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	<title>Piano &#8211; Audiophile-Magazine</title>
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	<description>Le seul magazine hifi français totalement indépendant</description>
	<lastBuildDate>Sun, 27 Sep 2026 19:33:32 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Piano &#8211; Audiophile-Magazine</title>
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		<title>Goulam / Field – Echos</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Sep 2026 19:33:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
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					<description><![CDATA[L’intérêt de la musique contemporaine est avant tout sa grande diversité. Au sein de ce patchwork de tonalités et de dissonances, chaque nouvelle création ou interprétation est une surprise ainsi qu’une porte ouverte vers un]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fgoulam-field-echos%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p class="wp-block-paragraph">L’intérêt de la musique contemporaine est avant tout sa grande diversité. Au sein de ce patchwork de tonalités et de dissonances, chaque nouvelle création ou interprétation est une surprise ainsi qu’une porte ouverte vers un nombre infini de suggestions et de propositions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Échos&nbsp;» est le premier enregistrement associant le Français Sharad Goulam et le Libanais Gabriel Field.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Confié aux pianistes Fiona et Chiara Alaimo, et publié chez Da Vinci Classics, ce programme rapproche deux compositeurs amis, formés notamment auprès de Stéphane Delplace et Anthony Girard, qui partagent un attachement à la tonalité, à la modalité, au contrepoint et à une dissonance maîtrisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce programme trouve sa logique dans une forme de résonance, entre deux écritures différentes mais qui se complètent et se répondent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chez Sharad Goulam, la musique paraît naître du mouvement. Sa «&nbsp;Toccata furiosa&nbsp;», qui ouvre le programme, en est la manifestation la plus impressionnante. L&rsquo;impulsion rythmique, la densité contrapuntique et la virtuosité en sont les principales constituantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La partition associe pulsation insistante et superposition des lignes mélodiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette énergie ne doit pourtant pas masquer le véritable centre de gravité de l&rsquo;univers de Goulam : une forme d’urgence lyrique qui semble habiter le compositeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le «&nbsp;Prélude V&nbsp;» s’inscrit dans la même démarche, tout en installant une succession de vagues harmoniques, tandis que la «&nbsp;Marche&nbsp;» adopte une ligne plus intériorisée, marquée par un contrepoint délibérément sombre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux «&nbsp;Nocturnes&nbsp;» prolongent cette exploration d&rsquo;un paysage obscur, le premier particulièrement sombre, le second plus animé et passionné. J’ai beaucoup apprécié ce second, et la mélancolie qu’il instaure, dans un style néo-classique, teinté d’accents plus modernes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;L&rsquo;Arabesque&nbsp;» est sans nul doute une œuvre plus personnelle. Les harmonies y deviennent plus transparentes, les rythmes prennent une coloration presque exotique et l&rsquo;ornementation cesse d&rsquo;être décorative pour participer au mouvement même de la pensée musicale. C&rsquo;est probablement ici que Goulam nous touche avec le plus de force et de conviction. Un très joli interlude musical, puissant et lyrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Gabriel Field explore un territoire sensiblement différent. Là où Goulam semble fréquemment partir du geste pour atteindre l&rsquo;intériorité, Field effectue presque le chemin inverse. Sa musique paraît émerger du silence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les huit «&nbsp;Chorals&nbsp;» constituent à cet égard un ensemble particulièrement révélateur. L&rsquo;écriture y est concise et contrapuntique, sans ornementation, travaillant moins sur la démonstration que sur la résonance et les contrastes. Les harmonies installent un espace, une couleur singulière, parfois presque une interrogation, dans un climat intime et apaisant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les quatre «&nbsp;Berceuses&nbsp;» approfondissent cette esthétique de l&rsquo;intime. Leur balancement conserve l’esthétique originelle de la berceuse, cadencée dans un minimalisme finement élaboré. Elles constituent un sorte de mélange de douceur et de nostalgie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus singulières encore sont les trois «&nbsp;Pièces joyeuses&nbsp;». Leur titre pourrait faire croire à des miniatures légères. Et c’est l’opposé que livre ici le compositeur. La première est particulièrement sévère, presque désespérée, la deuxième multiplie les mouvements descendants et la troisième adopte une ligne plus fragmentée et agitée. Cette ambiguïté donne à ces pièces une puissance émotionnelle qui dépasse largement leurs dimensions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intérêt de ce projet artistique est aussi d’avoir confié cette confrontation de deux compositeurs à deux pianistes, les sœurs Fiona et Chiara Alaimo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les interprètes ont ainsi été libres de choisir les œuvres qu&rsquo;elles souhaitaient défendre, et leurs sensibilités distinctes participent ainsi au principe même du disque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si «&nbsp;Échos&nbsp;» aurait facilement pu se transformer en catalogue : un compositeur, puis l&rsquo;autre, une esthétique opposée à son reflet. L&rsquo;agencement des œuvres produit au contraire un sentiment de circulation, de cohérence d’un tout façonné de mailles diverses, comme si Goulam et Field finissaient par s&rsquo;éclairer mutuellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;énergie de l&rsquo;un rend plus perceptible l&rsquo;immobilité de l&rsquo;autre ; l&rsquo;introspection de Field accentue rétrospectivement la violence contenue chez Goulam. Même leurs dissonances ne possèdent pas tout à fait la même fonction. Chez le premier, elles participent volontiers à la tension du discours ; chez le second, elles deviennent davantage couleur et suspension.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant, ce disque met chacun en lumière de façon presque systémique, et nous donne envie de les découvrir tous deux davantage. Un pari risqué mais finalement gagnant. Bravo !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Goulam / Field – Echos.</li>



<li>Artistes : Fiona et Chiara Alaimo (piano).</li>



<li>Format: PCM 24-bit, 96 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Aurélien Marotte.</li>



