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	<title>Mozart &#8211; Audiophile-Magazine</title>
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	<description>Le seul magazine hifi français totalement indépendant</description>
	<lastBuildDate>Sat, 15 Mar 2025 14:59:33 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Mozart &#8211; Audiophile-Magazine</title>
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	<item>
		<title>Mozart – Quatuor Tchalik</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/mozart-quatuor-tchalik/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 11:17:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Mozart]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est avec entrain que le Quatuor Tchalik débute cet album avec La Chasse KV 458 (n° 17). Suivent le Quatuor n°20 en ré majeur « Hoffmeister » pour cordes KV 499 et le Quatuor n°22]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fmozart-quatuor-tchalik%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>C’est avec entrain que le Quatuor Tchalik débute cet album avec La Chasse KV 458 (n° 17). Suivent le Quatuor n°20 en ré majeur « Hoffmeister » pour cordes KV 499 et le Quatuor n°22 en si bémol majeur « Prussien ».</p>



<p>La Chasse est le quatrième des six quatuors dédiés à Haydn. C’est un quatuor très détendu et relaxant. Il reste pour autant particulièrement emblématique du travail de Mozart à cette époque.</p>



<p>La famille Tchalik revient ainsi à la source, source de jouvence sans aucun doute, puisque ces œuvres ouvrent perpétuellement de nouvelles approches pour les interprètes.</p>



<p>La direction empruntée par le quatuor franco-russe est indéniablement celle de la légèreté et de la décomplexion.&nbsp;</p>



<p>On ne retrouve pas pour autant cette sonorité évocatrice des cors de chasse comme on peut si bien l’entendre dans la version enregistrée pour DG par le Quatuor Amadeus en 1984.</p>



<p>Les Tchalik introduisent une dose d’ornement et de dynamique qui dépoussière complètement l’œuvre, la rend plus universelle peut-être, plus proche de Mozart et plus éloignée d’Haydn.</p>



<p>Que faut-il en penser alors? Personnellement je n’ai rien contre, surtout lorsque cette originalité vient renforcer la complicité, la connivence entre frères et sœurs.</p>



<p>On retrouve finalement ces cors de chasse de façon plus subtile, moins systématique, et cela redonne du peps au KV 458.</p>



<p>L’interprétation de l’adagio est ici pleine de finesse, de délicatesse. La musique respire, prend une toute autre dimension en termes de micro-dynamique. Il y a moins d’épanchements, davantage de tension.</p>



<p>J’ai vraiment apprécié ce troisième mouvement.</p>



<p>Cette vivacité, on la retrouve en toute logique dans l’Allegro assai final, mais dans un format de plus de 6 minutes, bien plus long qu’à l’habitué.</p>



<p>On n’a d’ailleurs pas l’impression que le tempo soit plus lent, au contraire. La musique est plus expressive, plus articulée. Les Tchalik ne cessent d’accélérer puis de ralentir. Les quatre archets se télescopent, rebondissent, cherchent une forme d’équilibre tridimensionnel dans ce dernier mouvement ébouriffant.</p>



<p>Le Quatuor « Hoffmeister » KV 499 doit son surnom au compositeur allemand Franz Anton Hoffmeister, intime de Mozart.</p>



<p>Ce quatuor donne à entendre un ré majeur impérieux dans lequel l&rsquo;alto occupe un rôle central, avec son timbre charnu, tant pour énoncer des thèmes que dans les contrechants expressifs.</p>



<p>Cette œuvre figurait au programme de la finale du concours Mozart en 2018, remporté par le quatuor Tchalik.</p>



<p>Les quatre musiciens insufflent une énergie assez inédite dans l’Allegretto. On retrouve ces échanges entre instrumentistes qui rendent la musique moins monocorde.</p>



<p>La prise de son doit d’ailleurs contribuer à renforcer cette impression de dynamique.</p>



<p>J’ai trouvé cette version très lumineuse, sans doute un peu moins mélancolique que d’autres versions de référence.</p>



<p>Il y a indéniablement un effort considérable porté sur l’intensité du jeu et l’articulation.</p>



<p>Les Tchalik semblent avoir mûrement médité ces trois quatuors, ce qui fait de leur interprétation une sorte de nouvelle perspective : c’est à la fois possible chez Mozart mais requiert certainement beaucoup de travail.</p>



