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	<title>Symphonique &#8211; Audiophile-Magazine</title>
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	<description>Le seul magazine hifi français totalement indépendant</description>
	<lastBuildDate>Sun, 08 Sep 2024 16:17:25 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Symphonique &#8211; Audiophile-Magazine</title>
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	<item>
		<title>Escales &#8211; Philippe Chamouard</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Sep 2024 16:17:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Symphonique]]></category>
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					<description><![CDATA[Escales nous emmène en voyage successivement à travers l’Espagne, dont dont s’inspire la neuvième symphonie de Philippe Chamouard dans son troisième mouvement, puis en Toscane, et enfin au Canada. Ce sont trois des œuvres du]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fescales-philippe-chamouard%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>Escales nous emmène en voyage successivement à travers l’Espagne, dont dont s’inspire la neuvième symphonie de Philippe Chamouard dans son troisième mouvement, puis en Toscane, et enfin au Canada.</p>



<p>Ce sont trois des œuvres du compositeur français, interprétées par une phalange roumaine, le Brasov Philharmonic Orchestra dirigé par Christian Orasanu, qui forment ce périple instrumental.</p>



<p>Pièce maîtresse de cet album, la neuvième symphonie de Philippe Chamouard nous plonge dans un climat très éloigné de l’idée même que je peux me faire de l’Espagne.</p>



<p>J’ai davantage la sensation d’écouter une noirceur toute droit venue d’Europe de l’Est, de l’univers musical d’un Prokofiev, si je devais faire une analogie.</p>



<p>Le deuxième mouvement «&nbsp;Andante&nbsp;» se veut plus lumineux, sans pour autant revendiquer la légèreté d’une Carmen ou d’un Don Quichotte. Il est selon son auteur l’illustration d’un visage féminin. Peut-être est-ce cet équilibre entre douceur et mystère que souhaite entretenir Philippe Chamouard dans cet Andante.</p>



<p>L’écriture de cette symphonie s’est d’ailleurs étalée sur trois années, démarrée en 2009 par ce second mouvement, et achevée en 2011.</p>



<p>Les cuivres et les bois viennent apporter des couleurs dans la seconde partie de l’Andante, amenant cette touche de douceur espérée, et qui finissent par instaurer un climat particulier, tendre et assez romantique.</p>



<p>Le troisième mouvement «&nbsp;Buleria e siguiriya&nbsp;» nous fait immédiatement basculer dans l’univers de la danse, et du folklore espagnol, essentiellement celui du flamenco.&nbsp;</p>



<p>Le rythme de la Buleria est incisif, jouant les accentuations à contre temps entre cordes et castagnettes. La Seguiriya est moins rythmique et plus mélodique, restant néanmoins très entraînante avec ses cordes pizzicati imitant la guitare flamenco.</p>



<p>Le dernier mouvement «&nbsp;Misterioso Allegretto&nbsp;» nous ramène à une réalité plus descendante, avec une nappe de basses et de timbales assez sombres.</p>



<p>Mais les deux thèmes de l’œuvre s’entrecroisent et Philippe Chamouard nous fait remonter et descendre de façon progressive, mêlant lumière et obscurité. C’est une façon de symboliser selon lui les deux faces du monde, le Yin et le Yang.</p>



<p>La «&nbsp;Valse Toscane&nbsp;» est une composition récente puisqu’inspirée par un séjour à Sienne en 2019.</p>



<p>C’est un style romantique qui émane de cette pièce symphonique, composée sous forme d’une valse, issue des souvenirs vertigineux d’une descente d’escaliers dans la cité toscane.</p>



<p>Cela pourrait presque sonoriser un film romantique, une histoire d’amour dans une ville italienne. Puis, le rythme de la valse se fait plus pressant, ralentit ensuite, comme si ces marches d’escaliers n’étaient pas linéaires, ou si certaines avaient subi davantage que d’autres l’usure du temps.</p>



<p>La danse prend néanmoins de l’ampleur progressivement et cette pièce s’achève de façon nette, telle que le ferait une valse.</p>



<p>La «&nbsp;Canadian March&nbsp;», œuvre également récente, composée en 2018, termine ce programme.&nbsp;</p>



<p>À l’instar de la Valse toscane, elle évoque un souvenir de voyage, celui d’une marche au bord du Moraine Lake.&nbsp;</p>