<li>Editeur/Label: Da Vinci Classics.</li>



<li>Année: 2026.</li>



<li>Genre: Contemporain.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Intégrale des sonates de Beethoven – Pierre Réach (4ème et dernier volume)</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/integrale-des-sonates-de-beethoven-pierre-reach-4eme-et-dernier-volume/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 20:15:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Beethoven]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
		<category><![CDATA[Sonates]]></category>
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					<description><![CDATA[Avec la parution du quatrième et dernier volume de son intégrale des trente-deux sonates de Beethoven pour Anima Records, Pierre Réach conclut un projet qu’il aura conduit lentement et sûrement. Menée sur six années, cette]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fintegrale-des-sonates-de-beethoven-pierre-reach-4eme-et-dernier-volume%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p class="wp-block-paragraph">Avec la parution du quatrième et dernier volume de son intégrale des trente-deux sonates de Beethoven pour Anima Records, Pierre Réach conclut un projet qu’il aura conduit lentement et sûrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Menée sur six années, cette intégrale apparaît avant tout comme l’aboutissement d’une fréquentation de toute une vie avec un corpus qui demeure le centre de gravité de la littérature pianistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin de toute volonté de réinventer Beethoven, Réach inscrit sa lecture dans une tradition assumée, celle de la recherche d’une intimité simple et naturelle, celle de ses augustes prédécesseurs comme Kempff ou Badura-Skoda, en privilégiant la cohérence du discours, la lisibilité de la polyphonie, la dialectique entre le chant et le développement, et la continuité structurelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux tendances actuelles, son Beethoven n’est ni démonstratif ni conceptuel. Il repose sur une confiance absolue dans la partition et dans sa capacité à générer son propre élan expressif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche trouve dans le quatrième volume de cette intégrale son expression peut-être la plus aboutie. Loin de céder à la logique anthologique, le programme met en regard différentes périodes de création, et rappelle combien le parcours beethovénien procède moins d’une évolution linéaire que d’une succession de ruptures, de retours en arrière et de fulgurances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dernier volume réunit ainsi plusieurs sonates emblématiques, allant des œuvres de jeunesse aux sommets de la maturité, notamment les sonates n° 3, 6, 9, 11, 13, 22, 27 et 29 « Hammerklavier ». L’ensemble forme un remarquable condensé de l’évolution stylistique du compositeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des premières sonates héritières du classicisme viennois aux explorations de la maturité, Pierre Réach met constamment en lumière la capacité de Beethoven à réinventer son langage tout en préservant une identité immédiatement reconnaissable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La qualité majeure de cette réalisation réside dans l’équilibre atteint entre maîtrise structurelle et liberté du geste. Le pianiste refuse aussi bien la rigidité analytique que l’abandon lyrique, bien trop caricatural et réducteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’articulation demeure ici exemplaire, les plans sonores sont soigneusement hiérarchisés, tandis que le chant conserve une grande souplesse ainsi qu’une forme de fraîcheur naturelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette maîtrise de la respiration musicale se révèle particulièrement convaincante dans les œuvres de la période médiane, où la tension dramatique se nourrit moins du volume sonore que de la conduite des lignes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c’est évidemment autour de la Sonate op. 106 « Hammerklavier » que se cristallise l’intérêt majeur de ce dernier volet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Véritable sommet du cycle, l’œuvre constitue un test décisif pour tout interprète. Pierre Réach l’aborde sans recherche d’effet ni volonté démonstrative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son approche privilégie la continuité du discours et la logique interne de la forme. Dans l’immense Adagio sostenuto, le temps semble suspendu sans que jamais la tension ne se dissolve. Quant à la fugue finale, elle impressionne moins par sa virtuosité que par la clarté avec laquelle le pianiste en expose les ramifications contrapuntiques et les enjeux structurels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme de cette intégrale, une impression domine : celle d’une remarquable cohérence. Là où certaines approches privilégient le contraste entre les différentes périodes créatrices, Réach souligne au contraire la permanence d’une voix et d’une vision, sans jamais céder à l’emphase. Cette cohérence confère à l’ensemble une force rare et fait de cette intégrale une référence discographique à ne pas négliger par les amateurs du genre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus qu’un simple couronnement, ce quatrième volume apparaît ainsi comme la clé de voûte d’un édifice mûri pendant de longues années : un Beethoven sans posture, profondément réfléchi, porté par une autorité musicale qui n’a jamais besoin de s’affirmer pour s’imposer. Si le Grand Frisson, n’est peut-être pas ce qui qualifie le mieux cette intégrale, il reste l’expression de notre enthousiasme le plus sincère, et nous le lui décernons sans aucune réserve.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Intégrale des sonates de Beethoven – Pierre Réach (4ème et dernier volume).</li>



<li>Artistes : Pierre Réach (piano).</li>



<li>Format: PCM 24-bit, 96 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Etienne Collard.</li>



