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	<title>Quatuor &#8211; Audiophile-Magazine</title>
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	<description>Le seul magazine hifi français totalement indépendant</description>
	<lastBuildDate>Sun, 01 Feb 2026 16:20:02 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Quatuor &#8211; Audiophile-Magazine</title>
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		<title>Hidden Voices  : Paul Kletzki – The complete string quartets</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Feb 2026 16:20:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[20éme siècle]]></category>
		<category><![CDATA[Cordes]]></category>
		<category><![CDATA[Quatuor]]></category>
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					<description><![CDATA[Paul Kletzki est un chef d’orchestre et compositeur polonais du vingtième siècle, protégé de Toscanini et Furtwängler. Il passera une partie de sa vie à fuir la persécution des juifs par les régimes fascistes. Il]]></description>
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<p>Paul Kletzki est un chef d’orchestre et compositeur polonais du vingtième siècle, protégé de Toscanini et Furtwängler. Il passera une partie de sa vie à fuir la persécution des juifs par les régimes fascistes. Il finira par se réfugier en Suisse où il trouvera un climat plus propice à l’exercice de ses talents de musicien et compositeur.</p>



<p>Son répertoire est assez limité, le nazisme ayant fini par annihiler chez lui ses capacités créatives, et détruit son travail. Il aura d’ailleurs marqué son époque par ses talent de chef d’orchestre, plus que par ses propres créations.</p>



<p>C’est Wilhelm Furtwängler qui lui enseigna l’art de la composition et de la direction d’orchestre.</p>



<p>Durant les heures sombres du fascisme, le chef allemand s’éloignera de son ancien protégé, ce dernier étant voué à l&rsquo;exil.&nbsp;</p>



<p>C’est vers la fin de la guerre, en 1943, que Kletzki composa le Quatuor no 4, sa toute dernière oeuvre, quand il apprit la triste nouvelle du meurtre de ses parents et de sa soeur aux mains des nazis. Accablé par l’horreur de cet acte, Kletzki s’arrêta de composer.</p>



<p>Il avait alors 43 ans. L’avenir lui ouvrait néanmoins les portes d’une brillante carrière de chef d’orchestre, notamment lorsqu&rsquo;il fut invité par Toscanini à diriger l&rsquo;orchestre du Teatro alla Scala et, peu après, quand il commença à travailler en Grande-Bretagne à la tête du Royal Liverpool Philharmonic Orchestra, avant d’acquérir la citoyenneté suisse.</p>



<p>Paul Kletzki a pourtant laissé de très belles œuvres, à l’instar du Concerto pour piano, du Concerto pour violon, de trois symphonies et quatre quatuors à cordes, ces derniers faisant l’objet d’une intégrale parue chez Prelude Classics, interprétée par le Basewicz String Quartet.</p>



<p>Ce quatuor, formé par quatre musiciennes polonaises aimant la dissonance, s’est ainsi intéressé à un ensemble de 4 œuvres assez méconnues. Le dernier quatuor n’avait d&rsquo;ailleurs jamais été publié et le troisième jamais enregistré. C’est le pianiste et compositeur polonais Adam Manijak qui a ici transmis son admiration pour l’œuvre de Kletzki aux quatre musiciennes, les ayant incitées à interpréter en 2016 le premier quatuor à cordes en la mineur.</p>



<p>C’est également lui qui a transcrit le manuscrit du quatrième quatuor qui sera ainsi joué pour la première fois par les Bacewicz en 2023.</p>



<p>Avec cet album, le quatuor Bacewicz présente la première mondiale discographique de l&rsquo;intégrale des quatre quatuors à cordes de Kletzki, dans des interprétations d&rsquo;une grande expressivité et d&rsquo;une grande virtuosité.</p>



<p>Aucune référence au disque n’est ainsi disponible pour étalonner cette intégrale.</p>



<p>Il faut donc s’en remettre à sa propre sensibilité pour témoigner de cette expérience musicale. Tâche d’autant plus délicate que la musique de Paul Kletzki est difficilement classable&#8230;</p>



<p>Le langage harmonique de Kletzki est pour partie chromatique et empreint de dissonances typiques du début du modernisme. Mais il reste basé sur une écriture hybride, hésitant entre tradition et modernité, alors que ses contemporains s’inscrivaient généralement davantage dans la rupture.</p>