<p>Mais contrairement à la dimension rythmique de cette descente d’escalier à Sienne, c’est la splendeur d’un paysage lacustre qu’est supposée retranscrire cette dernière œuvre.</p>



<p>Même si Philippe Chamouard se défend d’avoir voulu s’inspirer de toute dimension folklorique, on retrouve tout au long de la progression de cette pièce symphonique une ambiance de musique de western, ce type de composition qui illustre les moments d&rsquo;émerveillement devant l’immensité et la beauté de ces paysages d’Amérique du Nord. Pure coïncidence ou emprunt inconscient ? Ces musiques illustrant ces grands paysages font sans doute partie de notre inconscient collectif et Chamouard parvient manifestement à nous faire visualiser ces tableaux, avec, reconnaissons-le, beaucoup de sensibilité et de nostalgie.</p>



<p>Un très bon disque !</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Escales – Philippe Chamouard.</li>



<li>Artistes : Brasov Philharmonic Orchestra, Christian Orosanu (direction).</li>



<li>Format: PCM 24 bit, 96 kHz.</li>



<li>Ingénieur du son: Calin Ioachimescu.</li>



<li>Editeur/Label: Indésens/Calliope Records.</li>



<li>Année: 2024</li>



<li>Genre: Contemporain.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Discutable.</li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Beethoven &#8211; Symphony N°3 « Eroïca », Coriolan Overture</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/beethoven-symphony-n3-eroica-coriolan-overture/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 May 2024 13:58:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Beethoven]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Symphonique]]></category>
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					<description><![CDATA[L’héroïsme revêt sans doute différents visages et la dernière interprétation du Budapest Festival Orchestra, sous la baguette d’Ivan Fischer, ne joue pas la carte de la nervosité comme bon nombre d’autres versions. Tout ça débute]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fbeethoven-symphony-n3-eroica-coriolan-overture%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>L’héroïsme revêt sans doute différents visages et la dernière interprétation du Budapest Festival Orchestra, sous la baguette d’Ivan Fischer, ne joue pas la carte de la nervosité comme bon nombre d’autres versions.</p>



<p>Tout ça débute en fait avec un allegro con brio qui pourrait être plus vif et tendu.</p>



<p>En revanche, le Budapest Festival Orchestra brille par l’excellente clarté qu’il parvient à distiller tout au long de ce premier mouvement.</p>



<p>Cela n&rsquo;est pas sans me rappeler la version de Philippe Herreweghe à la tête de l’orchestre symphonique de Flandre publiée en DSD chez Pentatone. Les lignes sont d’une clarté évidente, l’orchestre complet s’exprime de façon totalement intelligible.</p>



<p>Mais la comparaison s’arrête là, car il y a encore plus de subtilité tonale, de fines variations dynamiques avec l’orchestre hongrois.</p>



<p>Au niveau de la clarté et de la précision, je mettrais la performance du Budapest Festival Orchestra à peu près à égalité avec celle du Symphonique de Vienne emmené par un autre Philippe, Philippe Jordan.</p>



<p>Mais la version de Jordan est bien plus musculaire. Il y a une autorité et une osmose de l’ensemble des pupitres qui ent font à mon goût une des toutes meilleures versions modernes.</p>



<p>L’accentuation de la partition des instruments à vent, ou de celle des violons, donne néanmoins une saveur incomparable à cet allegro con brio de l’orchestre de Budapest. J’ai eu l’impression que les intentions étaient plus manifestes, pour ainsi dire soulignées.&nbsp;</p>



<p>C’est presque incroyable que cette formation dirigée par Ivan Fischer sonne encore plus viennois que le Wiener Symphoniker de Jordan. Quel raffinement !</p>



<p>La marche funèbre est jouée de façon à ce qu’elle paraisse plus proche, moins lointaine. Elle est plus expressive et la qualité des cordes du Budapest Festival Orchestra ressort dans ces moments là avec une incommensurable beauté.</p>



<p>Elle vous émeut totalement et beaucoup d’autres versions paraissent fades en comparaison. Ce mouvement est très long (et donc très lent) chez Ivan Fischer puisqu’il dépasse les 16 minutes. Je n’ai pas souvenance d’avoir écouté un tempo aussi lent avec d’autres chefs.</p>



<p>Bien que les timbres de la version de Philippe Jordan avec le Wiener Symphoniker soient moins flatteurs, l’orchestre arrive aussi à faire avancer cette marche et retenir pleinement votre adhésion. L’interprétation de l’orchestre de Budapest me paraît plus romantique, alors que celle de l’orchestre viennois me semble plus théâtrale.</p>