<li>Editeur/Label: Anima records.</li>



<li>Année: 2026.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="315" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-1024x315.png" alt="Intégrale des sonates de Beethoven – Pierre Réach (4ème et dernier volume) 1" class="wp-image-3304" style="width:562px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-1024x315.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-300x92.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-768x237.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026.png 1052w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Les Amours du Poète</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2026 14:48:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Clarinette]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
		<category><![CDATA[Schumann]]></category>
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					<description><![CDATA[Remplacer la voix humaine dans l’un des cycles de lieders les plus incarnés et littéraires du romantisme allemand est un pari audacieux. C&#8217;est néanmoins celui qu&#8217;ont choisi le clarinettiste Romain Guyot et la pianiste Chloé]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fles-amours-du-poete%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p class="wp-block-paragraph">Remplacer la voix humaine dans l’un des cycles de lieders les plus incarnés et littéraires du romantisme allemand est un pari audacieux. C&rsquo;est néanmoins celui qu&rsquo;ont choisi le clarinettiste Romain Guyot et la pianiste Chloé Mun pour cet album intitulé «&nbsp;Les amours du poète&nbsp;», publié chez Klarthe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la transcription du célèbre cycle Dichterliebe (opus 48), le duo rassemble deux autres monuments du répertoire schumannien : les Fantasiestücke opus 73 et les Drei Romanzen opus 94.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin d&rsquo;être une simple compilation de « Schumann pour clarinette », le disque se conçoit comme une invitation à la poésie, incarnée par une fusion des deux timbres du piano et de la clarinette d&rsquo;une remarquable intériorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa transcription de Dichterliebe, Romain Guyot réussit le tour de force de faire oublier l&rsquo;absence des mots de Heinrich Heine. Privée de texte, sa clarinette s&rsquo;approprie une éloquence purement instrumentale. L&rsquo;instrument explore des dynamiques très douces et un son d&rsquo;une grande rondeur pour mieux amener ce sentiment de confidence poétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La palette de nuances est particulièrement riche : le son sait se faire aussi bien murmure impalpable dans les moments de confidence, que vibrante amertume dans les phases de désespoir amoureux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le phrasé épouse d&rsquo;ailleurs les respirations d&rsquo;un chanteur fictif, évitant l&rsquo;écueil de la virtuosité gratuite pour privilégier une ligne plus pure et plus mélancolique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la réussite de cet enregistrement repose tout autant sur la complicité artistique avec Chloé Mun qui accompagne admirablement chaque forte et chaque pianissimo. C&rsquo;est cette fusion des timbres qui donne cette sensation que les paroles sont ici superflues. Et la pianiste sud-coréenne déploie ici un jeu d&rsquo;une grande finesse coloriste. Ses textures ne se contentent jamais de soutenir la clarinette. Bien plus, elles l&rsquo;enveloppent, lui répondent et tissent un contrepoint d&rsquo;une lumineuse clarté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;absence des mots renforce naturellement le rôle du piano, qui porte ainsi le sens émotionnel de l&rsquo;œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fin de cycle est haute en couleur : dans le dernier lied «&nbsp;Die alten, bösen Lieder&nbsp;», la clarinette de Romain Guyot s&rsquo;efface proprement pour laisser place au long postlude de piano seul. Chloé Mun y déploie un toucher très narratif qui donne l&rsquo;impression de se souvenir et de clore l&rsquo;histoire plutôt que de simplement terminer une pièce musicale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Fantasiestücke et les Romances, ne sont pas en reste dans cet enregistrement : les deux musiciens avancent d&rsquo;un même pas, capturant parfaitement l&rsquo;esprit changeant du romantisme allemand, oscillant sans cesse entre l&rsquo;élan passionné et la rêverie mélancolique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet album s&rsquo;avère finalement un pari gagnant. Romain Guyot et Chloé Mun signent une adaptation et une interprétation d&rsquo;une grande sensibilité. Plus qu&rsquo;un succès d&rsquo;estime, «&nbsp;Les amours du poète&nbsp;» est un disque qu&rsquo;on saluera par un Grand Frisson, totalement mérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Les Amours du Poète.</li>



<li>Artistes : Romain Guyot (clarinette), Chloé Mun (piano).</li>



<li>Format: PCM 24-bit, 96 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Joanna Popowicz.</li>



<li>Editeur/Label: Klarthe.</li>



<li>Année: 2026.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="1024" height="315" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-1024x315.png" alt="Les Amours du Poète 2" class="wp-image-3304" style="width:555px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-1024x315.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-300x92.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-768x237.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026.png 1052w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<title>Chopin &#8211; Nocturnes</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/chopin-nocturnes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Aug 2026 18:42:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Chopin]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
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					<description><![CDATA[Le pianiste Yves Henri est resté attaché au même Pleyel de 1837, à la sonorité si particulière, et sur lequel ils nous avait déjà séduit avec les «&#160;Valses&#160;» en 2023. Il réitère l’expérience ici avec]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fchopin-nocturnes%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p class="wp-block-paragraph">Le pianiste Yves Henri est resté attaché au même Pleyel de 1837, à la sonorité si particulière, et sur lequel ils nous avait déjà séduit avec les «&nbsp;Valses&nbsp;» en 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il réitère l’expérience ici avec une intégrale des Nocturnes, et du fameux «&nbsp;Lento con gran espressionne&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec Yves Henry, tout est question de couleurs et d’ambiance, comme si l’imperfection du son de ce vénérable piano était l’expression même d’une faculté de rendre tout plus réel et plus intime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le second Nocturne en mi bémol majeur (Opus 9) est joué au delà de toute quête d’excellence technique, mais davantage issu de la recherche d’une émotion à l’état brut. On entend chaque frappe de marteau, chaque résonance parasite d’une table d’harmonie qui a subit les outrages du temps, mais aussi chaque petit bruit parasite qui contribue pourtant à mettre en exergue ce surcroît d’authenticité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chacun des Nocturnes semble d’ailleurs être joué d’une manière singulière, de telle sorte qu’on ne voit pas dans cette intégrale de continuité particulièrement marquée (à part cette sonorité si particulière et une fragilité mise à nue), comme si les changements d’ambiance en étaient le but ultime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est en tout cas ce qui m’a séduit, ces nuances de rythme, de phrasé, ces tonalités changeantes et ces extinctions de notes imparfaites ou dissonantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Difficile d&rsquo;ailleurs d’évaluer, dans un contexte purement audiophile, l’intérêt d’un tel double album, sauf à mettre en perspective une forme de perfection imparfaite, celle d’une authenticité disparue, brute et sincère, libre de tout artefact de post production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c’est du point de vue musical, celui du ressenti, qu’on se passionnera pour cet enregistrement qui rend la nuit si noire, et si désirable. Car c’est en effet ce travail remarquable en termes d’harmonisation, de tonalités, et de tempo qui rend cette interprétation si captivante et si émouvante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’écoute du septième (opus 27) est en ce sens totalement troublante. On a presque envie d’applaudir comme si on assistait en direct à ce récital. Comment ne pas aimer ces deux nocturnes de l’opus 27, tant ils regorgent de sensibilité et de délicatesse dans l’exécution ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Yves Henry se fait équilibriste, entre impressionnisme et nostalgie, à l’instar des deux opus 37, où le temps semble s’allonger inexorablement pour mieux cristalliser cette ambiance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans l’opus 48 (Nocturnes 13 et 14) qu’il modèle cette pâte sonore incroyablement mystérieuse pour jouer avec un phrasé totalement changeant, entre délicatesse et notes beaucoup plus appuyées. C’est un peu l’essence même de cette œuvre qu’on se surprend à redécouvrir, comme si ce surcroît d’intimité nous offrait un nouvel éclairage. C’est pourtant ce chant, qu’on a si souvent entendu avec délectation, qui se révèle cette fois-ci plus cru, plus direct et peut-être tout simplement plus vrai…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont ces dernières impressions qui me semblent le mieux synthétiser l’essence de cette intégrale. Un pari risqué, mais pleinement cohérent, de la part d’un pianiste qui se révèle définitivement comme un des plus beaux serviteurs de la musique de Frédéric Chopin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Magnifique !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Chopin &#8211; Nocturnes.</li>



