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	<title>Piano &#8211; Audiophile-Magazine</title>
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	<description>Le seul magazine hifi français totalement indépendant</description>
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	<title>Piano &#8211; Audiophile-Magazine</title>
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		<title>Fanny Mendelssohn – Das Jahr</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 20:34:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
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					<description><![CDATA[Das Jahr (L&#8217;Année), est une œuvre que Fanny Mendelssohn commença à composer en 1841. Ce long cycle pour le piano d&#8217;une quarantaine de minutes est divisé en douze sections, suivant les douze mois de l&#8217;année.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Ffanny-mendelssohn-das-jahr%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>Das Jahr (L&rsquo;Année), est une œuvre que Fanny Mendelssohn commença à composer en 1841. Ce long cycle pour le piano d&rsquo;une quarantaine de minutes est divisé en douze sections, suivant les douze mois de l&rsquo;année.</p>



<p>Cette composition est dédié à son époux, le peintre Wilhelm Hensel. Elle est considérée également comme une forme de journal intime rétrospectif de ses deux années passées son passage en Italie.</p>



<p>C’est une belle interprétation que nous livre Marie Vermeulin sur cet enregistrement publié chez le label Présence Compositrices, dans un environnement acoustique un tantinet trop réverbérant mais pas forcément désagréable dans ce répertoire romantique.</p>



<p>J’ai également trouvé que le jeu de pédale était parfois un peu trop appuyé, et je préfère pour ma part davantage de modération.</p>



<p>Ceci dit, la prise de son et le jeu pianistique mettent bien en évidence ces motifs cycliques et la puissance harmonique de l’œuvre de Fanny Mendelssohn. Le.Bosendorfer Vienna Concert 280 de la jeune pianiste sert totalement les couleurs de cette œuvre pleine de mélancolie. C’est indéniablement un instrument puissant et à la sonorité envoûtante.</p>



<p>La puissance n’exclut d’ailleurs pas la finesse et la délicatesse. Le jeu de Marie Vermeulin en est particulièrement bien doté.</p>



<p>J’ai également apprécié cette humilité vis-à-vis de la partition, cette façon de la faire vivre sans pour autant chercher à y apporter une couleur supplémentaire ou forcer le trait sur les passages virtuoses.</p>



<p>C’est une interprétation que je qualifierais de pleinement équilibrée, et ce en dépit d’une discographie relativement limitée.</p>



<p>J’avais apprécié l’enregistrement de la pianiste italienne Gaia Sokoli paru chez Piano Classics en 2024 pour ces mêmes raisons, et je pense, qu’en comparaison, la française est sans doute moins conformiste dans sa présentation de ce cycle de 12 mois. Mais c’est sans doute ce qui fait l’intérêt de cette belle prise de son : elle apporte une ampleur sans précédent, ainsi qu’une impression de présence inégalée.</p>



<p>L’intérêt pour ce répertoire étant finalement récent, le disque ne donne pas beaucoup d’interprétations d’une telle ampleur. Diana Sahakian avait en 2022 sorti un album paru chez Kaléidos qui restitue ce son très ample, mais avec beaucoup d’effets et moins de nuances.</p>



<p>Je ne vois finalement dans la discographie que la première mondiale enregistrée en 2012 par le regretté Wolfram Lorenzen, éminent spécialiste du répertoire, ainsi que l’enregistrement de 2024 de la jeune pianiste allemande Sophia Weidemann (pour le label Genuin) qui puissent rivaliser en termes de plaisir d’écoute avec ce que nous offre Marie Vermeulin. Le chant du clavier de cette dernière me semble néanmoins encore supérieur à celui des deux interprètes allemands. Pas si mal pour une petite française !</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Fanny Mendelssohn – Das Jahr.</li>



<li>Artiste : Marie Vermeulin (piano).</li>



<li>Format: PCM 24-bit, 192 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Aline Blondiau.</li>



<li>Editeur/Label: Présence Compositrices.</li>



<li>Année: 2026.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Schubert – Six Moments Musicaux D 780, Four Impromptus D 899, Hungarian Melody D 817</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/schubert-six-moments-musicaux-d-780-four-impromptus-d-899-hungarian-melody-d-817/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 21:30:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Impromptus]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
		<category><![CDATA[Schubert]]></category>
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					<description><![CDATA[Plus j’écoute Jean-Nicolas Diatkine, et plus je comprends sa façon d’aborder les œuvres romantiques. Il y a chez ce pianiste une volonté assumée de déclamer un air, un message musical. Jean-Nicolas Diatkine est pétri d’une]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fschubert-six-moments-musicaux-d-780-four-impromptus-d-899-hungarian-melody-d-817%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p></p>



<p>Plus j’écoute Jean-Nicolas Diatkine, et plus je comprends sa façon d’aborder les œuvres romantiques.</p>



<p>Il y a chez ce pianiste une volonté assumée de déclamer un air, un message musical. Jean-Nicolas Diatkine est pétri d’une grande solennité et d’un réel engagement dans son rôle d&rsquo;interprète fidèle.</p>



<p>C’est ce qui caractérise sa musique. Il s’oppose à toute ornementation subjective, et pourtant, ses interprétations ne manquent pas de pathos et de sensibilité. Il reste seulement concentré sur la ligne droite, celle qui suit sans dériver la partition dont il respecte les intentions et les harmonies, sans vouloir l’imprégner de son propre ressenti.</p>



<p>Ainsi, il excelle dans la gestion des crescendi et decrescendi. Ils sont à mes oreilles d’une précision remarquable, non pas qu’ils incarneraient une certaine rigueur ou austérité qui n’a pas grand chose à voir avec la musique de Franz Schubert, mais plutôt qu’ils livrent la juste dose d’émotion et de chant qui fait toute la beauté de ces partitions.</p>



<p>Le tempo général adopté est pourtant variable dans les Moments Musicaux opus 94. Le second mouvement est particulièrement lent. Il n’en est pas moins superbe de délicatesse, d’articulation et de sensibilité.</p>



<p>Cette articulation devient un magnifique contrepoint au début du quatrième Moment, conférant à la musique une élégance rare, une éloquence qui nous fait adhérer totalement au message musical comme s’il nous racontait une véritable histoire.</p>



<p>Le sixième et dernier Moment Musical est joué encore une fois sur un tempo lent, encore moins rapide que celui emprunté par Claudio Arrau dans son enregistrement de 1961 réédité chez Warner dernièrement.</p>



<p>Il y a sans doute davantage de gravité exprimée dans cette interprétation. Nous sommes presque chez Beethoven, peut-être un peu moins dans la retenue plus nonchalante d’un Franz Schubert.</p>



<p>Pourtant, le résultat est convaincant, particulièrement beau et contemplatif, ce qui m’a permis de sans doute mieux appréhender les subtilités de la partition. Les variations dynamiques de Diatkine sont par ailleurs tellement subtiles qu’elles nous maintiennent captifs, prisonniers d’une telle beauté musicale.</p>



<p>Les 4 Impromptus opus 90 sont joués en revanche sur un tempo plutôt rapide, tranchant avec celui emprunté pour les Moments Musicaux.</p>