<p>Le Menuetto Allegretto est presque un peu trop accentué à mon goût , les intentions étant très appuyées. Et en même temps, les Tchaliks impriment une pulsation qui invite à la danse, nous impliquant davantage.</p>



<p>L’adagio nous offre une superbe polyphonie instrumentale, très différente de ce qu’on a l’habitude d’entendre, chaque instrument jouant sa propre partition, presque de façon concertante. Ce n’est pas à ce proprement parler une interprétation à l’unisson mais une vraie petite symphonie.</p>



<p>Cela confère en tout cas un attrait tout different à ce passage, très beau à vrai dire…</p>



<p>Le finale Allegro prend des allures de course-poursuite et une premier thème répétitif se développant de façon très dynamique, voire effrénée : sans doute le petit grain de folie mozartien qui joue pleinement son rôle ici.</p>



<p>Le Quatuor N°22 K589 en Si bémol majeur paraît être un prolongement naturel du précédent. Les quatre instruments se relaient sans cesse pour embellir chaque phrase musicale dans un modèle quasi concertant.</p>



<p>Le violoncelle&nbsp;acquiert un rôle plus important que dans les deux premiers quatuors. Le commanditaire (Frédéric Guillaume II) de ce quatuor «Prussien» était d’ailleurs un violoncelliste.</p>



<p>Il y a beaucoup d’engagement chez les Tchalik, même dans le Menuetto où les coups d’archet sont plus marqués, le violoncelle sans doute aussi moins timide que dans bon nombre d’autres enregistrements de cette œuvre. Le contraste est ainsi plus évident entre les différents pupitres, autorisant aussi une plus grande spontanéité et une meilleure transparence.</p>



<p>L’Allegro assai final est tout aussi énergique, et achève de nous convaincre.</p>



<p>L’engagement sans faille, la qualité des ornements, la respiration, et la vivacité qu’apporte le quatuor franco-russe à ces trois œuvres permettent un certain renouveau, une sorte de fraîcheur qui permet de les rendre encore plus modernes ou intemporelles.</p>



<p>Un Grand Frisson assurément !</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Mozart – Quatuor Tchalik.</li>



<li>Artistes : Gabriel Tchalik (violon), Louise Tchalik (violon), Sarah Tchalik (alto), Marc Tchalik (violoncelle).</li>



<li>Format: PCM 24 bit, 88,2 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: nc.</li>



<li>Editeur/Label: Alkonost Classic.</li>



<li>Année: 2024.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Discutable.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="277" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png" alt="Mozart – Quatuor Tchalik 1" class="wp-image-2944" style="width:495px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-2048x555.png 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



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<iframe title="Quatuor Tchalik - Mozart K.458 &quot;The Hunt&quot; - I. Allegro vivace assai" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/IHlTylbqbYw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Mozart : Piano concertos n° 15 &#038; 21</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/mozart-piano-concertos-n-15-21/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Jun 2024 20:53:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Concerto]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Mozart]]></category>
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					<description><![CDATA[Deux concertos de Mozart sont interprétés ici par l’Orchestre de Chambre de Mannheim et le pianiste Zhen Chen pour le label Solo Musica. Le Concerto pour piano n°15 en si bémol majeur K450 a été]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fmozart-piano-concertos-n-15-21%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>Deux concertos de Mozart sont interprétés ici par l’Orchestre de Chambre de Mannheim et le pianiste Zhen Chen pour le label Solo Musica.</p>



<p>Le Concerto pour piano n°15 en si bémol majeur K450 a été composé par Mozart à l’âge de 28 ans.</p>



<p>Cette œuvre ne recueille pas forcément les faveurs du disque comme peut le susciter k&rsquo;autre concerto n°21, et ce malgré une écriture musicale dense et inventive.</p>



<p>Cet enregistrement prend en tout cas le parti de la clarté et de la lisibilité.</p>



<p>Les interprètes (et en particulier le soliste) adoptent une belle neutralité, dénuée d’excès d’ornementation qui rend à ce concerto n°15 toute sa splendeur naturelle.</p>