<li>Artiste : Yves Henry.</li>



<li>Format: PCM 164-bit, 44,1 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Joël Perrot.</li>



<li>Editeur/Label: Soupir Editions.</li>



<li>Année: 2026.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Format CD uniquement.</li>
</ul>



<div class="wp-block-uagb-image alignleft uagb-block-3503be53 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-left"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/Grand-Frisson-2026-1024x315.png" alt="Chopin - Nocturnes 3" class="uag-image-3304" width="545" height="168" title="Grand Frisson 2026" loading="lazy" role="img"></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Fanny Mendelssohn – Das Jahr</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/fanny-mendelssohn-das-jahr/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 20:34:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
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					<description><![CDATA[Das Jahr (L&#8217;Année), est une œuvre que Fanny Mendelssohn commença à composer en 1841. Ce long cycle pour le piano d&#8217;une quarantaine de minutes est divisé en douze sections, suivant les douze mois de l&#8217;année.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Ffanny-mendelssohn-das-jahr%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p class="wp-block-paragraph">Das Jahr (L&rsquo;Année), est une œuvre que Fanny Mendelssohn commença à composer en 1841. Ce long cycle pour le piano d&rsquo;une quarantaine de minutes est divisé en douze sections, suivant les douze mois de l&rsquo;année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette composition est dédié à son époux, le peintre Wilhelm Hensel. Elle est considérée également comme une forme de journal intime rétrospectif de ses deux années passées son passage en Italie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une belle interprétation que nous livre Marie Vermeulin sur cet enregistrement publié chez le label Présence Compositrices, dans un environnement acoustique un tantinet trop réverbérant mais pas forcément désagréable dans ce répertoire romantique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai également trouvé que le jeu de pédale était parfois un peu trop appuyé, et je préfère pour ma part davantage de modération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci dit, la prise de son et le jeu pianistique mettent bien en évidence ces motifs cycliques et la puissance harmonique de l’œuvre de Fanny Mendelssohn. Le.Bosendorfer Vienna Concert 280 de la jeune pianiste sert totalement les couleurs de cette œuvre pleine de mélancolie. C’est indéniablement un instrument puissant et à la sonorité envoûtante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La puissance n’exclut d’ailleurs pas la finesse et la délicatesse. Le jeu de Marie Vermeulin en est particulièrement bien doté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai également apprécié cette humilité vis-à-vis de la partition, cette façon de la faire vivre sans pour autant chercher à y apporter une couleur supplémentaire ou forcer le trait sur les passages virtuoses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une interprétation que je qualifierais de pleinement équilibrée, et ce en dépit d’une discographie relativement limitée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’avais apprécié l’enregistrement de la pianiste italienne Gaia Sokoli paru chez Piano Classics en 2024 pour ces mêmes raisons, et je pense, qu’en comparaison, la française est sans doute moins conformiste dans sa présentation de ce cycle de 12 mois. Mais c’est sans doute ce qui fait l’intérêt de cette belle prise de son : elle apporte une ampleur sans précédent, ainsi qu’une impression de présence inégalée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intérêt pour ce répertoire étant finalement récent, le disque ne donne pas beaucoup d’interprétations d’une telle ampleur. Diana Sahakian avait en 2022 sorti un album paru chez Kaléidos qui restitue ce son très ample, mais avec beaucoup d’effets et moins de nuances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne vois finalement dans la discographie que la première mondiale enregistrée en 2012 par le regretté Wolfram Lorenzen, éminent spécialiste du répertoire, ainsi que l’enregistrement de 2024 de la jeune pianiste allemande Sophia Weidemann (pour le label Genuin) qui puissent rivaliser en termes de plaisir d’écoute avec ce que nous offre Marie Vermeulin. Le chant du clavier de cette dernière me semble néanmoins encore supérieur à celui des deux interprètes allemands. Pas si mal pour une petite française !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Fanny Mendelssohn – Das Jahr.</li>



<li>Artiste : Marie Vermeulin (piano).</li>



<li>Format: PCM 24-bit, 192 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Aline Blondiau.</li>



<li>Editeur/Label: Présence Compositrices.</li>



<li>Année: 2026.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Schubert – Six Moments Musicaux D 780, Four Impromptus D 899, Hungarian Melody D 817</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/schubert-six-moments-musicaux-d-780-four-impromptus-d-899-hungarian-melody-d-817/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 21:30:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Impromptus]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
		<category><![CDATA[Schubert]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=3163</guid>