<p>Dès le premier, l’engagement de l’interprète est total, les accords sont puissants, le phrasé est presque martial.</p>



<p>J’ai en tête l’interprétation, si délicate et si puissante à la fois, de Radu Lupu en 1983 pour Decca. Ici avec Diatkine, on perd un peu de cette poésie et cela m’émeut moins.</p>



<p>On retrouve encore moins la poésie et le chant si envoûtant d’Alfred Brendel de 1987 pour Philips, mais n’est-ce pas là une référence quasi inatteignable ?</p>



<p>Néanmoins, si je m’attache à décrire ce qui pourrait me plaire dans l’interprétation de Jean-Nicolas Diatkine, sa main droite ne faiblit jamais, impulsant une forme d’élan continu. C’est aussi ça la musique, cette pulsation qui vous transporte. Cela, Diatkine le réussit fort bien.</p>



<p>La dimension plus tragique de cette interprétation me paraît presque un parti pris, comme j’ai pu le souligner en préambule de cette critique. On aime ou on n’aime pas.</p>



<p>Le second impromptu D899 me fait changer d’avis sur la qualité de l’interprétation de Diatkine qui n’a rien à envier ici en termes purement émotionnels aux autres grands spécialistes du répertoire.</p>



<p>Ce second impromptu nous fait tourner la tête, nous emmène vers une forme de valse infernale, dont le rythme est effréné mais pleinement maîtrisé.</p>



<p>Le troisième ne parvient pas à freiner le tempo suffisamment pour recréer ce momentum de poésie et de quiétude, qui est pourtant l’essence de cette musique.</p>



<p>Le tempo est certes un parti pris, mais il peut s’avérer parfois fatal. Sur cet Impromptu numéro 3, la conséquence de cette rapidité m’apparaît comme un manque de legato de la main gauche qui laisse une impression de manque de clarté et de cohésion avec la main droite.</p>



<p>Même constat pour le dernier, ma préférence va à des interprétations moins rapides et plus déliées.</p>



<p>Il y a pourtant une forme d’urgence qui se dégage de l’interprétation de Jean-Nicolas Diatkine, certes un peu tempétueuse, et le jeu nécessiterait davantage d’apaisement. Cette urgence ne mène en fait pas à grand chose&nbsp;: elle installe un climat tragique qui pourrait s’avérer hors sujet, même si Schubert reste sans doute une des personnalités musicales les plus complexes et ambiguës.</p>



<p>Ce disque se termine par la Mélodie Hongroise D817. L’interprète est sur ce dernier titre complètement à son aise et nous offre ainsi un jeu équilibré et engagé.</p>



<p>Au final, ce nouvel enregistrement de Jean-Nicolas Diatkine représente un intérêt certain, davantage vis-à-vis des Moments Musicaux que des Impromptus. Mais globalement, on retrouve cette personnalité attachante, entièrement engagée dans une interprétation sans fard ni artéfacts de ces pièces exigeantes, nécessitant sensibilité et virtuosité. Et ceci est bien agréable, voire rafraîchissant. Un bon disque.</p>



<p></p>
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		<title>Charles-Valentin Alkan – Grande Sonate opus 33 « lesQuatre Ages de la Vie » / Sonatine opus 61</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/charles-valentin-alkan-grande-sonate-opus-33-lesquatre-ages-de-la-vie-sonatine-opus-61/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Oct 2025 21:03:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est dans ce répertoire romantique, virtuose et enflammé, que Pierre Réach excelle. Même s’il est reconnu pour sa grande sensibilité dans les Variations de Goldberg ou les sonates de Beethoven, la Grande Sonate «&#160;Les quatre]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fcharles-valentin-alkan-grande-sonate-opus-33-lesquatre-ages-de-la-vie-sonatine-opus-61%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p></p>



<p>C’est dans ce répertoire romantique, virtuose et enflammé, que Pierre Réach excelle. Même s’il est reconnu pour sa grande sensibilité dans les Variations de Goldberg ou les sonates de Beethoven, la Grande Sonate «&nbsp;Les quatre âges&nbsp;de la vie» de Charles Valentin Morhange, dit Alkan, reste un terrain de jeu privilégié pour le pianiste.</p>



<p>Cette réédition d’un enregistrement datant de plus de trente ans (qui remonte en fait à 1991) remémore, ou permet de découvrir, combien l’interprétation de Pierre Réach est habitée.</p>



<p>Il faut reconnaître qu’il y a beaucoup de similitudes entre ces élans dramatiques de la Grande Sonate opus 33 et ceux de la musique de Beethoven.</p>



<p>Si la partition flirte avec la complexité et le narratif lisztien ou beethovenien, l’éloquence de l’interprète vient rajouter encore une dose de poésie supplémentaire, un supplément d’âme qui sied parfaitement à ce répertoire fluctuant entre violence et tendresse.</p>



<p>La Grande sonate de 1847 a été composée lorsqu’Alkan avait 33 ans, et dédiée à son père. Il s&rsquo;agit d’une oeuvre magnifique, sans doute injustement méconnue du grand public.</p>



<p>Cette allégorie des différentes périodes d’une vie permet de repenser l’idée même de la sonate romantique.</p>



<p>La jeunesse des vingt ans est symbolisée par un scherzo ponctué de scansions binaires et de dérapages de tonalités.</p>



<p>Les 30 ans «&nbsp;quasi Faust&nbsp;» sont annonciateurs de la sonate en si mineur de Liszt. Ce thème éminemment romantique nous envoûte, et Pierre Réach fait part ici de toute sa dévotion pour ce répertoire. Le temps est suspendu, et on souhaiterait ne jamais dépasser la trentaine. Là encore, les fortissimi alternent avec les pianissimi, dans une forme de flux organique, d’énergie vitale qui vous pousse implacablement toujours un peu plus loin.</p>



<p>Les 40 ans, ceux d’un heureux ménage, nous emportent en direction d’une douce sérénité.</p>



<p>C’est l’évocation sans nul doute du temps de l’harmonie familiale, entre couple et enfants, au travers d&rsquo;accents de comptine et de sérénade.</p>



<p>Les 50 ans viennent clore cette grande sonate, et sont ceux de l’enchaînement de Prométhée.</p>



<p>C’est indéniablement un tableau plus sombre, extrêmement lent et grave. Où sont donc passés nos 30 ans ?</p>



<p>Sur un rythme de marche funèbre, Pierre Réach assène quelques accords d’une violence inouïe, stridents et incroyablement puissants.</p>



<p>La sonatine opus 61 n’a de miniature que le nom. Elle s’avère particulièrement exigeante et la virtuosité de Pierre Réach est impressionnante.</p>



<p>L’interprète se livre entièrement dans l’Allegro vivace ainsi que le second mouvement Allegramente. L’enivrant Scherzo Minuetto constitue une forme de paroxysme en matière de complexité et de contraste.</p>



<p>C’est d’ailleurs cette succession de contrastes qui fait qu’on ne s’ennuie jamais à l’écoute de cette musique. À chaque écoute, on la découvre un peu plus, comme si les contours de cette œuvre échappaient à toute tentative d’en synthétiser l’essence même. La musique semble ici échapper à toute contrainte technique.</p>



