AM

Mola-Mola Tambaqui : le test.

Nos conclusions :

Le Tambaqui de Mola-Mola est simplement le meilleur DAC qu’il m’a été donné de tester jusqu’à présent. C’est un objet exclusif, et qui ne ressemble à aucun autre, ce qui en soi est un vrai tour de force au regard du nombre impressionnant d’appareils saturant le marché de la conversion numérique vers analogique aujourd’hui.

Une capacité d’analyse poussée dans ses derniers retranchements, conjuguée à une douceur et un légato hors du commun, et dont on pensait être l’apanage d’appareils bien plus colorés…
C’est pourtant un des DACs les plus neutres que j’ai pu écouter, et sa capacité à distiller l’émotion à l’écoute de la musique est quasiment hors norme.

Le talon d’Achille des appareils très transparents comme celui-ci est leur sensibilité aigüe aux qualités mais aussi aux défauts des autres maillons de la chaîne hi-fi. Ne comptez donc pas sur le Tambaqui pour compenser les faiblesses des autres composants de votre système. Il fait déjà beaucoup pour endiguer les artefacts du monde numérique.

Comme vous pourrez peut-être vous en douter à la lecture de ces pages, j’ai totalement craqué pour le Tambaqui et ai donc acheté un modèle flambant neuf à la suite de ce test.
L’attribution d’un « Grand Frisson » est donc de mise pour ce convertisseur qui ne ressemble à aucun autre, et qui ne craint guère la concurrence de modèles qui sont parfois bien plus onéreux. Un énorme coup de coeur !

Mola-Mola Tambaqui : le test. 2

Retrouvez l’intégralité de l’article dans notre rubrique Magazine.

Cet espace est avant dédié à ceux qui souhaitent témoigner de leur expérience propre avec ce DAC ou poser des questions.

Mola-Mola Tambaqui : le test. 3

6 réflexions au sujet de “Mola-Mola Tambaqui : le test.”

  1. Merci pour ce banc d’essai très complet et détaillé. En fait, c’est en le lisant que j’ai décidé d’acheter un Tambaqui. Cela faisait quelques temps que je réfléchissais à un upgrade de mon Devialet D440pro en passant à un DAC+ampli mais dans la jungle de l’offre pas facile de trouver son chemin sans tâtonnements multiples, donc j’hésitais entre plusieurs options sans oser franchir le pas.
    La lecture de ce banc d’essai et l’opportunité de l’écouter chez moi avec un Extraudio X250 et également les blocs mono SPEC ont fini de me convaincre que je n’avais pas besoin d’aller chercher plus loin.
    De plus sa compatibilité native avec Roon en liaison RJ45 était exactement ce que je recherchais puisque je suis devenu adepte de Roon et de ses capacités DSP, notamment la convolution.
    Il est chez moi depuis un peu plus d’un mois maintenant, et il est clair que c’est une source de base sur laquelle on peut s’appuyer pour faire progresser le reste du système. Et sa simplicité d’utilisation en combinaison avec Roon est en plus un plaisir à utiliser.

    Encore merci pour cette découverte !

    Répondre
    • Bonjour,

      Merci pour cette contribution.
      Il est vrai que l’entrée réseau Roon rend l’utilisation du Tambaqui particulièrement conviviale.
      Je trouve quand même dommage que l’entrée Ethernet se cantonne à Roon, et ne propose pas une fonctionnalité DLNA/UPnP.
      Mais il est vrai que les prestations sonores de l’appareil font que ce détail passe au plan secondaire, du moins en ce qui me concerne, puisque j’ai également fait le choix d’en acquérir un à titre personnel tout en conservant un lecteur UPnP et reliant les deux en USB.
      Roon m’a toujours donné la sensation d’avoir une petite rondeur ou bosse dans le bas médium, tout en manquant très légèrement de dynamique. Sans compter les ressources plus importantes requises pour le faire tourner correctement…
      Je trouve ainsi davantage de transparence avec une application Minimserver tournant sur NAS. Cela serait bien, je trouve, de pouvoir faire évoluer cette entrée Ethernet, histoire d’économiser un appareil et un câble supplémentaire.
      Après, pour qui a besoin de convolution, il est vrai que Roon représente une solution quasi parfaite, et l’ergonomie de l’application est vraiment une référence en termes de simplicité d’utilisation et de convivialité.