					<description><![CDATA[Plus j’écoute Jean-Nicolas Diatkine, et plus je comprends sa façon d’aborder les œuvres romantiques. Il y a chez ce pianiste une volonté assumée de déclamer un air, un message musical. Jean-Nicolas Diatkine est pétri d’une]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fschubert-six-moments-musicaux-d-780-four-impromptus-d-899-hungarian-melody-d-817%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus j’écoute Jean-Nicolas Diatkine, et plus je comprends sa façon d’aborder les œuvres romantiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a chez ce pianiste une volonté assumée de déclamer un air, un message musical. Jean-Nicolas Diatkine est pétri d’une grande solennité et d’un réel engagement dans son rôle d&rsquo;interprète fidèle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qui caractérise sa musique. Il s’oppose à toute ornementation subjective, et pourtant, ses interprétations ne manquent pas de pathos et de sensibilité. Il reste seulement concentré sur la ligne droite, celle qui suit sans dériver la partition dont il respecte les intentions et les harmonies, sans vouloir l’imprégner de son propre ressenti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, il excelle dans la gestion des crescendi et decrescendi. Ils sont à mes oreilles d’une précision remarquable, non pas qu’ils incarneraient une certaine rigueur ou austérité qui n’a pas grand chose à voir avec la musique de Franz Schubert, mais plutôt qu’ils livrent la juste dose d’émotion et de chant qui fait toute la beauté de ces partitions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tempo général adopté est pourtant variable dans les Moments Musicaux opus 94. Le second mouvement est particulièrement lent. Il n’en est pas moins superbe de délicatesse, d’articulation et de sensibilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette articulation devient un magnifique contrepoint au début du quatrième Moment, conférant à la musique une élégance rare, une éloquence qui nous fait adhérer totalement au message musical comme s’il nous racontait une véritable histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sixième et dernier Moment Musical est joué encore une fois sur un tempo lent, encore moins rapide que celui emprunté par Claudio Arrau dans son enregistrement de 1961 réédité chez Warner dernièrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a sans doute davantage de gravité exprimée dans cette interprétation. Nous sommes presque chez Beethoven, peut-être un peu moins dans la retenue plus nonchalante d’un Franz Schubert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, le résultat est convaincant, particulièrement beau et contemplatif, ce qui m’a permis de sans doute mieux appréhender les subtilités de la partition. Les variations dynamiques de Diatkine sont par ailleurs tellement subtiles qu’elles nous maintiennent captifs, prisonniers d’une telle beauté musicale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les 4 Impromptus opus 90 sont joués en revanche sur un tempo plutôt rapide, tranchant avec celui emprunté pour les Moments Musicaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès le premier, l’engagement de l’interprète est total, les accords sont puissants, le phrasé est presque martial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai en tête l’interprétation, si délicate et si puissante à la fois, de Radu Lupu en 1983 pour Decca. Ici avec Diatkine, on perd un peu de cette poésie et cela m’émeut moins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On retrouve encore moins la poésie et le chant si envoûtant d’Alfred Brendel de 1987 pour Philips, mais n’est-ce pas là une référence quasi inatteignable ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, si je m’attache à décrire ce qui pourrait me plaire dans l’interprétation de Jean-Nicolas Diatkine, sa main droite ne faiblit jamais, impulsant une forme d’élan continu. C’est aussi ça la musique, cette pulsation qui vous transporte. Cela, Diatkine le réussit fort bien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dimension plus tragique de cette interprétation me paraît presque un parti pris, comme j’ai pu le souligner en préambule de cette critique. On aime ou on n’aime pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le second impromptu D899 me fait changer d’avis sur la qualité de l’interprétation de Diatkine qui n’a rien à envier ici en termes purement émotionnels aux autres grands spécialistes du répertoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce second impromptu nous fait tourner la tête, nous emmène vers une forme de valse infernale, dont le rythme est effréné mais pleinement maîtrisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième ne parvient pas à freiner le tempo suffisamment pour recréer ce momentum de poésie et de quiétude, qui est pourtant l’essence de cette musique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tempo est certes un parti pris, mais il peut s’avérer parfois fatal. Sur cet Impromptu numéro 3, la conséquence de cette rapidité m’apparaît comme un manque de legato de la main gauche qui laisse une impression de manque de clarté et de cohésion avec la main droite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même constat pour le dernier, ma préférence va à des interprétations moins rapides et plus déliées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a pourtant une forme d’urgence qui se dégage de l’interprétation de Jean-Nicolas Diatkine, certes un peu tempétueuse, et le jeu nécessiterait davantage d’apaisement. Cette urgence ne mène en fait pas à grand chose&nbsp;: elle installe un climat tragique qui pourrait s’avérer hors sujet, même si Schubert reste sans doute une des personnalités musicales les plus complexes et ambiguës.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce disque se termine par la Mélodie Hongroise D817. L’interprète est sur ce dernier titre complètement à son aise et nous offre ainsi un jeu équilibré et engagé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au final, ce nouvel enregistrement de Jean-Nicolas Diatkine représente un intérêt certain, davantage vis-à-vis des Moments Musicaux que des Impromptus. Mais globalement, on retrouve cette personnalité attachante, entièrement engagée dans une interprétation sans fard ni artéfacts de ces pièces exigeantes, nécessitant sensibilité et virtuosité. Et ceci est bien agréable, voire rafraîchissant. Un bon disque.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Charles-Valentin Alkan – Grande Sonate opus 33 « lesQuatre Ages de la Vie » / Sonatine opus 61</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/charles-valentin-alkan-grande-sonate-opus-33-lesquatre-ages-de-la-vie-sonatine-opus-61/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Oct 2025 21:03:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est dans ce répertoire romantique, virtuose et enflammé, que Pierre Réach excelle. Même s’il est reconnu pour sa grande sensibilité dans les Variations de Goldberg ou les sonates de Beethoven, la Grande Sonate «&#160;Les quatre]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce répertoire romantique, virtuose et enflammé, que Pierre Réach excelle. Même s’il est reconnu pour sa grande sensibilité dans les Variations de Goldberg ou les sonates de Beethoven, la Grande Sonate «&nbsp;Les quatre âges&nbsp;de la vie» de Charles Valentin Morhange, dit Alkan, reste un terrain de jeu privilégié pour le pianiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réédition d’un enregistrement datant de plus de trente ans (qui remonte en fait à 1991) remémore, ou permet de découvrir, combien l’interprétation de Pierre Réach est habitée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut reconnaître qu’il y a beaucoup de similitudes entre ces élans dramatiques de la Grande Sonate opus 33 et ceux de la musique de Beethoven.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la partition flirte avec la complexité et le narratif lisztien ou beethovenien, l’éloquence de l’interprète vient rajouter encore une dose de poésie supplémentaire, un supplément d’âme qui sied parfaitement à ce répertoire fluctuant entre violence et tendresse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Grande sonate de 1847 a été composée lorsqu’Alkan avait 33 ans, et dédiée à son père. Il s&rsquo;agit d’une oeuvre magnifique, sans doute injustement méconnue du grand public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette allégorie des différentes périodes d’une vie permet de repenser l’idée même de la sonate romantique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La jeunesse des vingt ans est symbolisée par un scherzo ponctué de scansions binaires et de dérapages de tonalités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les 30 ans «&nbsp;quasi Faust&nbsp;» sont annonciateurs de la sonate en si mineur de Liszt. Ce thème éminemment romantique nous envoûte, et Pierre Réach fait part ici de toute sa dévotion pour ce répertoire. Le temps est suspendu, et on souhaiterait ne jamais dépasser la trentaine. Là encore, les fortissimi alternent avec les pianissimi, dans une forme de flux organique, d’énergie vitale qui vous pousse implacablement toujours un peu plus loin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les 40 ans, ceux d’un heureux ménage, nous emportent en direction d’une douce sérénité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est l’évocation sans nul doute du temps de l’harmonie familiale, entre couple et enfants, au travers d&rsquo;accents de comptine et de sérénade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les 50 ans viennent clore cette grande sonate, et sont ceux de l’enchaînement de Prométhée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est indéniablement un tableau plus sombre, extrêmement lent et grave. Où sont donc passés nos 30 ans ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur un rythme de marche funèbre, Pierre Réach assène quelques accords d’une violence inouïe, stridents et incroyablement puissants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sonatine opus 61 n’a de miniature que le nom. Elle s’avère particulièrement exigeante et la virtuosité de Pierre Réach est impressionnante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’interprète se livre entièrement dans l’Allegro vivace ainsi que le second mouvement Allegramente. L’enivrant Scherzo Minuetto constitue une forme de paroxysme en matière de complexité et de contraste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est d’ailleurs cette succession de contrastes qui fait qu’on ne s’ennuie jamais à l’écoute de cette musique. À chaque écoute, on la découvre un peu plus, comme si les contours de cette œuvre échappaient à toute tentative d’en synthétiser l’essence même. La musique semble ici échapper à toute contrainte technique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le finale «&nbsp;tempo giusto&nbsp;» est une apothéose romantique, presque folle, et toujours aussi troublante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il était donc particulièrement salutaire de rééditer cet enregistrement chez Anima records, initialement paru chez Vogue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prise de son d’Igor Kirkwood n’a d’ailleurs pas pris une seule ride. Un disque qui mérite indéniablement un Grand Frisson…</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Charles-Valentin Alkan – Grande Sonate opus 33 «&nbsp;lesQuatre Ages de la Vie&nbsp;» / Sonatine opus 61.</li>