<p>Le finale «&nbsp;tempo giusto&nbsp;» est une apothéose romantique, presque folle, et toujours aussi troublante.</p>



<p>Il était donc particulièrement salutaire de rééditer cet enregistrement chez Anima records, initialement paru chez Vogue.</p>



<p>La prise de son d’Igor Kirkwood n’a d’ailleurs pas pris une seule ride. Un disque qui mérite indéniablement un Grand Frisson…</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Charles-Valentin Alkan – Grande Sonate opus 33 «&nbsp;lesQuatre Ages de la Vie&nbsp;» / Sonatine opus 61.</li>



<li>Artiste : Pierre Réach (piano).</li>



<li>Format: PCM 24 bit, 44,1 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Igor Kirkwood.</li>



<li>Editeur/Label: Anima records.</li>



<li>Année: 2025.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Discutable.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="277" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png" alt="Charles-Valentin Alkan – Grande Sonate opus 33 « lesQuatre Ages de la Vie » / Sonatine opus 61 1" class="wp-image-2944" style="width:543px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-2048x555.png 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Martha Argerich Alexandre Rabinovitch-Barakovsky – Live in Luxembourg 2006</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/martha-argerich-alexandre-rabinovitch-barakovsky-live-in-luxembourg-2006/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 03:34:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=3018</guid>

					<description><![CDATA[Cascavelle réédite l’enregistrement live de deux monstres sacrés, le duo Argerich / Rabinovitch, capté au Festival d’Echternach, Philharmonie du Luxembourg le 24 mai 2006. J’ai mis en fait beaucoup de temps à coucher des mots]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fmartha-argerich-alexandre-rabinovitch-barakovsky-live-in-luxembourg-2006%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>Cascavelle réédite l’enregistrement live de deux monstres sacrés, le duo Argerich / Rabinovitch, capté au Festival d’Echternach, Philharmonie du Luxembourg le 24 mai 2006.</p>



<p>J’ai mis en fait beaucoup de temps à coucher des mots sur le papier.</p>



<p>Il est en effet des performances qui viennent peupler l’histoire de la musique classique moderne et celle-ci en fait indéniablement partie.</p>



<p>Fort de ce constat, que dire vraiment de plus, sinon ajouter du superlatif au superlatif, ou broder sur la thématique «&nbsp;je t’aime, moi non plus&nbsp;»?</p>



<p>Cet enregistrement est somme toute assez rare car les deux interprètes semblent au même niveau de flamboyance, développant et s’alimentant l’un l’autre d’une incroyable énergie.</p>



<p>Ce disque regroupe deux enregistrements live distincts, le plus récent étant celui du Luxembourg joué a 4 mains, le plus ancien ayant été réalisé au Cloître des Jacobins à Toulouse dix ans auparavant, récital d’Alexandre Rabinovitch-Barakovsky.</p>



<p>Celui du Luxembourg bénéficie d’ailleurs d’une meilleure prise de son (ou d’un travail de post-production plus abouti).</p>



<p>Le programme attribue la part du lion à Rachmaninov, avec les suites 1 opus 5 et 2 opus 17, ainsi que les préludes opus 23 n°5, 6 et 7.</p>



<p>Pour compléter une programmation placée sous le signe de la virtuosité, quoi de plus normal que de retrouver également un extrait de Ma mère l’Oye de Maurice Ravel et &nbsp;la valse opus 39 n°15 de Johannes Brahms ?</p>



<p>Bien évidemment, la première partie du disque qui met à l’honneur le duo de pianistes est la plus exaltante. Et bien que Martha Argerich nous a livré un nombre incroyable de pépites interprétées en duo, celui-ci fait figure d’état de l’art.</p>



<p>On pourrait presque croire qu’on entend là une pianiste et son clone, sauf que le résultat me semble supérieur à la somme des deux.</p>



<p>Il ya en effet toujours un peu de distance entre un interprète et l&rsquo;autre dans ce genre de récital pour deux pianos. Souvent d&rsquo;ailleurs, cette distance sert à alimenter une forme de dialogue concertant, comme si le fait d&rsquo;être deux imposait cette dualité sonore. Là, c&rsquo;est pourtant difficile de ressentir ce petit décalage. Il y a une forme d&rsquo;harmonie rare, une unité qui jouerait à l&rsquo;unisson, ou du moins, regrouperait deux sensibilités si proches qu&rsquo;elles semblent fusionner en permanence.</p>



<p>Je tiens néanmoins à préciser qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas de dévaloriser la performance seule d&rsquo;Alexandre Rabinovitch-Barakovsky, qui reste remarquable, dans les trois préludes Opus 23 (5, 6 et 7) de Rachmaninov. En effet, que d&rsquo;énergie et de sens de la pulsation dans cet enregistrement au Cloître des Jacobins de Toulouse.</p>



<p>Car sans ce début en duo aussi somptueux, on classerait cet enregistrement toulousain sans nul doute parmi les meilleures performances live de ces trois Préludes.</p>



<p>Un disque à écouter ou réécouter d&rsquo;urgence.</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Martha Argerich Alexandre Rabinovitch-Barakovsky – Live in Luxembourg 2006.</li>



<li>Artistes : Martha Argerich (piano), Alexandre Rabinovitch-Barakovsky (piano).</li>



<li>Format: PCM 16 bit, 44,1 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: nc.</li>



<li>Editeur/Label: Cascavelle VDE-GALLO.</li>



<li>Année: 2025.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Format CD uniquement.</li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Scheherazade</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/scheherazade/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 May 2025 16:11:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
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					<description><![CDATA[La pianiste japonaise Etsuko Hirosé nous offre une superbe transcription de la suite symphonique de Nikolaï Rimsky-Korsakov. L’interprète nippone a l’art de faire ressortir avec brio la magie et la puissance évocatrice du style du]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fscheherazade%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>La pianiste japonaise Etsuko Hirosé nous offre une superbe transcription de la suite symphonique de Nikolaï Rimsky-Korsakov.</p>



<p>L’interprète nippone a l’art de faire ressortir avec brio la magie et la puissance évocatrice du style du compositeur russe dans une transcription inédite, une vraie prouesse technique, n&rsquo;ayant guère à envier à ses illustres et géniaux prédécesseurs dans l&rsquo;art de la transcription, comme Liszt ou Kalbrenner.</p>



<p>Etsuko Hirosé ajoute au programme de cet enregistrement la suite ballet des « 1001 nuits » du compositeur ukrainien Sergei Bortkiewicz.</p>



<p>Je suis tombé d&#8217;emblée sous le charme de cette transcription de Scheherazade. Cette version parvient totalement à vous faire oublier la version orchestrale, tant elle est flamboyante, tellement riche de nuances et de qualités narratives. Etsuko Hirosé va à l&rsquo;essentiel, ou mieux, l&rsquo;essence de cette suite symphonique, préservant le flux onirique et poétique, la pulsation rythmique ainsi que la richesse tonale.</p>