<p>Kletzki est resté globalement fidèle à une approche plus conservatrice, et la mélodie continua de jouer un rôle central dans sa démarche de compositeur.</p>



<p>L’écriture évolue néanmoins tout au long des quatre quatuors de cette intégrale. Le premier est très certainement le plus tourné vers le romantisme, mais il constitue déjà une forme de laboratoire, alternant les parties dissonantes et les accélérations avec d’autres beaucoup plus harmonieuses.</p>



<p>Cela en fait une œuvre assez exigeante du point de vue technique, d’autant plus que ces compositions sont globalement assez longues.</p>



<p>La structure de ce premier quatuor est assez simple. Deux thèmes assez contrastés forment la base du premier mouvement, alors que celui central expose un style plus narratif, et tandis que le troisième suit la forme traditionnelle du rondo.</p>



<p>Les passages incisifs et dissonants alternent ainsi aux passages plus conventionnels sans pour autant que la mélodie en pâtisse.&nbsp;</p>



<p>Le Basewicz String Quartet fait part, dans l’exécution de ce premier quatuor en la mineur, d’une jolie verve avec une tonalité chantante et enjouée.</p>



<p>Le second quatuor en do mineur est plus ancré dans la modernité mais reste néanmoins très en phase avec le post-romantisme. Le Quatuor à cordes n° 2 fut composé deux ans plus tard, en 1925. Il s’avère encore plus expressif que le premier et va chercher une palette d&rsquo;émotions aussi large que possible.</p>



<p>Si la structure présente des similitudes avec le précédent, il est plus audacieux, et plus évocateur, à l’instar de ce qu’on pourrait attendre d’une bande son cinématographique.</p>



<p>Le troisième et dernier mouvement se tourne davantage vers les canons moderne de l’époque, tout en maintenant une superbe intensité dramatique.</p>



<p>Le Troisième Quatuor à cordes en ré mineur a été composé en 1931 à Berlin. Dans ce troisième quatuor, Kletzki privilégie la texture, la juxtaposition d’aplats sonores. La résultante en est une subtile évolution vers un climat plus inquiétant, plus mystérieux.</p>



<p>Il est en ce sens beaucoup plus moderne que les deux premiers, bien que certains passages mélodiques viennent ponctuer ces sombres tableaux.</p>



<p>Il émane une grande puissance lyrique du troisième mouvement. Le violoncelle se taille la part du lion en servant de trait d’union avec les autres instruments.</p>



<p>Kletzki signe avec ce troisième mouvement, qu’on pourrait presque penser être le final de ce quatuor en ré mineur, une superbe oeuvre, plus fascinante que les deux premières, mais sans doute moins accessible.</p>



<p>Le quatrième et dernier mouvement retrouve un équilibre très narratif. Cela en fait sans doute le quatuor le plus abouti de cet ensemble de par sa densité et sa variété. J’ai vraiment adoré.</p>



<p>Le quatrième et dernier quatuor de cette intégrale semble quitter l’univers post romantique, pour basculer pleinement dans celui de la Seconde Ecole de Vienne.</p>



<p>Est-ce que cette toute dernière œuvre ne permettait-elle pas d’obtenir le niveau d’expressivité voulu par le compositeur pour juger bon de ne pas la publier ?</p>



<p>Difficile à dire. Ce climat fantasmagorique était de toute évidence en rupture avec ses précédents travaux. Le fait qu’il soit associé à l’annonce de la mort de ses proches a dû jouer un rôle également important.</p>



<p>L’ensemble Basewicz nous en livre pourtant une première version très poignante et expressive. J’ai à nouveau réellement apprécié ce juste équilibre entre harmonie et dissonance.&nbsp;</p>



<p>Cela laisse presqu’une certaine amertume, celle de savoir ce qu’aurait bien pu composer Kletzki après ce dernier opus…</p>



<p>Une bien jolie découverte !</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Hidden Voices &nbsp;: Paul Kletzki – The complete string quartets.</li>