<p>On ne retrouve pas toute la virtuosité et la rapidité de certains grands noms du piano, mais le jeu du Chinois est fluide, limpide, et totalement en osmose avec l’orchestre. C’est bien là l’essentiel ! Tout est en place à l’instar de ce que pourrait jouer un Daniel Barenboim… Et puis la prise de son est tout bonnement exceptionnelle, ce qui rend cette écoute si divertissante et addictive.</p>



<p>Le second mouvement est une petite merveille de raffinement, tandis que le final est sans doute la partie la plus techniquement aboutie.</p>



<p>La balance soliste / orchestre de chambre fonctionne parfaitement dans cet album. La formation de Mannheim est un des tous meilleurs orchestres que j’ai pu entendre sur ce concerto, avec la version de Mitsuko Uchida et de l’English Chamber Orchestra (sorti chez Decca).</p>



<p>Le Concerto pour piano n°21 en ut majeur KV467 fut composé en 1785 à Vienne, peu de temps après celui en ré mineur KV466.</p>



<p>Zhen Chen l’aborde d&rsquo;une façon très respectueuse de la partition mais moins du tempo, particulièrement rapide dans l’Andante, ce qui donne du rythme en évitant par ailleurs d’en faire trop. Le danger de ce concerto est en effet de se laisser emporter par un excès de pathos, sans doute parfois charmant, mais aussi bien souvent assez mièvre, il faut bien se l’avouer…</p>



<p>Aussi la forme concertante de cette interprétation est particulièrement bien mise en valeur et parfaitement équilibrée.</p>



<p>Cela n’empêche d’ailleurs pas le pianiste de faire preuve d’une grande finesse et d’une vraie sensibilité.</p>



<p>La prise de son très claire renforce d’ailleurs cette sensation de cohésion et de cohérence.</p>



<p>J’ai apprécié également la douceur des tonalités de l’orchestre, pleines et jamais acides, ainsi que la sonorité tout aussi lumineuse du piano.</p>



<p>Dans le dernier mouvement «&nbsp;Allegro&nbsp;», l’orchestre apporte tellement de tension et d’entrain qu’on l’imaginerait plus grand.</p>



<p>C’est pour le coup une superbe démonstration de ce que devrait être un concerto, et de cette osmose entre soliste et orchestre.</p>



<p>La prise de son aide encore sans doute par rapport à des enregistrements plus anciens, à l’instar de la belle version de Curzon avec l’Orchestre de Lausanne d’Armin Jordan qui est du point de vue artistique particulièrement recommandable mais qui souffre un peu de cette séparation un peu trop marquée du soliste et de l’orchestre.</p>



<p>Même constat à propos de la version enregistrée par Marta Argerich avec l’Orchestre symphonique de la WDR de Cologne : outre la prise de son du piano bien trop forte par rapport au niveau de l’orchestre, on penserait presque que la diva du piano avait un train à prendre pour asséner un tel tempo !</p>



<p>Bref, cette interprétation est un modèle d’équilibre et d’écoute mutuelle entre soliste et orchestre, servie par une très bonne prise de son.</p>



<p>Cela mérite donc ma meilleure recommandation et bien naturellement un Grand Frisson salzbourgeois !</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Mozart&nbsp;: Piano concertos n° 15 &amp; 21.</li>



<li>Artistes : Zhen Chen (piano), Kurpfälzisches Kammerorchester, Thomas Rösner (direction).</li>



<li>Format: PCM 24 bit, 96 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Manfred Schumacher.</li>