<p>C&rsquo;est une adaptation hautement fidèle, non tant à la partition, mais à l’atmosphère et aux effets sonores de la version originale. On sent qu&rsquo;il y a eu un long travail personnel d&rsquo;analyse et de synthèse du ressenti de nombreuses écoutes et d&rsquo;interprétations de la version orchestrale. La japonaise privilégie les changements de registres et les effets rythmiques, afin d’obtenir une palette sonore riche et teintée d&rsquo;exotisme.</p>



<p>C&rsquo;est un peu comme si elle redonnait tout son sens à cette œuvre via une représentation impressionniste où tout y est sans y être totalement.</p>



<p>Le premier tableau de « La mer et du bateau de Sindbad » tient toutes ses promesses en termes de pulsation. On ressent les accalmies et le déchainement des vagues, dans un jeu très large, puissant, maitrisé, et en même temps infiniment libre. C&rsquo;est un déluge d&rsquo;émotions, un contraste permanent entre infinie délicatesse et romantisme débridé.&nbsp;</p>



<p>« L’histoire du prince Kalendar » reprend le thème avec une plus grande lisibilité, une volupté, une fluidité digitale délibérément assumée. Les timbres du Beschtein Grand Concert sont exquis.</p>



<p>Le jeu d&rsquo;Etsuko Hirosé devient plus alerte, plus rythmique, nous tenant pleinement en haleine. Le sens de la mesure et des nuances de la pianiste me permet de mieux comprendre les changements d&rsquo;atmosphère, le défilement d&rsquo;une fresque musicale, bref, la dimension narrative de l&rsquo;oeuvre. </p>



<p>Mais le jeu d&rsquo;Etsuko Hirosé replace également cette suite dans une logique toute symphonique, avec notamment un troisième mouvement, Adagio, très intimisme et romantique, évoquant la romance entre le jeune Prince et la Princesse.</p>



<p>Le dernier tableau, celui du « Festival à Bagdad » et du « Naufrage », est un déferlement d&rsquo;énergie et de virtuosité, parfaitement maîtrisé. C&rsquo;est totalement saisissant d&rsquo;entendre une telle précision de la dynamique et des motifs mélodiques, niveau sans doute difficilement atteignable avec un orchestre&#8230;</p>



<p>Le motif initial de la mer, cette fois utilisé comme final, vient clore de façon magistrale cette retranscription pleine de nuances et d&rsquo;enchantements.&nbsp;</p>



<p>C&rsquo;est sans nul doute à ce jour ma version préférée de l&rsquo;oeuvre de Rimsky-Korsakov, c&rsquo;est du moins la seule qui m&#8217;emporte du début à la fin de façon aussi absolue. Martha Argerich l&rsquo;avait déjà dit, mais ce nouvel opus enfonce encore le clou&nbsp;: Estuko Hirosé fait partie des plus grands interprètes de son époque&#8230;</p>



<p>Les 10 séquences du ballet de Serguei Bortkiewicz, représentent un prolongement naturel de Scheherazade.</p>



<p>On retrouve des tonalités orientales parfaitement entretenues par une main gauche solide, insufflant une pulsation solide et précise.</p>



<p>C’est tout à fait évident dans le second tableau du « Pauvre pêcheur ».</p>



<p>La « Danse des jeunes filles », avec son élégance toute naturelle, n’est d&rsquo;ailleurs pas sans rappeler le thème et les tonalités de Scheherazade.</p>



<p>L’intelligence narrative de la pianiste nippone alterne les ambiances, mystérieuses, nostalgiques, ou inquiétantes, à l’instar de ce très lisztéen&nbsp;« Château enchanté » qu’on croirait tout droit émané du Totentanz.&nbsp;</p>



<p>Etsuko Hirosé sait également se montrer passionnée dans le plus long tableau de cette suite, celui de « Zobeïde », héroïne fascinante, courageuse et amoureuse des 1001 nuits.&nbsp;</p>



<p>C’est une interprétation tout autant ébouriffante que nous livre la japonaise, dans un registre peut-être un peu moins grandiose que celui de Rimsky-Korsakov, mais néanmoins si émouvant et injustement méconnu…</p>



<p>C&rsquo;est donc un magnifique enregistrement que nous offre Etsuko Hirosé, aussi bon que celui dédié à Moritz Moszkowski, publié également chez Danacord en 2019.</p>



<p>Elle s&rsquo;affirme à nouveau comme une interprète curieuse et passionnée, de celles qui se passionnent pour les œuvres oubliées, et qui n&rsquo;a pas peur de se lancer non plus dans des transcriptions inédites. Cela force le respect, surtout lorsque le résultat à l&rsquo;arrivée atteint une telle excellence.</p>



<p>Cette affinité qu&rsquo;elle manifeste pour les compositeurs russes, et leur lyrisme, à la fois noble et mélancolique, se traduit par une interprétation d&rsquo;une rare intelligence.</p>



<p>J&rsquo;adore&nbsp;!</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Scheherazade</li>



<li>Artiste : Etsuko Hirosé (piano).</li>



<li>Format: PCM 16 bit, 44,1 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Bertrand Cazé.</li>



<li>Editeur/Label: Danacord.</li>



<li>Année: 2024.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Format CD uniquement.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="1024" height="277" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png" alt="Scheherazade 2" class="wp-image-2944" style="width:602px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-2048x555.png 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Fauré – Complete Piano Works</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/faure-complete-piano-works/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Mar 2025 11:18:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=2983</guid>

					<description><![CDATA[Voici une très belle intégrale des œuvres pour piano de Gabriel Fauré. Ce coffret de 4 compact-discs est très bien enregistré, et constant en termes de qualité technique et artistique. Laurent Wagschal enrichit ainsi une]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Ffaure-complete-piano-works%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p></p>



<p>Voici une très belle intégrale des œuvres pour piano de Gabriel Fauré. Ce coffret de 4 compact-discs est très bien enregistré, et constant en termes de qualité technique et artistique.</p>



<p>Laurent Wagschal enrichit ainsi une série d’enregistrements dédiés au répertoire de compositeur français, après avoir déjà exploré les œuvres pour piano et violon avec Ji-Yoon Park, et pour violoncelle et piano avec Pauline Bartissol.</p>



<p>On retrouve ce sens de la précision, du juste dosage des couleurs, du respect de la partition qui caractérise le jeu du pianiste lyonnais.</p>



<p>Il est toujours difficile de retracer en quelques lignes un contenu de presque cinq heures de musique.</p>



<p>Mais ce travail permet de mettre en lumière un bon nombre d’œuvres que l’on entend quasiment jamais. Cela apporte un éclairage sur la richesse du répertoire, qui regorge de nombreuses perles qui mériteraient d’être plus souvent exposées.</p>



<p>On perçoit aussi la progression du style de Gabriel Fauré qui débute par des œuvres inspirées de toute évidence par Mozart, le romantisme allemand, Frédéric Chopin…</p>



<p>Ce ne sont pas de simples pastiches, mais au contraire une forme de développement, de prolongement de ces sources d’inspiration.</p>



<p>On ressent d’ailleurs déjà cette énergie caractéristique du style de Gabriel Fauré dans ces œuvres de jeunesse.</p>



<p>Le point d’orgue de ces œuvres de jeunesse reste en ce qui me concerne la Ballade opus 19, composition particulièrement ouvragée et exigeante (on rapporte que Liszt lui-même ayant déchiffré la partition en présence de Fauré aurait avoué ne plus avoir de doigts après l’avoir jouée).</p>