<p>J’adore ces deux perspectives. Et encore une fois, l’autorité insufflée par Philipe Jordan est admirable.&nbsp;</p>



<p>La lisibilité du scherzo d&rsquo;Ivan Fischer est excellente, un peu dans un esprit chambriste, ce qui permet de conserver un influx et une énergie communicative. Les cors sont particulièrement bien timbrés.</p>



<p>Les tutti de l’orchestre passent vraiment très naturellement alors que d’autres versions DSD comme celles de Kurt Masur avec l’orchestre de Leipzig chez Pentatone ou Bernard Haitink avec le LSO (enregistrement LSO live) restituent des aplats sonores moins précis et détaillés.</p>



<p>Sans doute l’enregistrement en studio sans post production y est pour quelque chose. Mais chaque fois que j’ai pu écouter le Budapest Festival Orchestra en concert, je me suis toujours dit que l’orchestre lui-même était responsable pour une grosse partie de la qualité sonore…</p>



<p>Philippe Herreweghe est l’auteur d’un superbe scherzo qui trouve toujours une place particulière dans mon cœur, mais Ivan Fischer n’est clairement pas loin.</p>



<p>Enfin, l’enregistrement bodybuildé de Philippe Jordan a d’autres attraits avec un scherzo majestueux et très dynamique. C’est presque un choix fonction de l’humeur du moment : on aborde ces diverses interprétations avec des états d’esprit différents.</p>



<p>Mais lorsque le mouvement final démarre, le tempo plus rapide de Philippe Jordan amène beaucoup de verticalité à l’interprétation, alors que l’orchestre emmené par Ivan Fischer semble presque jouer un concerto pour orchestre. Le son foisonne de part et d’autres. Chaque instrument se répond C’est admirablement bien arrangé et la prise de son est superlative. Les interventions des clarinettes et hautbois sont vraiment magnifiquement captées, d’une lisibilité absolue.</p>



<p>C’est vraiment la richesse de la palette tonale, cette abondance de sons, différents et pourtant si fusionnels, qui fait le charme de cet enregistrement.</p>



<p>Cette fugue continue qui s’installe fait preuve sans doute de moins de variations rythmiques que d’autres versions peut-être plus proche de la partition. Mais c’est néanmoins tellement bien exécuté qu’il est difficile de critiquer le parti pris d’Ivan Fischer d’instaurer une vraie continuité dans ce final.</p>



<p>Pour clore l’album, le Budapest Festival Orchestra nous interprète la plus célèbre des ouvertures de Beethoven qui s’inscrit, par sa puissance expressive et dramatique, dans le même style héroïque de la troisième symphonie.</p>



<p>C’est à mon avis la seule déconvenue de cet album qui reste à mon avis une interprétation de référence de la troisième de Beethoven.</p>



<p>En effet, cette ouverture n’avance pas suffisamment, il manque un peu d’influx nerveux.</p>



<p>Si je remonte au siècle dernier, l’interprétation de Claudio Abbado à la tête du Philharmonique de Vienne (enregistrement DG) est autrement plus musclée et théâtrale, tout en ne cédant pas grand chose en termes de raffinement.</p>



<p>Le Budapest Festival Orchestra offre en effet une Coriolan un peu plus romantique, et un brin moins héroïque.</p>



<p>Mais ne nous égarons pas, ce que fait Ivan Fischer à la tête de la phalange hongroise est magnifique. Avec déjà une somptueuse septième, la troisième vient conforter sa place parmi les grands beethovéniens.</p>



<p>Un grand Frisson sans hésiter.</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Titre : Beethoven &#8211; Symphony N°3 «&nbsp;Eroïca&nbsp;», Coriolan Overture.</li>



<li>Artistes : Ivan Fischer (direction), Budapest Festival Orchestra.</li>



<li>Format: DSD 64.</li>



<li>Ingénieur du son: Jared Sacks.</li>



<li>Editeur/Label: Channel Classics / <a href="https://www.nativedsd.com/product/46524-beethoven-symphony-no-3-eroica/" rel="nofollow noopener" target="_blank">Téléchargement Native DSD</a></li>