<li>Editeur/Label: Solo Musica.</li>



<li>Année: 2024</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="1024" height="277" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-1024x277.png" alt="Mozart : Piano concertos n° 15 &amp; 21 2" class="wp-image-2718" style="width:543px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-2048x555.png 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Don Giovanni &#8211; Mozart &#8211; Bizet &#8211; Cyprien Katsaris</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/don-giovanni-mozart-bizet-cyprien-katsaris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Nkaoua]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Feb 2023 17:00:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Bizet]]></category>
		<category><![CDATA[Cyprien]]></category>
		<category><![CDATA[Don Giovanni]]></category>
		<category><![CDATA[Don Juan]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Katsaris]]></category>
		<category><![CDATA[Mozart]]></category>
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					<description><![CDATA[Cyprien Katsaris a été très régulièrement mis à l&#8217;honneur dans notre magazine. Mais quand François Segré (Socadisc) nous a proposé une interview au sujet de son dernier album, puis que mon éditeur en chef m&#8217;a]]></description>
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<p>Cyprien Katsaris a été très régulièrement mis à l&rsquo;honneur dans notre magazine. Mais quand François Segré (<a href="https://www.socadisc.com" rel="nofollow noopener" target="_blank">Socadisc</a>) nous a proposé une interview au sujet de son dernier album, puis que mon éditeur en chef m&rsquo;a chargé de cette interview, c&rsquo;est un tsunami d&rsquo;allégresse qui m&rsquo;a transporté!<br>François Segré nous a alors transféré l&rsquo;album en version digitale 16/44 et le livret pdf en avant première, la parution officielle de l&rsquo;album devant avoir lieu le 24 février 2023.</p>



<p>Quand on est un adorateur de Mozart, qu&rsquo;on est subjugué par Don Giovanni et qu&rsquo;on est emballé par Cyprien Katsaris depuis bien longtemps, rencontrer ce pianiste/compositeur/transcripteur qui n&rsquo;a pas hésité à « revoir » les transcriptions des symphonies de Beethoven par Liszt,  il s&rsquo;agit d&rsquo;un cadeau qu&rsquo;aucune Ferrari ou Lamborghini ne peut approcher.</p>



<p>Allons-donc, Don Giovanni au piano seul! Quelle gageure! Quelle folie en fait! (On verra plus loin  que Cyprien Katsaris utilise un terme plus « direct ».)<br>Et puis, un peu de stress quand même&#8230; Des questions qui heureusement s&rsquo;avèrent inutiles, comme « comment dois-je appeler Monsieur Cyprien Katsaris », « Maître » comme certains chefs rapidement rencontrés, « Monsieur »? Autrement? La réponse de François Segré m&rsquo;a rapidement détendu:<br>« Bah, appelez-le Cyprien et voici son numéro de téléphone pour prendre rendez-vous. »</p>



<p>Le rendez-vous est donc pris, le 8 février 2023 à 13 heures, non pas dans une pièce plus ou moins anonyme, mais dans l&rsquo;une des « cantines » de Cyprien Katsaris, un restaurant libanais, où l&rsquo;interview prendra la forme d&rsquo;une discussion à bâtons rompus.</p>



<p>Cette discussion a duré plus de deux heures et demie et a concerné de très nombreux sujets, Bernstein, Ormandy, la musique atonale, Haydn, Mozart, Beethoven, Schumann, le rôle en désuétude des maisons de disques dans la « starification » des musiciens,  les 70 millions d&rsquo;apprentis pianistes en Chine, dont 20 millions le sont « professionnellement »&#8230;</p>



<p>Pour éviter une longueur inutilement excessive à cet article, j&rsquo;ai décidé de ne rapporter ici que ce qui était en lien à peu près direct avec Don Giovanni et de le rédiger sous forme d&rsquo;interview. Le reste demeurera privé.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="685" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/02/CK-TNK-AM.jpg" alt="Don Giovanni - Mozart - Bizet - Cyprien Katsaris 3" class="wp-image-2246" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/02/CK-TNK-AM.jpg 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/02/CK-TNK-AM-300x201.jpg 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/02/CK-TNK-AM-768x514.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<ul class="wp-block-list">
<li>Thierry Nkaoua<br>Quand nous nous sommes téléphonés, vous m&rsquo;avez dit qu&rsquo;il ne fallait vraiment pas faire de publicité à cet album.<br><br></li>



<li>Cyprien Katsaris<br>Oui! Pour les chefs d&rsquo;orchestre, les instrumentistes d&rsquo;orchestre et les chanteurs, cette transcription va être considérée comme un crime!<br><br></li>



<li>TNK<br>???<br><br></li>



<li>CK<br>Si, si, je vous assure.<br><br></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>TNK<br>Pourquoi ce goût pour les transcriptions?<br><br></li>