<li>Artistes : Bacewicz String Quartet.</li>



<li>Format: PCM 16-bit, 44,1 kHz (enregistré en DXD) .</li>



<li>Ingénieur du son: Michal Bryla.</li>



<li>Editeur/Label: Prelude Classics.</li>



<li>Année: 2025.</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Format CD uniquement disponible pour la critique.</li>
</ul>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ad Astra / Debussy &#8211; Humet</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/ad-astra-debussy-humet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Jan 2024 17:59:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cordes]]></category>
		<category><![CDATA[Quatuor]]></category>
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					<description><![CDATA[Au programme de ce quatuor catalan, deux œuvres d’intérêt : le quatuor à cordes en sol mineur de Claude Debussy, et «&#160;I fa l’aire visible&#160;», pièce contemporaine du compositeur Barcelonais Ramon Humet. Incontestablement, le quatuor]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fad-astra-debussy-humet%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>Au programme de ce quatuor catalan, deux œuvres d’intérêt : le quatuor à cordes en sol mineur de Claude Debussy, et «&nbsp;I fa l’aire visible&nbsp;», pièce contemporaine du compositeur Barcelonais Ramon Humet.</p>



<p>Incontestablement, le quatuor en sol mineur prend un sacré coup de jeune sous les archets des Catalans. L’interprétation est particulièrement dynamique et tendue.</p>



<p>C’est totalement limpide dans le second mouvement, marqué assez vif et bien rythmé.</p>



<p>On ne retrouve sans doute pas le même niveau de virtuosité ni la nervosité du Quatuor de Budapest (qui reste à mon avis la référence dans cette œuvre) mais c’est en tout cas très vivant, et ce malgré le tempo adopté plutôt lent.&nbsp;</p>



<p>Les Gerhard impulsent un climat très percutant, ce qui tend à maintenir notre attention intacte tout au long de ce quatuor de Debussy. La prise de son rapprochée n’y est sans doute pas pour rien.&nbsp;</p>



<p>Mais il n’y a néanmoins pas cette ambiance quasi fantastique du quatuor de Budapest qui rend cette interprétation si géniale.</p>



<p>La tension reste pourtant constante dans ce second mouvement alors que j&rsquo;ai l’impression qu’elle a tendance à s’essouffler quelque peu chez les Talich et les Takacs, pour ne citer que deux autres points de référence.</p>



<p>L’Andantino est un peu insistant, avec une impression de manque de retenue, voire, que les musiciens jouent parfois à l’unisson. Chez les Talich, l’indication «&nbsp;doucement expressif&nbsp;» me semble mieux respectée. Idem pour le quatuor Budapest, plus subtil dans sa lecture.</p>



<p>Il y a sans doute un peu trop de pathos chez les Gerhard, ce qui nuit à la finesse et la magie qui se détache habituellement de ce troisième mouvement.</p>



<p>En revanche, le final des Gerhard est superbe, plein d’énergie, à l’instar des précédents mouvements, mais avec un sens de la progressivité et de l’engagement remarquable. Cela vient littéralement faire pencher la balance du bon côté avec un jeu très engagé et assez constant tout au long de ce quatuor.</p>



<p>Changement d’ambiance, ou grand écart avec Ramon Humet, et une musique qui demande à être jouée dans l’obscurité…</p>



<p>En effet, la composition s’inspire d’un phénomène naturel selon quoi, par une nuit de pleine lune, la lumière peut devenir très intense et illuminer l’espace, rendant l’air tangible, dense, visible comme s’il avait une vraie masse corporelle.</p>



<p>Ondes sonores et dissonance viennent matérialiser les flux de lumière et les corps célestes, voire évoquer le silence de cette nuit calme au sein d’une série de dix tableaux. Comme toujours pour ce type d&rsquo;oeuvre contemporaine, il est difficile de se prononcer sur la qualité d&rsquo;une interprétation et l&rsquo;essentiel de nos pensées sera concentré sur l&rsquo;oeuvre en elle-même.</p>



<p>Je dirais qu&rsquo;elle s&rsquo;avère tout aussi singulière que le thème dont elle s&rsquo;inspire.</p>



<p>A réserver donc aux inconditionnels des œuvres essentiellement inclassables&nbsp;!</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre: Ad Astra / Debussy &#8211; Humet.</li>



<li>Artistes : Quartet Gerhard.</li>



<li>Format: PCM 24 bit / 96 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Santi Barguno.</li>