<li>Artiste : Pierre Réach (piano).</li>



<li>Format: PCM 24 bit, 44,1 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Igor Kirkwood.</li>



<li>Editeur/Label: Anima records.</li>



<li>Année: 2025.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Discutable.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="277" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png" alt="Charles-Valentin Alkan – Grande Sonate opus 33 « lesQuatre Ages de la Vie » / Sonatine opus 61 4" class="wp-image-2944" style="width:543px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-2048x555.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Martha Argerich Alexandre Rabinovitch-Barakovsky – Live in Luxembourg 2006</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/martha-argerich-alexandre-rabinovitch-barakovsky-live-in-luxembourg-2006/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 03:34:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=3018</guid>

					<description><![CDATA[Cascavelle réédite l’enregistrement live de deux monstres sacrés, le duo Argerich / Rabinovitch, capté au Festival d’Echternach, Philharmonie du Luxembourg le 24 mai 2006. J’ai mis en fait beaucoup de temps à coucher des mots]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fmartha-argerich-alexandre-rabinovitch-barakovsky-live-in-luxembourg-2006%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p class="wp-block-paragraph">Cascavelle réédite l’enregistrement live de deux monstres sacrés, le duo Argerich / Rabinovitch, capté au Festival d’Echternach, Philharmonie du Luxembourg le 24 mai 2006.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai mis en fait beaucoup de temps à coucher des mots sur le papier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est en effet des performances qui viennent peupler l’histoire de la musique classique moderne et celle-ci en fait indéniablement partie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fort de ce constat, que dire vraiment de plus, sinon ajouter du superlatif au superlatif, ou broder sur la thématique «&nbsp;je t’aime, moi non plus&nbsp;»?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet enregistrement est somme toute assez rare car les deux interprètes semblent au même niveau de flamboyance, développant et s’alimentant l’un l’autre d’une incroyable énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce disque regroupe deux enregistrements live distincts, le plus récent étant celui du Luxembourg joué a 4 mains, le plus ancien ayant été réalisé au Cloître des Jacobins à Toulouse dix ans auparavant, récital d’Alexandre Rabinovitch-Barakovsky.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Celui du Luxembourg bénéficie d’ailleurs d’une meilleure prise de son (ou d’un travail de post-production plus abouti).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme attribue la part du lion à Rachmaninov, avec les suites 1 opus 5 et 2 opus 17, ainsi que les préludes opus 23 n°5, 6 et 7.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour compléter une programmation placée sous le signe de la virtuosité, quoi de plus normal que de retrouver également un extrait de Ma mère l’Oye de Maurice Ravel et &nbsp;la valse opus 39 n°15 de Johannes Brahms ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien évidemment, la première partie du disque qui met à l’honneur le duo de pianistes est la plus exaltante. Et bien que Martha Argerich nous a livré un nombre incroyable de pépites interprétées en duo, celui-ci fait figure d’état de l’art.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On pourrait presque croire qu’on entend là une pianiste et son clone, sauf que le résultat me semble supérieur à la somme des deux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ya en effet toujours un peu de distance entre un interprète et l&rsquo;autre dans ce genre de récital pour deux pianos. Souvent d&rsquo;ailleurs, cette distance sert à alimenter une forme de dialogue concertant, comme si le fait d&rsquo;être deux imposait cette dualité sonore. Là, c&rsquo;est pourtant difficile de ressentir ce petit décalage. Il y a une forme d&rsquo;harmonie rare, une unité qui jouerait à l&rsquo;unisson, ou du moins, regrouperait deux sensibilités si proches qu&rsquo;elles semblent fusionner en permanence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je tiens néanmoins à préciser qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas de dévaloriser la performance seule d&rsquo;Alexandre Rabinovitch-Barakovsky, qui reste remarquable, dans les trois préludes Opus 23 (5, 6 et 7) de Rachmaninov. En effet, que d&rsquo;énergie et de sens de la pulsation dans cet enregistrement au Cloître des Jacobins de Toulouse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car sans ce début en duo aussi somptueux, on classerait cet enregistrement toulousain sans nul doute parmi les meilleures performances live de ces trois Préludes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un disque à écouter ou réécouter d&rsquo;urgence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Martha Argerich Alexandre Rabinovitch-Barakovsky – Live in Luxembourg 2006.</li>