<li>CK<br>Le piano est un instrument « à percussion » qui n&rsquo;est pas de manière naturelle adapté au chant.<br>C&rsquo;est finalement assez peu connu, mais il existait un pianiste égal de Liszt: Thalberg. On disait à leur sujet lors de « duels » au piano: Thalberg est le meilleur, mais Liszt est unique, impossibles à départager.<br>Thalberg est l&rsquo;auteur de nombreuses transcriptions à but pédagogique, ayant comme objectif d&rsquo;apprendre aux pianistes en herbe à faire chanter leur piano. Pour saisir ce que l&rsquo;on peut faire et entendre au piano, il utilise par exemple des lignes musicales complémentaires, en dessous et au dessus du chant, qui viennent subtilement renforcer les harmoniques du chant pour donner l&rsquo;illusion de notes « tenues », ce qui est physiquement impossible au piano. Ces pièces sont regroupées sous le titre « L&rsquo;Art du chant au piano ». Cet ensemble de pièces est alors édité par Heugel, avec une préface explicative de Thalberg en personne.</li>
</ul>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="556" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/02/Art-du-chant.jpg" alt="Don Giovanni - Mozart - Bizet - Cyprien Katsaris 4" class="wp-image-2264" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/02/Art-du-chant.jpg 400w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/02/Art-du-chant-216x300.jpg 216w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></figure></div>


<ul class="wp-block-list">
<li>CK<br>A la mort de Thalberg, Heugel propose à Bizet de composer une cinquantaine de transcriptions avec le même objectif d&rsquo;apprendre à faire chanter le piano. C&rsquo;est finalement 150 transcriptions que Bizet offrira aux pianistes! 50 transcriptions de compositeurs français, 50 germaniques et 50 italiens.<br>Et puis Bizet décide d&rsquo;écrire une transcription de Don Giovanni. C&rsquo;est un travail assez incroyable. Bizet a noté tous les instruments, tous les chanteurs, et a fourni des doigtés.<br><br></li>



<li>TNK<br>Il y a donc une volonté de transmission&#8230;<br><br></li>



<li>CK<br>Oui, exactement. Mais c&rsquo;était aussi une oeuvre personnelle dont il jouait des extraits tous les matins avant son petit-déjeuner! Sans toutes les indications et doigtés de Bizet, je ne sais pas si je me serais lancé dans cette aventure qui m&rsquo;a déjà pris un temps fou! Je ne l&rsquo;aurais peut-être pas fait non plus si ce n&rsquo;était pas le compositeur de l&rsquo;opéra le plus connu au monde, Carmen, qui avait transcrit l&rsquo;opéra le plus fascinant, Don Giovanni&#8230; <br><br></li>



<li>TNK<br>Avez vous modifié la partition de Bizet comme vous l&rsquo;avez fait dans les transcriptions de Liszt pour les symphonies de Beethoven?<br><br></li>



<li>CK<br>Non! Je n&rsquo;ai pas changé une seule note! La transcription est parfaite! Pouvoir jouer Don Giovanni uniquement avec deux mains est quelque chose de tellement étonnant.<br><br></li>
</ul>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="408" height="373" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/02/Partition-Bizet-Don-Giovanni.jpg" alt="Don Giovanni - Mozart - Bizet - Cyprien Katsaris 5" class="wp-image-2325" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/02/Partition-Bizet-Don-Giovanni.jpg 408w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/02/Partition-Bizet-Don-Giovanni-300x274.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 408px) 100vw, 408px" /></figure></div>


<ul class="wp-block-list">
<li>TNK<br>Faut-il « oublier » Don Giovanni, opéra avec orchestre, chanteurs, choeurs, costumes, éclairages, et mise en scène pour jouer la transcription de Bizet?<br><br></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>CK<br>Oui! Mais il faut en même temps le connaitre! Et les indications de Bizet sont un cadeau. Il faut l&rsquo;oublier pour l&rsquo;inventer comme dans toute interprétation de toute oeuvre. Il ne faut vraiment pas essayer de mimer les instruments de l&rsquo;orchestre ou les voix des chanteurs. La « texture » de l&rsquo;oeuvre est suffisante à elle-même. L&rsquo;objectif est de faire entendre l&rsquo;oeuvre présentée autrement. Quand j&rsquo;ai enregistré Das Lied von der Erde de Mahler avec &nbsp;Brigitte Fassbaender et Thomas Moser en première mondiale chez TELDEC, ce sont eux qui m&rsquo;ont demandé d&rsquo;oublier les versions orchestrales.<br><br></li>