<li>Editeur/Label: Klarthe.</li>



<li>Année: 2023</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li>
</ul>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Fanny M.</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/fanny-m/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Jul 2023 07:30:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Quatuor]]></category>
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					<description><![CDATA[Est-ce le dessein que doit poursuivre une démarche artistique ? Celui de défendre la cause féminine, celle de ces femmes artistes ou aimantes, voire les deux, qui se sont effacées laissant la puissance créatrice masculine]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Ffanny-m%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>Est-ce le dessein que doit poursuivre une démarche artistique ? Celui de défendre la cause féminine, celle de ces femmes artistes ou aimantes, voire les deux, qui se sont effacées laissant la puissance créatrice masculine occuper les avant-postes ?</p>



<p>Si la démarche est louable et sympathique, Fanny Mendelssohn et Clara Schumann vont finir par devenir les égéries posthumes du mouvement Me Too…</p>



<p>Cela a néanmoins le mérite de remette au goût du jour certaines œuvres moins jouées, en espérant qu’elles n’éclipsent pas celles de nos vaillantes compositrices contemporaines qui peinent tout autant à briller et qui n’obtiendront sans doute jamais la même aura que ces deux musiciennes romantiques…</p>



<p>L’idée derrière cet album est de célébrer deux femmes : une inconnue qui a nourri les passions et a participé à l’engouement autour de Ludwig Van Beethoven. C’est l’amante mystérieuse à qui Beethoven a laissé une lettre, retrouvée à sa mort dans ses papiers, et jamais envoyée. Et puis, il y a Fanny M, née Mendelssohn et sœur de Félix qui préféra la cantonner à ses obligations familiales de femme au foyer, craignant qu’elle ne lui fasse de l’ombre sur le plan artistique.</p>



<p>Beethoven et son quatuor à cordes opus 18 n°1 est ainsi l’entrée en matière de ce réquisitoire pour l’égalité des sexes. Le Quatuor Anche Hantées nous livre ici une belle adaptation pour clarinettes.</p>



<p>Dès les premiers mesures, on sait généralement si on va s’ennuyer à l’écoute de cet opus 18.</p>



<p>Et les Anches Hantées nous rassurent immédiatement : elles (les anches) sont en pleine forme et distillent cet entrain, cet élan qui classe ces quatuors à cordes de Beethoven dans une ligue à part. C’est un jeu vivifiant et tout en délicatesse. Et puis quelle jolie pulsation !</p>



<p>Suit une œuvre contemporaine, commande adressée au compositeur Richard Dubugnon, pour mettre en musique cette fameuse «&nbsp;Lettre à l’Immortelle Bien-Aimée&nbsp;», qui n’est jamais arrivée à destination.</p>



<p>Force est de constater que les codes de l’écriture musicale sont assez éloignés de ceux du sieur Ludwig. Un récitant se joint ici au quatuor de clarinettes pour lire cette série de trois lettres, longue de dix pages, qu’a laissé Beethoven à sa mort. Il s’agit de Didier Sandre, sociétaire de la Comédie Française.</p>



<p>On s’étonne de la nature enflammée des propos d’un Beethoven au crépuscule de son existence. Je n’aurais jamais pensé que ce monument de la musique classique puisse tenir de tels propos.</p>



<p>Personnellement, j’ai quand même du mal à faire le lien entre les choix musicaux retenus et le personnage…</p>



<p>Enfin, le seul et unique quatuor de Fanny Mendelssohn, transcrit par Laurent Arandel, actuel chef de la Musique des Troupes de Marine, nous plonge dans une dimension de l’Adagio plutôt dramatique, laissant entrevoir encore moins d’espoir que la version pour quatuor à cordes. Difficile ici d’égaler à la clarinette ces accentuations marquées des violons, ces déchirements si facilement associés à la tristesse de la compositrice.</p>



<p>l’Allegretto est étonnement réussi. Ce côté sautillant et cette pulsation rapide qu’imprime les clarinettistes compense la lourdeur relative (versus les instruments à cordes) de l’instrument. Le fait d’utiliser un cor de basset (plus commun chez Mozart) permet sans doute également de gagner en nuance.</p>



<p>Le troisième mouvement (Romanze) peine en revanche à tenir cette fameuse pulsation. On dirait que les mouvements plus lents sont plus difficiles à retranscrire pour des instruments à vents, et simplifient quelque peu le feu intérieur qui bouillonne chez Fanny M. c’est à mon avis une aventure extrêmement risquée que de se mesurer à une section de cordes jouant de façon aussi fusionnelle la dernière partie de ce troisième mouvement.</p>



