 K589 en Si bémol majeur paraît être un prolongement naturel du précédent. Les quatre instruments se relaient sans cesse pour embellir chaque phrase musicale dans un modèle quasi concertant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le violoncelle&nbsp;acquiert un rôle plus important que dans les deux premiers quatuors. Le commanditaire (Frédéric Guillaume II) de ce quatuor «Prussien» était d’ailleurs un violoncelliste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a beaucoup d’engagement chez les Tchalik, même dans le Menuetto où les coups d’archet sont plus marqués, le violoncelle sans doute aussi moins timide que dans bon nombre d’autres enregistrements de cette œuvre. Le contraste est ainsi plus évident entre les différents pupitres, autorisant aussi une plus grande spontanéité et une meilleure transparence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Allegro assai final est tout aussi énergique, et achève de nous convaincre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’engagement sans faille, la qualité des ornements, la respiration, et la vivacité qu’apporte le quatuor franco-russe à ces trois œuvres permettent un certain renouveau, une sorte de fraîcheur qui permet de les rendre encore plus modernes ou intemporelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un Grand Frisson assurément !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Mozart – Quatuor Tchalik.</li>



<li>Artistes : Gabriel Tchalik (violon), Louise Tchalik (violon), Sarah Tchalik (alto), Marc Tchalik (violoncelle).</li>



<li>Format: PCM 24 bit, 88,2 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: nc.</li>



<li>Editeur/Label: Alkonost Classic.</li>



<li>Année: 2024.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Discutable.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="277" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png" alt="Mozart – Quatuor Tchalik 10" class="wp-image-2944" style="width:495px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-2048x555.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Quatuor Tchalik - Mozart K.458 &quot;The Hunt&quot; - I. Allegro vivace assai" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/IHlTylbqbYw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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