<li>TNK<br>À l&rsquo;écoute ce cette transcription de Bizet, il m&rsquo;a bien semblé parfois « mieux » entendre cette texture, les constructions, les contre-chants, etc&#8230;<br><br></li>



<li>CK<br>Au piano, cela pourrait ressembler à une photo en noir et blanc par rapport à une photo en couleurs. Une photo en noir et blanc peut montrer autant de choses, parfois mieux et plus d&rsquo;ailleurs, sans être « distrait » par les couleurs que j&rsquo;assimile alors aux différents timbres de l&rsquo;orchestre et des chanteurs. Ce qu&rsquo;on peut perdre en couleurs ou timbres, on peut parfois le gagner en impact et clarté du message transmis.<br><br></li>
</ul>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="344" height="373" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/02/CH-Don-Giovanni-2.jpg" alt="Don Giovanni - Mozart - Bizet - Cyprien Katsaris 6" class="wp-image-2323" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/02/CH-Don-Giovanni-2.jpg 344w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/02/CH-Don-Giovanni-2-277x300.jpg 277w" sizes="auto, (max-width: 344px) 100vw, 344px" /></figure></div>


<ul class="wp-block-list">
<li>TNK<br>M&rsquo;autorisez-vous à mettre en ligne « Deh vieni alla finestra » que je trouve exceptionnel sous vos doigts? On y entend bien mieux les pulsations et les articulations différentes entre Don Giovanni et l&rsquo;accompagnement à la mandoline, comme si elle démentait en direct la séance de séduction lascive de Don Giovanni. Exactement comme on mime un pipeau quand quelqu&rsquo;un raconte des âneries.<br><br></li>



<li>CK<br>Oui! Et c&rsquo;est mon air préféré dans Don Giovanni!<br><br></li>



<li>TNK: voici donc cette pièce sous les doigts de Cyprien Katsaris.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-audio"><audio controls src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/02/track04-2.wav"></audio></figure>



<ul class="wp-block-list">
<li>TNK<br>Le final dure plus de 25 minutes&#8230;<br><br></li>



<li>CK<br>C&rsquo;est juste épouvantable à tenir&#8230;<br><br></li>



<li>TNK<br>Il ne m&rsquo;a manqué qu&rsquo;une seule chose dans cette transcription&#8230;<br><br></li>



<li>CK<br>Oui?<br><br></li>



<li>TNK<br>Le cri de Don Giovanni quand il meurt.<br><br></li>



<li>CK<br>Oui, c&rsquo;est vrai. Je n&rsquo;ai pas pu le faire dans cet album. Mais écoutez ma transcription de la Panthère Rose dans mes « 111 Piano Hits », vous entendrez mes miaulements et feulements! (NDLR: Qobuz étant mon ami, je me suis précipité en rentrant chez moi sur cette Panthère Rose, et&#8230;)<br><br></li>



<li>TNK<br>Comme vous miaulez et feulez, j&rsquo;ai une dernière question iconoclaste à vous poser. Je peux?<br><br></li>



<li>CK<br>Oui, allez-y!<br><br></li>



<li>TNK<br>Faut-il être mégalomane ou souffrir d&rsquo;un trouble de personnalités multiples pour jouer au piano seul les symphonies de Beethoven et à présent Don Giovanni?<br><br></li>



<li>CK<br>Non! Il faut être complètement taré! (NDLR: sic).</li>
</ul>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="408" height="373" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/02/CK-Don-Giovanni.jpg" alt="Don Giovanni - Mozart - Bizet - Cyprien Katsaris 7" class="wp-image-2324" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/02/CK-Don-Giovanni.jpg 408w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/02/CK-Don-Giovanni-300x274.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 408px) 100vw, 408px" /></figure></div>


<p>Que dire de plus après cet interview?<br>Que l&rsquo;humilité et la simplicité de Cyprien Katsaris sont diamétralement opposées au vertige dont on est saisi quand il plonge son regard sur vous, tant on y perçoit de connaissances, d&rsquo;expérience, de travail, de talent, de passion, mais aussi un zeste de souffrance dont je n&rsquo;ai pas souhaité m&rsquo;entretenir avec lui lors d&rsquo;une première rencontre.<br>Son humour à froid m&rsquo;a vraiment étonné, moi qui imaginais peut-être l&rsquo;appeler « Maitre ». Et pourtant&#8230;</p>