<p>Laurent Wagschal l’interprète de façon magistrale, apportant une palette de couleur et une énergie totalement maîtrisée, faite de moments intenses et d’autres d’une infinie délicatesse.</p>



<p>La première des Valses-Caprices, celle en la majeur, est également une pièce qui requiert une grande virtuosité. Le pianiste français fait preuve dans son interprétation d’une capacité impressionnante à gérer l’amplitude dynamique de cette valse étourdissante. C’est encore une fois totalement maîtrisé, le phrasé deLaurent Wagschal étant d’une fluidité insolente, évitant par ailleurs l’écueil de la pure démonstration technique.</p>



<p>Les 13 Nocturnes de Gabriel Fauré viennent ensuite ponctuer et conclure ce bon programme, au même titre qu’ils ont jalonné sa carrière de compositeur (le treizième clôturant cette intégrale). Les Nocturnes représentent en sorte l’évolution du style musical de Fauré, partant du romantisme pour aboutir à une esthétique beaucoup plus contemporaine, voire avant-gardiste.</p>



<p>Le cinquième est joué avec une grande densité de son, contrairement à ce qu’on peut entendre chez Lucas Debargue, dont l’enregistrement est paru également en 2024. Si j’apprécie également ces sonorités plus cristallines, l’intérêt du jeu de Laurent Wagschal réside dans cette approche plus picturale, sans doute moins virtuose, mais qui donne du sens à la musique, ainsi qu’une forme d’unité, et de progression constante.</p>



<p>La Pavane opus 50 pour piano seul exprime cette même capacité à aller de l’avant, à vous emporter dans un tempo d’une grande justesse. Même si la palette de couleurs que déploie le pianiste français est riche, on n’en ressent pas moins une vraie sobriété dans cette mise en perspective de la musique.</p>



<p>Les Thèmes et Variations en Do dièse nous font entrer pleinement dans l’univers propre de Gabriel Fauré, bien qu’on ressente encore l’influence de Schumann (et ses Études symphoniques).</p>



<p>Ces pièces courtes de salon sont d’une grande beauté. Encore une fois, Laurent Wagschal développe un jeu d’une grande densité, idéal pour ce type de répertoire.</p>



<p>Le septième Nocturne en do dièse est un prolongement logique, puisqu’il est tout simplement dédié à un autre amour du compositeur: Adela Maddison. Pièce mystérieuse, elle est imprégnée d’un rythme de battements de cœur caractéristique; dans la section centrale, un autre univers scintille, auquel des cloches lointaines donnent un caractère argenté. C’est une composition tout simplement magnifique, et Laurent Wagschal apporte ici tout le romantisme et l’éloquence d’une vraie déclaration d’amour.</p>



<p>En fait, chaque pièce jouée sur cet quadruple album m’a captivé. Je vous laisserai ainsi le soin de découvrir la suite et fin de cette intégrale pour piano, en streaming, ou en achetant le CD afin de soutenir l&rsquo;artiste.</p>



<p>Ce superbe travail de Laurent Wagschal mérite le respect de tous. Et, en ce qui me concerne, il mérite également un Grand Frisson.</p>



<p>Car c’est un magnifique hommage rendu au compositeur, une intégrale à écouter de toute urgence…</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Fauré – Complete Piano Works.</li>



<li>Artiste : Laurent Wagschal (piano).</li>



<li>Format: PCM 24 bit, 96 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Sami Bouvet.</li>



<li>Editeur/Label: Indésens / Calliope.</li>



<li>Année: 2024.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<div class="wp-block-uagb-image alignleft uagb-block-f076094a wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-left"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png ,https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025.png 780w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025.png 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/Grand-Frisson-2025-1024x277.png" alt="Fauré – Complete Piano Works 3" class="uag-image-2944" width="607" height="74" title="Grand Frisson 2025" loading="lazy" role="img"></figure></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Jean-Nicolas Diatkine LIVE 2021 &#038; 2023</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/jean-nicolas-diatkine-live-2021-2023/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Oct 2024 15:00:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Liszt]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=2926</guid>

					<description><![CDATA[Jean-Nicolas Diatkine nous livre un nouvel album enregistré en live à l’occasion de deux récitals donnés à la salle Gaveau entre 2021 et 2023. Cet artiste discret, qui se produit peu en public, aborde un]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fjean-nicolas-diatkine-live-2021-2023%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>Jean-Nicolas Diatkine nous livre un nouvel album enregistré en live à l’occasion de deux récitals donnés à la salle Gaveau entre 2021 et 2023.</p>



<p>Cet artiste discret, qui se produit peu en public, aborde un répertoire consensuel et technique, pas toujours évident à maîtriser en public, celui de Franz Liszt mais aussi de Beethoven.</p>



<p>Les 6 bagatelles opus 126 de Beethoven sont jouées dans un style impressionniste. C’est du moins la sensation que j’ai ressentie à l’écoute de cette captation moins proche que les versions studio auxquelles je suis habitué.</p>



<p>Mon cœur penche d&rsquo;ailleurs toujours du côté du clavier d’Alfred Brendel, qui est pour moi l’essence même du chant beethovenien au piano.</p>



<p>Il est néanmoins difficile d’opposer une version live à une version studio, question essentiellement de prise de son, mais aussi de mise en danger.&nbsp;</p>



<p>Il n’empêche que ces six bagatelles enregistrées en 2023 à Gaveau restent assez chantantes. Le phrasé de Jean-Nicolas Diatkine me semble un peu moins appuyé que l’image qu’il peut renvoyer assez souvent. J’y ai trouvé beaucoup de poésie et d’entrain, et donc de plaisir d&rsquo;écoute.</p>



<p>La Sonate en si mineur de Liszt nous ramène vers une interprétation plus droite, plus verticale, mais complètement assumée et maîtrisée.</p>



<p>La version live enlève forcément une partie de la richesse tonale d’une captation plus directe en studio, et cet enregistrement paraît ainsi plus monochrome que mes versions de référence jouées par Argerich ou Arrau, pour ne citer que ces deux monstres sacrés.</p>



<p>Cette prise de son a tendance à mettre un peu plus d’emphase sur la main gauche et rendre la main droite plus métallique.&nbsp;</p>



<p>Il n’en reste pas moins que Jean-Nicolas Diatkine démontre une vraie sensibilité romantique dans l’andante, dépassant l’exigeante lecture de la partition pour aller vers l’imprégnation de ce monument du piano.</p>



<p>C’est sans doute cela qui motive la sortie de cet album, la volonté de privilégier l’immédiateté et le ressenti de l’instant présent, une sorte d’unité vivante, par rapport à la perfection plastique d’un enregistrement studio.</p>



<p>Il y a ainsi de l’émotion, de l’humanité, plus qu’il n’y a de perfection et de virtuosité pianistique dans l’exécution de cette sonate.</p>



<p>On peut pourtant avoir les deux, et il y a bien évidemment des versions studios d’une grande perfection tout en regorgeant d’émotions.</p>