<li>Année: 2024</li>



<li>Genre: Classique.</li>



<li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Exceptionnel.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="277" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-1024x277.png" alt="Beethoven - Symphony N°3 « Eroïca », Coriolan Overture 1" class="wp-image-2718" style="width:518px;height:auto" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-1024x277.png 1024w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-768x208.png 768w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-1536x416.png 1536w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/Grand-Frisson-2024-2048x555.png 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Brahms Symphonies</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/brahms-symphonies/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Oct 2020 09:34:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Brahms]]></category>
		<category><![CDATA[Symphonique]]></category>
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					<description><![CDATA[S’il n’y avait pas de choix particulièrement radical dans sa précédente intégrale des symphonies de Beethoven, il n’y en a pas non plus dans ce nouveau cycle de philippe Jordan, sauf que cette fidélité à]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fbrahms-symphonies%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>S’il n’y avait pas de choix particulièrement radical dans sa précédente intégrale des symphonies de Beethoven, il n’y en a pas non plus dans ce nouveau cycle de philippe Jordan, sauf que cette fidélité à la partition est peut-être cette fois-ci plus singulière, car les symphonies de Brahms sont sans nul doute plus sujettes aux variations d’intentions ou de lecture. </p>



<p>Brahms lui-même faisait en son temps référence au carcan que peut être la musique de Beethoven en écrivant « Vous ne savez pas quelles sensations nous, les compositeurs, nous éprouvons lorsque nous entendons derrière nous les lourds pas d&rsquo;un géant comme Beethoven ». </p>



<p>On pourrait cependant trouver une légitimité à ce qu’une phalange Viennoise enregistrant dans la Goldener Saal du Musikverein reste très proche de l’esprit du répertoire brahmsien. Pour la référence historique, c’est dans ces lieux que furent jouées la première fois la seconde et la troisième symphonies de Brahms. Mais la familiarité du répertoire n’explique pas forcément cette retenue, cette farouche détermination de ne pas céder aux sirènes d’un romantisme débridé. Il y a donc plus qu’une vision chez Philippe Jordan, je dirais une volonté inébranlable de respecter scrupuleusement un cheminement, dont certains passages seront sans doute plus austères en comparaison d’autres, plus flamboyants. </p>



<p>Mais de ces contrastes nait de toute évidence une meilleure clarté, une plus grande intimité à la musique de Johannes Brahms. Il y a ainsi une forme de progression, même dans l’exécution des 4 symphonies, la qualité d’interprétation allant crescendo. </p>



<p>Si le début de la première symphonie est à mes oreilles trop austère, l’interprétation de son troisième mouvement change radicalement l’atmosphère et redonne une perspective nouvelle à l’ensemble de l’œuvre. On se rend compte que tout a été mûrement et progressivement construit, sans céder à la facilité et aux effets de manche. Brahms et rien que Brahms. On apprécie alors d’autant plus la générosité des deux derniers mouvements. La première symphonie constitue d’ailleurs presque un tour de chauffe, car les suivantes offrent une envolée lyrique et davantage d’émotions. Mais en même temps, Jordan conserve un formidable contrôle des Wiener Symphoniker, pour rester au plus proche de la partition. </p>



<p>Les élans sont savamment dosés comme si le chef s’opposait à toute forme d’exagération, de surenchère romantique. C’est donc dans le raffinement que s’inscrit cette interprétation de la seconde symphonie. La troisième, bien qu’elle peine légèrement à aller de l’avant, offre un superbe troisième mouvement qui, à l’instar de celui de la première symphonie, transfigure l’œuvre et la performance orchestrale, toujours sans épanchement excessif. Peu de pathos non plus dans le final mais une variété de timbres et une respiration qui en font un moment magique. Là encore, on ressent une forme d’intimité rare avec l’écriture de Johannes Brahms. C’est là la très grande qualité de cet enregistrement dont la prise de son aurait peut-être gagné à faire ressortir davantage de proximité par rapport aux différents pupitres. </p>



<p>Elle nous offre une perspective plus globale, et donc moins ébouriffante également. Le « Poco allegretto » de la troisième met en évidence toute le potentiel de la formation viennoise à délivrer cette sensibilité, ces vibratos sensuels et légers de la musique brahmsienne. L’exquise douceur du chant des instruments à vent, le soyeux des cordes, tout participe à la célébration du passage le plus populaire de ces symphonies, et ce, sans excès de rubato. Jordan garde le contrôle tout au long de l’œuvre, et l’ Allegro final donne presque l’impression d’être conduit par Karajan. L’adhésion de l’orchestre semble définitivement acquise. </p>