<p>Sa capacité à faire chanter le piano est époustouflante. JC en a déjà parlé dans les « critiques » de ses albums déjà parues ici. Et dire qu&rsquo;en 10 ans de conservatoire en classe de piano, je n&rsquo;avais jamais entendu parler de Thalberg ni des transcriptions de Bizet. J&rsquo;ai cherché les partitions chez mes fournisseurs habituels, y compris celle de Don Giovanni transcrit par Bizet: introuvable. J&rsquo;ai trouvé une seule image de la partition (partielle) de l&rsquo;Art du Chant au Piano sur un site de vente en ligne d&rsquo;occasions.<br>Après l&rsquo;excitation de la rencontre, j&rsquo;ai à présent un petit coup de blues en me demandant combien d&rsquo;autres « fils conducteurs » tels celui de Thalberg, nous avons égarés en chemin depuis Bach, Haydn, Mozart, Beethoven&#8230;</p>



<p>Ce que fait Cyprien Katsaris dans cette transcription n&rsquo;est ni une trahison, ni une miniaturisation, ni un crime, c&rsquo;est Don Giovanni tout entier, avec un éclairage d&rsquo;un autre type, une vision parfois plus proche et paradoxalement parfois aussi plus large. Les chefs, musiciens et chanteurs, au contraire de ce qu&rsquo;affirme Cyprien Katsaris, devraient l&rsquo;écouter: c&rsquo;est une véritable Master Class.<br></p>



<p>Son toucher nous offre une palette quasi infinie de couleurs, sans jamais chercher à imiter une clarinette, un hautbois ou un chanteur. Le recueil des 150 transcriptions de Bizet s&rsquo;appelle « Le pianiste chanteur ».<br>Mission accomplie pour Cyprien Katsaris.</p>



<p>La prise de son est belle, pleine, réaliste et crédible. Les deux ingénieurs du son sont aussi à remercier pour leur travail exemplaire.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre: Mozart, Cyprien Katsaris, Don Juan by Bizet</li>



<li>Artiste :&nbsp;Cyprien Katsaris (piano Bechstein D, 282)</li>



<li>Format: 16/44</li>



<li>Prise de son et mix: Lech Dudzik, Gabriela Blicharz</li>



<li>Mastering: Gabriela Blicharz</li>



<li>Réglages piano: Burkhard Loock et Torben Garlin</li>



<li>Lieu: Studio de concert Witold Lutoslawski de la radio polonaise, Varsovie</li>



<li>Editeur/Label: The Fryderyk Chopin Institute</li>



<li>Année: 2023</li>



<li>Genre: Piano</li>



<li>Crédits photo: Piotr Markowski</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): 16/44 uniquement</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="277" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/logo-grand-frisson-2023-1024x277.png" alt="Don Giovanni - Mozart - Bizet - Cyprien Katsaris 8" class="wp-image-2128" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/logo-grand-frisson-2023-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/logo-grand-frisson-2023-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/logo-grand-frisson-2023-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/logo-grand-frisson-2023-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/logo-grand-frisson-2023-2048x555.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
]]></content:encoded>
					
		
		<enclosure url="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2023/02/track04-2.wav" length="22353784" type="audio/wav" />

			</item>
		<item>
		<title>Trio Taus: Mozart Divertimento K563</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/trio-taus-mozart-divertimento-k563/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Nkaoua]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Mar 2022 12:23:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Mozart]]></category>
		<category><![CDATA[musique de chambre]]></category>
		<category><![CDATA[Trio]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=1568</guid>

					<description><![CDATA[Cet album est paru en 2019, il ne s&#8217;agit donc pas d&#8217;une « actualité ». J&#8217;ai néanmoins souhaité en parler parce qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un album exceptionnel et magistral de tous points de vue. Ce Divertimento K563 est]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Ftrio-taus-mozart-divertimento-k563%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>Cet album est paru en 2019, il ne s&rsquo;agit donc pas d&rsquo;une « actualité ». J&rsquo;ai néanmoins souhaité en parler parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un album exceptionnel et magistral de tous points de vue.</p>