<p>Suit l’arrangement de Liszt de la Mort d’Isolde. Cet extrait convient sans doute parfaitement à l’esprit de cet enregistrement live.</p>



<p>J’ai presque une irrésistible envie de faire un parallèle avec un autre enregistrement live, d’un pianiste à l’apparence physique pas très éloignée finalement de celle de Jean-Nicolas Diatkine, celui d’Alfred Brendel à Salzbourg en 1984.</p>



<p>J’ai trouvé la version de Diatkine plus fidèle à l’esprit de l’œuvre originale de Wagner, sans doute aussi de la partition de Liszt. J’y ai reconnu un cheminement peut-être plus familier, l’écueil de cette transcription étant de vouloir parfois en faire des tonnes, ce qui gâche un peu l&rsquo;aspect émotionnel de la tragédie originelle.</p>



<p>Bref, j’ai beaucoup apprécié l’interprétation de Diatkine, sa gestion des silences, des contrastes dynamiques, des pianissimi, et surtout cet élan continu qui nous emporte toujours un peu plus loin, sans aucun sentiment de discontinuité.</p>



<p>L’album prend fin avec la Ballade n°2 de Franz Liszt.</p>



<p>Je trouve que c’est peut-être l’interprétation la plus réussie de cet album (même si j’hésite finalement à établir une hiérarchie entre la mort d’Yseult et cette ballade n°2).</p>



<p>En outre, j’ai apprécié l’art de reproduire cette dualité des passages de l’ombre à la lumière.</p>



<p>Est-ce que le live enlève de la précision dans l’articulation du mouvement chromatique à la main gauche ? Sans doute. L’articulation générale, ainsi que la palette de couleurs, en souffrent un peu quand on compare cet enregistrement à la merveilleuse version de 2011 de Nelson Freire pour le label Decca.</p>



<p>Pour relativiser, il y a des enregistrements studio où l’articulation à la main gauche m’apparaît bien moins exécutée (Valentina Lisitsa pour le même label Decca par exemple).</p>



<p>Diatkine va au delà de ces considérations esthétiques pour instaurer un véritable climat dans cette œuvre, avec ses moments de pure inquiétude et ceux d’une clarté éminemment lyrique.</p>



<p>J’ai encore plus aimé le rythme, le doigté, le juste poids apporté à chaque note. C’est cette dimension du pianissimo qui apporte l’adhésion et ce grand frisson, car c’est fait de façon si naturelle (même dans le grandioso), sans être jamais surjoué. Du grand art, Monsieur Diatkine !</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Jean-Nicolas Diatkine LIVE 2021 &amp; 2023.</li>



<li>Artiste : Jean-Nicolas Diatkine (piano).</li>



<li>Format: PCM 24 bit, 96 kHz.</li>



<li>Ingénieurs du son: Arpeggio Films, Etienne Collard.</li>



<li>Editeur/Label: Solo Musica.</li>



<li>Année: 2024</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="1024" height="277" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-1024x277.png" alt="Jean-Nicolas Diatkine LIVE 2021 &amp; 2023 4" class="wp-image-2718" style="width:473px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-2048x555.png 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



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<iframe loading="lazy" title="BEETHOVEN - Bagatelle op.126 N°4  - Jean-Nicolas DIATKINE (live @sallegaveauofficiel)" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/PzRIRJt6rXQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Minimalist</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/minimalist/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Oct 2024 20:43:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Minimalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
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					<description><![CDATA[Le minimalisme est-il encore populaire aujourd’hui comme genre musical à part entière ? S’il contribue toujours via sa dimension hypnotique à entretenir la tension de certains films dramatiques et de nombreux thrillers, il reste présent]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fminimalist%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>Le minimalisme est-il encore populaire aujourd’hui comme genre musical à part entière ?</p>



<p>S’il contribue toujours via sa dimension hypnotique à entretenir la tension de certains films dramatiques et de nombreux thrillers, il reste présent sans pour autant exister vraiment.</p>



<p>Et pourtant, il a inspiré de nombreux compositeurs contemporains, dont certains sont restés dans l’anonymat, voire sont connus seulement des initiés, et des passionnés de musique contemporaine.</p>



<p>Si cet album débute avec une étude d’un des plus célèbres (sinon le plus célèbre) compositeurs de musique minimaliste, Philip Glass, il fait la part belle à des quasi-anonymes, à l’instar du compositeur géorgien Giya Kancheli, disparu en 2019, des compositeurs polonais Henryk Mikolaj Gorecki, décédé en 2010, ou bien encore de Wojciech Kilar, disparu en 2013.</p>



<p>L’étude numéro 4 de Glass est une bonne introduction, complétée par un pont composé par l’interprète lui-même entre cette étude au rythme variant et le «&nbsp;Concerto pour piano et orchestre à cordes opus 40&nbsp;» de Gorecki.</p>



<p>Cette liaison est presque parfaite tant elle s’inscrit comme une continuité et une évolution entre ces deux œuvres.</p>



<p>J’ai réellement apprécié ce concerto pour piano et section à cordes, originellement écrit pour le clavecin.</p>



<p>Dans le premier mouvement, son absence de thème et sa rythmique obstinée, quasi obsédante, encadrée par ces cordes aux tonalités de cœur d’église, sont en quelque sorte la parfaite expression de ce minimalisme sacré qui orienta la seconde partie de la vie du compositeur polonais.</p>



<p>Le deuxième et dernier mouvement «&nbsp;Vivace marcatissimo&nbsp;» déploie un ostinato effréné et nerveux, presque hypnotique.</p>



<p>Le «&nbsp;Canto Ostinato&nbsp;» du compositeur néerlandais Simeon Ten Holt fait figure ici de miniature.&nbsp;</p>



<p>En effet, cette pièce composée de 106 cellules, qui peuvent être répétées selon le bon vouloir des interprètes, avec ou sans leurs variantes, laisse l’entière liberté de tempo et de dynamique aux interprètes.&nbsp;</p>



<p>Elle a été par ailleurs créée à l’origine pour 4 pianos dans un format qui varie entre une demi-heure et une journée entière.</p>



<p>Les sept petites minutes du piano de Szymon Nehring constituent donc un concentré de ce chant obstiné, dont le thème revient sans cesse avec une régularité rythmique mais avec une déclinaison harmonique et une variation de la modulation, de la pulsation sans limite. Difficile sans doute de tenir cette pulsation sur un intervalle trop long au disque et avec un seul piano&#8230; Cela reste de toute évidence une œuvre emblématique de la musique minimaliste, interprétée ici avec beaucoup d’élégance et de sensibilité.</p>



<p>La «&nbsp;Valse Boston&nbsp;» de Giya Kancheli est la partie centrale de cet album, pour moi une des plus captivantes.</p>



<p>Cette pièce concertante, en un seul mouvement pour piano et orchestre, développe un thème de valse de façon très progressive, jouant autant avec les jeux de lumière qu’avec les silences.</p>



<p>J’aime ces compositions dans lesquelles chaque phrase d’un instrument (en l’occurrence ici le piano) apporte une tonalité différente, variant parfois de façon quasi imperceptible. Et pourtant, tout se met en forme progressivement, comme les touches de couleurs successives d’une aquarelle venant créer un climat particulier.</p>