<p>L’Allegro molto vivace final redonne du peps à cette interprétation. Il faut tenir le tempo et les Anches Hantées n’ont peut-être jamais aussi bien porté leur nom.</p>



<p>Au final, Fanny M. est une réalisation ne manquant pas d’originalité. Les choix sont personnels et apparemment assumés.</p>



<p>Cela plaira ou ne plaira pas. C’est la conséquence d’une prise de risque évidente.</p>



<p>J’ai adoré pour ma part le premier quatuor opus 18, et d’une certaine façon l’audace du quatuor de Fanny M. Cela suffit amplement pour recommander ce disque et saluer la performance artistique des Anches Hantées.</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre: Fanny M.</li>



<li>Artistes :&nbsp;Quatuor Anches Hantées, Didier Sandre.</li>



<li>Format: PCM 16 bit / 44,1 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: nc.</li>



<li>Editeur/Label: QAH</li>



<li>Année: 2023</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Format CD uniquement.</li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Canto di Speranza. Nicolas Bacri : Quatuors à cordes 7, 8 et 9</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/canto-di-speranza-nicolas-bacri-quatuors-a-cordes-7-8-et-9/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Feb 2022 18:41:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Quatuor]]></category>
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					<description><![CDATA[Les quatuors à cordes de Nicolas Bacri sont souvent chargés de références passées diverses et variées, et le quatuor Psophos nous livre à cette occasion un savant cocktail à base de tradition et de modernité.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fcanto-di-speranza-nicolas-bacri-quatuors-a-cordes-7-8-et-9%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>Les quatuors à cordes de Nicolas Bacri sont souvent chargés de références passées diverses et variées, et le quatuor Psophos nous livre à cette occasion un savant cocktail à base de tradition et de modernité.</p>



<p>Cet album regroupe les quatuors 7, 8 et 9 du compositeur Nicolas Bacri.&nbsp;</p>



<p>Malgré la variété et les ambiances changeantes des quatuors, certaines constantes reviennent fréquemment comme le contrepoint ou la nature quasi obsédante du thème.</p>



<p>«&nbsp;Canto di speranza&nbsp;», titre donné au Quatuor n°9 opus 149, marque bien cette contradiction entre espoir et désespoir, thèse &#8211; antithèse, simplicité et sophistication…</p>



<p>Le Quatuor Psophos semble particulièrement à l’aise au sein de ces climats changeants et ces oppositions méthodiques. On retiendra des allusions assez franches à la musique de Bêla Bartok et Dimitri Chostakovich, mais aussi à Beethoven. Mathilde Borsarello Herrmann, Bleuenn Le Maître, Cécile Grassi et Guillaume Martigné forment indéniablement un quatuor qui fonctionne, délivrant une densité appréciable, à la sonorité parfois inquiétante, mais qui fusionne plutôt bien.</p>



<p>Le Quatuor n°8 opus 112 renvoie quant à lui à la musique de Haydn. Mais là encore, Nicolas Bacri refuse tout conformisme tout en recherchant les allusions manifestes ou moins évidentes à l&rsquo;histoire de la musique occidentale, dans ce qu&rsquo;il appelle «&nbsp;le classicisme atemporel&nbsp;», en opposition à une esthétique néo-classique qui n&rsquo;aurait à ses yeux que trop peu d&rsquo;intérêt.</p>



<p>En effet, le Quatuor n°8 s&rsquo;ouvre sur un mouvement de sonate dit «&nbsp;all&rsquo;ungarese&nbsp;» (clin d&rsquo;oeil à la période Estherazy de Haydn), précédé d&rsquo;une introduction assez sombre basée sur les intervalles obtenus par la succession des notes correspondant dans la notation anglosaxonne à H, A et D (Haydn).</p>



<p>La surprise vient d&rsquo;un second mouvement «&nbsp;Nottorno&nbsp;» très calme en comparaison du premier et du dernier mouvement («&nbsp;Variation et fugue&nbsp;»), sorte d&rsquo;entracte ou de pause avant d&rsquo;entamer le thème du menuet de Haydn et d&rsquo;en décliner par la suite des variations fuguées.</p>