<li>Artistes : Martha Argerich (piano), Alexandre Rabinovitch-Barakovsky (piano).</li>



<li>Format: PCM 16 bit, 44,1 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: nc.</li>



<li>Editeur/Label: Cascavelle VDE-GALLO.</li>



<li>Année: 2025.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Format CD uniquement.</li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Scheherazade</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/scheherazade/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 May 2025 16:11:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=2995</guid>

					<description><![CDATA[La pianiste japonaise Etsuko Hirosé nous offre une superbe transcription de la suite symphonique de Nikolaï Rimsky-Korsakov. L’interprète nippone a l’art de faire ressortir avec brio la magie et la puissance évocatrice du style du]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">La pianiste japonaise Etsuko Hirosé nous offre une superbe transcription de la suite symphonique de Nikolaï Rimsky-Korsakov.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’interprète nippone a l’art de faire ressortir avec brio la magie et la puissance évocatrice du style du compositeur russe dans une transcription inédite, une vraie prouesse technique, n&rsquo;ayant guère à envier à ses illustres et géniaux prédécesseurs dans l&rsquo;art de la transcription, comme Liszt ou Kalbrenner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Etsuko Hirosé ajoute au programme de cet enregistrement la suite ballet des « 1001 nuits » du compositeur ukrainien Sergei Bortkiewicz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis tombé d&#8217;emblée sous le charme de cette transcription de Scheherazade. Cette version parvient totalement à vous faire oublier la version orchestrale, tant elle est flamboyante, tellement riche de nuances et de qualités narratives. Etsuko Hirosé va à l&rsquo;essentiel, ou mieux, l&rsquo;essence de cette suite symphonique, préservant le flux onirique et poétique, la pulsation rythmique ainsi que la richesse tonale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une adaptation hautement fidèle, non tant à la partition, mais à l’atmosphère et aux effets sonores de la version originale. On sent qu&rsquo;il y a eu un long travail personnel d&rsquo;analyse et de synthèse du ressenti de nombreuses écoutes et d&rsquo;interprétations de la version orchestrale. La japonaise privilégie les changements de registres et les effets rythmiques, afin d’obtenir une palette sonore riche et teintée d&rsquo;exotisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est un peu comme si elle redonnait tout son sens à cette œuvre via une représentation impressionniste où tout y est sans y être totalement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier tableau de « La mer et du bateau de Sindbad » tient toutes ses promesses en termes de pulsation. On ressent les accalmies et le déchainement des vagues, dans un jeu très large, puissant, maitrisé, et en même temps infiniment libre. C&rsquo;est un déluge d&rsquo;émotions, un contraste permanent entre infinie délicatesse et romantisme débridé.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">« L’histoire du prince Kalendar » reprend le thème avec une plus grande lisibilité, une volupté, une fluidité digitale délibérément assumée. Les timbres du Beschtein Grand Concert sont exquis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jeu d&rsquo;Etsuko Hirosé devient plus alerte, plus rythmique, nous tenant pleinement en haleine. Le sens de la mesure et des nuances de la pianiste me permet de mieux comprendre les changements d&rsquo;atmosphère, le défilement d&rsquo;une fresque musicale, bref, la dimension narrative de l&rsquo;oeuvre. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le jeu d&rsquo;Etsuko Hirosé replace également cette suite dans une logique toute symphonique, avec notamment un troisième mouvement, Adagio, très intimisme et romantique, évoquant la romance entre le jeune Prince et la Princesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dernier tableau, celui du « Festival à Bagdad » et du « Naufrage », est un déferlement d&rsquo;énergie et de virtuosité, parfaitement maîtrisé. C&rsquo;est totalement saisissant d&rsquo;entendre une telle précision de la dynamique et des motifs mélodiques, niveau sans doute difficilement atteignable avec un orchestre&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le motif initial de la mer, cette fois utilisé comme final, vient clore de façon magistrale cette retranscription pleine de nuances et d&rsquo;enchantements.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est sans nul doute à ce jour ma version préférée de l&rsquo;oeuvre de Rimsky-Korsakov, c&rsquo;est du moins la seule qui m&#8217;emporte du début à la fin de façon aussi absolue. Martha Argerich l&rsquo;avait déjà dit, mais ce nouvel opus enfonce encore le clou&nbsp;: Estuko Hirosé fait partie des plus grands interprètes de son époque&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les 10 séquences du ballet de Serguei Bortkiewicz, représentent un prolongement naturel de Scheherazade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On retrouve des tonalités orientales parfaitement entretenues par une main gauche solide, insufflant une pulsation solide et précise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est tout à fait évident dans le second tableau du « Pauvre pêcheur ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La « Danse des jeunes filles », avec son élégance toute naturelle, n’est d&rsquo;ailleurs pas sans rappeler le thème et les tonalités de Scheherazade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intelligence narrative de la pianiste nippone alterne les ambiances, mystérieuses, nostalgiques, ou inquiétantes, à l’instar de ce très lisztéen&nbsp;« Château enchanté » qu’on croirait tout droit émané du Totentanz.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Etsuko Hirosé sait également se montrer passionnée dans le plus long tableau de cette suite, celui de « Zobeïde », héroïne fascinante, courageuse et amoureuse des 1001 nuits.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une interprétation tout autant ébouriffante que nous livre la japonaise, dans un registre peut-être un peu moins grandiose que celui de Rimsky-Korsakov, mais néanmoins si émouvant et injustement méconnu…</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est donc un magnifique enregistrement que nous offre Etsuko Hirosé, aussi bon que celui dédié à Moritz Moszkowski, publié également chez Danacord en 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle s&rsquo;affirme à nouveau comme une interprète curieuse et passionnée, de celles qui se passionnent pour les œuvres oubliées, et qui n&rsquo;a pas peur de se lancer non plus dans des transcriptions inédites. Cela force le respect, surtout lorsque le résultat à l&rsquo;arrivée atteint une telle excellence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette affinité qu&rsquo;elle manifeste pour les compositeurs russes, et leur lyrisme, à la fois noble et mélancolique, se traduit par une interprétation d&rsquo;une rare intelligence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;adore&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Scheherazade</li>