<p>Et puis cette œuvre bénéficie vraiment d’une prise de son très soignée, la balance piano orchestre étant très bien dosée.</p>



<p>Les «&nbsp;Variations pour la guérison d&rsquo;Arinuschka&nbsp;» d’Arvo Pärt forme une continuation totalement cohérente et naturelle de la Valse Boston.</p>



<p>La pièce contient six courtes variations basées sur un thème très simple d&rsquo;une gamme d&rsquo;octave montante et descendante. Le paysage sonore, clair et transparent, de cette première composition tintinnabuli (style musical créé par Arvo Pärt) est créé par les harmoniques résonnantes et l’utilisation subtile de la pédale.</p>



<p>C’est le Concerto de Wojciech Kilar qui vient clore cette célébration du minimalisme.&nbsp;</p>



<p>C’est une œuvre qui débute avec un Andante contemplatif, quasi religieux, et qui se trouve renforcé par un second mouvement Largo particulièrement puissant dans sa première partie et beaucoup plus méditatif dans la partie dévouée au soliste.</p>



<p>Là encore, Szymon Nehring nous régale de ses subtiles clairs-obscurs.</p>



<p>La Toccata finale témoigne d’une certaine furie. C’est un passage éminemment virtuose, mais aussi très rythmique et faisant place à une orchestration plutôt complexe. Cela illustre sans doute jusqu’où il est possible de repousser les limites de ce genre minimaliste.</p>



<p>C’est un concerto qui ne ressemble en fait à aucun autre…</p>



<p>À l’instar de la devise architecturale «&nbsp;Less is more&nbsp;», cet album minimaliste appelle finalement une longue critique.</p>



<p>Cela démontre que cette musique du vingtième siècle continue à nous parler et nous guider vers des horizons changeants et complexes. C’est un voyage qu’on entreprend ici avec beaucoup de plaisir…</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Minimalist.</li>



<li>Artistes : Szymon Nehring (piano), Polish radio Orchestra, Michal Klauza (direction).</li>



<li>Format: PCM 24 bit, 96 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Andrzej Sasin.</li>



<li>Editeur/Label: IBS Classical.</li>



<li>Année: 2024</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<p></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Concerto for piano and string orchestra Op. 40: II. Vivace marcatissimo" width="1200" height="900" src="https://www.youtube.com/embed/wKfe2UlANhg?list=OLAK5uy_l-BcEWW4SJhBg0LWnanz3IC18t_vf47gg" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Edvard Grieg – Nord Licht</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/edvard-grieg-nord-licht/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Sep 2024 20:25:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Grieg]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=2897</guid>

					<description><![CDATA[Le Concerto en la mineur d’Edvard Grieg est une œuvre qui fait rarement l’unanimité chez la critique. J’avoue aussi être partagé et finalement être rarement en phase avec les jugements sur les nombreuses références discographiques]]></description>
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<p>Le Concerto en la mineur d’Edvard Grieg est une œuvre qui fait rarement l’unanimité chez la critique.</p>



<p>J’avoue aussi être partagé et finalement être rarement en phase avec les jugements sur les nombreuses références discographiques existantes.</p>



<p>Ce concerto dégage en fait une telle puissance romantique qu’il est essentiel à mes oreilles que le suivi rythmique de l’orchestre soit de tout premier plan pour que la flamboyance du pianiste puisse rejaillir pleinement. Cela demande une synchronisation incroyable, car le seul petit décalage est capable à mon sens de tout gâcher.&nbsp;</p>



<p>Il faut presque que l’orchestre joue les métronomes, porte en quelque sorte le pianiste, pour que l’osmose soit parfaite. En ce qui me concerne, la pulsation rythmique fait tout, et une des versions à laquelle je reviens souvent est celle de Radu Lupu avec le LSO emmené par Prévin chez Decca, version datée pour certains, mais qui reste pour moi une des versions où l’orchestre et le pianiste offrent cette énergie et cette dimension rythmique de la meilleure des façons.</p>



<p>Et comme mon avis ne fera clairement pas l’unanimité, je préfère néanmoins éclairer le lecteur sur mes attentes personnelles vis-à-vis de l’interprétation de ce concerto.</p>



<p>Margarita Höhenrieder aborde le premier mouvement avec un tempo assez rapide. Le piano se fond parfaitement bien au premier plan de l’orchestre de la Nordwestdeutsche Philharmonie, tout en donnant une perspective d’ensemble crédible.</p>



<p>Les timbres sont d’ailleurs très beaux, et la sonorité du piano, la réverbération font presque penser au tout début qu’il s’agit d’un enregistrement de concert.</p>



<p>La soliste ne se pose pas en superstar et la balance piano orchestre m’a paru plutôt équilibrée.&nbsp;</p>



<p>Si j’aime beaucoup l’enregistrement du Cleveland avec Léon Fleisher et Georges Szell, la fougue du pianiste me paraît parfois excessive, ainsi que la balance mettant trop en avant le piano sur les parties où l’orchestre joue avec le soliste.</p>



<p>C’est beaucoup plus équilibré avec la Nordwestdeutsche Philharmonie.&nbsp;</p>



<p>En revanche, cette phalange n’a pas la même ampleur que les orchestres de Cleveland ou de Londres. J’aurais aimé à certains moments que l’orchestre se fasse plus insistant, soit un peu moins cantonné dans un rôle d’accompagnateur.</p>



<p>Néanmoins, le piano de Margarita Höhenrieder reste chantant et très en phase avec l’orchestre.</p>



<p>L’Adagio confirme la qualité première de cette interprétation, celle d’un bel équilibre. C’est un moment plein de délicatesse, les sensibilités de la pianiste et de l’orchestre se conjuguent parfaitement. C’est dans ces instants précis que l’osmose tonale et rythmique crée cette forme de magie dans le Concerto en la mineur de Grieg. On ne retrouve pas cette fusion chez Szell. On la retrouve avec Prévin, Lupu et le LSO mais avec une amplitude dynamique un peu plus étendue chez le regretté pianiste roumain.</p>



<p>La pianiste ne recherche pas les prouesses techniques, mais développe un touché tellement sensible et délicat qu’il déroule ce second mouvement comme une évidence, et avec une grande poésie.</p>



<p>Le Final démarre par cet allégro moderato molto e marcato qui reste un passage éminemment virtuose et puissant. On ne retrouve pas dans cette version toute l’ampleur dont font preuve les deux références susmentionnées.</p>



<p>L’effectif orchestral est plus restreint et ne parvient pas à recréer cette dimension sonore, le phrasé de Margarita Höhenrieder n’étant pas non plus aussi incisif. Certes, la prise de son moins proche du piano ne permet pas de restituer ce coté si expressif des deux autres versions.</p>



<p>En revanche, cette interprétation ne passe pas à côté de cette dimension rythmique folk, qui est particulièrement bien servie lorsque l’orchestre sert de soubassement au pianiste. Et puis, on retrouve cette sensibilité dans l’andante maestoso, un chant qui semble vous tirer vers l’avant, sûrement, sans grands excès de fièvre, mais de façon déterminée.</p>