<p>La quatrième symphonie ne laisse entrevoir aucune faille, ni doute. La tension et la sensualité du premier mouvement sont tout de suite palpable. Encore une fois, on aurait aimé une prise de son nous rapprochant de l’orchestre. Il est un peu loin, on se trouve pour ainsi dire au premier balcon de la salle Pleyel, si cela va peut donner une indication à certains nostalgiques de la précédente domiciliation de l’orchestre de Paris. Les troisième et quatrième mouvements regorgent de sensualité et d’émotion tout en restant dans une perspective très proche et très lisible de la passacaille reprenant le motif de la cantate de Bach BWV 150 de Bach. C’est une vision certes intérieure, à la fois lyrique et spirituelle que livrent ainsi les Wiener Symphoniker. Une intégrale qui comptera pour son homogénéité, ses couleurs et son élégance. Un travail qui s’apprécie davantage à chaque nouvelle écoute. Bien vu Mr Jordan !</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Titre:</strong> Brahms Symphonies</li><li><strong>Artistes: </strong>Philippe Jordan, Wiener Symphoniker.</li><li><strong>Format:</strong> PCM 16 bit, 44,1 kHz</li><li><strong>Ingénieur du son :</strong> Georg Burdicek</li><li><strong>Editeur/Label:</strong> Sony Music</li><li><strong>Année:</strong> 2020</li><li><strong>Genre:</strong> Classique</li><li><strong>Intérêt du format HD :</strong> Format CD uniquement.</li></ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Maurice Ravel : La Valse, Mussorgsky / Ravel : Les Tableaux d&#8217;une exposition</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/maurice-ravel-la-valse-mussorgsky-ravel-les-tableaux-dune-exposition/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Jun 2020 15:50:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>
		<category><![CDATA[Symphonique]]></category>
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					<description><![CDATA[C&#8217;est la partition de Ravel qu&#8217;a choisi François-Xavier Roth pour ce dernier album des Siècles dédié au compositeur français sur instruments d&#8217;époque. Je n&#8217;ai pas résisté à la facilité du jeu de mot en ajoutant]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fmaurice-ravel-la-valse-mussorgsky-ravel-les-tableaux-dune-exposition%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>C&rsquo;est la partition de Ravel qu&rsquo;a choisi François-Xavier Roth pour ce dernier album des Siècles dédié au compositeur français sur instruments d&rsquo;époque. Je n&rsquo;ai pas résisté à la facilité du jeu de mot en ajoutant que «&nbsp;La Valse&nbsp;» vient audacieusement compléter le tableau.</p>



<p>C&rsquo;est une interprétation des Tableaux d&rsquo;un exposition particulièrement lisible et privilégiant la clarté par rapport à l&rsquo;ambiance sombre de l&rsquo;oeuvre de Mussorgsky. Tout semble sous contrôle, d&rsquo;une précision diabolique. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs le trait d&rsquo;union entre les Tableaux et la Valse, cette intention ravélienne de progression et d&rsquo;enchainement des différents tableaux, dans une logique plus expressionniste que romantique.</p>



<p>Pour ce qui est de la qualité d&rsquo;enregistrement, c&rsquo;est tout simplement somptueux, et cela démontre à quel point le travail d&rsquo;orchestration et la prise de son priment sur les performances de la chaîne stéréo.</p>



<p>Cette version ne viendra sans doute pas détrôner les interprétations des Tableaux regroupant un plus large effectif. En effet, la superposition des différents plans sonores, élément essentiel à mon avis des tableaux, est moins évidente avec un ensemble de musiciens plus restreint, jouant de surcroît sur instruments d&rsquo;époque. La nature sombre et inquiétante des contrebasses est également moins bien dépeinte. François-Xavier Roth ne peut délibérément pas insuffler cette atmosphère inquiétante et fantastique comme celle que je me plais à réécouter assez souvent, et qui privilégie pourtant aussi la clarté, l&rsquo;enregistrement de George Szell avec l&rsquo;orchestre de Cleveland remasterisé chez Sony. Et que dire de la version de Fritz Reiner bien davantage dans la tension&#8230; La petite formation permet en revanche de mieux porter son attention sur l&rsquo;instrument qui représente à chaque changement de tableau la clé de lecture de la version de Ravel.</p>