<p>Le Quatuor n°7 opus 101, dit «&nbsp;Variations sérieuse&nbsp;» ne vient pas changer radicalement l&rsquo;ambiance exigeante, inconfortable d&rsquo;un point de vue structurel, et à laquelle on s&rsquo;est progressivement habituée. Cette composition se veut un vibrant hommage au compositeur britannique Robert Simpson, auteur de quinze quatuors à cordes.</p>



<p>C&rsquo;est peut-être celui que j&rsquo;ai préféré, sans doute du fait d&rsquo;une construction autour d&rsquo;une suite de variations qui m&rsquo;ont parues plus cohérentes, ou moins dérangeantes, peut-être parce que centrées autour de cette figure singulière du classicisme intemporel qu&rsquo;était Robert Simpson.</p>



<p>L&rsquo;interprétation est à la hauteur de la complexité de la partition, et la prise de son de très bonne facture.</p>



<p>Un disque à recommander donc chaudement à un public averti, mais pas que&#8230;</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list"><li>Titre: Canto di Speranza – Nicolas Bacri, Quatuors à cordes 7, 8 et 9.</li><li>Artiste :&nbsp;Quatuor Psophos.</li><li>Format: PCM 24 bit, 96 kHz.</li><li>Ingénieur du son: Luc Fourneau.</li><li>Editeur/Label: Klarthe.</li><li>Année: 2021</li><li>Genre: Classique.</li><li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li></ul>



<p></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Nicolas BACRI – « Canto Di Speranza » extrait du quatuor No 9 | Quatuor Psophos" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/ljvSO5IFFgs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
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		<item>
		<title>Reynaldo Hahn</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/reynaldo-hahn/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Jan 2021 10:46:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Quatuor]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://audiophile-magazine.com/?p=634</guid>

					<description><![CDATA[Ce quatuor Tchalik fait preuve d’un entrain communicatif. Les deux quatuors à cordes du compositeur français d’origine vénézuélienne sont magistralement interprétés avec un enthousiasme presque trop démonstratif. J’écris «&#160;presque&#160;»car l’écoute n’en est finalement que plus]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Freynaldo-hahn%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>Ce quatuor Tchalik fait preuve d’un entrain communicatif. Les deux quatuors à cordes du compositeur français d’origine vénézuélienne sont magistralement interprétés avec un enthousiasme presque trop démonstratif. J’écris «&nbsp;presque&nbsp;»car l’écoute n’en est finalement que plus exaltante, et le quintette avec piano pourrait bien éclipser la très belle version des Parisii avec Tharaud qui commençait à dater.</p>



<p>Ces performances de fratries arrivent bien souvent à nous surprendre par l’osmose qui en ressort alors que cela tient bien souvent du miracle dans des formations sans aucun lien de parenté manifeste&#8230;</p>



<p>On se prend parfois à se demander si la prise de son n’aurait pas mérité un peu plus de recul dans le placement des micros par rapport aux interprètes qui semblent se rapprocher de temps en temps d’un peu trop près. Mais cet enthousiasme nous submerge et le plaisir de découvrir ou redécouvrir ces quatuors prend le pas sur mes interrogations audiophiles.&nbsp;</p>



<p>Même réflexion en ce qui concerne les annotations de la partition, notamment dans le troisième mouvement du quatuor numéro 2 où l’indication «&nbsp;très modéré&nbsp;» est toute relative. Qu’importe, ça fonctionne à merveille et l’excès de zèle n’aurait sans doute pas payé&#8230;</p>



<p>Le quintette avec piano est sans doute la vraie perle de cet album. L’image stéréo s’améliore d&rsquo;ailleurs nettement par rapport aux deux quatuors précédents. C’est un vrai feu d’artifice lyrique où chaque instrument fusionne parfaitement avec le reste de la formation. C&rsquo;est une version qui pétille.</p>



<p>Un disque vraiment très attachant !</p>



<p></p>



<p>Titre: Reynaldo Hahn.</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Artistes : Quatuor Tchalik, Dania Tchalik.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Format: PCM 24 bit, 88,2 kHz&nbsp;</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Ingénieur du son : Alkonost Classic.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Editeur/Label: Alkonost.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Année: 2020</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Genre: Classique.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Intérêt du format HD : Réel.</li></ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
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