<li>Artiste : Etsuko Hirosé (piano).</li>



<li>Format: PCM 16 bit, 44,1 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Bertrand Cazé.</li>



<li>Editeur/Label: Danacord.</li>



<li>Année: 2024.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Format CD uniquement.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="277" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png" alt="Scheherazade 5" class="wp-image-2944" style="width:602px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-2048x555.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Fauré – Complete Piano Works</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/faure-complete-piano-works/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Mar 2025 11:18:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=2983</guid>

					<description><![CDATA[Voici une très belle intégrale des œuvres pour piano de Gabriel Fauré. Ce coffret de 4 compact-discs est très bien enregistré, et constant en termes de qualité technique et artistique. Laurent Wagschal enrichit ainsi une]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Ffaure-complete-piano-works%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Voici une très belle intégrale des œuvres pour piano de Gabriel Fauré. Ce coffret de 4 compact-discs est très bien enregistré, et constant en termes de qualité technique et artistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Laurent Wagschal enrichit ainsi une série d’enregistrements dédiés au répertoire de compositeur français, après avoir déjà exploré les œuvres pour piano et violon avec Ji-Yoon Park, et pour violoncelle et piano avec Pauline Bartissol.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On retrouve ce sens de la précision, du juste dosage des couleurs, du respect de la partition qui caractérise le jeu du pianiste lyonnais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est toujours difficile de retracer en quelques lignes un contenu de presque cinq heures de musique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce travail permet de mettre en lumière un bon nombre d’œuvres que l’on entend quasiment jamais. Cela apporte un éclairage sur la richesse du répertoire, qui regorge de nombreuses perles qui mériteraient d’être plus souvent exposées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On perçoit aussi la progression du style de Gabriel Fauré qui débute par des œuvres inspirées de toute évidence par Mozart, le romantisme allemand, Frédéric Chopin…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce ne sont pas de simples pastiches, mais au contraire une forme de développement, de prolongement de ces sources d’inspiration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ressent d’ailleurs déjà cette énergie caractéristique du style de Gabriel Fauré dans ces œuvres de jeunesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le point d’orgue de ces œuvres de jeunesse reste en ce qui me concerne la Ballade opus 19, composition particulièrement ouvragée et exigeante (on rapporte que Liszt lui-même ayant déchiffré la partition en présence de Fauré aurait avoué ne plus avoir de doigts après l’avoir jouée).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Laurent Wagschal l’interprète de façon magistrale, apportant une palette de couleur et une énergie totalement maîtrisée, faite de moments intenses et d’autres d’une infinie délicatesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première des Valses-Caprices, celle en la majeur, est également une pièce qui requiert une grande virtuosité. Le pianiste français fait preuve dans son interprétation d’une capacité impressionnante à gérer l’amplitude dynamique de cette valse étourdissante. C’est encore une fois totalement maîtrisé, le phrasé deLaurent Wagschal étant d’une fluidité insolente, évitant par ailleurs l’écueil de la pure démonstration technique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les 13 Nocturnes de Gabriel Fauré viennent ensuite ponctuer et conclure ce bon programme, au même titre qu’ils ont jalonné sa carrière de compositeur (le treizième clôturant cette intégrale). Les Nocturnes représentent en sorte l’évolution du style musical de Fauré, partant du romantisme pour aboutir à une esthétique beaucoup plus contemporaine, voire avant-gardiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cinquième est joué avec une grande densité de son, contrairement à ce qu’on peut entendre chez Lucas Debargue, dont l’enregistrement est paru également en 2024. Si j’apprécie également ces sonorités plus cristallines, l’intérêt du jeu de Laurent Wagschal réside dans cette approche plus picturale, sans doute moins virtuose, mais qui donne du sens à la musique, ainsi qu’une forme d’unité, et de progression constante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Pavane opus 50 pour piano seul exprime cette même capacité à aller de l’avant, à vous emporter dans un tempo d’une grande justesse. Même si la palette de couleurs que déploie le pianiste français est riche, on n’en ressent pas moins une vraie sobriété dans cette mise en perspective de la musique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Thèmes et Variations en Do dièse nous font entrer pleinement dans l’univers propre de Gabriel Fauré, bien qu’on ressente encore l’influence de Schumann (et ses Études symphoniques).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces pièces courtes de salon sont d’une grande beauté. Encore une fois, Laurent Wagschal développe un jeu d’une grande densité, idéal pour ce type de répertoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le septième Nocturne en do dièse est un prolongement logique, puisqu’il est tout simplement dédié à un autre amour du compositeur: Adela Maddison. Pièce mystérieuse, elle est imprégnée d’un rythme de battements de cœur caractéristique; dans la section centrale, un autre univers scintille, auquel des cloches lointaines donnent un caractère argenté. C’est une composition tout simplement magnifique, et Laurent Wagschal apporte ici tout le romantisme et l’éloquence d’une vraie déclaration d’amour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, chaque pièce jouée sur cet quadruple album m’a captivé. Je vous laisserai ainsi le soin de découvrir la suite et fin de cette intégrale pour piano, en streaming, ou en achetant le CD afin de soutenir l&rsquo;artiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce superbe travail de Laurent Wagschal mérite le respect de tous. Et, en ce qui me concerne, il mérite également un Grand Frisson.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car c’est un magnifique hommage rendu au compositeur, une intégrale à écouter de toute urgence…</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Fauré – Complete Piano Works.</li>



<li>Artiste : Laurent Wagschal (piano).</li>



<li>Format: PCM 24 bit, 96 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Sami Bouvet.</li>



<li>Editeur/Label: Indésens / Calliope.</li>



<li>Année: 2024.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<div class="wp-block-uagb-image alignleft uagb-block-f076094a wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-left"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png" alt="Fauré – Complete Piano Works 6" class="uag-image-2944" width="607" height="74" title="Grand Frisson 2025" loading="lazy" role="img"></figure></div>
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