<p>Et il convient tout aussi bien de reconnaître à cette interprétation limite chambriste son originalité ainsi qu&rsquo;une sorte de pulsation ravélienne, dont la finesse, je l&rsquo;avoue, convient mieux à La Valse. Car c&rsquo;est bien cette Valse qui fait sortir ce disque du lot, avec un tempo rapide, des intonations viennoises et une ambiance crépusculaire des plus intimistes. Cette Valse est un petit bijou, sans doute mieux adapté à la formation de François-Xavier Roth. Cela n&rsquo;en est pas moins une œuvre complexe à aborder puisque Ravel n&rsquo;a pas donné beaucoup d&rsquo;indications à part l&rsquo;épanchement viennois qu&rsquo;il convient de respecter. Ces contrastes entre sensualité, nostalgie et côté crépusculaire sont en tout cas bien plus évidents à faire naitre en concert qu&rsquo;au disque. Pour cela, cet album mérite amplement qu&rsquo;on s&rsquo;y intéresse et sort clairement des sentiers battus et rebattus. Beaucoup de fraîcheur dans tout ça, avec en prime une superbe prise de son&nbsp;: que du bonheur au final&nbsp;!</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list"><li>Titre: Maurice Ravel&nbsp;: La Valse, Mussorgsky / Ravel&nbsp;: Les Tableaux d&rsquo;une exposition.</li><li>Artistes: François-Xavier Roth (conduction), Les Siècles.</li><li>Format: PCM 24 bit, 44,1 kHz</li><li>Ingénieur du son : Alix Ewald.</li><li>Editeur/Label: Harmonia Mundi.</li><li>Année: 2020</li><li>Genre: Classique.</li><li>Intérêt du format HD : discutable.</li></ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Anton Bruckner, Symphonie II – Erstfassung 187</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/anton-bruckner-symphonie-ii-erstfassung-187/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Apr 2020 14:30:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Frisson]]></category>
		<category><![CDATA[Symphonique]]></category>
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					<description><![CDATA[Le chef français Rémy Ballot continue d’ériger l’une des intégrales bruckneriennes les plus originales et fascinantes. En août 2019 à Saint Florian, il enregistre en live la seconde symphonie.&#160; Les tempos sont d’une lenteur tout]]></description>
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<p>Le chef français Rémy Ballot continue d’ériger l’une des intégrales bruckneriennes les plus originales et fascinantes. En août 2019 à Saint Florian, il enregistre en live la seconde symphonie.&nbsp;</p>



<p>Les tempos sont d’une lenteur tout à fait insolite puisque l’enregistrement totalise 85 minutes, soit vingt minutes de plus que la grande majorité des enregistrements produits jusqu’à présent. Pour dire, la version déjà lente de Simone Young ne fait que 71 minutes&#8230;</p>



<p>Dans cette version originale de 1872 éditée par William Carragan, Rémy Ballot nous invite à un fabuleux voyage à travers les majestueux paysages montagneux autrichiens. Certes, les Brucknertage permettent de constituer un orchestre solide intégrant des musiciens issus des meilleures phalanges germaniques, mais le travail de direction reste remarquable.</p>



<p>Serait-ce finalement le tempo idéal ? Difficile d’être catégorique sur ce point mais l’œuvre prend dans ce contexte une dimension et une évidence assez rares. A l’instar de Glen Gould, Rémy Ballot arrive à matérialiser une densité structurelle de l’œuvre en ralentissant le temps. C’est un peu comme si les vertus d’un fondu-enchaîné ralenti permettait de mieux intégrer les différentes parties d’un même mouvement, d&rsquo;y dégager une cohérence originelle.</p>



<p>Il y a aussi davantage de poids, de matière chez les instruments à cordes, sans doute un parti pris d&rsquo;un chef violoniste. Cette version vous emporte en tous cas plus loin, tout est plus intense, vibrant, les timbres du final sont somptueux. Les contrebasses profondes qui jouent presque en basse continue à certains moments mettent admirablement en perspective le reste des pupitres.</p>