      Répondre
  2. Le monde de l’audiophile en quête de pseudo perfection en passe souvent pas des choix dont la suite conduit inexorablement à de petites frustrations, l’objet de son désir n’ayant jamais la perfection attendue, montrant telle l’apparence lors d’une soirée bien accompagné, ou au contraire un réveil difficile sans maquillage, qu’une coloration flatteuse déçoit au long cours, ou qu’un ersatz de vérité présenté sous une mauvaise lumière n’est pas plus proche de la réalité qu’un coté flatteur finalement plus facile à vivre.

    Après quelques temps passés maintenant avec le Tambaqui, j’ai cette rassurante, satisfaisante, réjouissante sensation qu’il fait partie de ce cercle fermé d’appareils qui, tel une très belle femme, ne craint pas ni les soirées, ni les lendemains, sans maquillage. Cette faculté à disparaitre face à la musique, tout en pensant beaucoup à sa faculté à faire entrer dans la musique, voilà l’apanage des appareils qui se font oublier mais que l’on ne peut oublier, encore ce soir en compagnie du dernier Denis Matsuev.

    Merci Joël pour cette découverte qui m’a conduit à l’acquisition, puis à une conviction, celle que le Tambaqui est devenu la dernière chose qu’il me viendrait à l’idée de remplacer, il donne envie au long cours au contraire de soigner chaque détail autours pour profiter encore un peu plus de son savoir faire au service de la musique, là où d’autres dacs affichaient leurs limites. Là encore cette quasi contradiction qu’il procure, donner un confort d’écoute et une sensation de transparence rares, tout en montrant des progrès restant à quérir par ailleurs. Une machine des plus attachante !

    Répondre
  3. Bonjour monsieur, je m’apparaître à acquérir un maestro 3 ou 3 référence. Mais en lisant votre banc d’essai je me remets en question. J’écoute uniquement de la musique classique. Grand orchestre, musique de chambre et piano. Ma collection est uniquement composée de Dc. Alors voici ma question: le quel est le meilleur!!
    Aussi toute technologie déviant vers la dématérialisation m’es indifférente. Est-ce que l’écoute du Tambaqui en Dc est merveilleuse. Merci, merci beaucoup. Belle suite, votre travail est très instructif.
    Sylvain. Suis de l’Amérique du Nord. Québécois

    Mon système de son est très simple: lecteur Esoteric, ampli PrimaLuna( haut de gamme), Harbeth super Hl5 plus 40ième anniversaire.

    Répondre
    • Cher Monsieur,
      Merci tout d’abord de votre intérêt pour notre magazine.
      La question que vous soulevez n’est peut-être pas à aborder sous l’angle du média que vous utilisez ou du répertoire musical.
      Les deux convertisseurs permettront de tirer le meilleur parti de votre collection de compact discs de musique classique.
      Il y a en revanche quelques différences d’ergonomie et de conception qui peuvent éventuellement guider votre choix.
      Déjà en ce qui concerne les sorties analogiques qui sont exclusivement symétriques (XLR) sur le Tambaqui, alors que le Maestro offre une sortie asymétrique (RCA) et une sortie symétrique.
      Cela peut orienter votre choix puisque les amplificateurs intégrés de Prima Luna ne me semblent pas posséder d’entrées symétriques, et donc pas compatibles avec le Tambaqui. Passer par des adaptateurs RCA / XLR dégraderait trop la qualité du son pour que cela soit envisageable, et les transformateurs désymétriseurs ne sont pas forcément non plus une assurance de conserver l’intégrité du signal.
      Dans le cas où vous avez un amplificateur acceptant les entrées symétriques, alors il faudra prendre en compte la personnalité de chaque DAC. L’Audiomat est extrêmement vivant et dynamique, légèrement brillant tandis que le Mola Mola est plus “laid back” et respectueux des timbres, et plus doux. Bref, c’est une opposition de style entre écoute participative (l’audiomat) et contemplative (le Mola Mola).
      Comme ce sont deux appareils de haut de gamme, ces traits de caractère ne virent pas pour autant dans la caricature ou l’exagération. Seule votre style d’écoute peut faire la différence, bien que personnellement j’ai possédé les deux et aimé les deux (je possède toujours un Tambaqui).Un entre deux pourrait également être le DAC501 de Weiss que j’ai testé dernièrement et qui possède lui aussi des sorties symétrique set asymétriques.Sa personnalité est un peu une synthèse des deux précédents DACs, mais un peu plus neutre et sage, sachant que les maestro et Tambaqui sont extrêmement charmeurs, chacun dans son propre registre.
      Bien cordialement,
      Joël

      Répondre

Laisser un commentaire

cinq × 3 =