<p>Ce Divertimento K563 est une oeuvre un peu atypique de Mozart. Il reprend la forme des compositions « galantes » des débuts de Mozart, musique d&rsquo;ascenseur dirait-on peut-être aujourd&rsquo;hui, puisque qu&rsquo;elle était destinée à être jouée pendant que les « Princes » déjeunaient ou discutaient, pour les divertir, comme la « Petite Musique de Nuit ». Mais ce Divertimento a été écrit la même année que les trois dernières symphonies,  il comporte 6 mouvements d&rsquo;une durée totale de plus de 40 minutes. L&rsquo;écriture en est d&rsquo;une apparente simplicité, mais en fait d&rsquo;une richesse inouïe.</p>



<p>Si la musique pour orchestre s&rsquo;ajuste au centimètre, la musique de chambre doit s&rsquo;ajuster au millimètre. Avec le Trio Taus, l&rsquo;ajustement n&rsquo;est simplement pas mesurable. La texture sonore et les équilibres d&rsquo;un trio sont épouvantables à décider et à réaliser. Il suffit d&rsquo;écouter cette Master Class à Juilliard School pour le percevoir, y compris pour des « non musiciens ».</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Mozart Divertimento in E-flat Major, K. 563 | Juilliard Joel Smirnoff Chamber Music Master Class" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/hS2LIxy44Lk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Les trois jeunes femmes qui composent le Trio Taus ont une maturité incroyable et finalement surprenante vis à vis de leur âge. Leur discours musical, leur façon de mener les phrases individuellement, sont d&rsquo;un tel naturel et d&rsquo;une telle spontanéité qu&rsquo;on oublie que l&rsquo;on écoute finalement une oeuvre plutôt complexe. Quant aux dialogues musicaux, les échanges entre instruments, les soutiens harmoniques ou rythmiques des unes par rapport aux autres, on assiste à une mise en scène parfaite, sans finalement que l&rsquo;on s&rsquo;en rende compte à l&rsquo;écoute, tant tout cela est naturel.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2022/03/2L-148_TrioTaus.jpg" alt="Trio Taus: Mozart Divertimento K563 9" class="wp-image-1570" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2022/03/2L-148_TrioTaus.jpg 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2022/03/2L-148_TrioTaus-300x200.jpg 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2022/03/2L-148_TrioTaus-768x512.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>



<p>On est donc en présence d&rsquo;une oeuvre exceptionnelle et de trois musiciennes exceptionnelles. Rajoutez-y un ingénieur du son exceptionnel, Morten Linberg de 2L, une prise de son magistrale dans l&rsquo;église Sofienberg en Norvège, et on peut comprendre pourquoi j&rsquo;ai souhaité écrire un article sur cet album auquel j&rsquo;attribue naturellement la mention Grand Frisson.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2022/03/2L-148_recording-session-15.jpg" alt="Trio Taus: Mozart Divertimento K563 10" class="wp-image-1571" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2022/03/2L-148_recording-session-15.jpg 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2022/03/2L-148_recording-session-15-300x200.jpg 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2022/03/2L-148_recording-session-15-768x512.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="277" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2022/01/logo-grand-frisson-2022-1024x277.png" alt="Trio Taus: Mozart Divertimento K563 11" class="wp-image-1405" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2022/01/logo-grand-frisson-2022-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2022/01/logo-grand-frisson-2022-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2022/01/logo-grand-frisson-2022-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2022/01/logo-grand-frisson-2022-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2022/01/logo-grand-frisson-2022-2048x555.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<ul class="wp-block-list"><li>Titre: Mozart Divertimento K563</li><li>Artiste : Trio Taus, Liv Hilde Klokk violon, Ida Bryhn alto, Torun Sæter Stavseng violoncelle</li><li>Format: CD, SACD, PCM 24/44, 96, 192, 352, DSD x1, x2, x4, x8 et 5 canaux</li><li>Ingénieur du son: Morten Lindberg</li><li>Editeur/Label: 2L</li><li>Année: 2019</li><li>Genre: Classique</li><li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel</li></ul>



<p></p>
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