<p>Il faut bien évidemment une prise de son capable de rendre justice à cette performance mais je peux affirmer sans prendre de grand risque que la qualité d’enregistrement est bien là. Tout ça fait de cette version de la seconde symphonie de Bruckner une des plus envoûtantes que j’ai pu écouter, et clairement une référence dans la discographie de l&rsquo;oeuvre. Un très grand disque, et très vraisemblablement, une magnifique intégrale !&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Titre: Anton Bruckner, Symphonie II – Erstfassung 1872.</li><li>Artistes: Altomonte Orchester St. Florian, Rémy Ballot (direction).</li><li>Format: DSD 64&nbsp;.</li><li>Ingénieur du son : John Gladney Proffitt.</li><li>Editeur/Label: Gramola.</li><li>Année: 2019</li><li>Genre: Classique</li><li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Exceptionnel.</li></ul>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2020/04/logo-Grand-Frisson-2020.png" alt="Anton Bruckner, Symphonie II – Erstfassung 187 2" class="wp-image-200" width="535" height="145" srcset="https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2020/04/logo-Grand-Frisson-2020.png 800w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2020/04/logo-Grand-Frisson-2020-300x81.png 300w, https://audiophile-magazine.com/wp-content/uploads/2020/04/logo-Grand-Frisson-2020-768x208.png 768w" sizes="(max-width: 535px) 100vw, 535px" /></figure>
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		<title>Beethoven &#8211; Symphonies N°1 &#038; 5</title>
		<link>https://audiophile-magazine.com/discographie/beethoven-symphonies-n1-5/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joël Chevassus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Apr 2020 10:16:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discographie]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>
		<category><![CDATA[Symphonique]]></category>
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					<description><![CDATA[Iván Fischer reste attaché à la clarté et, si le résultat global est particulièrement soigné, cela manque à mon goût de muscle, ce qui desservira peut-être la tension qu’on attend dans ces deux symphonies. La]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-socializer wpsr-share-icons" data-lg-action="show" data-sm-action="show" data-sm-width="768"><div class="wpsr-si-inner"><div class="socializer sr-popup sr-32px sr-ribbon sr-opacity sr-pad"><span class="sr-facebook"><a data-id="facebook" style="color:#ffffff;" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/share.php?u=https%3A%2F%2Faudiophile-magazine.com%2Fdiscographie%2Fbeethoven-symphonies-n1-5%2F" target="_blank" title="Share this on Facebook"><i class="fab fa-facebook-f"></i></a></span>
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<p>Iván Fischer reste attaché à la clarté et, si le résultat global est particulièrement soigné, cela manque à mon goût de muscle, ce qui desservira peut-être la tension qu’on attend dans ces deux symphonies.</p>



<p>La première nous est livrée avec d’excellentes qualités de timbre, dans un style presque viennois, mais le Budapest reste pesant, comme s’il luttait contre la gravité. C’est lisse et il ne se passe finalement pas grand chose.</p>



<p>On ne ressent pas l’élan et l’énergie qu’on trouve dans l’interprétation d’un Philippe Jordan à la tête du Symphonique de Vienne, pour faire écho à une version récemment écoutée.</p>



<p>Le menuetto est certes très plastique, avec une superbe profondeur de champ, mais il manque cruellement de rythme et d’entrain.</p>



<p>Seul « l’allegro molto e vivace » final arrive à redonner un semblant d’influx nerveux à la première symphonie, il était temps&#8230;</p>



<p>Photographie un peu différente sur la cinquième : l’ouverture est magnifique, la tension palpable, une certaine souplesse également. On sent immédiatement qu’on est en présence d’une grande version.</p>



<p>On peut d’ailleurs difficilement imaginer Ivan Fischer ne pas être au rendez-vous dans « l’andante con moto ». Il est effectivement bien là et nous propose le juste équilibre de pesanteur et de finesse. Quelques étirements pourront peut-être paraître superflus, mais cela reste un superbe deuxième mouvement, servi par des cordes de grande classe.</p>



<p>Les contrebasses dans le scherzo sont excellemment timbrées, le tempo en revanche extrêmement sage. C’est d’ailleurs le seul reproche qu’on peut formuler, le petit manque de folie qui caractérise cette interprétation parfaitement exécutée mais sans grande prise de risque.&nbsp;</p>



<p>C’est donc un oui pour la cinquième et un non pour la première, un bilan somme toute mitigé qui ne doit pas éclipser l’intérêt de celle du Destin.</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Titre: Beethoven &#8211; Symphonies N°1 &amp; 5</li><li>Artistes: Ivan Fischer, Budapest Festival Orchestra</li><li>Format: DSD 64 </li><li>Ingénieur du son : Jared Sacks</li><li>Editeur/Label: Channel Classics</li><li>Année: 2020</li><li>Genre: Classique</li><li>Intérêt du format HD (Exceptionnel, Réel, Discutable): Réel.</li></ul>



<p></p>
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