<p>Bref, ce n’est pas la version du concerto de Grieg la plus décoiffante que je connaisse, mais elle reste d’une grande homogénéité, et nous fait passer un agréable moment, avec quelques restrictions sur l’orchestre qu’on aurait aimé plus lumineux et incisif, du moins durant les premiers et troisièmes mouvements.</p>



<p>Suit une pièce contemporaine pour piano et main gauche seule, composée par l’Islandais Hjalmar Helgi Ragnarsson et intitulée «&nbsp;Stilla&nbsp;». Cette composition fut commandée par Margarita Höhenriede elle-même, et qu’elle étrenna lors d’un concert en décembre 2022.</p>



<p>Cette pièce évoque pour moi cette nature islandaise sauvage et statique, capable de se réveiller brutalement, moins majestueuse peut-être que les décors campés par le Concerto en la mineur, mais néanmoins très intimidante et mystérieuse.</p>



<p>Elle constitue en tout cas une parfaite transition avec l’arrangement pour quatre mains des suites numéro un et deux de Peer Gynt, interprétées en compagnie du pianiste finlandais Antti Siirala.</p>



<p>J’ai du mal à être totalement objectif lorsque j’écoute ces œuvres de Grieg car j’y trouve une poésie naturelle si intense que je m’abandonne souvent à l’écoute de cette musique sans vouloir la disséquer ou analyser la qualité de l’interprétation.</p>



<p>Ce qui en ressort néanmoins est la superbe unité et complicité entre les deux pianistes qui ne cherchent jamais à prendre l’ascendant sur l’autre, mais au contraire semblent en totale communion.&nbsp;</p>



<p>Aussi, on profite de cette ligne mélodique sans faille, ce rythme dansant, ces couleurs magnifiques de la musique de Grieg, bref de cette lumière nordique si belle et troublante : de superbes aurores boréales et musicales !</p>



<p>Cette dernière performance remporte mon enthousiasme et décroche le Grand Frisson, malgré un concerto où l’orchestre résidant de Herford peine un peu à reproduire cette immensité et majesté des fjords norvégiens. Un délicieux moment&#8230;</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Edvard Grieg – Nord Licht.</li>



<li>Artistes : Margarita Höhenrieder (piano), Nordwestdeutsche Philharmonie, Jonathon Heyward (direction), Antti Siirala (piano).</li>



<li>Format: PCM 24 bit, 96 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Peter Laenger.</li>



<li>Editeur/Label: Solo Musica.</li>



<li>Année: 2024</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Discutable.</li>
</ul>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="277" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-1024x277.png" alt="Edvard Grieg – Nord Licht 5" class="wp-image-2718" style="width:458px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-2048x555.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Beethoven Concerto n°0 / Symphonie n°10</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/beethoven-concerto-n0-symphonie-n10/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Sep 2024 20:27:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Beethoven]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=2878</guid>

					<description><![CDATA[Provocation ou simple pied de nez au culte de la vérité historique en musique classique, voire de la musique historiquement informée ? Ces deux esquisses d’un concerto de jeunesse reconstruit par Willy Hess en 1943]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fbeethoven-concerto-n0-symphonie-n10%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>Provocation ou simple pied de nez au culte de la vérité historique en musique classique, voire de la musique historiquement informée ?</p>



<p>Ces deux esquisses d’un concerto de jeunesse reconstruit par Willy Hess en 1943 et d’une symphonie tardive complétée par Barry Cooper en 1998, sont sans doute l’expression d’une seule vérité historique, celle selon quoi les grands compositeurs, et notamment Beethoven, ne tenaient pas vraiment à jour leur catalogue, ce qui ne manquera pas d’alimenter les polémiques et l’intérêt des chasseurs de perles musicales.</p>



<p>Le pianiste suisse Philippe Boaron est à l’origine d’un programme de concerts commémorant les 250 ans de la naissance de Beethoven en mettant en lumière ses nombreuses œuvres sans numéro d&rsquo;opus &#8211; la signification du sigle WoO.&nbsp;</p>



<p>Il enregistre ce Concerto WoO 4 avec la Camerata du Léman, une partition de jeunesse du grand Ludwig dont la paternité semble plutôt confuse.</p>



<p>On constate dans cette œuvre des similitudes avec certains concerti de Mozart, même si la source d’inspiration semble hautement improbable.</p>



<p>Je l’ai néanmoins écouté comme tel, et j’avoue y avoir pris un certain plaisir.</p>



<p>Sans doute ces œuvres de jeunesse bénéficient de cette effet «&nbsp;bain de jouvence&nbsp;», créant de ce fait un véritable entrain chez l’auditeur.</p>



<p>Mais quand bien même la discographie de ce concerto reconstruit par Willy Hess est limitée, on ne manquera pas de remarquer que cette version brille par son dynamisme, sa précision contrapuntique et sa fraîcheur, s’avérant bien plus convaincante par exemple que celle de Joshua Pierce avec l’Orchestre Philharmonique Slovaque, et malgré que le jeu du soliste américain soit particulièrement subtil.</p>



<p>La dixième symphonie comporte moins d’incertitudes quant à ses origines.</p>



<p>L’œuvre fut commandée à Beethoven, via une intervention de Ferdinand Ries, par la Société philharmonique de Londres, pour laquelle avait été initialement écrite la neuvième symphonie, mais qui fut finalement dédiée au Roi de Prusse.</p>



<p>Le premier mouvement a été complètement exhumé des manuscrits laissés par Beethoven, malgré que ses notes et cahiers d’esquisses n’eurent jamais été bien ordonnés.</p>



<p>Ce premier mouvement a d’ailleurs été peu enregistré, et celui de l’orchestre de chambre du Léman revêt les mêmes tonalités vivantes et chaudes que le précédent concerto.</p>



<p>Il éclipse notamment l’interprétation de Walter Weller, dirigeant l’Orchestre Symphonique de Birmingham, publiée chez Chandos en 1988.</p>



<p>On y trouve davantage de couleurs, une part d’énergie fondamentale du grand Maître de Bonn, et, sans aucun doute, une cohésion imparfaite, qui ne sera clairement pas à la hauteur des neuf premières symphonies.</p>



<p>Il n’en reste pas moins que cet Andante réussit sans grande difficulté à captiver l’auditeur par la beauté des lignes mélodiques, ressortant sans doute avec davantage d’acuité lorsque l’effectif orchestral est réduit.</p>



<p>Aussi, pour tous ceux qui s’intéressent à ces œuvres orphelines et sans opus chez Beethoven, ce disque me paraît une proposition incontournable, tant par ses qualités artistiques que techniques.</p>



<p>Bravo !</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Beethoven Concerto n°0 / Symphonie n°10.</li>



<li>Artistes : Philippe Boaron (piano), Camerata du Léman.</li>



<li>Format: PCM 24 bit, 96 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Jean-Daniel Noir.</li>



<li>Editeur/Label: VDE-Gallo / Cascavelle.</li>



<li>Année: 2024</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<p></p>



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<iframe loading="lazy" title="Ludwig van Beethoven - Piano Concerto WoO 4 in E-flat major - Philippe Boaron, Camerata du Léman" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/PgAdwj4jxaw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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